09/05/2007

Genoland, mode d'emploi

    J'ai des excuses à vous faire : il paraît que Genoland ou Genoland 2 sont ésotériques et demandent un mode d'emploi. Le voici :

- la génétique est ma première activité, ce qui ne veut pas dire, pour autant, que j'explique tout par la génétique, comme le font beaucoup de mes collègues nord américains ou bien ces européens qui pensent que la culture scientifique ne traverse plus l'Atlantique que d'ouest en est et plus du tout d'est en ouest, comme autrefois.
D'où Gen... !

- les comportements animaux et humains constituent mon deuxième intérêt majeur et sans doute celui qui rejoint le plus ma vocation d'anthropologue, certes, mais surtout de biologiste qui sait qu'aucun comportement humain ne s'explique sans son arrière plan biologique. Et celui-ci est semblable, chez nous, à ce qu'il est chez nos plus proches parents animaux

- ma vie et mon métier me font évoluer dans des lieux et des sociétés qui sont autant de sources d'observation sauvage des comportements, avec un regard professionnel nourri de références éthologiques et de sciences dites humaines. Ces lieux d'observation constituent un territoire, plutôt fréquenté par des scientifiques, d'où ...land, que j'ai fait précéder, pour l'euphonie, d'un o : Genoland. Il ne me déplait pas, de plus, que Genoland commence comme Genève, lieu d'observation privilégié, avec Paris et quelques autres plus privés.
    C'est cela que j'ai envie de transmettre, sans impliquer forcément les personnes concernées que, selon les cas, vous ne connaissez pas, ou bien, au contraire, vous ne connaissez que trop ! Par exemple, dans Genoland No 1, peu importe que le mathématicien évoqué soit Tralalère ou bien un autre et que le politique soit X, Y ou Z, qu'il soit bleu, rouge, vert, président, député, magistrat ou simple larbin de cabinet. Ce qui compte, c'est que, responsable de la culture - scientifique en particulier-, il a vraiment dit qu'il ne connaissait rien de Tralalère. N'avait-il pas de secrétaire pour téléphoner au directeur du musée et lui demander de préparer le brouillon du discours, comme fait un professionnel en pareil cas ? Et il a vraiment dit, aussi, que les scientifiques n'étaient pas crédibles parce qu'ils changeaient tout le temps d'avis et qu'ils avaient d'abord dit que la terre était plate ! Un responsable important de la culture scientifique vit donc encore aux marges du courant positiviste du 19ème siècle, où l'on croyait que la science énonçait des vérités définitives et non des théories provisoire, destinées à être améliorées ou réfutées, comme on le pense aujourd'hui en philosophie des sciences.
    Mais qui, mais où ? Me direz-vous. Peu importe ! Cela aurait aussi bien pu être un conseiller administratif de Cologny que le président des Etats- Unis... L'incompréhension entre le monde politique et le monde scientifique est souvent totale, parce que les scientifiques ne savent généralement pas communiquer, parce que la plupart des politiques n'ont aucune culture scientifique et que la plupart des médiateurs qui prétendent les faire communiquer ne communiquent guère que sur leur ego. Je ne me sens pas procureur des scientifiques ou encore moins des politiques. Ce qui m'intéresse, ce sont leurs problèmes de communication, d'où l'anonymat des partenaires décrits et l'invention ou le changement des détails de l'histoire, à prendre plus comme une fiction et non comme un reportage.
    Sciences à Genoland 2 raconte un événement où se rencontraient des scientifiques et des bailleurs de fonds privés, en présence de quelques invités d'autres bords, amis des uns ou des autres. J'ai essayé de le raconter avec les yeux de David Lodge, en réservant le côté sexuel pour un prochain épisode.
    Voilà ! A vous de décrypter si cela vous amuse ...

16:53 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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