31/05/2007

Rions avec les socialistes !

J'ai enfin compris l'objectif final des socialistes de la ville de Genève, grâce à l'excellente note de notre voisin de blog, le député Christian Brunier, sur les bienfaits du rire. Quand Tornare essayait de ne pas avoir de colistière, c'était pour nous faire rire ! Regardez comme il est content, aujourd'hui, d'avoir Sandrine Salerno avec lui pour le défendre contre Mugny et les assiettes lancées à travers la table au déjeuner du Conseil administratif ...Quand le même disait qu'il voulait la culture, c'était pour rire, et pas pour embêter le même Mugny, un si bon copain, juste un peu impulsif ! Quand, au lendemain de son élection triomphale, il annonce aux électeurs qui le voulaient à la ville qu'il veut partir au canton, ce n'est pas de la "socio- traîtrise", ni une manoeuvre pour empêcher, une fois de plus, une candidature féminine à l'exécutif cantonal, c'est une blague hilarante ! Et quand court la rumeur qu'il se ferait remplacer, "pour augmenter la part des femmes au CA" par sa collègue de parti, Keller- Lopez, ex- diva punk anorexique des squats, dernière défense de Rhino, "patricette" de Patrice Mugny et aujourd'hui députée enveloppée, c'est seulement pour nous amuser...
Christian Brunier rappelle scientifiquement que le rire pourrait avoir un effet positif sur le circuit de la dopamine, médiateur du plaisir sexuel et de la récompense dans le cerveau. Comme la parité, avec la mixité, introduit massivement les tentations et performances sexuelles à et entre tous les niveaux de la vie politique des partis, les socialistes et les verts, en particulier, copulent à tour de jambes. Au point qu'il devient difficile de glisser une feuille de papier à cigarettes entre leurs positions sans la retirer humide !
    C'est la nature, c'est la vie, un grand merci aux socialistes de la ville de nous faire tant rire ...  

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29/05/2007

La grande trouille des gens heureux

Je vais vous dire notre grand problème, dans ce petit pays: en gros, tout va bien !
Peu de gens ont faim, sauf les anorexiques, qui l'ont cherché, et les boulimiques, qui l'ont trouvé !
Les gosses et les vieux traînent dans les rues à point d'heure. Ils se font modérément violer, agresser, égorger. A court d'actualité, la presse consacre plus au molosse "injustement" euthanasié qu'aux bébés tués par des pittbulls.
Nous ne savons quoi désirer, nos montres donnent même l'heure, nos 4x4 ne souffrent d'aucune piste, nos arts et spectacles "contemporains" sont plus chiants que l'hiver à Bâle- campagne. Pas de douleur pour faire de nous des résilients, chers à Boris Cyrulnik !
Las ! Il nous reste la grande trouille propagée par les démagogues de tout poil : religieux fondamentalistes, politicards populistes de l'UDC, du MCG, des Vert-e-s, et autres, ONG et "humanitaires" qui veulent notre pognon pour leur "bien".
Peurs des étrangers, du terrorisme, du nucléaire, du diable, des dieux, de la science, de l'ignorance, des OGM, de la faim, de l'obésité, de la pauvreté, des multinationales, de la pollution, du grand air et du confinement, peur d'exister, peur de changer, peur de ne pas savoir changer...
Pour ne citer qu'elles ...

 

PS : pour tout vous avouer, ce texte était écrit pour le prochain numéro de Premier degré qui malheureusement se fait beaucoup attendre, sauf sur internet où Mix et Remix et sa bande continuent à nous gâter. Je vous le livre en dégustation en attendant.

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23/05/2007

La sarkophilie est-elle génétique ?

On sait que le nouveau président français a des idées sur tout, et pas seulement sur la liberté de la presse. Il avait, en tant que ministre, préconisé le dépistage des "pré- délinquants", dès l'école enfantine, et rejoint ainsi, en presque pire, tant les extrémistes de droite du "Club de l'Horloge" de sa chère Ecole Nationale d'Administration que les horreurs de la "biotypologie des criminels" populaire à la fin du 19ème siècle. Encore candidat, il n'avait pas hésité à déclarer,  dans Philosophie Magazine, que la pédophilie était innée. Sans toutefois aller jusqu'à préconiser son dépistage à la naissance et puis ... ???
Comme on m'avait demandé une mise au point scientifique sur le sujet, j'avais produit le texte ci-dessous que ses commanditaires ont finalement rejeté (faute de place parait-il, après avoir publié, en long, toutes les réactions "politiques" sur le sujet).
Pour une fois que la réponse scientifique à une question était simple et claire !

La pédophilie vient d'une "empreinte" acquise et non d'une prédisposition génétique innée.


Les observations par Konrad Lorenz de couples homosexuels de jars chez les oies cendrées et des expériences sur des coqs élevés en isolement montrent que, chez ces oiseaux, la détermination d'un objet sexuel potentiel dépend de sa rencontre, bien après la naissance, au cours d'une "période sensible". Cette "empreinte" identifie, avant que l'animal ait des comportements sexuels, ce que sera, plus tard, la catégorie d'objets sexuels recherchés. A l'âge adulte, une structure en plastique recouvrant un magnétophone diffusant des caquètements de poule pourra être préférée à une femelle de l'espèce par un coq élevé en isolement, si elle a fait l'objet de cette empreinte, en l'absence de poule, pendant la période sensible ! L'empreinte à l'objet sexuel est différente et bien plus tardive que l'empreinte maternelle, qui, par exemple chez les canards, survient dix à quinze heures après l'éclosion de l'oeuf.
Les phénomènes d'empreinte existent aussi chez les mammifères qui ont des comportements moins innés et plus acquis que les oiseaux. L'empreinte est moins prescriptive chez les mammifères, la période sensible est plus tardive et plus longue, et surtout l'empreinte est réversible, alors qu'elle l'est peu, ou pas du tout, chez les oiseaux. Mais n'importe qui a déjà subi les assauts de chiens mâles en rut, sevrés trop tôt et élevés sans congénères au milieu de jambes humaines. Une fois adultes, ils cherchent à s'accoupler avec des jambes humaines...
Du côté des humains, comme le signale Nicolas Sarkozy :
" ... nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents.".
La détermination des orientations sexuelles et de leurs perversions est donc une affaire d'expérience personnelle et d'éducation, certainement réversible dans la plupart des cas. Ce n'est donc pas une fatalité génétique programmée.
Toutefois, en particulier dans le monde anglo- saxon où les religions criminalisent l'homosexualité, les homosexuels et les avocats des pédophiles cherchent avec acharnement à démontrer que des gènes, des centres nerveux ou des hormones sont la cause des orientations sexuelles et des perversions, afin de faire reconnaître ces orientations comme "naturelles". Ce qui légitimerait l'homosexualité et fournirait des circonstances atténuantes aux pires pédophiles.
Comme si la détermination d'une orientation sexuelle entre adultes consentants n'était pas un droit fondamental des humains et comme si l'agression sexuelle d'enfants par des adultes responsables n'était pas un crime que toute société humaine se doit de réprimer...

André Langaney 06.04.2007

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12/05/2007

Culture & Rencontre : 20 ans déjà !

L'association Culture & Rencontre fête ses vingt ans demain et publie une plaquette du même nom. J'en extraie, avec l'autorisation amicale de son président, Jean-Jacques Forney, le texte ci-dessous. Le racisme connaît un renouveau inquiétant à Genève, sous des formes qui vont du mépris honteux dans les gestes quotidiens à l'arbitraire, aux bavures et même à la théorisation par un invité du musée d'ethnographie ! (la bonne réponse à la devinette d'hier est 5, on en reparlera...). Il serait temps d'établir des règles du jeu qui évitent l'aggravation sans fin des confrontations liées à la rencontre des cultures lors d'une mondialisation irrépressible.
Dans la même plaquette, on notera l'excellente mise au point sur les OGM de Pierre Spierer, là où le public ne sait plus que croire entre les hurlements des populistes vert-e-s et le cynisme de certaines multinationales.

Rassembler les cultures du monde autour de leur PGCD * ?

André Langaney

* pour ceux- celles qui sont un peu fâché-e-s avec l'arithmétique, rappelons qu'il s'agit du plus grand commun diviseur de deux nombres entiers. L'ironie de notre propos étant de rassembler par un diviseur !

Vue d'une science aussi inhumaine que la biologie d'aujourd'hui, la culture est un ensemble arbitraire de règles, de conditionnements et d'informations qui permettent à une société animale ou humaine de survivre, de procréer et de reproduire cet ensemble, pendant un certain nombre de générations, avant de disparaître avec la population correspondante ou de se transformer en une autre culture. Les cultures sont donc, comme les espèces animales ou végétales, provisoires et exposées à la sélection naturelle. Toutefois, elles subissent cette dernière selon des modalités très différentes de celles des espèces, contrairement à ce que prétend une pseudo- science comme la "sociobiologie". En particulier, du fait de l'importance de la transmission "horizontale" d'information entre les membres de même génération d'une société (opposée à la transmission uniquement "verticale", des parents aux enfants, qui est le propre de la génétique mendelienne), l'évolution des cultures est beaucoup plus rapide que l'évolution génétique. En contre- partie, l'évolution culturelle est beaucoup moins sûre, puisque qu'elle repose sur la répétition, au fil des générations, d'apprentissages souvent longs et complexes. Ceux-ci peuvent, à tout moment, être abandonnés, déformés ou bien oubliés, par leurs porteurs ou par ceux qui doivent les transmettre.
Les cultures humaines diffèrent des autres par la généralité d'un langage à "double articulation" utilisant des signes sonores, gestuels ou écrits pour constituer des mots, qui eux-mêmes s'articulent selon une syntaxe. Il s'agit là d'une performance du cerveau qui n'a rien à voir avec les capacités de production des sons, puisque le langage peut être écrit ou gestuel, tel celui des sourds-muets. Dans l'état actuel des choses, bien que certains mammifères et oiseaux aient une mémoire suffisante, aucune autre espèce que la nôtre n'a su (ou voulu!) pratiquer une syntaxe digne de ce nom. Le langage, ou peut- être l'aptitude à sa pratique, semble donc bien être la dernière composante du "propre de l'humain" après la découverte de multiples compétences stupéfiantes des grands singes ces dernières années.
Un débat important, que nous n'ébaucherons pas ici, consiste à savoir si la fonction première du langage est de communiquer ou d'organiser la pensée et l'action. Ce qui compte ici, c’est qu'il fait les deux dans nos sociétés.
Les civilisations à écriture, très minoritaires au départ, ont, le plus souvent pris l'avantage sur les autres, sans doute parce que l'écrit était plus stable que la tradition orale dans le passé, quand le milieu changeait, en général, lentement. Par contre, de nos jours, l'environnement social, technique et humain change tellement vite que les moeurs dépassent sans cesse des règles écrites devenues inadaptées, souvent avant d'être mises en oeuvre. On constate d'ailleurs, à travers l'audio-visuel et les multi- medias, un retour à la transmission orale. Les textes fondateurs les plus sacrés des religions, écrits en d'autres temps, par et pour des sociétés disparues, connus par de multiples sources, transcriptions, traductions et adaptations contradictoires ont aussi changé depuis leur supposée origine divine. Leurs prédicateurs les plus convaincus en proposent des interprétations contradictoires, conduisant à des pratiques sociales incompatibles. Nous y reviendrons à propos des rencontres des cultures.
La survie dans le temps d'une population nécessite que sa culture lui permette de satisfaire les besoins primaires des individus (sécurité, eau et nourriture, motivation à survivre, sommeil) et de la population (comportement sexuel conduisant à la procréation, élevage des jeunes, transmission à ces derniers du minimum vital de culture). Peu importe ce que la culture impose arbitrairement en plus, tant que ces conditions de base sont satisfaites ! Peu importent les modalités de cette satisfaction, du moment qu'elles conduisent au résultat nécessaire. Les besoins concernant tant la population que les individus sont satisfaits à travers des systèmes physiologiques de récompense/punition, innés ou appris, qui orientent les comportements des individus dans le respect des normes de la culture et de la société. Ces systèmes physiologiques, très archaïques, sont semblables chez tous les vertébrés, humains compris, et ont leurs équivalents chez des invertébrés. Ils concernent, par exemple, la prise de boisson, de nourriture ou les rapports sexuels et constituent notre première source de motivations.
Mais les systèmes récompense/punition sont flexibles et peuvent facilement être détournés de leurs fonctions évolutives par des dérèglements ou des manipulations de la physiologie correspondante. En particulier par des modifications de l'environnement ou de l'apprentissage chez les espèces qui en sont capables. L'introduction de substances agissant sur les centres et circuits neuro- hormonaux de la récompense, de la punition ou du sommeil peut conduire à la dépendance et/ou à la toxicomanie. L'apprentissage d'une culture différente peut conduire à des conflits existentiels avec la culture d'origine. C'est, chez les humains, le cas des conflits de générations entre parents et enfants exposés à des conditions de vie très différentes, soit du fait des transformations rapides de la technique et de la culture, soit du fait de l'immigration. Mais c'est aussi le cas des conflits entre comportement des jeunes et des parents adoptifs, chez les animaux, dans le cas d'adoptions inter- espèces. Deux exemples aident à y voir plus clair quant aux causes de tels conflits. Il est bien connu que les jeunes oiseaux adoptent comme "mère" tout objet mobile perçu pendant une courte période sensible peu après la naissance. Un caneton exposé à une poule treize heure après sa naissance l'adopte comme mère et est, en général, adopté comme rejeton, surtout si elle a couvé son oeuf. Mais cette maternité est soumise à rude épreuve quand, rencontrant une mare, le caneton s'y précipite pour nager, tandis que sa "mère" tente désespérément de l'empêcher d'aller se noyer ! Ici la rencontre de deux composantes du comportement, l'une innée: s'attacher à un objet maternel ou rechercher l'eau pour y nager, l'autre apprise: la nature de l'objet maternel rencontré à la treizième heure fait partie de la culture du caneton.
Le second exemple concerne une amie orang- outan, Wattana. Elle appartenait, de naissance, à cette espèce solitaire dont les comportements sexuels, dans la nature, sont rares, pendant le court oestrus des femelles et plutôt calmes. Les hasards de la gestion des parcs zoologiques l'ont fait élever parmi des bonobos, chimpanzés bien connus pour leurs performances sexuelles permanentes et variées, nombreuses et brèves, entre partenaires de toutes combinaisons de sexes. Eduquée par ce groupe, Wattana fût ensuite "mariée" à un orang mâle qui, d’abord, prit si mal ses grimaces provocatrices et propositions sexuelles explicites qu'il fallut les séparer ! Dans un deuxième temps, introduite dans un groupe familial, Wattana fût acceptée par son fiancé, dont elle modifia culture et comportements, ainsi que ceux des autres membres du groupe !
Ce deuxième exemple souligne que, chez ces primates non humains, les comportements sexuels, sociaux et d'attachement, qui conditionnent la survie du groupe, sont appris, et non innés. Ils peuvent être altérés ou détournés de la fonction reproductive. Chez les bonobos, ils évitent les conflits violents d'intérêt ou de hiérarchie, si fréquents chez les "grands" chimpanzés. Chez les humains, la sexualité peut être orientée vers d'autres fonctions sociales, telles que l'attachement des mâles lors de l'éducation des jeunes, ou, par addiction, vers la seule recherche d'un plaisir sans fonction évolutive claire.



La rencontre des cultures


Les contraintes sélectives évoquées ci-dessus font que les seules cultures humaines parvenues jusqu'à nous sont celles qui assurent à la fois la survie physique, alimentaire et identitaire des populations, en particulier en donnant des règles et structures sociales encadrant les relations sexuelles, la procréation et l'éducation des jeunes. Ce que Conrad Lorenz qualifiait d'"ouverture du programme génétique" fait que, chez les grands singes, beaucoup de ces règles et comportements sont appris, alors qu'ils résultent de contraintes biologiques innées dans d’autres espèces. En conséquence, les structures sociales et les répertoires de comportements, généralement uniques et stables dans les populations d'une même espèce animale, peuvent varier d'une population à l'autre chez les grands singes. Ils varient à l'extrême d'une population humaine à l'autre.
On trouve ainsi des populations humaines vivant dans les environnements les plus variés, exploitant des ressources animales ou végétales très différentes, par des comportements tout aussi diversifiés. Toutes les structures sociales observées dans différentes espèces animales, et bien d'autres, se retrouvent dans nos sociétés où l'on sera monogame ou polygame, souvent polygyne, parfois polyandre, pratiquant ici la fidélité sexuelle ou matrimoniale, là l'infidélité ou la promiscuité. Au- delà des règles déjà variables permettant de satisfaire les besoins fondamentaux individuels et collectifs, nos cultures sont riches de traditions locales introduisant des règles et comportements totalement arbitraires, sans valeur sélective dans la plupart des cas. C'est ce que font les dogmes religieux qui contrôlent les structures sociales, la sexualité et les comportements parentaux à travers les mythologies, les traditions orales, les textes "révélés", les superstitions et les illuminations des prêtres et gourous.
Dans de telles conditions, malgré les proclamations oecuméniques de l'internationale religieuse, il n'y a aucun espoir de concilier entre elles deux traditions religieuses différentes, et encore moins de les concilier avec un idéal de démocratie et de libertés individuelles. Pour ne prendre qu'un exemple, les différentes interprétations de la Bible, du Talmud et du Coran ne sont conciliables ni pour l'un, ni pour l'autre de ces textes, encore moins entre eux. Les communautés religieuses et sociales sont en compétition permanente pour le contrôle des états, des économies et des paroissiens, et cette compétition est responsable de beaucoup de guerres et autres malheurs de l'histoire.
Pour s'en sortir, les humanistes occidentaux et les assemblées internationales ont tenté de définir des droits universels des humains. Ceux-ci visent à introduire une sorte de minimum vital, de "plus grand diviseur commun" des principes sociaux des grandes cultures du monde actuel. Mais ces droits mêmes posent un problème d'objectifs: certaines sociétés voudraient que ce soit des droits individuels qui soient garantis, ce qui n'assure pas la reproduction des sociétés et des cultures. D'autres voudraient que ce soit les droits de familles traditionnelles qui soient pris en compte, ce qui bafoue les libertés individuelles en perpétuant les oppressions familiales. D'autres, enfin, voudraient que l'objectif soit le maintien de la diversité culturelle et religieuse actuelle, c'est à dire le maintien de la barbarie où elle existe et de la compétition sans merci entre les sectes expansionnistes!
La rencontre des cultures n'est pas nouvelle, mais leur confrontation généralisée actuelle est sans précédent. Il serait temps de comprendre que la seule issue pacifique possible passe par le renoncement de la plupart d'entre elles à beaucoup des principes sur lesquels elles sont fondées et à l'accord de ce qui en resterait sur quelques grands principes fondamentaux: un « PGCD culturel », somme toute!

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11/05/2007

Racisme à Genève

DEVINETTE

Qui a dit, à propos des africains, et quand :

    " C'est une erreur de leur faire faire (sic!) des collections et des musées. Les Africains ne s'intéressent pas au patrimoine parce que leurs civilisations sont orales. Cela ne fait pas partie de leur culture !"

    "L'Afrique est un continent enfant dont nous devons conserver pendant 400, 500, 600 ans les objets, jusqu'à ce que, devenus adultes, ils aient peut-être même les moyens de les racheter."

Réponses possibles :

1) Blocher, en 2004

2) Le Pen, en 1961

3) Carl Vogt, en 1867

4) Le pape Pie VII, en sortant des toilettes

5) Un ami de Jacques Hainard, la semaine dernière

6) Yannick Noah, après une cuite


Gardez votre réponse en tête, et repassez cherchez la solution sur ce blog sous peu !

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09/05/2007

Genoland, mode d'emploi

    J'ai des excuses à vous faire : il paraît que Genoland ou Genoland 2 sont ésotériques et demandent un mode d'emploi. Le voici :

- la génétique est ma première activité, ce qui ne veut pas dire, pour autant, que j'explique tout par la génétique, comme le font beaucoup de mes collègues nord américains ou bien ces européens qui pensent que la culture scientifique ne traverse plus l'Atlantique que d'ouest en est et plus du tout d'est en ouest, comme autrefois.
D'où Gen... !

- les comportements animaux et humains constituent mon deuxième intérêt majeur et sans doute celui qui rejoint le plus ma vocation d'anthropologue, certes, mais surtout de biologiste qui sait qu'aucun comportement humain ne s'explique sans son arrière plan biologique. Et celui-ci est semblable, chez nous, à ce qu'il est chez nos plus proches parents animaux

- ma vie et mon métier me font évoluer dans des lieux et des sociétés qui sont autant de sources d'observation sauvage des comportements, avec un regard professionnel nourri de références éthologiques et de sciences dites humaines. Ces lieux d'observation constituent un territoire, plutôt fréquenté par des scientifiques, d'où ...land, que j'ai fait précéder, pour l'euphonie, d'un o : Genoland. Il ne me déplait pas, de plus, que Genoland commence comme Genève, lieu d'observation privilégié, avec Paris et quelques autres plus privés.
    C'est cela que j'ai envie de transmettre, sans impliquer forcément les personnes concernées que, selon les cas, vous ne connaissez pas, ou bien, au contraire, vous ne connaissez que trop ! Par exemple, dans Genoland No 1, peu importe que le mathématicien évoqué soit Tralalère ou bien un autre et que le politique soit X, Y ou Z, qu'il soit bleu, rouge, vert, président, député, magistrat ou simple larbin de cabinet. Ce qui compte, c'est que, responsable de la culture - scientifique en particulier-, il a vraiment dit qu'il ne connaissait rien de Tralalère. N'avait-il pas de secrétaire pour téléphoner au directeur du musée et lui demander de préparer le brouillon du discours, comme fait un professionnel en pareil cas ? Et il a vraiment dit, aussi, que les scientifiques n'étaient pas crédibles parce qu'ils changeaient tout le temps d'avis et qu'ils avaient d'abord dit que la terre était plate ! Un responsable important de la culture scientifique vit donc encore aux marges du courant positiviste du 19ème siècle, où l'on croyait que la science énonçait des vérités définitives et non des théories provisoire, destinées à être améliorées ou réfutées, comme on le pense aujourd'hui en philosophie des sciences.
    Mais qui, mais où ? Me direz-vous. Peu importe ! Cela aurait aussi bien pu être un conseiller administratif de Cologny que le président des Etats- Unis... L'incompréhension entre le monde politique et le monde scientifique est souvent totale, parce que les scientifiques ne savent généralement pas communiquer, parce que la plupart des politiques n'ont aucune culture scientifique et que la plupart des médiateurs qui prétendent les faire communiquer ne communiquent guère que sur leur ego. Je ne me sens pas procureur des scientifiques ou encore moins des politiques. Ce qui m'intéresse, ce sont leurs problèmes de communication, d'où l'anonymat des partenaires décrits et l'invention ou le changement des détails de l'histoire, à prendre plus comme une fiction et non comme un reportage.
    Sciences à Genoland 2 raconte un événement où se rencontraient des scientifiques et des bailleurs de fonds privés, en présence de quelques invités d'autres bords, amis des uns ou des autres. J'ai essayé de le raconter avec les yeux de David Lodge, en réservant le côté sexuel pour un prochain épisode.
    Voilà ! A vous de décrypter si cela vous amuse ...

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08/05/2007

Genoland 2

         Le talent des grands conférenciers, comme des grands politiques, consiste à savoir ne rien dire, ou presque, mais à le dire très bien. Grâce, en particulier, à une communication non-verbale sophistiquée qui génère une empathie inconditionnelle du public. Celui-ci doit sortir avec une histoire à raconter, pour montrer qu'il y était, et avoir éventuellement un doute ou une objection mineure, pour prouver qu'il existe.

         Le magnifique pavillon des arts industriels accueillait une foule hétérogène, peu pressée de quitter le soleil de la terrasse. Il y avait là des banquiers, financiers, managers, en uniforme strict, une poignée d'artistes en contre uniformes de bon goût (selon eux !) et une majorité de scientifiques et universitaires, plus ou moins négligés, selon leurs ambitions et leurs convictions. La Fondation Perche faisait le maximum pour annoncer l'inauguration du Paradis des sciences dans son magnifique domaine. Là se rencontrerait, dans le luxe, le calme et la volupté, l'élite mondiale de la recherche dont les échanges, dans les meilleures conditions, ne pourraient que booster l'activité. Devant les diaporamas de paysages de rêve et de bâtiments luxueux, ou bien les interviews vidéo de résidents comblés, quelques étudiants rêvaient, tandis que l'élite et les banquiers affichaient un air poliment blasé.

         La soirée alliait une conférence du célèbre docteur Pébrock, sur l'éthique, à "un cocktail dînatoire". Il fallait se taper la conférence pour accéder au buffet. Pébrock fut époustouflant de culture, d'aisance et de savoir, ménageant et séduisant avec une égale aisance ceux qui dormaient et ceux qui l'écoutaient. Si l'on oublie son détour par les grecs - un helléniste interpellé assure qu'il s'est trompé de sophiste, mais que ce n'est pas grave -, il réussit à convaincre que la science seule mène à la barbarie, mais que, couplée à la dose pertinente de morale, religieuse ou pas, elle permet de choisir raisonnablement un avenir prometteur, malgré les difficultés. Selon le marronnier qu'il cita, avec moulte précautions pour paraître clair mais non-trivial, "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme"; même pour lui qui ne croit pas trop à l'âme mais quand même...

         A la sortie, les délices de la bouche entouraient souvent la même question dans notre pays du consensus: "N'est-il quand même pas un peu optimiste en espérant une morale universelle autour de la science dans les conditions sociales, culturelles et religieuses du monde actuel?"

         C'est évidemment la bonne question à laquelle cherche à répondre l'Association Cultures et rencontre. On en reparlera bientôt...

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04/05/2007

Sciences à Genoland


    Le musée des sciences inaugurait une exposition consacrée au célèbre mathématicien national Tralalère. Après un brillant discours du directeur du musée, qui rappela toutes les  dimensions humaines méconnues et l'oeuvre passionnante du personnage, Houssoucornet, chef de la culture nationale, prit la parole pour excuser l'absence du magistrat. Celui-ci, parmi cinq inaugurations simultanées, avait choisi d'assurer celle du salon du livre. Dans ses campagnes électorales en cours, le "catcheur" - c'est ainsi qu'il aime se faire surnommer - souhaite en effet convaincre les citoyens qu'il sait lire et écrire. Bien que ces activités soient de moins en moins populaires et qu'il préfère jouer du banjo, le magistrat ne doit en effet pas être soupçonné d'incompétence. Houssoucornet expliqua ensuite qu'il ne savait pas qui était Tralalère et n'en parlerait donc pas, ce qui témoigne de son infinie sagesse. Puis il se lança dans une argumentation imparable qui cloua l'auditoire scientifique au mur : puisque les scientifiques avaient successivement affirmé que la terre était plate, puis qu'elle était ronde, on ne pouvait donc pas faire confiance à ces gens-là ! Les profs de l'université, très culpabilisés, regardaient vers leurs orteils comme des gamins chapardeurs pris sur le vif. Le directeur du musée exfiltra nerveusement une crotte de nez considérable. "Dans de telles conditions, poursuivit Houssoucornet, il est évident que les citoyens et les politiques qui les représentent ne doivent pas laisser la science à ces dangereux scientifiques ! ". Cloué au tapis, l'auditoire applaudit mécaniquement avec plus ou moins de conviction et de désespoir.
    Genoland prépare enfin un grand développement des mathématiques grâce à ce brillant politique qui a compris que la science, comme la religion, était l'affaire de tous et ne devait pas changer tout le temps...

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01/05/2007

Genève : les Machos gardent la mairie !

Les trois partis de l'Alternative avaient mené des campagnes bruyantes sur les droits des femmes ou la parité. Ils ont gagné les élections au Conseil d'état, puis au Conseil administratif. Résultat : ils placent quatre mâles sur quatre au premier, trois sur quatre au second ! On souhaite bon courage à Sandrine Salerno au milieu de la meute des machos dits de gauche et de ses compléments de droite qui ne veulent pas de parité... Pourtant, Michèle Künzler et Catherine Gaillard avaient fait presque jeu égal avec un sortant et un notable au premier tour. La première a été éliminée à la mode stalinienne par les Vert-e-s au profit du plus biffé des sortants, la seconde par un putsch au sein d'A gauche toute ! Heureusement, Carouge a sauvé ce qui reste de dignité aux femmes politiques en reconduisant Janine de Haller et en éliminant les rose- verte qui l'avaient trahie. Les politiciennes genevoises se méfient de leurs ennemis, pas assez de leurs "amis" et partisans ... quand il s'agit des postes de pouvoir bien rémunérés. Et comme souvent, cette défaite des femmes a un goût de défaite de l'intelligence.

 

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