11/09/2007

Le moteur : impasse du libéralisme !

   A l'opposé de nombreuses certitudes, je ne "sais" pas si le réchauffement climatique que nous vivons est "naturel", s'il doit peu ou beaucoup aux activités humaines. Des réchauffements et refroidissements comparables ou pires ont eu lieu de multiples fois dans l'histoire de la terre. Les "preuves scientifiques" qui ont été données de l'importance de l'impact humain dans le phénomène actuel sont misérables et masquent mal l'incompétence des spécialistes face à de nombreux paramètres inconnus et à des sujets trop complexes pour la science d'aujourd'hui. Elles ne font que traduire en jargon les propagandes médiatiques qui attaquent le cerveau au niveau des émotions reptiliennes plutôt qu'au niveau de l'intelligence rationnelle : les "experts" du domaine suivent les politiques, qui suivent l'opinion, manipulée par ceux qui crient le plus fort avec les meilleures médiatisations.
    Je ne vous dis pas qu'il faut continuer à aggraver notre impact possible, mais non certain (réduire les émissions de gaz carbonique ne peut pas faire de mal !). Mais l'urgence n'est pas comparable à celle de la mort programmée de millions d'humains ou de centaines de cultures, menacés par la faim, les guerres, le paludisme, le sida ou le cynisme économique du monde.
    Et puis on peut être tristement goguenard devant l'impuissance des verts et de leurs larbins socialistes à faire appliquer la moindre mesure efficace dans une société menée par l'argent, qui ne s'intéresse à leur humanisme affiché que s'il est rentable en termes de nouveaux profits et ne menace pas la sainte économie capitaliste.
    On voudrait vraiment réduire les émissions de CO2 et la pollution ? Rien de plus simple : il "suffit" d'interdire la circulation de tous les véhicules à moteurs inutiles ou surdimensionnés : plus de grosses cylindrées, ni de 4 x 4 en ville, ni partout où il y a des routes, plus de quads, d'ULM, d'avions de tourisme, de ski nautique, de motos-neige, en dehors des très rares contextes où ils ont une utilité collective. Plus de "sports mécaniques" motorisés où le moteur remplace les muscles et le combustible l'intelligence ! Quoi de plus facile et rationnel que d'interdire de mettre en vente des véhicules faits pour violer les limitations de vitesse ou de nuisances sonores ?
    Le problème, c'est qu'aucune autorité efficace n'est en mesure de prendre de telles dispositions et moins encore de les faire respecter. Il suffit que l'affaire rapporte beaucoup d'argent à quelques uns, et en fasse rêver beaucoup d'autres, pour que la "démocratie" l'impose contre le bon sens. La preuve : Peugeot et Mercedes, deux des gros pollueurs mondiaux attaquent ensemble le projet de directive européenne sur les émissions de gaz carbonique, au prétexte qu'elle est irréaliste - comprendre qu'elle ferait s'écrouler leurs bénéfices sur les très grosses cylindrées. L'intérêt d'une infime minorité de surconsommateurs et de deux multinationales contre celui de centaines de millions d'habitants de 25 pays, sinon du monde entier...
    Devinez qui va gagner ?
    La "liberté" du commerce, bien sûr !

16:46 Publié dans science et politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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