28/11/2007

La Suisse, l'argent et la mort

Le Courrier du mercredi 21 : le titre le plus con de l'année !
    "Le coût d'un accident nucléaire serait reporté sur le contribuable"
    N'importe quel enfant répondra que le contribuable ne paiera pas parce qu'il sera mort !
    Le nucléaire, civil comme militaire, ne permet pas de risques majeurs. Bien moins que la dangereuse aviation ou la mortelle automobile. Face à sa perspective, seul le risque zéro doit être considéré. Les bricolages à la Tchernobyl ne sont pas tolérables. Il y a d'autres domaines où le risque zéro devrait être le seul possible. Que l'on pense à la guerre, à la faim ou à la misère dans un monde qui peut produire largement de quoi nourrir ses habitants et où la faim et la misère ne sont qu'affaires de répartition. Certes, l'éditorial sur la socialisation des risques nucléaires qui accompagnait cette manchette stupide dénonçait, à juste titre, la légèreté de certains marchands de centrales. Mais leur reprocher de ne pas assurer les risques à leur juste valeur, c'est admettre qu'ils ont le droit de prendre des risques, le droit à l'erreur. C'est aussi admettre que des chiffres comme les "4000 milliards de francs suisses, septante fois le budget de la confédération", annoncés par les anti-nucléaires comme le coût d'un accident majeur ont un sens ! Comme si la destruction massive d'une région, de ses habitants, leurs souffrances à court et à long terme, sur plusieurs générations, pouvaient se mesurer en papier- monnaie ou bien en virements bancaires ! Nos "écolos", et pas seulement Hiller, sont décidément fascinés par le fric, en bons capitalistes orthodoxes, même dans les circonstances où la qualité d'équivalent universel de l'argent n'a plus aucun sens...
    La mort est certainement le meilleur exemple de ces contextes. Et l'occasion d'affaires superbes pour tous les financiers qui ne reculent pas devant les publicités mensongères. Par exemple avec les "assurances vie" qu'il conviendrait de rebaptiser "assurance mort" pour être honnête et souligner que, sauf combine d'intérêts défiscalisés ou d'évasion fiscale, dans certains pays, le futur mort y perd tout contre rien. Ou, au plus, un peu de bonne conscience très abusive, s'il croit avoir vraiment assuré l'avenir des siens au delà de lui. Je me souviens d'immenses panneaux publicitaires, fort coûteux sans doute, où l'on montrait des photos de supposés orphelins suisses heureux de toucher "jusqu'à mille francs par mois jusqu'à leur majorité" parce que leurs parents s'étaient fait racketter par la compagnie Tartempion avant l'accident. Vous vous rendez compte de la fortune ? Mille balles par mois ! Le tiers du revenu minimal, avec lequel on vit si mal ... Même pas de quoi s'habiller une fois "en marques", comme la plupart de nos ados qui souffrent encore plus de l'addiction à la pub qu'au cannabis ...
    Bien sûr, ces modes américaines ne nous ont encore que partiellement envahis. Les ténors "socialistes" des SIG ne nous assènent pas leurs revenus dans leur première phrase, après présentation et poignée de main, grâce à cette pudeur bien helvète qui contraste avec la grossièreté yankee ! Et puis, malgré les écrits débiles de feu Alfred Sauvy, il y a plus d'un demi- siècle, nous sommes encore nombreux, par les monts, à penser que la vie humaine a une valeur qui n'est ni un prix financier, ni un coût monétaire, mais d'abord un enchantement d'émotions animales gratifiantes, enveloppant une histoire culturelle et sociale stupéfiante. Une expérience merveilleuse, unique, et sans doute provisoire, entre l'univers vide et glacé de l'espace et les dérives fétides de l'argent.


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19/11/2007

Gouvernement : Vive la solution belge !

    En lisant les journaux, vous pourriez penser que, inspirés par le génocide rwandais, flamands et wallons s'apprêtent à se massacrer pour la signalisation routière de quelques villages de la proche banlieue de Bruxelles. Le pays, sans gouvernement depuis six mois, serait livré au désordre, qu'il faut se garder de confondre avec l'anarchie. Or, si vous avez, comme moi, de très bonnes raisons de vous rendre parfois dans ce charmant pays, un peu froid, mais pas si plat que le chantait Jacques Brel, vous y trouvez des trains et des services publics qui fonctionnent. On n'est pas en France ! Des employés souriants et complaisants répondent aux guichets. Les rues sont animées jusqu'à tard le soir - on n'est pas en Suisse ! Bref, vous découvrez une vie paisible et joyeuse, avec bistrots, moules, frites, bière et travail, tout cela ni plus, ni moins qu'il n'en faut. Les usines et l'agriculture produisent, le chocolat vaut presque le nôtre. Bruxelles gouverne l'Europe - le moins possible - et n'y commet pas de fautes majeures, hormis quelques règlements incompréhensibles et inapplicables sur l'ouverture de la chasse à la bécasse.
Les politiques, réduits à expédier les affaires courantes, ne font rien d'autre que d'envisager des projets utopiques, puisqu'il n'y a plus de gouvernement et qu'aucune majorité ne pourra les voter.
    N'importe quel esprit de bon sens et de bonne foi peut en conclure qu'avant cet état des choses, le gouvernement, au mieux ne servait à rien, au pire aggravait la situation !
    Car le premier projet de la plupart des politiques, élus ou nommés, souvent leur seul projet, n'est pas de bien gouverner et d'utiliser leur fonction pour améliorer les conditions de vie de leurs mandants, mais de garder le pouvoir, et les avantages liés, au profit de leur clan. Dans les pays de "démocratie médiocratique", la présence dans les médias et les sondages conditionne le maintien au pouvoir. Accaparer les médias est donc l'activité principale, sinon unique des dirigeants, quitte à promettre soit l'impossible, qu'ils ne feront donc pas, soit l'absurde ou l'odieux, que, parfois, ils commettront ... hélas ! Avec ses promesses quotidiennes de guerres, sur toutes les ondes, contre l'Iraq, l'Iran ou le terrorisme, W. Bush est le cas actuel le plus flagrant. Ses électeurs ont oublié qu' Hitler et quelques autres, à peine moins redoutables, avaient été "élus démocratiquement", en gérant bien, eux aussi, leur propagande guerrière. Car la démocratie électorale ne vaccine pas les peuples contre l'inculture, les erreurs d'appréciation et les paniques créées par le nationalisme et la victimisation, ainsi que par les menaces des populistes démagogues, qu'elles concernent le terrorisme, les étrangers, les grèves, les technologies ou le climat. En France, l'"immigré subi" de l'Elysée doit annoncer un bouleversement chaque jour pour remplir son contrat avec Bouygues Constructions et avoir la part du loup dans le journal du soir de TF 1. Pour être crédible, il doit finir par faire une ou deux des choses promises, si possible spectaculaires et populaires. Mais, dans une société qui fonctionne, si mal que ce soit, tout changement coûte et tout bouleversement engendre des pannes et des dysfonctionnements impopulaires, à moins d'être très pertinent et d'avoir été minutieusement préparé pour ne pas trop déplaire. Cela n'a pas l'air d'être le cas ces derniers jours !
    La solution belge est donc la bonne : pas de gouvernement, sinon résiduel, pour expédier les affaires courantes, et c'est l'assurance que l'on ne fera pas d'erreurs majeures. Cela évite des gouvernements qui promettent des changements que l'on est sûr de ne pas pouvoir mettre en oeuvre ! Soit parce qu'il s'agit de transformations irréalisables pratiquement, du genre expulser les étrangers qui font tourner l'économie et font les sales boulots, ou bien règlementer en Suisse pour modifier le climat planétaire. Soit parce qu'aucun gouvernement ne sera assez durable pour les réaliser : on ne change pas  en cinq ans un système éducatif qui, par définition, a comme temps de réponse la durée de renouvellement du corps enseignant.
    Vous me direz qu'à Genève, on a tendance à pratiquer, depuis longtemps, une version soft de la solution belge. Les Dédés Chavanne et Hédiger se contentaient, pour leurs guerres, des canons qui rafraîchissent et poussent à l'optimisme. Après avoir milité férocement pour la parité, les élus de gauche se retrouvent presque tous en costard cravate dans les exécutifs. Parmi eux, Pagani, élu machiste pour faire la révolution à la ville, se contentera de modifier les couleurs et la disposition des boutiques à glace de la rade, du moins s'il est plus efficace que son prédécesseur et collègue de parti ! Cramer, aujourd'hui, est aussi bien parti sur la même troisième voie belge. En cumulant deux emplois politiques à 200 %, il va, sans aucun doute, nous démontrer ce que l'on sait, depuis longtemps, en Italie : ne rien faire deux fois, au moins à mi-temps, évite de faire des conneries à plein temps, comme les gouvernants les plus excités de son parti ...

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15/11/2007

Ni bien, ni mal : autrement !

"Nucléaire, OGM: le bon sens exige des réponses nuancées" est le titre factuel que la rédaction de la Tribune a donné hier à ma contribution à la rubrique "invité".
Comme tout le monde n'a pas eu accès au journal papier, je vous la livre, en précisant que j'ai juste récupéré mon titre initial que j'aime bien, malgré sa généralité, et que j'ai été ravi de paraitre sous l'excellent dessin d'Herrmann où un garde frontière expulse brutalement un Rom accordéoniste et lui lance, avec un sourire à la Mugny : "Allez faire ça chez les pauvres ! "
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La politique utilise des slogans que l'accélération du temps médiatique raccourcit sans cesse. Ce qui les rend ineptes dans des situations compliquées. La propagande veut des idées simples et des émotions fortes : du pour et du contre, du bien et du mal, du beau et du laid, de la peur et de l'amour. Les vieilles ficelles des pouvoirs religieux font ainsi recette. Qu'importe qu'un slogan ait un sens, s'il fonctionne aux niveaux communication et émotion !
"Nucléaire, non merci ! ", illustré d'un soleil souriant, est un exemple culte. Il suggère que tout est mal dans les applications de l'atome et que tout irait mieux si l'on s'en passait, se contentant de l'énergie solaire. Il y a le bien, soleil souriant, et le mal, méchant nucléaire avec ses déchets ! Peu importe que le soleil soit une énorme machine nucléaire naturelle ou que le militant antinucléaire soit le premier à faire une radiographie en cas de bobo. Ce sont pourtant les horribles rayons qui diagnostiquent et traitent alors petits malheurs ou grandes pathologies. Il est arithmétique que la médecine nucléaire a sauvé plus de vies que le nucléaire civil, ou même militaire, n'en a détruites. Mais ne le répétez pas à un vert si vous ne voulez pas vous faire, au mieux, injurier ...
Malgré leur débilité, dans un peuple peu armé pour comprendre mais qui s'exprime sans effort d'analyse, des slogans comme celui-là ou "Sortir du nucléaire" se propagent et se radotent comme les prières de tous les croyants.
Il ne serait pas si difficile d'expliquer que le choix n'est pas oui ou non, bien ou mal, noir ou blanc. Mais qu'il consiste à trier sérieusement ce qui est utile et sans danger de ce qu'il faut proscrire et d'une troisième catégorie, où se retrouvent des applications du principe scientifique neutre présentant à la fois des avantages et des inconvénients. Seule une politique bien informée peut les évaluer sereinement et proposer des solutions.
Le nucléaire militaire est un mal absolu. Mais est-il pertinent de désarmer les pays démocratiques quand les pays dirigés par des fanatiques religieux, des terroristes ou des maîtres auto- proclamés du monde ne désarmeront pas ?
Le nucléaire civil fait des déchets très regrettables, mais sera une alternative provisoire précieuse face à une crise pétrolière. De plus, il ne produit pas d'effet de serre. Cela ne veut pas dire qu'il ne faudrait pas réduire les consommations au plus vite et développer les énergies alternatives. Mais celles-ci, pour le moment, coûtent cher et produisent peu.
De même, certains OGM présentent des risques inacceptables pour des bénéfices discutables. D'autres auront des avantages majeurs en réduisant les usages de pesticides et d'engrais, en plus de bénéfices en matière de rendement, de qualité et d'innovation. Le fait qu'une grande partie du monde en utilise sans qu'ils aient tué personne depuis vingt ans rend dérisoires les lois et manifestations "contre" des ONG et de partis politiques ringards qui suivent une opinion manipulée plutôt que de considérer les vrais problèmes.
Sur de tels sujets, toute certitude est mensonge. Le bon sens prescrit des réponses nuancées dans lesquelles les nécessités de sécurité et d'efficacité doivent l'emporter sur un utopique "principe de précaution". Ce dernier ne produirait qu'un immobilisme inadapté à un monde dont le mouvement s'accélère, depuis la nuit des temps...

10:10 Publié dans science et politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/11/2007

Des putes, des psys, ... Descartes (incompris !).

C'était un café- philo à "La mer à boire", premier Café dessin de presse parisien (www.la.meraboire.com). Antonio Fischetti, dynamique journaliste scientifique, y présentait son dernier livre " Le désir et la putain" (éd.Albin Michel), écrit avec la psychanalyste Elsa Cayat. Il tente d'y expliquer sa fascination pour les prostituées, lui qui, pourtant, doit plutôt fuir les prestations gratuites que beaucoup de charmantes femmes voudraient lui offrir ! Dans la salle, comme l'indiquait le titre, quelques prostituées (dont sa voisine, l'incontournable Momo, mémoire traditionaliste de la rue Saint Denis), nettement plus de psys, l'éditeur de notre regrettée Grisélidis Réal et l'élite des dessinateurs de Charlie Hebdo, avec ses obsédés sexuels revendiqués. Avec conviction, Tonio nous expliqua que, grâce à Momo, à la psychanalyse et au travail avec sa co- auteure, il avait compris l'origine de son intérêt pour les dames payantes. L'attraction venait, si j'ai bien retenu (bien que pas compris !), de la recherche d'un phallus idéal, alors qu'il n'a qu'un modeste pénis - il parle pour lui ! - et d'une addiction à l'échec chronique de cette recherche !
Les psychanalystes m'amuseront toujours...
Les mâles de la salle se sont alors partagés entre ceux qui éprouvaient ou comprenaient, plus ou moins, cette addiction et les autres, qui n'ont aucun intérêt pour le sexe commercial. Même lorsqu'ils se revendiquent aussi joyeusement obsédés que Siné, dont l'épanouissement, quand il parle de ses amours, heureuses et jamais tarifées, fait plaisir à voir !
A un moment Momo s'est positionnée parmi celles qui n'auraient aucun problème à vendre leur corps, sans rien offrir de leur "esprit", sans aucune empathie pour le client. Contrairement à Grisélidis Réal qui s'intéressait aux histoires de ses clients et se la jouait un peu thérapeute. Les psys présentes se sont alors mises (c'étaient des femmes) à théoriser "la séparation de l'esprit et du corps", comme tous ceux qui n'ont lu que l'introduction au Discours de la méthode de Descartes. Comme le grand neurobiologiste Damasio, aussi, qui n'a pas hésité à titrer "L'erreur de Descartes" un livre qui explique que le corps seul produit l'esprit et les émotions. Une théorie qui se vérifie tous les jours, mais qui ne justifie pas la mise en accusation de Descartes. On peut conseiller à ces gens de lire "Les passions de l'âme", dans lequel le même Descartes montre qu'il a anticipé tout cela, puisqu'il y cherche à localiser l'âme dans le cerveau (il avait opté pour l'épiphyse !) et les "esprits animaux", porteurs des émotions, qu'il imagine se déplacer dans le sang circulant. Son intuition correspond donc assez bien, à part l'âme et l'épiphyse, à notre vision d'aujourd'hui sur le rôle des centres nerveux et des hormones.
La séparation du corps et de l'esprit, dont on saoule les scolaires et par laquelle on résume trop souvent brutalement la pensée de Descartes, n'était sans doute pas une théorie de fond, mais plutôt une position tactique. Elle lui permettait, dans la fameuse introduction, de laisser l'âme et l'esprit aux prêtres, et de revendiquer, pour les scientifiques et lui- même, la liberté de recherche et de pensée en ce qui concerne le corps. Ce dualisme de compromis et la dévotion qu'il affichait ont permis à Descartes de poser les bases du rationalisme, en évitant le pire, à une époque où, face à des religions toute- puissantes et cruelles, la liberté de penser et d'écrire n'était pas à l'ordre du jour.

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05/11/2007

NON AUX FICHAGES GENETIQUE ET ETHNIQUE !

    Quand les Français font des conneries, il se trouve toujours un crétin pour les reprendre à son compte dans ce pays. Après qu'un second couteau populiste ait proposé des tests d'ADN pour certaines catégories d'immigrés, ne doutons pas qu'un de ses collègues à court d'idées va nous proposer, comme en France, d'autoriser le fichage ethnique des résidents à des fins "d'enquêtes scientifiques". Prenons donc les devants en regardant ce qui se passe à l'Ouest !
    En France, cette bonne idée d'autoriser le fichage racial et ethnique dans la loi Hortefeux est contraire à tous les principes de non- discrimination des citoyens et des résidents, selon des critères de race ou de religion, de la constitution, de la déclaration des droits de l'homme et de la loi informatique et liberté, qu'il faudrait émasculer. Elle répond au voeu de longue date d'une chercheuse, ainsi que de l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) et de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques qui veulent pouvoir mener des enquêtes discriminantes "pour le bien des populations défavorisées concernées".
    Il serait temps de rappeler à ces bons samaritains que l'INED a pris, après un léger coup de peinture de façade, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la succession de la "Fondation pour l'Etudes des Problèmes humains" qui, sous l'occupation nazie de la France, était chargée de proposer la politique eugéniste du gouvernement fantoche de Vichy. On sait le zèle que ce dernier apporta au fichage ethnique, des juifs, des tziganes et des homosexuels, en particulier, et tous les bienfaits que ces minorités défavorisées tirèrent des études scientifiques et des fichages qu'elles préparèrent.
    Il est ahurissant qu'un Institut à prétention scientifique, qui a déjà du mal à faire oublier ses dérives idéologiques récentes en matière de natalisme militant, ait la mémoire aussi courte dans un domaine aussi nauséabond.
    Les Etats- Unis eux-mêmes ont renoncé à considérer les notions de race et d'ethnie comme des entités scientifiques opérationnelles, tellement elles sont inapplicables pratiquement dans le monde mélangé d'aujourd'hui. Ils en ont fait, depuis peu, de simples catégories déclaratives, donc arbitraires. Pourtant, certains de nos voisins gaulois voudraient réinventer le communautarisme cloisonné et fiché. Demain l'apartheid ?
(les nationaux français peuvent signer l'excellent texte de SOS racisme sur http://www.fichepasmonpote.com/)
    Les scientifiques qui veulent mener des enquêtes de démographie et d'économie disposent de multiples données objectives et légales, dont les nationalités, les lieux de résidence et de naissance des individus et de leurs ascendants. Celles-ci leur permettent, depuis toujours, toutes les enquêtes utiles sur les populations, leurs migrations et leurs subdivisions légales. Y ajouter des critères aussi dépourvus de sens biologique que la race ou de pouvoir discriminant que l'ethnie serait créer, dans la culture et l'administration, des entités arbitraires et floues qui n'existent pas plus dans la nature que la race juive ou la race aryenne des nazis.
Notre politique d'immigration est déjà très restrictive et critiquable dans ses critères implicites et explicites de sélection. Il serait lamentable qu'elle s'inspire du pire qui se fait ailleurs et que notre communauté scientifique en soit complice. Anticipons- donc la prochaine offensive populiste en préparant un rejet net de ce style de propositions par les communautés scientifique et humaniste ...

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