24/01/2008

Mon curé chez les petits enfants ...

Chasteté et abstinence sont sources de frustration sexuelle. La frustration est une des principales causes de comportements sexuels pathologiques et déviants, allant de l'obsession intériorisée à la pathologie grave et au crime ... ainsi qu'en témoigne lourdement l'actualité catholique.
Notre cerveau et notre corps sont l'objet de pulsions sexuelles dès l'enfance. Elles redoublent à l'adolescence et évoluent ensuite en fonction des satisfactions et frustrations, des récompenses et des punitions qu'elles nous procurent.
Selon les cas, nos cultures encadrent, répriment ou accompagnent nos pulsions sexuelles, parfois jusqu'à en faire des objets d'addiction ou, au contraire, de répulsion. Par des voies bien différentes, selon les sociétés, l'éducation sensuelle et sexuelle organise, pour le meilleur ou pour le pire, la reconnaissance des partenaires prescrits, autorisés ou interdits. Elle définit les comportements licites, illicites ou criminels, entérinés par la loi ou par le droit coutumier.
Les religions monothéistes, mais aussi beaucoup d'autres, ont longtemps utilisé la séparation des sexes pour réprimer les pulsions sexuelles, jusqu'à pratiquer un véritable "apartsex". Supprimer la fréquentation de l'objet le plus fréquent du désir crée une frustration qui peut entraîner la recherche compulsive du partenaire interdit inaccessible, le report des pulsions vers des partenaires eux aussi interdits, mais accessibles, ou le refuge dans l'auto- sexualité, elle aussi réprimée. Il n'y a pas à chercher beaucoup plus loin la source des viols et crimes sexuels par et entre les militaires, du formidable développement de la prostitution et de la pornographie, ainsi que de la criminalité sexuelle des prêtres catholiques.
Quelle étrange idée, en effet, d'envoyer au catéchisme et à l'école "libre", souvent en internat, de petits enfants dont l'éducation sensuelle, sentimentale et sexuelle sera assurée, éventuellement vingt quatre heures sur vingt quatre, par des névrotiques frustrés de la bagatelle ! Comment espérer de la totalité, ou même de la majorité des prêtres, cette sublimation qui les détacherait de la "chair", en leur procurant un équilibre miraculeux dans les relations avec les enfants qu'on leur confie imprudemment ?
Face aux scandales en série éclatés ces dernières décennies aux Etats- Unis, souvent à des grades élevés de la hiérarchie religieuse, puis récemment en Europe, l'église catholique cherche à étouffer. Son "omerta" est digne de l'immense mafia qu'elle constitue depuis la "Sainte" Inquisition ou bien cette époque où les papes tout puissants, et leur entourage, affichaient leur dépravation sexuelle sans vergogne. Mais qu'espérer d'autre de la part d'une organisation qui a caché et protégé certains des pires criminels de la seconde guerre mondiale et dont le chef est passé à l'âge tendre par le joug catholique et les jeunesses hitlériennes ?
Heureusement et malheureusement, l'abus de répression crée la révolte autant que la prohibition ou la rareté stimulent le désir. Si la chose militaire conduit aux viols ethniques ou à la floraison de la prostitution, comme l'abstinence à la pédophilie des prêtres catholiques, paroissiens et paroissiennes préfèrent, depuis longtemps, confesser leurs péchés plutôt que d'y renoncer. Sans, pour autant, sombrer dans la dépression... bien au contraire ! Et puis, quand les limites de l'interdit sont franchies, eh bien, il n'y a plus de limites ... et c'est d'autant meilleur ! N'est-ce pas Nicolas ?

18:21 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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