17/03/2008

Vive le déserteur inconnu !

Aujourd'hui, les français sont censés se recueillir en hommage aux combattants de l'ignoble boucherie de la première guerre mondiale, dont le sympathique dernier survivant français (mercenaire italien de la légion étrangère à l'époque) vient de casser sa pipe à 110 ans.
Le gouvernement nationaliste gaulois lui a "extorqué", in extremis, il y a quelques semaines, des obsèques nationales qu'il avait refusées dignement pendant des années, estimant qu'il n'y avait pas lieu de célébrer des événements consternants.
J'ai surtout une pensée pour ceux que l'on a assassinés, ou que l'on exécute encore, parce qu'ils ont refusé ou refusent de tuer des inconnus ou simplement des humains, de marcher en rang, comme des moutons, derrière la musique, pour aller à l'abattoir. Ou pire, de hurler à l'assaut en brandissant des drapeaux, comme des supporters de foot décérébrés et déchaînés.
Il n'est pas d'idée qui vaille de tuer à l'aveugle, ni de se faire tuer. "Mourir pour des idées, bien sûr, mais de mort lente !" comme le chantait si bien Brassens...
Et puisque l'on est dans les chansons, réécoutez ou relisez donc "Le déserteur" de Boris Vian : tout y est dit, et avec quel talent !
"Allez par les chemins..., ... refusez de la faire, ... je ne suis pas sur terre pour tuer de pauvres gens !"

10:53 Publié dans on va se faire des amis ! | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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