22/05/2008

Propagande : kmaires Verts ou UDC, mêmes méthodes !

Daniel Brélaz, en se couchant devant l’UDC- Vaud, pulvérise les illusions de ceux pour qui les Verts seraient un parti démocratique parce qu’ils ont été élus par des électeurs plutôt de gauche. Selon Le Courrier d’hier, sans même se renseigner et à la demande de Claude–Alain Voiblet, secrétaire général de l’UDC- Vaud, Brelaz a fait effacer d’un site internet privé appartenant à un employé municipal, entre autres, les deux textes que voici :

1) " La propagande ne doit s’adresser qu’à la masse ! (…)
Toute propagande doit donc se limiter à un très petit nombre de points et les exploiter sous forme de slogans jusqu’à ce que tout le monde, jusqu’au plus borné, réussisse à voir derrière le mot ce que l’on veut lui faire comprendre. La masse est peu accessible aux idées abstraites. Par contre, on l’atteindra plus facilement dans le domaine des sentiments.
                                                                                            Adolf Hitler, Mon combat, 1925 "
Commentaire du site www.lausanne.tv :

2) " Se rappeler l’histoire, c’est préparer l’avenir. Mais si vous aimez celle qui se répète, voter pour l’UDC… "

On peut se demander ce qui démange tant le syndic de Lausanne dans la citation d’un texte d’Hitler qui en dit long sur les méthodes odieuses et l’immoralité totale du personnage et d’un commentaire qui suggère qu’il vaudrait mieux ne pas recommencer ! Et qui constate que la propagande de l’UDC suit effectivement le mode d’emploi du Fürher : petit nombre de points, slogans martelés jusqu’au conditionnement de la masse à « ce que l’on veut lui faire comprendre », usage des sentiments pour cette masse « peu accessible aux idées abstraites ».
Le B A BA de la politique est de connaître et comprendre les buts et les méthodes des adversaires et ennemis pour mieux lutter contre. En ce sens, la politique qui consiste à interdire Mein Kampf ou à cacher que l’inquisition catholique a fait bien plus de victimes innocentes que la Stasi sont contre productives. On n’est pas vacciné contre ce que l’on n’a jamais rencontré !
Ce qui gène Daniel Brelaz, c’est évidemment que les méthodes des Verts sont exactement les mêmes que celles de l’UDC et qu’elles suivent d’aussi près les « bons » trucs du Führer : marteler sans fin des slogans simplistes et inexacts, mais accessibles à « la masse », tels que « Nucléaire, non merci ! », « Oui au Bio ! », « Non aux OGM ! ». Alors que leurs dirigeants savent très bien qu’il y a un nucléaire utile et incontournable, que le « Bio » est un tout et n’importe quoi, souvent mercantile et illusoire, et que la question du tri du dangereux, du possible et du prometteur dans les technologies biologiques, comme dans toutes les autres, ne peut être instruite que par des gens y comprennent quelque chose, contrairement à la plupart des dirigeants verts et à la masse de leurs gentils militants. Alors on joue, comme le conseille Hitler, sur les sentiments plutôt que sur les idées abstraites, en exacerbant la dichotomie entre le supposé bien absolu et un prétendu mal tout aussi absolu, quitte à être approximatif et mensonger. On fait rêver les babas, les bobos et les mères de famille surmenées, effarouchés de tout, d’un paradis rousseauiste où le moindre légume est soigné comme un bonsaï, où les villes sont des campagnes, les dangers de la nature en moins, et où même le travail n’est que qualité de la vie. Mais, au niveau des dirigeants, on pratique une politique de rigueur financière anti- sociale et l’on roule en 4x4 ou en berline de fonction. La parité est inscrite dans les statuts du parti, le seul irréprochable au niveau des petits responsables bénévoles. Mais le machisme primaire revient vite au sommet : dès qu’une fonction représente un pouvoir réel et est grassement rémunérée, on ne retrouve que des gauchistes défroqués qui pratiquent le costard cravate quand la démagogie ou le sexisme l’impose.
La démocratie n’existe que quand le peuple est informé et comprend les enjeux. Il faut lire ou relire certains passages, comme celui ci-dessus, des écrits d’Hitler, Goebbels, Staline, Mao, et bien d’autres de sinistre mémoire, pour comprendre comment le même type de propagande obscurantiste, décuplée par la nouvelle puissance des médias, porte au pouvoir « démocratiquement » des Bush, Sarkozy, Berlusconi ou autres Mugabe. Ou bien des kmaires verts égocentristes, irrespectueux de la liberté de pensée et des droits des personnes.

13:39 Publié dans la politique, autrement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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