29/05/2008

Naturalisations municipales

 Imaginez que, suite à l’initiative Fédérale de l’UDC, un organe – désolé, c’est le texte ! -  un organe, donc, décidé par le corps électoral, accorde, définitivement, le droit de cité communal.
Supposons que cet organe pète les plombs de temps en temps, ici ou là, ça arrivera bien !
A Pluckstadt, on n’aime que le foot, on ne naturalise que des footballeurs!
A Gravos, des hockeyeurs, qui détestent les premiers.
A Roulstadt, il faut posséder un 4x4 pour obtenir la citoyenneté, mais les voisins ne veulent que des cyclistes.
Ne parlons pas des communes qui n’aiment que les rahéliens, les skinheads ou les rockeurs français de caniveau.
Ni de celles où les amis du maire importent des factions palestiniennes ou islamistes !
La démocratie locale, selon l’UDC, pourrait, sur le long terme, modifier curieusement nos campagnes !
Le peuple, si souvent évoqué par ce parti, semble se rendre compte que le folklore des places de village d’antan est dépassé et que la démocratie locale ne saurait résoudre les enjeux généraux.
L’égalité des droits, face aux règlements, n’existe que par une égalité de traitement, au niveau de la confédération, au moins.
Et puis les droits humains s’appliquent aussi aux non - citoyens, même s’ils n’ont pas tous nos droits.
J’aime bien voter dans ce pays où l’on s’exprime sur des enjeux intéressants, parfois comiques, que la plupart des peuples ne voient pas passer.
Mais, pour une fois, cela m’énerve de devoir voter contre un texte aussi débile !

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22/05/2008

Propagande : kmaires Verts ou UDC, mêmes méthodes !

Daniel Brélaz, en se couchant devant l’UDC- Vaud, pulvérise les illusions de ceux pour qui les Verts seraient un parti démocratique parce qu’ils ont été élus par des électeurs plutôt de gauche. Selon Le Courrier d’hier, sans même se renseigner et à la demande de Claude–Alain Voiblet, secrétaire général de l’UDC- Vaud, Brelaz a fait effacer d’un site internet privé appartenant à un employé municipal, entre autres, les deux textes que voici :

1) " La propagande ne doit s’adresser qu’à la masse ! (…)
Toute propagande doit donc se limiter à un très petit nombre de points et les exploiter sous forme de slogans jusqu’à ce que tout le monde, jusqu’au plus borné, réussisse à voir derrière le mot ce que l’on veut lui faire comprendre. La masse est peu accessible aux idées abstraites. Par contre, on l’atteindra plus facilement dans le domaine des sentiments.
                                                                                            Adolf Hitler, Mon combat, 1925 "
Commentaire du site www.lausanne.tv :

2) " Se rappeler l’histoire, c’est préparer l’avenir. Mais si vous aimez celle qui se répète, voter pour l’UDC… "

On peut se demander ce qui démange tant le syndic de Lausanne dans la citation d’un texte d’Hitler qui en dit long sur les méthodes odieuses et l’immoralité totale du personnage et d’un commentaire qui suggère qu’il vaudrait mieux ne pas recommencer ! Et qui constate que la propagande de l’UDC suit effectivement le mode d’emploi du Fürher : petit nombre de points, slogans martelés jusqu’au conditionnement de la masse à « ce que l’on veut lui faire comprendre », usage des sentiments pour cette masse « peu accessible aux idées abstraites ».
Le B A BA de la politique est de connaître et comprendre les buts et les méthodes des adversaires et ennemis pour mieux lutter contre. En ce sens, la politique qui consiste à interdire Mein Kampf ou à cacher que l’inquisition catholique a fait bien plus de victimes innocentes que la Stasi sont contre productives. On n’est pas vacciné contre ce que l’on n’a jamais rencontré !
Ce qui gène Daniel Brelaz, c’est évidemment que les méthodes des Verts sont exactement les mêmes que celles de l’UDC et qu’elles suivent d’aussi près les « bons » trucs du Führer : marteler sans fin des slogans simplistes et inexacts, mais accessibles à « la masse », tels que « Nucléaire, non merci ! », « Oui au Bio ! », « Non aux OGM ! ». Alors que leurs dirigeants savent très bien qu’il y a un nucléaire utile et incontournable, que le « Bio » est un tout et n’importe quoi, souvent mercantile et illusoire, et que la question du tri du dangereux, du possible et du prometteur dans les technologies biologiques, comme dans toutes les autres, ne peut être instruite que par des gens y comprennent quelque chose, contrairement à la plupart des dirigeants verts et à la masse de leurs gentils militants. Alors on joue, comme le conseille Hitler, sur les sentiments plutôt que sur les idées abstraites, en exacerbant la dichotomie entre le supposé bien absolu et un prétendu mal tout aussi absolu, quitte à être approximatif et mensonger. On fait rêver les babas, les bobos et les mères de famille surmenées, effarouchés de tout, d’un paradis rousseauiste où le moindre légume est soigné comme un bonsaï, où les villes sont des campagnes, les dangers de la nature en moins, et où même le travail n’est que qualité de la vie. Mais, au niveau des dirigeants, on pratique une politique de rigueur financière anti- sociale et l’on roule en 4x4 ou en berline de fonction. La parité est inscrite dans les statuts du parti, le seul irréprochable au niveau des petits responsables bénévoles. Mais le machisme primaire revient vite au sommet : dès qu’une fonction représente un pouvoir réel et est grassement rémunérée, on ne retrouve que des gauchistes défroqués qui pratiquent le costard cravate quand la démagogie ou le sexisme l’impose.
La démocratie n’existe que quand le peuple est informé et comprend les enjeux. Il faut lire ou relire certains passages, comme celui ci-dessus, des écrits d’Hitler, Goebbels, Staline, Mao, et bien d’autres de sinistre mémoire, pour comprendre comment le même type de propagande obscurantiste, décuplée par la nouvelle puissance des médias, porte au pouvoir « démocratiquement » des Bush, Sarkozy, Berlusconi ou autres Mugabe. Ou bien des kmaires verts égocentristes, irrespectueux de la liberté de pensée et des droits des personnes.

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16/05/2008

L’ANARCHIE, CE N’EST PAS LE BORDEL, QUE DIABLE !

COMMENTAIRE DE JEAN-CLAUDE BOUILLE / ALIAS PERE SIFFLEUR
Désolé d'avoir attendu aussi lontemps pour parler de votre billet "Blog, territoire, parano" et de devoir le faire ici. Mais, c'est ma seule "entrée". Je sais que tout ceci restera entre nous. J'ai une simple question! Est-ce que les deux commentaires d' "Edo" et "Micheline", sont arrivés sur votre blog par erreur ou est-ce votre ego qui n'a pu résister aux réponses (enflammées ?) de vos deux "groupies"? Je m'imagine, après vous avoir lu attentivement, qu'il ne peut s'agir que d'une malencontreuse erreur et que ces deux "commentateurs" écrivant sous pseudo, font partie de ceux qui possèdent des comportements de mammifères surmarquant le territoire de l'autre en venant uriner ou déféquer dessus. Votre propre rage est féconde: je trouve cette tournure superbe!

Dernière remarque: Même la presse écrite permet le droit de réponse et possède très souvent un "courrier des lecteurs". Pas le blog de Monsieur Langaney! Et si vous pensez que j'ai fait les questions et les réponses, vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-même, puisque vous ne publiez pas mes questions et que. évidement, vous ne répondez pas directement.                                                                         Le diable n'est guère anarchique... Bordel!


REPONSE SIMPLE :
Quand le système de gestion des blogs TDG a changé, une faille dans la migration des réglages sur les commentaires a permis à deux astucieu-se-x-s (comme on dirait sans doute en féministiquement correct !), dont j’ignore tout, sexe et/ou genre compris, de placer deux commentaires par la voie que vous avez trouvée. Vous êtes le 3ème, Jean Claude, bravo d’avoir trouvé cette faille dont je n’ai pas eu le temps, ni l’envie frénétique, d’ailleurs, d’obtenir correction – je ne cacherai pas mon admiration, dans certaines limites, pour les hackers !
Sur le fonds, je persiste bien sûr : l’espace public des blogs TDG, à ma connaissance totalement ouvert jusqu’à nouvel ordre, permet toutes les réponses et tous les commentaires. Il ne me semble donc pas nécessaire du tout, pour la liberté d’expression, de venir surmarquer l’espace personnel des blogs que chacun remplit, décore et meuble selon ses goûts et compétences. Un espace privé de réflexion me semble faire partie des droits humains, même si l'on y invite le regard des autres, dans les limites de son bien être ...


L’ANARCHIE, CE N’EST PAS LE BORDEL, QUE DIABLE !

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10/05/2008

Les supporteurs de foot sont formidables !

Dans notre société compliquée et incertaine, les supporteurs de foot sont des gens simples et prévisibles. Si leur équipe gagne, ils poussent des hurlements, se saoulent la gueule et cassent tout. Si, par contre, leur équipe perd, ils poussent des hurlements, se saoulent la gueule et cassent tout ! Le commerce de l'alcool et du tabac, la billetterie, les marchands de cervelas et de produits dérivés, la pub et les médias, les accidents de la route, les hôpitaux et la police créent des emplois, le "produit national brut" croît et Economie- suisse s'émerveille, réclamant l'ouverture des magasins - pourquoi pas des stades ! - vingt cinq heures sur vingt quatre...
Car, si l'on écoute les gauchistes, on interdit de boire aux supporteurs. Trouvant le super marché fermé, les supporteurs, qui sont des gens simples, forcent la porte et se servent tout seuls. Ce qui économise du personnel mais supprime des emplois et coûte aux actionnaires des compagnies d'assurance. Et puis, le magasin cassé, faute de bière accessible, les supporteurs, qui sont des gens simples, ramènent quelques souvenirs : une montre, un T-shirt, quelques bijoux et pourquoi pas un téléviseur ou un lave-vaisselle comme cadeaux pour leur copine ou leur mamie !
Il est temps que nos parlementaires et gouvernants, qui ne cessent de ressasser leur passion pour le foot et les sports médiatisés, passent des lois et des mesures pour faciliter la vie des supporters, qui sont des gens simples. Le problème, c'est qu'il va devenir difficile de les réunir : lors d'un précédent tournoi, je me souviens que Léman bleu montrait un parlement vide au niveau de son audience. Renseignement pris, ministres et députés étaient à la buvette, pour regarder le match, crier et se saouler la gueule. Il n'ont pas encore tout cassé, encore que...

Bon foot !

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05/05/2008

Macaques à moteurs !

Une plage pleine de seins nus serrés : premiers jours d'été en méditerranée. L'étroite bande de sable est recouverte, pour moitié de corps déshabillés et pour moitié de cadavres de posidonies, ces jolies plantes vertes sous-marines dont les déchets pourrissants forment des matelas bruns. Parmi des milliers d'allongés heureux, la majorité tripote un natel ou des produits solaires, seuls détails qui différencient leur "comportement" de celui des éléphants de mer sur les plages de Californie. Une infime minorité, composée surtout de très jeunes enfants et de quelques vieillards stoïques, goûte aux plaisirs de l'eau, pourtant délicieuse. Délicieuse, mais dangereuse, puante et bruyante car, sur six kilomètres de plage, une demi-douzaine de crétins en jet- skis, hors- bords ou skis nautiques font du slalom plein pot entre les rares baigneurs. D'autres, sur la route derrière, concurrencent le tapage en quads ou mini- motos, pots déployés.
Dans cette affaire, ce que tout le monde perd est évident : les motorisés risquent la vie des autres et la leur, pour ne pas parler d'une surdité précoce aussi garantie que par la fréquentation des discos techno. Les vautrés et les baigneurs, qui pourraient trouver pas loin d'immenses espaces calmes, harmonieux et vides, en marchant un tant soit peu, préfèrent passer des heures à chercher des places de stationnement à moins d'un kilomètre de la plage urbanisée. Mais les milliers de statiques pollués et assourdis par, au plus, une vingtaine de "super- motorisés" semblent plutôt envieux que furieux.
Cela me rappelle une célèbre photo d'un mâle macaque japonais dominant qui consommait, sans la partager, la paille distribuée pour l'ensemble de la troupe, sous les yeux, fascinés d'envie, du reste de ses congénères. Pourtant, dans de nombreuses espèces réputées moins évoluées, comme les volailles, ou plus évoluées, comme les gorilles, les dominants partagent la nourriture. Souvent, même, ils sacrifient tout ou partie de leur part pour les femelles et les jeunes.
Nous partageons donc, avec ces sales bêtes que sont les macaques japonais, cette aptitude à exacerber le goût et le désir de dominance au point d'en oublier les plus élémentaires valeurs de prudence, de respect des autres et de solidarité. A ceux qui voudraient interdire les tapages et les nuisances, les néo- libéraux qui nous cernent répondent "liberté de choisir son mode de déplacement", comprendre liberté d'opprimer. Et le plus extraordinaire, c'est que la majorité des victimes vautrées reçoit positivement ce discours, en rêvant, en son for intérieur, de devenir macaque à moteur !

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