27/08/2008

C’est la goutte finale !

Le monde de l’argent est joueur et spécule sur tout, même sur le sperme de nos jours.
William Shockley, l’inventeur du transistor, était raciste et très rétrograde. On peut être très méchant et bienfaiteur involontaire de l’humanité.
Il avait déjà créé une banque de sperme des prix Nobel, comme lui, pour améliorer l’espèce humaine, ou du moins ses élites.
On peut donc être fort en physique et nul en génétique, pour au moins deux raisons :
- d’abord le sexe, par la « recombinaison génétique », rend chacun unique et différent de ses deux parents, pour la plupart des caractères, physiques ou autres.
- ensuite, la conjonction de culture et d’histoire qui mène au prix Nobel n’est pas transmissible par les gènes. Des quelques enfants de Nobel que je connais, je retiens surtout des catastrophes ...
Aujourd’hui, on spécule sur le sperme des sportifs, demain ce sera sur celui des acteurs, des musiciens, des politiques, des pères d’actrices ou de reines de beauté. Bientôt sur les ovules de ces dernières ou de leurs mères, bien plus difficiles à obtenir, donc bien plus chers !
Tout çà pour faire des enfants imprévisibles : imaginez, selon la célèbre boutade, la pauvre fille qui aurait hérité de la beauté d’Einstein et de l’intelligence de la pétasse qui aurait voulu, de lui, un enfant nobélisable !!
Comme le sexe et la recombinaison génétique ne font que de l’imprévisible, on peut aussi jouer les outsiders et gagner le gros lot.
Allez ! Ma gougoutte est à vendre, aux enchères sur e-bay, avec un pourcentage pour celle qui aidera, agréablement si possible, au prélèvement !

RSR1 27.08.2008

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24/08/2008

Pas de médailles pour les vierges ?

Les îles Vierges ne passaient pas pour particulièrement sexistes jusqu’à ce qu’à ce que de bonnes âmes les rangent, avec l’Arabie Saoudite, l’Iran et quelques redoutables démocraties, parmi les états pratiquant l’apartheid olympique à l’égard des femmes.
Renseignements pris, la délégation des Vierges ne comportait - si j’ose dire ! - que quatre puceaux. Les mêmes excusèrent, par le petit nombre, l’absence de pucelles...
C’était aller un peu vite que de prendre le hasard des petits nombres pour seule excuse :
- si les Virginiens et les Virginiennes – doit-je les appeler ainsi ?? – bref, les mecs et les meufs de ces îles lointaines étaient en nombres voisins, comme c’est probable…
- s’ils et elles manifestaient des intérêts et des aptitudes semblables pour les sports olympiques…
- enfin s’ils et elles jouissaient de facilités d’accès à la compétition équivalentes, la probabilité d’une telle délégation de quatre contre zéro ne serait que d’un seizième !
Ce qui est peu, surtout quand les autres micro- délégations souffrent, elles aussi, de biais de même sens que la présence féminine parmi les professeurs de notre faculté des sciences de Genève !
Rêvons un peu : et si c’était parce que les îliennes Vierges, dans toute leur sagesse, refusaient de participer à ces grandes messes fascisantes où l’on défile en rang derrière des drapeaux, écoute sans arrêt des hymnes nationalistes souvent militaires et, de Berlin à Pékin, simule la guerre par la compétition, quand on ne la préfigure pas ?


RSR1 20.08.2008

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13/08/2008

Une île

C’est une île, mais c’aurait pu, aussi bien, être un fond de vallée ou un alpage…
Le temps s’y écoule, au rythme des marées et des jours tropicaux, sans être interrompu par les bavardages répétitifs des médias.
Les lamentables pitreries de Britney Spears, Carla Bruni ou Christophe Blöcher n’y ont aucun sens : on n’y connaît que des humains, aucun « people » !
Une nature exubérante constitue un décor somptueux et diversifié, sans être polluée par des affichages agressifs et indésirables.
Les humains s’y croisent, au plus par dizaines, détendus et calmes, presque toujours souriants. Certes ils ne sont pas riches, mais pas trop pauvres non plus : la mer et la terre sont généreuses, peu polluées, pas encore surexploitées.
Là-bas, on joue au foot, mais pour s’amuser ! Sur la plage, à marée basse, pour les petits et sur un étrange terrain en accent circonflexe pour les plus grands. Sans alcool, sans déguisements grotesques et sans drapeaux, mais en riant beaucoup. On profite aussi du grand manguier au centre du terrain, qui offre des opportunités stratégiques et tactiques ignorées des débiles de l’euro, surtout quand il retient le ballon dans ses branches supérieures !
Pendant deux semaines, les seules marques commerciales entrevues furent celles de moteurs de bateaux, a demi masquées par le cambouis, et de quelques emballages récupérés, sans rapport avec leur contenu.
Devinez l’erreur, chez nous, où seuls de rares privilégiés connaissent de telles conditions de vie ?

RSR1 13.08.2008 

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