29/10/2008

Crise de confiance, et il y a de quoi !

     La crise actuelle nous rappelle des propriétés étonnantes de notre système financier.
    Les banques qui reçoivent nos salaires et nos économies sont toutes susceptibles de faire faillite. Si cette faillite est trop scandaleuse, on tente de l’empêcher en faisant payer les contribuables, c’est à dire, en partie, les futurs spoliés.
    Pendant que les déposants risquent leurs biens et leurs revenus, et que les salariés perdent leurs emplois, les responsables des faillites partent en empochant des fortunes. Les déposants, les contribuables et les salariés récompensent ainsi leurs incompétences et leurs magouilles.
    Les banques et les fonds de pension existent par la confiance des déposants. Ces derniers savent désormais que les économies qui devaient assurer leur fin de vie ou le décollage de leurs descendants sont susceptibles de se volatiliser.
    Il suffit pour cela que des encravatés sans scrupules jouent leurs avoirs en bourse ou tombent dans les pièges de la délinquance financière internationale.
    Les entreprises dépendent des crédits que les banques font payer cher en prêtant l’argent peu rémunéré des déposants. Quand ceux-ci auront compris qu’ils ont tort de faire confiance aux banques, les entreprises et les salariés iront mal.
    Quelques décennies de prospérité ont permis aux néo - libéraux de faire croire que les désastres économiques liés à la spéculation étaient l’apanage de pays du Sud mal gérés.
    L’actualité et l’histoire nous rappellent au contraire que les pays riches risquent autant dans ce système et que le marché et l’argent ne garantissent aucun bien être social durable.

RSR1 29-10-2008

PS : ceux qui, depuis, ont écouté Forum, ont appris par la voix de l’ « économie scientifique » que cette crise était prévue, normale, pire que celle de 1929, mais n’aurait pas les mêmes conséquences parce que l’on avait fait ce qu’il fallait et que la situation était maîtrisée !

Tout va repartir comme avant parce que les libéraux sont les premiers à condamner les excès de l’ultra libéralisme – nuance !

D’ailleurs, la preuve que le libéralisme ça marche, ce sont les brillants succès … du Chili de Pinochet !

Dans le fond, si l’on torturait un peu plus, dans ce pays, l’économie se porterait mieux, non ?
Ce qu’il y a de bien, avec les économistes libéraux, c’est qu’ils n’ont pas peur de dire des conneries. Ce qu’il y a de moins bien, c’est qu’ils les pensent !
   

23:03 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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