26/11/2008

Viols publicitaires : que fait la police ?

Votre téléphone sonne.
Vous abandonnez ce que vous faites et décrochez.
Après des grésillements, une voie inconnue, avec accent, souvent venue de loin, estropie votre nom pour vérifier son interlocuteur.
Poliment, vous demandez qui vous appelle.
C’est Julie ou Bertrand de la société X qui vous propose d’acheter ceci ou qui vous annonce que vous gagnez une fortune imaginaire.
Vous écourtez, toujours poliment, par pitié pour le pauvre bougre payé des clopinettes à appeler jours et nuits, sur ordre de robots, des gens qui lui raccrochent au nez.
Jusqu’à trouver la pauvre vieille ou le bobet qui achètera n’importe quoi à n’importe quel prix !
Votre opérateur, qui vend déjà votre liaison trop cher, a, en plus, vendu vos données, sans vous consulter, à des organismes sordides qui violent impunément votre vie privée et vous dérangent n’importe quand.
Qui remplissent votre boîte postale de kilos de papier à jeter.
Encore heureux si le courrier important, submergé, ne s’y perd pas !
Nous avions déjà les pollutions visuelle, sonore, radiophonique et  télévisuelle de la publicité abusive.
Aujourd’hui notre quotidien ne cesse d’être perturbé par des appels commerciaux à domicile, des fenêtres émergentes sur des sites internet d’organismes présumés respectables et des courriers ou courriels mensongers de publicitaires.
Pourquoi nos gouvernants ne prennent-ils aucune mesure pour interdire et réprimer ces abus, pour empêcher le viol répété de la vie privée des citoyens par les marchands ?
Pourquoi les mondes du commerce, du marketing et de la pub n’ont-ils, de nos jours plus aucune éthique, plus le moindre scrupule ?

 RSR1 26-11-2008

12:40 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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