26/11/2008

Viols publicitaires : que fait la police ?

Votre téléphone sonne.
Vous abandonnez ce que vous faites et décrochez.
Après des grésillements, une voie inconnue, avec accent, souvent venue de loin, estropie votre nom pour vérifier son interlocuteur.
Poliment, vous demandez qui vous appelle.
C’est Julie ou Bertrand de la société X qui vous propose d’acheter ceci ou qui vous annonce que vous gagnez une fortune imaginaire.
Vous écourtez, toujours poliment, par pitié pour le pauvre bougre payé des clopinettes à appeler jours et nuits, sur ordre de robots, des gens qui lui raccrochent au nez.
Jusqu’à trouver la pauvre vieille ou le bobet qui achètera n’importe quoi à n’importe quel prix !
Votre opérateur, qui vend déjà votre liaison trop cher, a, en plus, vendu vos données, sans vous consulter, à des organismes sordides qui violent impunément votre vie privée et vous dérangent n’importe quand.
Qui remplissent votre boîte postale de kilos de papier à jeter.
Encore heureux si le courrier important, submergé, ne s’y perd pas !
Nous avions déjà les pollutions visuelle, sonore, radiophonique et  télévisuelle de la publicité abusive.
Aujourd’hui notre quotidien ne cesse d’être perturbé par des appels commerciaux à domicile, des fenêtres émergentes sur des sites internet d’organismes présumés respectables et des courriers ou courriels mensongers de publicitaires.
Pourquoi nos gouvernants ne prennent-ils aucune mesure pour interdire et réprimer ces abus, pour empêcher le viol répété de la vie privée des citoyens par les marchands ?
Pourquoi les mondes du commerce, du marketing et de la pub n’ont-ils, de nos jours plus aucune éthique, plus le moindre scrupule ?

 RSR1 26-11-2008

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19/11/2008

Eau minérale et cacapipitalisme !

Boire à sa soif ou faire proprement ses besoins quand on a envie, sont des droits humains et de l’hygiène élémentaires.   
Dans de nombreuses sociétés, on offre à boire aux voyageurs.
De l’eau gratuite est offerte dans tous les restaurants de nombreux pays.
La loi impose parfois qu’un verre d’eau gratuit soit servi sur demande, même aux non - clients.
Mais notre société ultra libérale, dont l’argent est la seule unité de mesure, ne l’entend pas comme cela : rien ne doit être gratuit qui peut rapporter !
 Le racket – pipi - caca des toilettes publiques privatisées fait qu’une fois sur deux, faute des piécettes exigées aux saints lieux, les gosses ou les maladroits n’arrivent pas à temps ou bien polluent n’importe où.
La plupart de nos restaurateurs refusent l’eau du robinet et vendent l’eau minérale plus cher que la bière, poussant ainsi à l’alcoolisme.
Le racket évitable de l’eau minérale est un scandale écologique : des millions de tonnes d’eau circulent à grands frais tous les jours, parfois par avion, toujours en camion, sur des milliers de kilomètres, au prix d’un énorme gaspillage d’énergie.
Les emballages plastiques, au coût démesuré en pétrole, causent une pollution hideuse et dangereuse pour la faune marine. On a vu des « îles » de plusieurs kilomètres de bouteilles en plastique, jusqu’au milieu du Pacifique.
Pour le capitalisme, incapable de résoudre ce genre de problèmes, l’eau minérale est un « succès économique », un fruit de la croissance, important dans les Produits Intérieurs Bruts.
Le capitalisme n’est pas la solution mais la dissolution de l’humain, même dans l’eau minérale !

RSR1 19-11-2008

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17/11/2008

Mon geste écolo

Faire souvent l’amour, jamais la guerre. Rechercher les plaisirs, fuir les douleurs. Se déplacer à pied, en vélo, en transports en commun, en train. Avoir deux places de parking vides et pas de voiture. Emprunter celles des autres, en louer ou prendre l’avion, seulement si nécessaire. Ne pas jeter de nourriture, ni commander plus que l’on mange ou manger trop. Débrancher les appareils électriques et les chauffages inutiles. Apprendre aux enfants et aux autres à connaître et aimer la vraie nature : celle des plantes qui piquent, des animaux qui mordent et des paysages de rêves, pas celle des dessins animés ou jeux vidéo. Soutenir l’utilisation de technologies susceptibles, par utilisation judicieuse, de réduire la pollution et l’effet de serre : organismes génétiquement modifiés, nucléaire civil, énergies alternatives si crédibles. Lutter contre le système politique, financier et industriel de la société de consommation et les multinationales qui conduisent au désastre écologique.

TdG 12.11.2008

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12/11/2008

Université : une loi contre les étudiants !

Les organisations représentatives des étudiants et les syndicats soucieux d’un accès équitable à l’enseignement s’opposent au projet de loi sur l’université à propos duquel Genève vote.
Ce projet augmenterait arbitrairement les taxes universitaires déjà excessives payées par les étudiants.
Selon les vœux du patronat, l’accès à une université financée par les contribuables serait affaire de sélection sociale par l’argent.
Derrière une façade de bonnes intentions, ce projet prétendu « léger » préconise un « rectorat fort », donc une dérégulation. La « rectature » attirerait des egos démesurés, plus soucieux de gestion financière et médiatique que de qualité de l’enseignement et de la recherche.
L’université deviendrait un business rentable pour certains, plutôt qu’un lieu d’apprentissage et de culture pour tous.
Gouvernement et parlement soutiennent ce mauvais projet où une université publique francophone démocratique deviendrait entreprise de style privé, où l’anglais médiocre continuerait à supplanter le français de qualité.
Une fois de plus, députés et gouvernants, du parti socialiste et des verts en particulier, trahissent les électeurs en soutenant un projet néo - libéral.
Le peuple doit décider si, à Genève, l’accès aux études supérieures doit être affaire de ségrégation sociale.
Et si l’université, à laquelle tant de citoyens doivent leur culture, leur formation et leur réussite, peut être remplacée, contre les souhaits des étudiants, par un ersatz anglo-saxon au service du monde de l’argent.

RSR1 12-11-2008

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