14/01/2009

Voter pour quoi, pour qui, et après ?


Une grande imposture du monde occidental consiste à faire croire aux peuples que démocratie électorale, liberté d’opinion et respect des droits humains vont de pair, alors qu’ils sont souvent contradictoires.
Il est pourtant clair qu’en politique, comme en science, ce n’est pas parce que l’on est majoritaire que l’on a raison.
Faut–il rappeler qu’Hitler est parvenu au pouvoir par des élections plutôt libres, comme les dirigeants iraniens, israéliens ou le Hamas aujourd’hui ?
Mais voter n’a de sens que si un choix existe entre des options différentes, que les élus seront tenus de respecter, une fois au pouvoir.
Ce qui n’est pas le cas s’il ne s’agit que de confier le pouvoir à un humain, ou une faction, qui en fait ce qu’il ou elle veut.
Ou bien, si la manipulation de l’opinion, fait que la politique sera de toute façon la même, parce que ce serait, prétendument, « la seule possible ».
Ce que les néo - libéraux et leurs clones socialistes, parés des plumes de la crise, essaient encore de nous faire croire aujourd’hui.
Une démocratie électorale comme Israël peut piétiner les droits humains et les libertés élémentaires, tant qu’il s’agit de ceux des autres ou de ceux qu’elle exclue sauvagement.
Des régimes plébiscités, comme les théocraties islamiques, peuvent anéantir toute liberté de penser ou de s’exprimer.
Et la « plus grande démocratie du monde », bardée des médailles de la chrétienté, peut continuer à prétendre rétablir la liberté, en bousculant des régimes, élus ou pas, partout où il y a du pétrole ou des matières premières à rafler.
Le petit Barack est un énorme symbole, positif et sympathique !
Mais … que pourra-il faire dans notre monde sinistré ?

RSR1 14-01-2009

08:32 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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