30/01/2009

Mormons et arabes n’existent pas !

Les mormons accordent une importance obsessionnelle à leurs généalogies. Ils les reconstituent pour baptiser leurs ascendants et leurs « collatéraux », qui descendent des mêmes ancêtres. Bob Siné, pour peu qu’il partage un ancêtre avec un de ces agités de la calotte, est peut être Mormon, sans le savoir, grâce à un ordinateur planqué dans l’Utah !
Dans ces pratiques, il y a l’obsession de décider qui est Mormon et qui ne l’est pas. Or, les 6,7 milliards d’humains actuels descendent d’une petite population de la préhistoire, il y a entre soixante et cent cinquante mille ans. Aucun doute, nous sommes tous mormons ! Pas la peine d’emmerder la planète, ils n’ont qu’à baptiser au Karcher !
Alors, me direz-vous, on est aussi tous arabes, juifs, femmes, noirs et malades, comme Coluche il aurait dit ?
Ben non, of course ! Prenons les arabes, pour éviter le tribunal : il y en a des chrétiens, des musulmans, peut-être même des juifs, arabes honteux. Ce qui définit l’arabe, c’est la langue qu’il parle, qui varie tant qu’ils ne se comprennent plus entre la Mauritanie et la Syrie. Et puis on a l’habitude de qualifier de rebeu une troisième génération de français qui n’aligneraient pas trois mots dans la langue de leurs grands parents et connaissent moins le Maghreb que les tarés du Club Med.
Rien n’est plus con que les revendications d’identité linguistiques, nationales, religieuses ou footbalistiques. Dépourvues de sens, elles  servent d’angle d’attaque aux racismes, aux conflits et aux oppressions.
Je suis fier d’être cauchois, auvergnat ou suisse allemand quand j’ai bu un calva de trop ! Mais je n’emmerderai personne avec ces conneries …

Dédé la science
Siné Hebdo No3

03:55 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/01/2009

Machos Bobos Socialos

Il y a onze costards – cravates, et Sandrine Salerno comme raton - laveur dans les fonctions prestigieuses et bien rémunérées de magistrats de la ville et du canton de Genève.
La république doit donc se situer entre l’Afghanistan et l’Arabie Saoudite quant à la représentation des femmes dans les exécutifs !
Merci Sandrine, de rappeler que les femmes existent et ont un cerveau !
Il s’agit pourtant d’une majorité de magistrats d’une gauche adepte théorique de la parité, élus par une majorité d’électrices.
Rien à espérer des droites, extrême - droites et des chrétiens, le machisme fait partie de leur fonds de commerce !
Mais quand sept magistrats socialistes, Verts et « A gauche toute ! » ont été élus en éliminant ou en cherchant à éliminer par magouilles les candidatures féminines de leur parti, on est en droit de demander des comptes.
En particulier aux socialistes, chez qui, jadis, Ruth Dreyfus et Micheline Calmy – Rey n’ont pas vraiment démérité !
Il paraît pourtant que Manuel Tornare, las de la ville et avide de canton, envisagerait un ticket socialiste mono sexuel avec Charles Beer pour les prochaines élections au Conseil d’Etat.
Les femmes de gauche ont presque obtenu la parité dans leurs groupes au parlement.
Elles y font de la figuration, très contraignante, mal indemnisée et illusoire, face à une implacable majorité de droite.
Mais quand il s’agit d’éventuelles candidatures « sérieuses », au pouvoir et à ses bons jobs, leurs collègues mâles les renvoient vite fait dans leurs foyers ...
Que font les électrices ?
Ne sont-elles pas toujours prisonnières des schémas de dominance mâle intériorisés jadis par leurs grand mères ?

RSR 1 28-01-2009

08:26 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/01/2009

Les origines de mon cul


Le passé, c’est comme les paysages : plus il est loin, moins on le voit, moins on en sait. Les origines de l’univers, de la vie, des humains, du bouton à quatre trous sont donc le moins connu du truc ! Comme la science consiste à savoir ce que l’on ne sait pas pour pouvoir parler du peu que l’on sait, elle devrait la fermer, ou se faire humble, dès qu’il s’agit d’origines...
Mais voilà ! Depuis que les confesseurs ne font plus recette, public et médias interrogent les scientifiques sur les origines de tout. Le moindre chercheur qui n’a rien trouvé est bombardé « savant » et fait carrière s’il dit qu’il sait des trucs auxquels tu ne comprends rien...
Les prêtres et les « savants » sont les ennemis absolus de la science !
Les prêtres parce qu’ils ont la foi et qu’un scientifique ne doit « croire » en rien.
Les « savants » parce que, contrairement au vrai scientifique, modeste et qui doute de tout, ils  répondent de façon péremptoire à n’importe quelle question. Si possible, comme les médecins de Molière, par de grandes phrases et de gros mots, incompréhensibles par toi et moi, surtout quand ils ne savent rien ! Ce qui me fait marrer, c’est que beaucoup de ces imposteurs prennent des looks de prêtres, en particulier en origine de l’homme et de l’univers : chemise indienne parfois et toujours barbe fleurie ! (même les rares nanas, mais c’est une autre histoire…).
Et ils vous racontent comment ils ont trouvé Lucy en Afar alors qu’ils glandaient au quartier latin. Ou bien Toumaï dans les tempêtes de sable du Tchad… En fait, ils sont arrivés en urgence de Poitiers, où ils bâfraient tranquilles, à Ndjamena, pour la conférence de presse*. Puis se sont empressés de virer, comme un malpropre, celui qui avait fait le sale boulot dans le désert.
Comme les savants sont très importants pour la télé de merde, on a rénové luxueusement leur maison de retraite du Collège de France, avant même le couvent des Bernardins.   
Bon, je n’ai plus de place et j’ai pas encore parlé de mon cul ! Ce sera pour une prochaine fois …

Dédé-la-science                    in Siné Hebdo N°2

* cf. Alain Beauvilain « Toumaï » éd. La table ronde et ses dernières publications

13:42 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

22/01/2009

Obama n’est pas noir !

1530585801.jpg

Qualifier Monsieur Obama de noir est une erreur grave qui montre que le langage des commentateurs de nos médias n’est pas sorti de la ségrégation raciale.
Celle-ci classait noir celui qui avait une « goutte de sang » noire, soit un seul ancêtre africain, fût-ce parmi 256 ancêtres à la huitième génération.
Mais on n’était pas blanc si l’on avait 1, 2 ou même 255 ancêtres blancs, puisqu’il s’agissait de préserver la prétendue « pureté » de la soi disant « race blanche ».
Pas mal de prétendus noirs américains ont donc une majorité d’ancêtres européens.
Sortir du vocabulaire raciste impose de ne pas considérer Obama comme noir ou blanc. Ni même comme noir et blanc, ou métis, tellement ces expressions sont dépourvues de sens biologique.
Compte tenu de ses origines bi – continentales, Obama pourrait, contrairement à beaucoup d’autres, être qualifié à juste titre d’afro américain.
Mais si l’on étend ce terme à tous les descendants d’esclaves des Amériques, il faudra en remontant plus le temps, nous qualifier d’afro - européens.
Je n’ai rien contre ! Mais, comme les humains modernes viennent sans doute tous d’Afrique, à plus ou moins long terme, l’afro ne signifie plus rien !
Le principal mérite de Barack Obama est, à ce jour, de rappeler l’unité de notre espèce à la face du monde et que les races humaines n’existent que dans la tête des racistes.
Quoi qu’il fasse, ses succès et ses échecs seront ceux d’un individu et d’un pays, pas ceux d’une race ou d’une ethnie.
Succédant à Calamity Bush, il aura, d’ailleurs, du mal à faire pire !

RSR 1  21-01-2009

 

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/01/2009

Ya que la foi qui tue !

Aux admirateurs de Calvin en fête, de Bush, Israel, Ben Laden, Ratzinger and Co, cette petite humeur parue dans l'historique Siné Hebdo N°1

Il a fallu couper des têtes pour avoir enfin, dans de rares pays, le droit d’écrire que l’état du monde n’était pas décrit par des vieux bouquins merdiques, réputés sacrés, ou par les délires des prêtres et gourous qui vous piquent veaux, vaches, cochons, pognon. C’est toujours dommage de couper des têtes, ça salit la moquette et ce n’est pas rationnel comme argument ! Mais, il y a deux siècles, cela a permis d’engendrer une science, basée sur le « principe des causes actuelles » : nos interprétations du monde ne doivent faire appel qu’à des phénomènes observables ou vérifiables aujourd’hui. Ce qui exclut l’irrationnel et toute forme de foi, et permet de mettre d’accord ceux qui sont prêts à regarder le monde sans préjugés. Somme toute, cette science était un truc pour mettre les gens d’accord sur ce qui les entoure, et peut être, un jour, sur eux-mêmes.
Aujourd’hui, seuls des sauvages religieux ou militaires tuent encore pour convaincre. Convaincre est devenu le rôle des enseignants et surtout des médias, devant les techniques desquels les enseignants ne pèsent pas lourd. Chassés par la guillotine, les prêtres reviennent par la télé qui, pour bien vendre, ne doit fâcher personne. On n’arrête pas de vous y seriner que la foi et la science sont des dimensions différentes et compatibles, en prenant à témoin un certain Descartes qui ne séparait parfois l’âme et le corps que pour échapper à la répression cléricale dans sa recherche. Rien n’est plus faux : où la foi passe, la science trépasse et vous ne mettrez plus personne d’accord sur l’état du monde !

Dédé-la-science

18:13 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

14/01/2009

Voter pour quoi, pour qui, et après ?


Une grande imposture du monde occidental consiste à faire croire aux peuples que démocratie électorale, liberté d’opinion et respect des droits humains vont de pair, alors qu’ils sont souvent contradictoires.
Il est pourtant clair qu’en politique, comme en science, ce n’est pas parce que l’on est majoritaire que l’on a raison.
Faut–il rappeler qu’Hitler est parvenu au pouvoir par des élections plutôt libres, comme les dirigeants iraniens, israéliens ou le Hamas aujourd’hui ?
Mais voter n’a de sens que si un choix existe entre des options différentes, que les élus seront tenus de respecter, une fois au pouvoir.
Ce qui n’est pas le cas s’il ne s’agit que de confier le pouvoir à un humain, ou une faction, qui en fait ce qu’il ou elle veut.
Ou bien, si la manipulation de l’opinion, fait que la politique sera de toute façon la même, parce que ce serait, prétendument, « la seule possible ».
Ce que les néo - libéraux et leurs clones socialistes, parés des plumes de la crise, essaient encore de nous faire croire aujourd’hui.
Une démocratie électorale comme Israël peut piétiner les droits humains et les libertés élémentaires, tant qu’il s’agit de ceux des autres ou de ceux qu’elle exclue sauvagement.
Des régimes plébiscités, comme les théocraties islamiques, peuvent anéantir toute liberté de penser ou de s’exprimer.
Et la « plus grande démocratie du monde », bardée des médailles de la chrétienté, peut continuer à prétendre rétablir la liberté, en bousculant des régimes, élus ou pas, partout où il y a du pétrole ou des matières premières à rafler.
Le petit Barack est un énorme symbole, positif et sympathique !
Mais … que pourra-il faire dans notre monde sinistré ?

RSR1 14-01-2009

08:32 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/01/2009

La biologie, sans dieux ni maîtres !

        Un excès de notre culture mathématique considère comme événements les anniversaires décimaux, qu’il s’agisse des noces d’or de mamie ou du quatrième centenaire et demi de l’Université !
        Cette année, des biologistes vous saouleront avec le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin auquel ils vouent un culte de la personnalité stalinien.
        Pourtant, l’essentiel des découvertes sur l’histoire de la vie a précédé sa naissance ou est postérieur à sa mort.
        Que l’histoire de la vie ait été très longue et que les êtres vivants, humains compris, constituent une seule généalogie était écrit dans la Philosophie zoologique de Lamarck. Une synthèse bicentenaire aussi cette année, mais non célébrée, pour cause d’impérialisme culturel anglo-saxon !
        Darwin a été très important pour propager des idées de Buffon, Malthus, Lamarck, Wallace, Carl Vogt même, et pour la théorie de la sélection naturelle. Il a proposé, timidement, que l’histoire de la vie se passe de finalité, ce qui balaie les dieux hors du champ de la biologie. 

         Parce qu’il pousse la bible hors du réel, les fondamentalistes haïssent Darwin!
         Ce n’est qu’il y a vingt ans qu’un pape, sous pression sociale, reconnut une partie de son œuvre.
         Sinon, Darwin n’avait presque rien compris à la génétique, croyait, à tort, à l’hérédité biologique de l’acquis et se montrait parfois raciste ou xénophobe.
         Son œuvre est impressionnante par son volume, mais datée.

         Elle ne justifie pas que l’on en fasse LE prophète d’une biologie qui n’a besoin ni de dieux, ni de maîtres !


RSR1 07-01-2009

08:34 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |