08/03/2009

Salauds d’animaux !

Même les Bonobos !

Ces chimpanzés lubriques étaient décrits comme de paisibles végétariens, bien différents de leurs cousins « grands » chimpanzés, bagarreurs et violents. Ils ont été observés dans la nature, au Congo, par Gottfried Hohmann. Ce dernier a constaté qu’ils chassaient de petites antilopes et d’autres singes. Ils n’hésitent pas à déchirer leurs proies vivantes et à les bouffer toutes gigotantes, sans égards pour les hurlements de protestation de leurs victimes.
Cette absence de sensiblerie animalière de nos plus proches cousins rejoint le débat sur la violence et l’agression qui opposa Lorenz et Laborit. Lorenz prétendait que celui qui chasse une autre espèce n’est pas agressif, l’agressivité étant réservée aux congénères de même espèce avec qui l’on est en compétition. Il ajoutait que les herbivores peuvent, comme les taureaux, être très agressifs, ce qui dissocie chasse et agression. Laborit prétendait que le chasseur était agressif, comme en témoignent les échanges de postures et de menaces entre chasseurs et chassés, en particulier quand le chassé défend sa peau.
Le vrai problème est la représentation des émotions de l’autre et l’identification à celui-ci que se fait chaque animal, ce dont nous ne savons rien.
Il est peu probable que le héron qui gobe une grenouille se voit en train de malmener un semblable. Mais le chien qui agresse le chat familier du voisin ou bien un humain entrant sur son territoire montre tous les signes de l’agression.

Comme les traders des fonds de pension ou les banquiers qui rackettent, au quotidien, les petits vieux et les pays pauvres, cachés derrière les écrans inhumains de leurs ordinateurs...

In Siné Hebdo N° 8

12:37 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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