11/03/2009

Le prix impayé de la maternité

En Afrique de l’ouest, la couture était réservée aux hommes et il était impensable qu’une femme manie l’aiguille comme le faisaient nos grand’mères.
Avec la « modernité », les femmes doivent faire la couture en plus, sans compensation.
La répartition sexuelle des tâches est un arbitraire culturel universel, qui n’a rien de sexiste tant qu’elle est équitable et susceptible de dérogations en cas de crise.
En cas de déficit d’un sexe ou de l’autre, les Inuits éduquaient des transsexuels, femmes qui chassaient ou hommes qui traitaient les peaux.
Par une juste volonté d’égalité des droits, notre société a pris des lois qui mettent les femmes au travail salarié mais négligent deux choses.
D’abord la biologie, qui fait que les mâles ne sont pas près de prendre une part équitable à l’enfantement.
Les mères au travail, très mal protégées, récoltent ainsi une double peine.
Ensuite la tradition orale et les mœurs, qui changent beaucoup moins vite que les lois et perpétuent les pires traditions sexistes et machistes.
En fait de droits, les femmes ont gagné de nouvelles obligations, sans perdre les anciennes le plus souvent !
Dans la compétition néo - libérale les femmes sont handicapées parce que leur fonction maternelle est considérée comme une ressource gratuite.
Il y a une bonne façon d’en sortir : liquider le capitalisme !
Et puis une mauvaise, en attendant : reconnaître que la maternité est une nécessité précieuse.
Son prix, élevé, doit être payé d’urgence, à sa juste valeur, par beaucoup plus d’argent, de droits et de facilités pour les travailleuses.

RSR1 11-03-2009

08:02 | Tags : femmes, maternité, travail, sexes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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