25/03/2009

Comment s’en mettre « plein les fouilles » !

Dans le samedi culturel du Temps et sur ces ondes, Arnaud Robert a publié une remarquable enquête sur le pillage des sites archéologiques africains.
Selon lui, le mécanisme est simple. En voici un exemple !
Des pilleurs déterrent sur commande au Nigéria de magnifiques terres cuites dont l’exportation est interdite.
Ils les passent clandestinement dans des pays voisins.
Là elles sont achetées, « en toute légalité », par des commerçants ayant boutique sur rue à Paris.
Un très riche « touriste » suisse peut, alors, en acheter et les ramener chez lui comme souvenir, entre une photo de la Joconde et une tour Eiffel en plastique.
Puis il les expose dans son musée privé ou bien les vend au prix fort …
Notre conseiller administratif chargé des affaires culturelles a eu la bonne idée de recruter un collaborateur étranger de notre « touriste » comme directeur du Musée d’Ethnographie de Genève.
Ce dernier utilise, depuis, le musée municipal comme lieu de promotion de ces activités « artistiques », culturelles et rémunératrices.
Notre « touriste » a reçu un prix de l’université l’an passé, après un petit don à une faculté.
Comme pour le pétrole, la nourriture et les matières premières, notre rapport aux biens culturels des pays du sud est simple :
On contourne leurs lois, on néglige le recel, on achète à bas prix, à n’importe qui, et on revend très cher.
Le tout au nom d’une prétendue liberté du commerce et au mépris de conventions internationales que la Suisse signe parfois, mais ne ratifie pas ou n’applique pas.
Comme la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon et bien d’autres …

RSR1 25-03-2009


08:33 Publié dans rsr.ch | Tags : pillage, archéologie, afrique, pays du sud, biens culturels, musées | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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