01/04/2009

L’Europe du sperme

L’insémination artificielle humaine est l’un des domaines où les législations européennes sont les plus différentes et les plus incompatibles.
Suivant l’exemple scandinave, des pays de plus en plus nombreux estiment que connaître son géniteur mâle fait partie des droits de l’homme.
Un enfant issu d’insémination avec donneur a donc le droit de connaître l’identité du donneur de sperme.
A l’opposé, la France a fait un principe éthique de l’anonymat des donneurs et de la gratuité du don.
Les banques de sperme françaises sont tenues au secret testiculaire.
En conséquence, de nombreux étrangers ont pris l’habitude de placer leurs dépôts en France.
La baisse de la qualité du sperme et la raréfaction des volontaires dans les pays sans anonymat engendrent un important trafic transfrontalier.
Pour lutter là-contre, des pays anglo-saxons rémunèrent les dons, ce qui ne fait qu’aggraver le trafic.
Micheline Calmy - Rey lors de son séjour à Paris aurait menacé d’exiger la levée du secret testiculaire si la France persistait à demander celle de notre secret bancaire.
Cette fermeté du Conseil fédéral a provoqué la panique, d’abord à l’Elysée, où l’on a décidé d’écarter Rachida Dati.
Mais aussi à Genève où personnalités et petits porteurs se sont précipités dans les banques de sperme françaises, dans le vain espoir de récupérer leurs dépôts.
Patrice Mugny a démenti faire partie des petits porteurs craignant la levée de l’anonymat français.
Selon lui, les Verts sont, depuis toujours, partisans de la libre circulation du sperme en Europe !

RSR1 1er avril 2009

11:41 Publié dans rsr.ch | Tags : sperme, banque, secret, europe, conseil fédéral, crise, poisson d'avril | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.