13/07/2009

Orgasmes belges

Un chercheur et une revue, dont nous tairons les noms pour ne pas leur faire de publicité, ont publié une recherche décapante.
Seize étudiantes (l’échantillon est petit, mais le chercheur, écossais, limite les frais !) de « l’Université de Belgique » (comme s’il n’y en avait qu’une !) ont été priées de remplir un questionnaire sur leur sexualité, puis de déambuler dans un lieu public où on les filmait. Un jury de sexologues et étudiants en sexologie, « spécialement formés », décidait ensuite, au vu de leur démarche, qui avait des orgasmes vaginaux. Ses réponses auraient été « exactes à plus de 80% », selon le questionnaire dont il ignorait les données. Suit une flopée d’informations et d’interprétations contradictoires, dont on retient que les orgasmeuses vaginales allongent plus le pas et roulent plus les fesses.
Le taux de succès serait déjà 50% si les réponses avaient été données au hasard. Sur 16, les 30% de plus représentent 5 étudiantes, ce qui relativise la performance.
Notre chercheur doit être candidat aux « Ig Nobels », qui récompensent les recherches les plus débiles et les plus inutiles de l’année ! Sa démarche, si j’ose dire, évoque un psychanalyste machiste d’autrefois, qui prétendait reconnaître, par un « syndrome des fesses serrées », les femmes peu épanouies qu’il croisait.
L’épanouissement ou le mal de vivre influencent certes nos postures et nos démarches. Filmer et mater des étudiantes pour spéculer sur leurs orgasmes est moins pénible que bien des travaux de labos. Moins innovant aussi !

In Siné Hebdo N°20

13:26 Publié dans dédé siné | Tags : orgasme vaginaux, sexologie, belge, démarche, épanouissement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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