23/09/2009

Le Grand conseil et l’argent

Les élections au Grand conseil sont, pour les constituants genevois, une bonne occasion d’en parler.

Comment éviter que 14% des électeurs ne soient pas représentés au parlement ?

Le seuil de 7% pour qu’un parti ait des élus fausse les résultats et bloque l’innovation politique.

Faut-il poursuivre avec un parlement de milice, prétendu « bénévole » ?

Ses membres sont occupés presque à mi-temps, souvent de manière imprévisible le soir, la nuit ou aux heures de travail.

Impossible pour ceux qui travaillent avec des horaires contraignants et pour les mères de familles non – riches !

D’où une représentation excessive des rentiers, des oisifs et des professions où l’on gagne beaucoup en travaillant peu.

Ainsi que de ceux dont l’activité parlementaire sert des intérêts privés généreux, plutôt que l’intérêt public.

Car, si les députés sont peu indemnisés, les campagnes des partis sont financés par le monde de l’argent : beaucoup pour la droite, moins pour la droite honteuse, verte ou socialiste.

L’Union soviétique et le Vatican ne payant plus, les autres ont disparu ! On attend un Parti Islamique Genevois, pétro - dollarisé …

L’état actuel est un pseudo - bipartisme, à l’anglo-saxonne.

Les seuls enjeux sont de savoir si l’on démantèlera les services publics plus ou moins vite.

Ou si un léger lubrifiant social adoucira les suppressions d’emplois.

Notre démocratie financière et médiatique est créative au niveau du droit d’initiative et de la liberté d’expression.

Mais le mode d’élection et le fonctionnement du parlement la remettent vite sur les rails du pouvoir de l’argent !

Vous remarquerez que le banditisme financier, qui faisait l’actualité, est absent de la campagne.

Et du programme des partis représentés ! Cela vous étonne ?

 

RSR1 23 - 09 - 2009

16:21 Publié dans rsr.ch | Tags : grand conseil, constituante, mode de scrutin, argent, partis | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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