28/10/2009

Mon pote le virus…

Si une cellule humaine mesurait dix mètres, le virus de la grippe A serait gros comme une noisette.

Dans sa coque, huit gènes, inertes.

La coque peut les injecter dans une cellule.

Si la cellule est vulnérable, elle copie alors le virus en grandes quantités.

La copie des virus comporte souvent des erreurs, des mutations : autant de nouveautés !

Parfois, plusieurs virus infectent la même cellule.

Ils mélangent alors leurs gènes et créent de nouveaux virus, désuets ou redoutables.

Les virus sont donc les enfants de la chimie et du hasard.

Certains s’attaquent à plusieurs espèces vivantes, d’autres à une seule.

Mais s’ils tuent tout le monde, ils disparaissent aussi !

En mutant, ou en se mélangeant, les virus peuvent changer : d’inoffensifs à dangereux, ou l’inverse.

Ils peuvent aussi changer de transporteurs : passer des porcs aux oiseaux, ou bien aux humains.

Malgré ses soixante mille milliards de cellules, dotées chacune plus de gènes que soixante mille virus, chacun de nous peut être tué par un seul virus.

Et notre espèce pourrait disparaître si les virus se trompaient un peu trop en se recopiant.

Une seule mutation, au hasard, du plus infime virus pourrait mettre fin à l’histoire des humains et de la pensée, des dieux et des stars… Bref, à l’histoire tout court…

Finies les religions, les civilisations, les philosophies, la gastronomie et l’érotisme. Morts la Lambada et Mozart, le loto et le foot !

Comme Brassens, personne n’aurait plus jamais mal aux dents…

Quelle leçon de modestie ! Mieux vaut en rire…

 

RSR1 28-10-2009

 

 

11:22 Publié dans rsr.ch | Tags : grippe a, virus, évolution, fin de l'humanité, biologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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