03/02/2010

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »*

Ceux qui regardent au-delà de nos frontières ont senti une dégradation récente de l’image de la Suisse.

Le sympathique pays des montres et du chocolat faisait envie : paix, luxe et qualité de la vie !

Y travailler, y avoir un chalet pour ses vieux jours étaient des rêves pour beaucoup.

Stars et maffieux se disputaient les villas et résidences somptueuses, où ils résident souvent plus que Johnny.

Certes, cette qualité de vie devait beaucoup au secret bancaire et autres lois sur l’argent.

Mais il n’y avait guère que Jean Ziegler pour s’en plaindre !

D’un coup, les médias du monde se mettent à dénoncer ces pratiques financières, les courtages honteux, les trafics d’armes.

Ils clament que nos ports francs abritent des entreprises de trafic et de recel d’art bénies par nos autorités.

Plus étonnant : ces attaques ne viennent ni de Cuba, ni de l’extrême gauche.

Elles viennent du monde anglo-saxon, prophète de la finance sauvage ou de chez tatie Angela, pas très gauchiste…

Et même des sbires du micro Amin Dada gaulois !

Bref, de tous ceux dont les proches exploitent nos dérégulations…

Un livre de Ian Hamel, journaliste au Matin Dimanche, paru off-shore, pose la bonne question dès son titre :

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »* …

… ne servait plus à rien au monde du crime capitaliste, devenu trop visible au bord du lac, ou même à Zoug.

Mais je ne partage pas le pessimisme de l’auteur :

La crise du monde de l’argent frappe bien en premier chez nous, où il est religion d’état, loin devant Jésus.

Mais ce peut être une bonne occasion de poutser.

Propre et en ordre ? On aime bien ici !

RSR1 03-02-2010

* Collection « A dire vrai », éd. Larousse, Paris.

12:17 Publié dans rsr.ch | Tags : suisse, banque, secret, courtage, armes, trafics, réputation, port-franc | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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