12/05/2010

Evaluer le bien, le mal, la vérité ??

Les crises ont pointé la responsabilité de trois « agences de notation » nord américaines dans les désordres financiers.

Une variation de leurs cotations suffit pour qu’une entreprise ou un pays entier soit coulé par les spéculateurs qui les suivent.

Ces sociétés privées, rémunérées par leurs clients, donc pas indépendantes du tout, dictent le bien et le mal sur les marchés.

Elles détruisent le monde par pièces, mais nul ne remet en cause leur pouvoir usurpé, faute d’alternative.

Cette situation rappelle celle des sciences où trois revues anglo-saxonnes privées dictent ce qui serait vrai ou faux.

Ces journaux ont abandonné les critères d’exactitude, depuis longtemps.

Un article « sexy » pour les médias et dont les auteurs sont des copains et des coquins y paraît facilement.

Aussi faux soit-il !

Mais qu’un inconnu envoie de Kuala Lumpur le manuscrit le plus important, personne ne lira même le titre de son travail…

L’étonnant, c’est que les autres pays acceptent ces conditions pour évaluer chercheurs et laboratoires.

Nos Universités, Ecoles Polytechniques ou le Fonds National Suisse de la recherche scientifique sont à genoux devant ces maffieux.

Comme celles et ceux du reste du monde.

Nos médias en parlent comme des « très prestigieuses revues Nature », ou Science, ou Compte rendus de l’Académie Américaine des sciences.

Ce qui prouve qu’en sciences, comme en économie ou en morale, l’évaluation est le vrai problème.

Le bon et le mauvais, le bien et le mal sont affaire de critères très liés aux cultures locales.

Dans tous ces domaines, il n’est donc pas très malin d’importer les pratiques des spéculateurs anglo-saxons !

RSR1 12-05-2010

11:25 Publié dans rsr.ch | Tags : évaluation, sciences, etats unis, privés, maffieux, spéculateurs, bien, mal | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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