03/06/2010

Désinformation : cherchez le coupable !

Ce Lundi 31 mai était la « Journée mondiale sans tabac ».

Le journal le Parisien a titré, en première page et gros caractères :

« Tabagisme passif : on nous aurait menti ? »

Il mettait ainsi en doute les effets de la fumée sur les non-fumeurs.

A l’origine du scoop, un pneumologue, ex - directeur d’hôpital qui, dans l’interview, confond addition et multiplication ! *

La citation qu’en donne le journal signifie que les « fumeurs passifs » risquent moins le cancer que les non - exposés !

Même financé par l’industrie du tabac, personne ne prétend que le tabagisme passif diminue le risque de cancer !

Si les propos rapportés sont exacts, un hôpital a été dirigé, longtemps, par un administrateur qui ne sait pas compter…

Si la citation est fausse, le journaliste qui le cite est, au mieux incompétent, au pire malhonnête, ainsi que ses chefs !

Le prétendu expert crie à la désinformation sur les effets du tabagisme passif, mais il ne parle que de cancer.

Il masque ainsi les effets démontrés du tabagisme passif sur les maladies cardiovasculaires, l’asthme et les bronchites.

Le journal est coupable, dans tous les cas, de faire un scoop d’une information fausse sur un problème grave de santé publique.

Même si des nuances suivent, en petits caractères.

Dans cette affaire, le journal et son informateur douteux ne font que répéter et soutenir les mensonges de la publicité du tabac.

L’université de Genève n’a pas de leçons à donner.

Une de ses ex – stars a inondé les médias de démentis des effets du tabagisme passif pendant des années…

Avant que la justice n’établisse qu’il était vendu à l’une des principales marques de cigarettes !

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* « Les 60% (des études) restantes estiment que le risque de cancer est multiplié par 0,02 » … à … « 0,15 » … « contre un risque multiplié par 10 ou 20 pour le tabagisme actif ! ».

Si la citation est exacte, l’ex directeur d’hôpital confond addition et multiplication !

En effet un risque « multiplié par 0,02 » signifie divisé par 50 !

Le pauvre homme confond donc divisé par 50 avec augmenté de 2% à 15% (soit multiplié par 1,02 à 1,15).

On notera par contre que, dans le cas du tabagisme actif, il s’agit sans doute effectivement d’une multiplication par 10 à 20, ce qui n’est pas rien !

Sans oublier les effets non pathologiques du tabac (odeurs, saleté, pollution, brûlures, dégradations, incendies,…) et leur impact sur la qualité de la vie, qui justifient, à eux seuls, les interdictions dans les lieux publics et une lutte déterminée contre le tabagisme privé !


RSR1 3-6-2010

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