30/06/2010

100 millions pour le « marché de l’art ? »

Les collections privées et les musées occidentaux détiennent des objets volés ou acquis dans des conditions déloyales.

Reliquaires, statues, fétiches, masques, objets archéologiques deviennent, à l’export, objets d’art négociables.

La mode des Arts dits primitifs ou premiers a fait monter les cours d’un commerce souvent illégal.

Faciles à transmettre, cet « art » permet spéculations et trafics, du pillage sur le terrain à la fraude sur les successions.

Il fait les fortunes illégitimes de ses négociants.

Dans ce domaine, la Suisse occupe une place privilégiée, très appréciée par le « marché de l’art ».

Pas de droits de succession.

Lenteur extrême à signer et ratifier les accords internationaux contre les trafics, oubli de les appliquer.

Dans les Ports - Francs opaques, à Genève et Bâle, des objets volés ou fraudés changent de mains ou se font oublier.

En toute discrétion jusqu’à l’an passé !

Mais l’attention sur notre pays s’est depuis portée sur eux.

Très gênant pour les riches collectionneurs et négociants qui utilisent leurs services et répugnent à aller à Singapour !

Tout ce beau monde cherche à sauvegarder une « respectabilité » mise à mal par l’information.

A la suite de Chirac, ils font main basse sur les musées et leurs collections anciennes, prises en otages.

L’abominable Musée du Quai Branly, à Paris, fût ainsi conçu pour relancer le « marché local des arts premiers ».

Coût du caprice pour le contribuable français: plus de 400 millions de nos francs.

Avec 100 millions pour un projet semblable, le musée d’ethnographie de Genève fait figure de parent pauvre…

Une honte face au rôle premier de la Suisse dans le système !

RSR 1 30-06-2010

15:39 Publié dans rsr.ch | Tags : musées, collections, pillages, trafic, ethnographie, fraude, spéculation, suisse, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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