30/09/2010

Dieu et les filles : une histoire de pattes de mouches !

 

Les Empis sont des mouches carnivores dont les mâles offrent des cadeaux à leurs femelles.

Ces cadeaux varient selon les espèces.

Chez certaines, le mâle en rut attrape une proie, se promène avec. Une femelle le voit, se rue sur la nourriture, et il en profite, en vol !

D'autres mâles, délicats, enveloppent la proie dans un ballon de soie : Monsieur emballe, Madame déballe, Monsieur emballe !

Et puis, dans la vie, on n'arrête pas le progrès !

Des Empis un peu malins offre aussi des paquets - cadeaux, mais vides : le temps qu'elle déballe...ça marche !

D'autres ramassent une fleur ressemblant à un ballon de soie...

Mon histoire de cadeaux de mouches s'arrêtait là jusqu'à la semaine dernière et à la découverte au Japon d'une nouvelle espèce.

Chez elle, la moitié des mâles ont le bout d'une des deux pattes de devant enflé, énorme : il attire les femelles comme un cadeau.

Bien sûr, ces mâles volent de travers, mais, comme ça attire les filles, ça compense leur handicap...

On en a même trouvé un qui portait cette curiosité des deux côtés. Serait-ce l'avenir des Empis ? Nul ne le sait !

Mais imaginez, messieurs, qu'au lieu d'un râtelier de montres de marques au poignet...

Vous portiez, soudé au coude, un cadeau d'une grande enseigne de confiserie,  vide si vous êtes fauchés...

Elles fondraient peut-être sur vous comme des mouches !

Deux leçons de morale importantes découlent de cette histoire de pattes de mouche.

D'abord, si Dieu existait, ce serait un esprit très pervers pour avoir inventé ces mouches monstrueuses !

Ensuite, quand les filles en ont envie, on peut faire n'importe quoi :   ça marche !

 

RSR1 29-09-2010

 

16:45 Publié dans rsr.ch | Tags : mouches, filles, cadeaux, paquets-cadeaux, pattes de mouches, leurres, dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/09/2010

Compétition n’est pas raison, surtout à l’université !

 

La compétition pour le territoire et les ressources est fréquente dans le monde vivant.

Les espèces agressives perdent beaucoup de temps et d'énergie dans ces luttes.

Les animaux sociaux limitent la compétition, par la coopération et l'inhibition de l'agression.

On voudrait pouvoir dire la même chose des sociétés humaines !

Mais la croissance démographique, la limitation des espaces et des ressources, et les différences de cultures ont généralisé nos conflits.
Elles ont répandu dans toute notre vie le goût de combattre et du plaisir idiot de monter sans cesse dans des hiérarchies sans fin.

Dans les activités comme les championnats, le foot, la chanson ou le tennis professionnels, c'est seulement ridicule.

Mais quand l'obsession de se classer envahit les hautes écoles, creusets supposés de l'intelligence, cela devient grave !

Il y a quatre ans, les écoles polytechniques fédérales et l'université de Genève triomphaient : elles étaient très bien classées !

Ces classements viennent (au nom de qui ?) d'un magazine nationaliste américain et d'une obscure université chinoise.

Depuis, nos grandes écoles ont chuté et elles dénoncent l'absurdité des classements !

Elles auraient pu la percevoir avant...

Car comme l'avoue l'ex - secrétaire d'Etat à l'Education Charles Kleiber, ces classements idiots ne servent qu'à lever des fonds.

Ils soumettent donc nos hautes écoles au monde de l'argent, et non aux objectifs pour lesquels elles furent créées :

culture, recherche, formations et enseignement supérieurs.

 

RSR1 22-09-2010

 

 

 

 

 

 

21:59 Publié dans rsr.ch | Tags : classements, hiérarchies, hautes écoles, universités, écoles polytechniques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/09/2010

MEG et « libre opinion » massacrés à la tronçonneuse !

Voici un cas de censure maladroite et mesquine de votre Julie !

Vous savez que les habitants de la ville votent actuellement et jusqu'à ce week-end pour ou contre la délibération du conseil municipal attribuant un crédit pour la rénovation du Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) ... et la suppression d'un espace vert. Si vous ne le savez pas, vous retrouverez facilement plusieurs billets sur ce blog expliquant pourquoi, au delà de la juste cause des arbres défendus par cette votation, je trouve le projet de rénovation du MEG scientifiquement aberrant, architecturalement désastreux, pédagogiquement nul et par dessus tout ruineux pour un résultat lamentable.

La semaine passée, on me demande courtoisement de rédiger une libre opinion  « contre » dans votre Julie, face à une libre opinion « pour » de Monsieur Jean-Paul Barbier Müller. Ce que je fais en suivant rigoureusement les consignes, en particulier concernant la longueur du texte.

Ces textes sont parus samedi passé, mais j'ai eu la surprise - puisque personne ne m'en a prévenu ! - de trouver un certain nombre de remaniements dans le mien. Pour en témoigner, je vous livre ci-dessous le fichier exact que j'avais envoyé, où j'ai juste mis en gras ce qui avait été changé, que je vais commenter ici :

 

-       le titre énergique « Musée massacré à la tronçonneuse ! » a été remplacé par un pâle « Non aux petits ethnographes » , sans point d'exclamation. Cela peut se comprendre dans la mesure où le principe était un débat oui - non et où c'était fidèle à l'esprit du texte. Mais on aurait pu me demander mon avis, en particulier parce que cela supprimait l'allusion au massacre des arbres qui a permis la votation. C'est un problème récurrent que dans les journaux : au prétexte de respect de la maquette et de politique de communication, des individus prétentieux se permettent de faire ce qu'ils appellent avec mépris « la titraille », c'est - à - dire de changer tous les titres d'articles sans consulter les auteurs. Or le titre est un élément essentiel de l'article qu'il est censé résumer et promouvoir. Souvent le lecteur ne lit que lui et ne va pas plus loin. Certes peu d'auteurs font de bons titres ! Il n'empêche que ce serait les respecter que de leur soumettre ces « meilleurs » titres avant parution, ce sont eux qui les signent. L'urgence des bouclages est un mauvais prétexte !

-       une parenthèse a été rajoutée !                                                                                                                                              (récemment dans le cadre de la codirection d'un catalogue d'exposition)

Elle précise, en la minimisant, une collaboration du directeur du MEG, nommé par Patrice Mugny et Boris Drahusak, avec le musée privé Barbier-Müller. Ajouter une phrase à une libre opinion, comme si elle venait de l'auteur et sans le prévenir, est, encore une fois, un procédé qui peut se discuter, même si la phrase en question est exacte, dans la mesure où elle limite la portée du texte et prépare la modification suivante...

-       les phrases suivantes ont été carrément supprimées :

« Ce qui doit réjouir son (ancien ?) patron, Monsieur Barbier - Müller, qui espère, depuis longtemps, vendre à Genève les remarquables et fort coûteuses collections familiales. Du moins ce qui reste après de bonnes affaires avec le discuté Musée du Quai Branly à Paris et quelques autres. Avec quel argent ? »

Il s'agissait pourtant d'un élément essentiel du débat. Le directeur du musée annonce une politique d'acquisition de collections pour laquelle il n'a pas de budget conséquent. Le contribuable peut donc s'attendre à de juteuses demandes de crédits au Département de Affaires Culturelles que convoite Monsieur Drahusak pour succéder à Monsieur Mugny. Par ailleurs, Monsieur Barbier - Müller, qui, ce n'est pas un mystère, vend ses remarquables collections, a souvent critiqué dans la presse, les medias ou des exposés publics, le MEG qui voulait « construire un écrin alors qu'il n'avait pas de bijoux » et la ville, ou le canton, dont les budgets de la culture auraient dû servir à acheter « des » collections. Manifestement, il ne fallait pas faire remarquer que la politique annoncée risquait de coûter beaucoup plus cher que le budget déjà scandaleux de l'agrandissement du musée et ses dépassements prévisibles. Ni surtout que le défenseur principal du projet pourrait, éventuellement, avoir des intérêts privés dans de futures acquisitions proposées par un directeur qui fût un de ses collaborateurs...

-       enfin la chute du texte a été amputée de la partie en gras ci-dessous et la signature de l'adresse de ce blog où l'on retrouve plusieurs billets développant mes arguments :

« Au delà des arbres, ce projet tronçonnerait la culture et les budgets, style Patrice Mugny - Boris Drahusak ! »

Il s'agissait ici de rappeler que c'est un magistrat Vert et son directeur et candidat successeur Vert, réputés pour leurs méthodes brutales de « Khmers Verts », tous deux supposés de gauche par leurs électeurs, qui sont à l'origine de la nomination de l'étrange directeur du MEG et de ce projet ruineux et destructeur d'un espace vert. Ainsi que d'une politique qui plaît tant à mon prestigieux opposant, marchand et détenteur d'une des plus belles collections du monde, star de l'immobilier et de la finance genevoise ... et grand ami d'Edipresse !

 

Que la rédaction de la Tribune, journal d'Edipresse, ne veuille pas contrarier Monsieur Barbier - Müller et ses obligés du MEG peut se comprendre. Qu'elle propose à un opposant notoire une libre opinion « à égalité » avec l'intéressé est tout à sa gloire et souligne son aspiration déterminée à une façade démocratique. Qu'elle change un texte de façon critique sans consulter celui qui le signe n'est pas très courtois, ni malin à une époque où les blogs et autres médias permettent de la prendre la main dans le sac...

Cela dit, c'est sans rancœur, ni méchanceté, que je l'évoque ici, dans la mesure où, par rapport à ce qui se passe ailleurs et jusque dans les pays frontaliers, c'est déjà très bien d'avoir été publié, même après un peu de chirurgie éditoriale contrainte et peu esthétique !

 

 

Annexe : texte original envoyé, parties changées, dans l'article paru, soulignées en gras :

 

Musée massacré à la tronçonneuse !

Le souverain de la ville de Genève vote sur l'initiative contre la délibération du conseil municipal qui attribue un fort crédit pour l'agrandissement minimal en sous-sol du Musée d'Ethnographie.

Ceci au prix de la destruction d'un espace vert planté de grands arbres, remplacé par une dalle de béton. Pour masquer cet attentat contre la qualité de la vie, on planterait, sur le béton, une sorte de jardin de bonsaïs et fontaines. Les promoteurs se vantent de planter plus d'arbres (nains) qu'ils n'en abattent (de vénérables !). Les électeurs apprécieront à quel point on se moque d'eux !

Au delà des arbres, examinons un projet qu'il serait grave de rejeter s'il devait remplir une fonction essentielle.

Dans la Genève Internationale, le Musée d'Ethnographie aurait pu devenir LE lieu de rencontre des civilisations et des cultures du monde, lieu de retrouvaille de ses origines pour les visiteurs, les résidents d'origines étrangères et des scolaires, lieu d'initiation aux autres pour les autochtones appelés à découvrir le monde et ses ambassadeurs parmi nous. C'était le projet Esplanade des mondes, un musée des civilisations comme il en existe d'excellents et très fréquentés à Québec, Mexico, aux Etats-Unis et ailleurs. Une campagne de dénigrement l'a fait échouer.

Aujourd'hui, on nous propose un musée d'objets anciens, de souvenirs de voyages genevois, parce que, comme l'écrit le directeur Boris Wastiau dans un tract, quand nous voyageons, « nous sommes tous de petits ethnographes » ! Le Musée d'Ethnographie de Genève, fondé par Eugène Pittard, immense anthropologue, est tombé entre les mains d'un auto - proclamé « petit ethnographe » venu d'un musée colonial belge et collaborateur du musée privé Barbier - MüllerXXXXX... Dans son programme, centré sur la collection comme dans un musée du XIXème siècle, l'acquisition est au premier rang. Ce qui doit réjouir son (ancien ?) patron, Monsieur Barbier - Müller qui espère, depuis longtemps, vendre à Genève les remarquables et fort coûteuses collections familiales. Du moins ce qui reste après de bonnes affaires avec le discuté Musée du Quai Branly à Paris et quelques autres. Avec quel argent ?

Comme le budget prévu est englouti par le musée parking souterrain, le contribuable peut prévoir qu'au delà des cent millions de la réalisation après les habituels dépassements, on lui demandera de fortes rallonges comme crédits d'acquisition ou bien pour installer - où ? - les nécessaires réserves, inexistantes dans les plans.

Genève a déjà un musée d'objets ethnographiques dont les prestigieuses collections attirent un public confidentiel de riches collectionneurs, acheteurs et amateurs éclairés. Comment le conseil administratif et le conseil municipal ont-ils pu voter de faire du musée d'Eugène Pittard un Musée Barbier - Müller bis, tellement plus pauvre et plus laid que l'original de la rue Calvin ?

Au delà des arbres, ce projet tronçonnerait la culture et les budgets, style Patrice Mugny - Boris Drahusak !

 

André Langaney

http://www.alanganey.blog.tdg.ch/

 

(2980 signes, espaces compris + titre et signature)

 

 

 

20/09/2010

Genève : à vendre ?

Le Courrier dénonçait le samedi 11/9 la mainmise de la Fondation Gandur sur le projet d'extension du Musée d'Art et d'histoire de Genève.

Samuel Schellenberg y expliquait comment une donation, assortie d'une convention déloyale, laisserait au privé la maîtrise du musée.

Ceci rappelle, sous une forme différente, ce qui se passe au Musée d'Ethnographie de Genève, autre projet nauséabond qui fait l'objet d'une votation en cours et dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises récemment ici.

Et puis, comment ne pas songer à l'initiative dite « Genève plage pour tous », qui consiste à en éloigner ceux qui ne pourraient pas payer !

Qu'y a-t-il de commun entre ces trois affaires ?

A chaque fois, un milliardaire vaudois, indigène ou kazakh tente de prendre le contrôle d'une institution publique genevoise gérée par un magistrat Vert.

Les motivations sont différentes, entre celui qui veut squatter un musée et celui qui veut investir dans le luxe le long de la rade.

Mais il s'agit toujours de piloter par le pouvoir d'une fortune personnelle ce qui devrait l'être par une politique démocratique et ses conseillers.

On s'étonne que ce soit des gouvernements municipal et cantonal à majorités élues à gauche qui veuillent ainsi privatiser !

Mais c'est une vieille tradition des magistrats de la "gauche" bourgeoise de gouverner à droite, par électoralisme puéril ...

Dans le cas du musée d'Art et d'histoire, le magistrat Vert est plus sensible aux sirènes de l'argent qu'aux convictions de ses électeurs.

Une initiative populaire viendra sans doute bloquer ce projet inacceptable, où le municipal se tire une balle dans le pied.

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays où le dernier mot est au pouvoir plutôt qu'au peuple...

Mais les préparatifs de ces mauvais coups coûtent cher, et surtout retardent les bons projets alternatifs, que l'on attend toujours !

 

20-09-2010

 

 

14:16 Publié dans Genève | Tags : musées, genève, meg, mah, genève plage, milliardaires, privatisation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/09/2010

Tu le sens, mon gros pic de testostérone ?

Chers Auditeurs,

Vous vous éveillez en cette aube automnale.

Si la nuit fût bonne, vous sortez du sommeil dans la bonne humeur.

Mais bientôt, un petit creux, peut-être renforcé par des odeurs de boulangerie ou de café, va vous diriger vers la cuisine.

A moins qu'un autre désir ne prenne le pas, chez vous, ou celui qui partage votre couche...

C'est que vers neuf heures, un pic d'hormone mâle met les hommes en rut, si tout va bien ; plus encore si la laronne fait l'occasion !

Après des détails omis sur cette antenne, votre journée reprend, rythmée, cadencée par les appétits et les désirs.

Jusqu'à l'endormissement final, quand la fatigue et le système nerveux mettent votre corps en veilleuse.

Comprendre comment notre corps gère son emploi du temps au rythme des jours et des besoins est une grande question de biologie.

Les travaux d'Ueli Schiebler et son équipe, à l'Université de Genève, explorent ces mécanismes compliqués.

Pour faire simple, notre corps dispose d'une horloge centrale qui perçoit le temps externe par les variations de lumière...

Et puis de micro - horloges cellulaires, à sa périphérie, coordonnées par la première.

Mais comment les habitudes alimentaires créent-elles leurs propres rythmes, plus ou moins décalés de ceux de la nature ?

Une enzyme, connue pour d'autres fonctions, s'active au niveau du foie en période de jeûne et déclenche les gènes qui guident l'appétit.

Je vous souhaite donc un excellent café - croissants ou tartines.

Quant aux auditrices qui voudraient optimiser les hommages qui leur sont dus, je leur conseille d'attendre encore un tout petit peu ...

 

RSR1 15-09-2010

 

 

08:30 Publié dans rsr.ch | Tags : rythmes, éveil, sommeil, faim, recherche, université, genève, testostérone, désir, horloges | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/09/2010

Des tire-fesses pour les pédales molles ?

L'air de Genève est souvent irrespirable à cause des embouteillages de 4x4 et autres sur - motorisés.

Le chômage local reste préoccupant.

Mais les gouvernants ne pensent qu'à réduire l'indemnisation des ayant droit.

Des employeurs imposent des cadences inhumaines et suppriment les derniers droits des travailleurs.

Au nom de la « liberté » de travailler en nocturne ou le dimanche !

Les riches sont toujours plus riches aux dépens de pauvres toujours plus pauvres.

Pendant ce temps, à quoi rêve, dans le rétrograde GHI en plus, Rémy Pagani, conseiller administratif dit d'extrême gauche de Calvin City ?

A installer des remonte-pentes pour bicyclettes !

Une première mondiale, un seul fournisseur...
Evidemment, à l'âge de Rémy, la masse musculaire et les mollets fondent. Genève n'est pas le plat pays... surtout quand on fréquente la vieille ville !

Mais ses alliés Verts ont fait subventionner l'achat de vélos électriques.

Au profit de quelques commerçants, sans doute reconnaissants...

Et puis ils développent - merci pour une fois ! - les transports en commun...

Alors c'est quoi, cette histoire de tire-fesses pour pédales molles ?

Je vais vous le dire, entre nous !

Genève a de plus en plus de mal à faire suisse.

En période de réchauffement climatique, pas question d'installer des pistes à l'air libre !

Alors, avec des remonte-pentes, même sans neige et sans skieurs, on passera peut-être inaperçus parmi les confédérés...

Le futur programme révolutionnaire de Rémy est prévisible :

- cors des Alpes dans toutes les fanfares

- géraniums obligatoires à tous les balcons

Rouges, bien sûr !

 

RSR1 01-09-2010

 

 

 

18:02 Publié dans rsr.ch | Tags : genève, suisse, gauche, vélos, bicyclette, tire-fesses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

La décapitation prévient les récidives de migraines !

Une revue médicale anglo-saxonne inonde le monde de communiqués relayés par la presse francophone.

Le Figaro français titre :

«La chirurgie réduit le risque de cancer du sein d'origine génétique»

L'étude citée est simple :

Sur deux mille femmes porteuses de gènes augmentant le risque de cancer du sein, deux cent ont « bénéficié » - c'est la journaliste qui écrit bénéficié - ont « bénéficié », donc, d'une ablation des deux seins, d'autres d'une ablation des ovaires.

Et bien aucune de celles à qui on a coupé les nibards n'a eu de cancer du sein en trois ans !

Contre cent qui en ont eu un, sur mille quatre cent à qui on les avait laissés...

Plus fort : celles à qui on avait retiré les ovaires ont vu leur risque de cancer ovarien, je cite « nettement chuter » sur six ans.

Là, perplexité : un cancer à un organe retiré, ça sent l'Ecosse et les fantômes !

Je sens les auditrices déjà conquises par les bénéfices de la chirurgie préventive...

J'en vois se palper les seins pour vérifier qu'ils sont toujours là !

Le pire, c'est qu'une auteure de ce travail ose prétendre que cette chirurgie prolonge la vie des femmes à prédisposition génétique !

Ceci, sans la moindre preuve...

Car, diagnostiqué à temps, le cancer du sein se soigne avec succès dans une très grande majorité des cas.

Dans cette affaire, la sottise des commentaires de la presse rivalise avec la bêtise de l'étude.

Mais comptons sur le bon sens des lecteurs : tout le monde sait que la décapitation prévient la migraine et les tumeurs du cerveau.

Mais cette chirurgie préventive séduit peu de patients !

 

RSR1 08-09-2010

 

 

17:58 Publié dans rsr.ch | Tags : chirurgie, prévention, génétique, cancer, sein, journalisme, medias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/09/2010

Pour mettre le feu le 11, allumez La Mèche le 10 !

Vous aimez Vigousse, vous pleurez Siné Hebdo ? Vous allez adorer La Mèche, nouveau journal satyrique francophone, en kiosque partout en France et, on l'espère, en Francophonie...

Allez Naville, on est pas de votre bord, mais il y a du pognon à gagner sur notre dos et celui de nos futurs nombreux lecteurs. Alors un petit effort pour la Romandie : sortez-nous bien le vendredi, comme Vigousse. Les sarkozystes Figaro ou Charlie Hebdo sortent bien à temps le mercredi...

Et puis pour les lecteurs qui veulent vraiment nous soutenir, abonnez-vous pour nous aider à faire péter de rire le désenchantement du monde néo-libéral et de la morbide société de consommation !

http://www.lameche.org    abonnement.pdf

A bientôt, partout où l'on pourra, Dédé-la-science

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10:23 Publié dans franco-franchouillard | Tags : la mèche, humour, dessins, satyre, politique, sexe, anarchie, allumer, subversion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

01/09/2010

Cent millions pour un Musée bonzaï dans un parking à Genève : NON !

Le projet de nouveau Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) est hideux, minable, scandaleusement cher, destructeur d'espaces verts et ne réalisera en rien ce que l'on nous promet.

La ville va voter, au sujet de trente arbres adultes détruits par le projet « Nouveau MEG ». Après une campagne grotesque pour prétendre qu'il s'agissait de Tilleuls « tueurs et dangereux » les promoteurs du projet prétendent les remplacer par deux fois plus d'arbres sympathiques.

Comment font-ils pour planter des arbres sur une dalle de béton ?

Regardez les dessins et maquettes de la propagande en couleur qui inonde boîtes aux lettres et journaux : on y voit des pelouses avec des bosses et des arbustes légers au milieu des bosses : les « arbres » seront donc en pots. On prétend remplacer trente tilleuls adultes par soixante bonsaïs, que l'on pourra toujours oublier, lorsqu'on aura dépassé le budget, à la réalisation.

Les bonsaïs, ça fait ethno, mais les promoteurs et les responsables du MEG se f... des électeurs !

Regardez maintenant les maquettes et plans : vu de la rue des Maraîchers, rien n'a changé : on retrouve l'ancienne école Carl Vogt dans toute sa laideur. Vu de Carl Vogt, la même, mais, devant, le mini - jardin à bonsaïs et, de chaque côté, deux nouvelles ailes hétérogènes et hideuses qui laissent penser que la commission d'urbanisme avait picolé ou fumé grave le jour où elle a laissé passer cela ! Les deux bâtiments abritent l'accueil et un bistrot, essentiels dans un musée à Genève !

Mais où est donc le musée ?

Une coupe nous montre, sous les bâtiments, un immense secteur rose : c'est le parking ! Eh bien non, figurez-vous, c'est le musée !

Mais où est donc le parking ?? Là, la réponse est claire, il n'y en a pas : pas besoin!

Dans ce projet « Vert », tout le monde se déplace à pied ou en vélo !

Vous me direz que la propagande nous annonce cent mille visiteurs par an, dont plein d'étrangers, dans un secteur très embouteillé ? Mais c'est bien connu, français et saoudiens visitent Genève en vélo ! Et puis, je vous rassure tout de suite : vu le projet muséographique, tristement copié sur le Musée du Quai Branly à Paris (plus de 500 millions de nos francs), la fréquentation sera un bide et les seuls embouteillages seront dus au bistrot, s'il ouvre le soir et est bien géré...

L'argument majeur du projet est l'agrandissement des espaces de présentation des collections, pour en montrer plus, en gros de 700 à 2000 m2, qui permettrait de présenter « dix fois plus d'objets ». Ce qui appelle plusieurs commentaires.

D'abord, deux mille mètres carrés est une surface d'exposition ridiculement faible pour un musée présentant des collections du monde entier. Ses homologues européens ou nord américains exposent souvent sur plus de dix mille.

Ensuite, si l'on multiplie la surface par trois et la quantité d'objets exposés par dix, cela signifie que l'on va accumuler trois fois plus d'objets dans les mêmes surfaces. Ce qui est à l'opposé de toutes les tendances de la muséographie moderne et que l'on n'a vu, ces dernières décennies, que dans une hideuse présentation des collections Barbier - Muller au Musée d'Art et d'Histoire ou dans les « accumulations » scandaleuses par lesquelles le sculpteur - collectionneur Arman traduit, sur la Côte d'Azur, son mépris pour ses confrères africains anonymes. Au dix-neuvième siècle, les musées cherchaient à présenter toute leur collection au public. C'est rapidement devenu impossible vue la croissance des collections et les musées à collection d'aujourd'hui présentent rarement plus de un à cinq pour cent de leurs réserves à la fois. Ce qui impose d'avoir un programme d'exposition qui est forcément un programme d'idées et d'avoir des espaces de réserve de capacité beaucoup plus grande que les surfaces d'exposition.

Mais où sont donc les réserves du nouveau MEG ??

Et bien figurez-vous qu'il n'y en a pas sur place ! Donc, il va falloir, soit en construire sur un futur nouveau budget, mais où et à quel prix ? Soit laisser indéfiniment l'essentiel des collections au Port - Franc, pas loin des entrepôts hors douane douteux des marchands d'art. A quel coût aussi ?

Quant aux idées, Boris Wastiau, directeur du MEG, venu du musée colonial de Tervuren en Belgique et ex - collaborateur zélé du Musée et de la Fondation Barbier - Muller, nous en propose d'intéressantes dans l'éditorial d'un tract largement distribué à la population ces derniers jours :

« ...les souvenirs de vacances sont encore frais dans nos mémoires. ... Ces voyages...sont autant d'occasions de rassembler des objets, des images, des documents que nous exposons ensuite d'une manière ou d'une autre dans nos intérieurs !

Le rôle d'un musée d'ethnographie est en quelque sorte un prolongement de cette faculté que nous avons tous. ... »

Bref, le nouveau MEG va prolonger la collection d'objets folkloriques des souks et l'art d'aéroports que vous ramenez de vacances, exposez dans le salon et reléguez au fond du jardin ou aux toilettes quand ils sont trop poussiéreux ou trop moches !

Quel programme ! C'est évidemment avec ça que l'on va séduire les universités suisses à qui l'on veut enseigner (si l'on en croît le luxueux numéro spécial votation de Totem, revue du MEG). Ce sont ces souvenirs suisses qui vont passionner les centaines de milliers de touristes étrangers et autres visiteurs attendus. Quant aux scolaires, ils se traîneront devant cette redite du pire des vacances en famille, cherchant à cacher dans la foule le natel, la console ou les câlins avec lesquels ils vivent leur vraie vie !

Alors, la bonne question est la suivante : pourquoi le conseil municipal a-t-il voté, presque à l'unanimité, un projet aussi lamentable ? Pourquoi les partis politiques locaux le soutiennent-ils à l'unanimité ? Pourquoi des personnalités politiques réputées pour leur franc parler prennent-elles la plume pour le défendre ?

Dans le Totem - Pravda électoral, la plume lasse de mon ami Louis Necker, ancien directeur du MEG, pendant longtemps, nous fournit un élément de réponse : la ville et le peuple ont déjà retoqué deux excellents projets de « nouveau MEG ». Celui du « Chemin de l'Impératrice » ouvrait à tous les espaces nécessaires dans les meilleures conditions. Celui de « l'Esplanade des mondes », à la place Sturm, faisait, du point de vue muséographie, comme du point de vue scientifique, ce que le parking à bonsaï de Carl Vogt n'aura pas les moyens de faire.

Mais est-ce parce que l'on a coulé deux beaux projets à la suite de campagnes de presse mensongères qu'il faut en laisser passer un troisième nul et inapproprié ?

La vraie raison de cette belle unanimité est ailleurs : le pouvoir de l'argent et les réseaux d'intérêts financiers. Dans cette affaire, personne, ou presque, n'ose parler des relations entre ethnographie, archéologie, et commerce, licite ou illicite, de l'art exotique. La vieille ville offre rue Calvin un luxueux Musée privé Barbier Muller, très peu fréquenté malgré la qualité des objets présentés et des campagnes d'affichage qui devraient être ruineuses. La collection Barbier Muller est une des plus importantes collections archéologiques et ethnographiques au monde. Elle réunit des objets rares et précieux, mais qui font aujourd'hui l'objet de revendications, souvent légitimes, des pays d'origine des objets. Beaucoup de ces objets patrimoniaux ont été réunis, dans des conditions liées à la colonisation ou à la pauvreté, avant l'existence de lois étrangères interdisant leur commerce. Certains autres, après... Depuis quelques années et l'intensification des revendications, le patron du Musée vend beaucoup ses collections, en particulier, il y a peu et cher, au Musée du Quai Branly à Paris.

Si nous nous reportons à nouveau à l'éditorial de Boris Wastiau dans le tract du MEG, nous lisons que le MEG « a, pour mission première d'acquérir, de conserver, de présenter et de valoriser des objets témoins de la diversité et de la créativité des civilisations. »

Sachant que Monsieur Barbier Muller a souvent critiqué la Ville et l'Etat qui ne lui achetaient pas ses remarquables collections, ne doutons pas que son (ancien ?) collaborateur, avec un tel programme, soit prêt à être un bon client ! Avec quel argent ? Celui des contribuables, au delà du budget actuel, sans doute...

Cela, tout le monde politique le sait, personne n'en parle. C'est que, entre l'immobilier, la presse payante et gratuite, et une Fondation très généreuse à l'égard de ses obligés, il est souvent difficile, sinon dangereux de critiquer...

Les trente tilleuls de Carl Vogt sont - ils les derniers défenseurs de la science et de la culture face au pouvoir de l'argent à Genève ? Amis de la ville, sauvez-les : votez NON !

 

12:57 Publié dans Genève | Tags : genève, meg, musée d'ethnographie, votation, tilleuls, art exotique, collections, argent, pouvoir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |