29/12/2010

Les éditocrates : propagande à la française.

Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

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* « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

**A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val

 

 

10/12/2010

JUSTICE POUR SINE !

Après deux ans de harcèlement judiciaire et de diffamations et injures en tout genre amplifiées par les barbouzes médiatiques du Sarkoland et les succursales française du régime raciste israélien (dont les dirigeants actuels de la LICRA France), Bob Siné obtient enfin justice de son licenciement abusif de Charlie Hebdo par l'odieux Philippe Val.

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Lequel fût promu, pour ce genre d'exploits, coupeur de têtes pensantes à feu France Inter. Le jugement est sans appel - lire ci-dessous le communiqué de presse si vous ne le connaissez pas déjà - et prouve que la justice française balbutie encore avant la suppression sarkozyste des juges d'instruction indépendants et l'attribution de leurs fonctions à un parquet à la botte. Mais, comme les carabiniers, elle arrive trop tard quand le mal est fait !Les coups qu'elle aurait dû porter en temps utile aux diffamateurs glaireux qui ont lancé l'affaire, qu'il s'agisse de Val, Askolovitch, Jakubowicz ou bhl risquent de se transformer en caresses finales dans le sens des plumes.

Pourtant, pendant deux ans, la présomption de culpabilité d'antisémitisme et de racisme, tellement opposée à toute la personnalité, la vie, l'œuvre, la pensée et au militantisme de Maurice Sinet a inondé les médias français en toute impunité. Ses auteurs ont fait l'objet de promotions professionnelles et d'honneurs, laissant un innocent à l'abandon et tentant de condamner un homme âgé, courageux mais fatigué, au chômage et aux dépens de sa défense contre la calomnie.

Est-il normal que des corbeaux cyniques et malveillants, dénoncés par la justice, restent patrons de France Inter, du Journal du Dimanche ou président de la LICRA France au nom de leurs servilités ou de leurs amitiés sarkozyennes ?

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. Procès Siné / Charlie Hebdo : Siné gagne un nouveau combat.

Charlie Hebdo condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser des dommages et intérêts au dessinateur, Siné. L'hebdomadaire doit également publier en Une, un communiqué judiciaire.

Charlie-Hebdo vient d'être condamné par le tribunal  de grande instance de Paris pour préjudice moral et financier à l'encontre de Siné. Petit rappel, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l'arrivisme de Jean Sarkozy. Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu'il était renvoyé.

Le tribunal juge la rupture du contrat qui liait le dessinateur depuis 16 ans au journal, abusive.

Au motif qu' « il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant »...D'autant, continu le jugement que celui-ci était soumis à la relecture du directeur de la publication, en l'occurrence Philippe Val. Aucune faute ne peut être reprochée à Siné souligne à plusieurs reprises le jugement. Le tribunal reproche également à Charlie hebdo l'absence de préavis et la « façon d'annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé » (la lettre de rupture est arrivée bien après l'annonce de la fin de la collaboration de Siné, dans le journal)...

Les éditions rotatives sont donc condamnées à verser 40 000 euros de dommages et intérêts au dessinateur et à publier en Une du journal sur un bandeau de 15 cm le communiqué judiciaire suivant :

« Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 » et ce sous astreinte de 2 000 euros par numéro non conforme.

Le dessinateur qui suite à son éviction de Charlie Hebdo a lancé Siné Hebdo (86 numéros) gagne un nouveau combat. Nul doute que sa prochaine zone sur internet (sinehebdo.eu) sera l'occasion de donner son point de vu sur cette aventure.

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10:47 Publié dans franco-franchouillard | Tags : siné, innocent, justice, médias, diffamation, val, licra france, antisémitisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |