30/05/2011

De qui est l'enfant de Carla ?

 

Et bien oui, on peut se poser la question dans la presse gore, avec les mêmes interrogations que dans le cas de Rachida ! D'ailleurs, qui vous dit que le père mystérieux en question n'est pas encore le même ?

Certes il peut y avoir un père légitime, pour cause de mariage avec un chanoine. Mais enfin, un chanoine, si occupé, si agité, avec un look d'éjaculateur précoce affirmé, est-il vraiment crédible ? En paternité, légalité n'est pas biologie !

La preuve, dans les pays européens, dix à vingt pour cent des enfants naissant in mariage ne sont pas conçus par leur père légal. Ne parlons pas de ceux, aussi nombreux souvent, qui naissent hors mariage... Encore que les couples stables par amour soient souvent plus fidèles que ceux (mal) stabilisés par contrat...

Evidemment, vu le nombre d'heures de vol dans la gauche bobo caviar de la première dame de Gaule, les pères présumés potentiels sont nombreux à devoir trouver un alibi. Depuis les vieux « nouveaux philosophes » qui furent de gauche caviar sous Mitterrand, jusqu'au conducator de France Inter, qui commit un jour l'erreur de prétendre lui apprendre à se servir d'une guitare. Mais, en ce domaine comme dans d'autres, le triste personnage n'est pas réputé très fécond...

Bien sûr, en ces temps, on pense tout de suite à l'ex du FMI ! Mais deux objections viennent vite. D'abord, on imagine mal Carla avec un plumeau à la main (ailleurs, à la rigueur, pour une photo de charme) : elle y serait sans doute aussi performante qu'à la guitare ! Ensuite, l'ex grand argentier du monde saute plutôt sur tout ce qui bouge, et elle n'a pas l'air de bouger assez...

La question reste donc ouverte ! A défaut des résultats de tests d'ADN que l'on ne nous communiquera sans doute pas, nous devrons attendre quelques mois encore les rictus et l'agitation éventuelle du nourrisson, pour obtenir d'éventuelles et fragiles indications...

 

25/05/2011

Actualités permanentes

Marre de Federer, marre des people, des bagnoles, du foot, des DSKonneries et du tsunami de pub qui obstruent toutes les fenêtres d'information des médias politiquement corrects.

Et si les journaux qui coulent étaient, avec les blogs et parfois la rue, les derniers sanctuaires de la liberté d'expression ?

Aussi, quand le Courrier, malgré ou à cause de son lourd passé, m'a proposé d'écrire ce qui me passait par la tête, sous entendu dans les limites confortables de la loi, j'ai tout de suite accepté et jusqu'ici ça marche ; mieux qu'ailleurs où j'ai parfois trouvé des censeurs et des rewriteurs perfides insoupçonnés - je ne dirai pas où, j'y ai encore plein de copains !

Ce serait dommage de ne pas en faire profiter les amis blogueurs et lecteurs de la Tribune...

Vous retrouverez donc ici, de temps en temps, irrégulièrement et dûment référencé, avec la bénédiction de la rubrique Regards du Courrier, ce que vous y aurez peut-être raté.

Et la compétition ?

Eh bien on l'emm... !

Peut-être que certains journaux, s'ils se soutenaient au lieu de se tirer dans les pattes se porteraient mieux !

Car, comme le soulignait Kropotkine contre les darwinistes sociaux (et comme le rappelle Drosophile dont j'ai déjà parlé), la coopération des différents est au moins aussi répandue dans la nature que leur compétition.

Si l'on essayait un peu cela partout au lieu de croire les impostures néo-libérales ?

Comme amuse-gueule, voici donc la profession de non-foi qui a inauguré ces Actualités permanentes

 

Mais qu'est-ce que je fais ici ?

Amis lecteurs, bonjour ! Ennemis aussi...

Vous devenez rares et c'est en partie ce qui m'amène parmi vous. La presse écrite décline, victime de l'audiovisuel et d'internet, de la désaffection des peuples pour l'écrit aussi. La berlusconisation des médias romands laisse peu de place à un journal payant indépendant, financé par des lecteurs et auteurs militants. C'est donc un défi à relever... En plus, je ne cache pas mon plaisir méphitique d'agnostique militant et de scientifique satirique à poser mon étron dans des colonnes qui furent financées par le Vatican, puis polluées par Patrice Mugny, sinistre fossoyeur de la culture en Ville de Genève ! Plaisir mesquin, mais pas bien méchant...

Le Courrier a changé, donc ! Depuis longtemps on y lit, dès les premières pages, ce que l'on ne trouve pas, ou seulement bien caché, dans les produits du grand monopole romand de la presse : une information pluraliste où l'état du monde n'est pas enfoui sous la pub, la promotion, le people, le sport, l'astrologie et les chiens écrasés. Une brèche dans l'assommoir médiatique des citoyens, par laquelle il faut s'infiltrer. Le Courrier ne va pas très bien, mais c'est une garantie d'indépendance : ce sera difficile d'y contrôler, par exemple mes écrits, par l'argent ! Si vous me retrouvez ici, c'est la preuve qu'il y règne une rare liberté d'expression, connue dans d'autres vies au Temps (à ma stupeur, mais il s'agissait de science, donc objective et neutre pour la droite réactionnaire !), puis surtout à Siné Hebdo, sur la RSR, à Vigousse, au Psikopat et sur internet...

Une motivation essentielle de cette chronique est de trier parmi le débordement d'informations et de pseudo actualité qui nous submerge. Nous sommes assaillis d'informations parasites qui empêchent de voir l'état du monde ou les faits qui nous concernent. Propulser dans les médias des non-événements comme les ragnagnas de Britney Spear, les bobos de Federer ou les chapeaux de la Couine d'Angleterre relève d'une manipulation, d'une désinformation calculée, qui offense l'intelligence et porte gravement atteinte à l'information. Comme le disait l'abominable Patrick Le Lay, un temps directeur de TF1, son métier consistait à vendre du cerveau disponible à Coca-Cola. Mais le monde de Coca-Cola ne se contente pas de profits : il contrôle ce que l'on fait de lui en coachant les politiques soumis à l'argent électoral et surveille ce que l'on dit de lui. L'image de marque, c'est fondamental quand on vend à des troupeaux de consommateurs contrôlés, de plus en plus serré, par les marques, les modes et l'addiction aux mondes virtuels débiles bricolés entre Hollywood et les réseaux sociaux.

Alors ces « Actualités permanentes » auront pour but de récupérer des faits que cette propagande capitaliste masque par son enfumage crétinisant. En les choisissant pour représenter quelques idées durables rescapées des poubelles éphémères de l'actualité...

 

 

12:17 Publié dans Actualités permanentes | Tags : le courrier, dédé-la-science, genève, médias romands, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/05/2011

Nature, Terrasson, Drosophile, Kropotkine, Nucléaire : ne lisez pas idiots !

 

En ces beaux temps de politique glauque, de sports crétinisants, d'embouteillages asphyxiants et de surpipolisation, la lecture au calme et à l'air pur confine au paradis. D'autant que plein de bonnes surprises peuvent se trouver en cherchant plus loin que les kiosques des gares et leurs rayons débiles.

En priorité, la publication, par les éditions parisiennes Sang de la Terre de « Un combat pour la nature » de François Terrasson. C'est un recueil de textes inédits rassemblés par les proches du regretté roi du bon sens en écologie. Un combat de bon vivant qui remet en place, avec la même vigueur, les crimes des bétonneurs et de l'agro-alimentaire que les gourous et les pleureuses de l'écologie religieuse. Une leçon pour tous ceux qui votent pour les Verts néo-capitalistes ou voudraient mettre au pouvoir, chez les voisins, le roi du bilan carbone, Nicolas Culot, bien encadré par ses sponsors, EDF, AREVA, ... , Monsanto ? Je ne sais pas : peut être pas Monsanto, il faudrait qu'il gagne d'abord ! Pour en revenir à Terrasson, son livre porte en sous titre « Pour une écologie de l'Homme » avec une majuscule à Homme - pour préciser que les Hommes femelles sont incluses - comme on ne met pas de majuscule à nature, pour ne pas la déifier. Avec aussi, je pense, un clin d'œil à l'écologie de l'esprit de Bateson, dont il appréciait la démarche systémique. Plus de détails dans le Courrier ce mercredi 11 mai.

Deuxième bonheur, pour ceux qui préfèrent les BD ou qui ont besoin d'images pour comprendre, le dossier du Psikopat de mai sur le nucléaire, vu par tous les bouts, même les bons, ce qui montre à quel point on y est plus objectifs que beaucoup. Ben oui, bien sûr : les saloperies du nucléaire militaire, les conneries du nucléaire énergétique, mais aussi le nucléaire médical qui sauve à grande échelle et le nucléaire naturel du soleil sans lequel il n'y aurait pas de vie ! « Non au nucléaire ! » hurlent les bananes vertes avides de bien, de mal et de débilité religieuse. Il serait temps qu'elles se cultivent et mûrissent un peu...

Enfin pour aujourd'hui, un troisième bonheur surprise : le journal « Drosophile », de Gilles Macagno et de la célébrissime université de Trou les pommes, dont je vous ai déjà parlé, sort un numéro spécial sur commensalisme, symbiose et coopération dans la nature. On y retrouve, comme on pouvait s'y attendre, toute les interactions possibles entre organismes ou cellules, depuis les pollinisateurs jusqu'aux bactéries qui nous squattent et/ou nous font digérer. C'est bien écrit, bien dessiné pour tous les âges. Mais il y a en plus un fil conducteur politique et idéologique qui remonte aux débats du 19ème siècle entre d'un côté Darwin et ceux de ses héritiers que la compétition obnubilait, de l'autre Kropotkine et ceux qui estimaient que communautés, symbioses et échanges étaient des caractéristiques essentielles du vivant. Bien entendu, la science anglo-saxonne, qui a pris le pouvoir dans nos écoles, ignore Kropotkine et autres penseurs anarchistes et communistes pour faire sa propagande : la compétition néo - libérale vue comme une « loi naturelle ». Drosophile nous rappelle que les découvertes mêmes de la biologie moderne vont dans l'autre sens : un être vivant n'est rien sans les autres, semblables ET différents.