27/06/2013

L’ « excellence » se mérite-t-elle ?

Un club un peu fermé et très élitiste décide de consacrer un numéro de sa revue "L'Archicube" au thème, pour eux nombriliste, "Mérite et excellence", plutôt envahissant dans nos sociétés de compétition.

Oh surprise, ils me demandent d'écrire là-dessus !

Voici donc ce que ça a donné, un peu à contrepied de ce qu'y ont écrit un général, un évêque, un président et trois ratons-laveurs... (référence en bas du texte)





L’ « excellence » se mérite-t-elle ?

 

Vivre pour quoi ?

Le prophète de la sociobiologie, Edward O. Wilson, commence l’un de ses pires ouvrages (réf.3) par une remarque triviale, mais importante :

« L’espèce (humaine) n’a pas de but en soi. »

Ce n’est pas la peine d’en lire plus, mais on peut partir de là pour parler des buts réels ou supposés des êtres vivants, humains compris !

 

La sélection naturelle n’a pas de but

Dans la nature, rien de rationnel n’assigne une finalité à notre existence ; ni à celle de n’importe quelle autre espèce. Pourtant nous choisissons, en général, de continuer à vivre, et essayons de prolonger nos sociétés, nos populations, nos cultures au delà de nos vies. Nos comportements individuels sont guidés, comme ceux d’autres animaux, par des centres nerveux qui poussent à l’action, l’orientent ou l’inhibent. Ils en analysent les effets sous forme de plaisir et de douleur, de récompenses et de punitions. Mémorisées, ces informations affectives modifient les motivations ultérieures face à des situations semblables de l’environnement. Ainsi, entre motivations « innées », « instinctives », internes et apprentissages par essai-erreur, gérés par le système récompense-punition, les animaux remplissent les deux conditions nécessaires de la sélection naturelle : survivre et procréer. Les espèces qui y faillirent une seule fois ne sont pas parvenues jusqu’à nous. N’observant que des espèces qui ont survécu, au moins un certain temps, nous avons a posteriori l’impression qu’elles, ou leurs membres, avaient un but, un projet : celui de durer dans le temps. Il s’agit, bien sûr, d’un biais d’observation !

 

Transmission, apprentissage, tradition

Les espèces sociales utilisent l’interaction entre parent et enfant ou entre pairs, pour d’autres types d’apprentissage, à partir de l’expérience des générations précédentes. L’élevage des jeunes par une mère, un père, un couple ou une communauté est l’occasion d’apprentissage par récompenses-punitions pratiquées par les congénères. Ce qui transmet des traditions par des processus de renforcement, positif ou négatif, et produit des variations de répertoires de comportements entre populations d’une même espèce, même si elles ont des patrimoines génétiques semblables et vivent dans des milieux identiques. Ces traditions, que beaucoup de biologistes n’hésitent plus à qualifier de « culturelles », malgré la réprobation des sciences humaines, portent aussi bien sur l’exploitation des ressources du milieu que sur des variations locales des interactions entre les individus ou entre les sexes.

L’apprentissage par imitation entre jeunes et parents ou pairs semblait l’apanage des vertébrés à sang chaud – certains oiseaux et surtout des mammifères. Mais la découverte des neurones miroirs, par lesquels un animal perçoit le comportement d’un autre, ses conséquences et y accorde le sien, fournit un mécanisme qui, s’il est général, explique la transmission horizontale de savoir-faire et de traditions comportementales (la transmission « horizontale » par les pairs est opposée à la transmission « verticale » selon les généalogies). Des systèmes de neurones miroirs, ou équivalents, sont nécessaires pour régir les comportements synchronisés des animaux, qu’il s’agisse de pariades sexuelles, de déplacements en bancs ou en vols ordonnés des poissons ou des oiseaux, du tango argentin, de ballets ou de jeu d’orchestre.

 

L’inné, l’acquis, l’appris

L’apprentissage par répression-récompense, et plus encore par imitation, permet une modification bien plus rapide des comportements d’une population que la transmission verticale par le patrimoine génétique, l’essai-erreur dans l’environnement et la sélection naturelle. Il permet d’adapter bien plus vite les populations qui le pratiquent à des changements rapides du milieu. Mais il comporte un risque important d’échec par une seule interruption, toujours possible, de l’apprentissage, bien moins fiable que la transmission génétique. Quand des comportements appris conditionnent la survie d’une population, l’apprentissage doit être « sécurisé », en particulier pour les comportements de fuite, alimentaires ou de reproduction. Par exemple, les éthologistes ont montré que, chez des oiseaux et, de façon moins stéréotypée et réversible, chez des mammifères, l’« objet maternel » et le futur « objet sexuel », définissant les comportements filiaux et reproducteurs à venir d’un individu, sont appris pendant deux périodes sensibles successives. Les canetons identifient à vie l’objet maternel treize heures après l’éclosion de l’œuf pendant une heure de temps qui se passe habituellement sous la mère couveuse. Chez les mammifères, la période sensible est plus longue et plus floue, mais se passe normalement auprès d’une mère allaitante. Quant à l’objet sexuel, qui conditionnera les futurs comportements, il est aussi appris par une « empreinte » post natale, plus tardive. L’une comme l’autre de ces empreintes peut être détournée au profit d’objets maternels aberrants (robot plastique ou poule pour des canetons, Konrad Lorenz pour des oies, soigneurs pour des mammifères) ou d’objets sexuels ne permettant pas la procréation (modèle en plastique sonorisé pour des poussins mâles, individus de même sexe ou d’espèces différentes). Si les conditions de la vie sauvage permettent rarement la répétition de tels détournements – la sélection naturelle veille ! -, la captivité provoque souvent des « erreurs » d’empreinte compromettant la survie, la procréation ou les futurs comportements maternels. Par exemple dans le cas fréquent où des soigneurs humains sont objets d’empreintes inappropriées.

L’expérience des grands singes captifs, en particulier de l’orang-outan Wattana (élevée avec des bonobos, elle avait appris leurs mœurs !) montre que leurs comportements sexuels sont appris, au-delà de l’empreinte, et suivent des traditions de leurs espèces ou de ceux avec qui ils sont élevés (réf.2). Des traditions culturelles flexibles et non des réponses stéréotypées à des contraintes génétiques ou physiologiques innées, contrairement à une opinion trop répandue. Ce qui amorce ce que l’on observe chez les humains : une indétermination biologique des orientations et des comportements sexuels, hors peut-être de rares cas, et leur détermination par l’éducation, la culture, l’histoire de la vie de chacun –chacune et ses contingences. Ce point de vue n’est pas l’opinion dominante dans le monde anglo-saxon, où tradition « héréditariste » et opportunisme judiciaire ont, en particulier, conduit à des publications contradictoires présentant de prétendues « preuves » d’une détermination innée – génétique pour les uns, physiologique pour les autres - de l’orientation sexuelle humaine.

 

 

Les cultures

L’absence de projet inné de l’espèce humaine et de ses proches parentes animales impose la régulation par l’apprentissage des comportements de survie et de procréation. Chez les humains parvenus jusqu’à nous, éducation et culture ont assuré ces conditions, ainsi que celle de la reproduction de la culture. Les sociétés traditionnelles assuraient, tant bien que mal, la survie jusqu’à la procréation et la procréation, en général en contrôlant la sexualité. En plus, elles assuraient la reproduction de leurs cultures. Les systèmes politiques et religieux les plus fréquents sont souvent basés sur un pari démographique et sur le prosélytisme, bienveillant, contraint ou guerrier, quitte à perdre une partie de la population.

Les prescriptions culturelles, à travers leurs justifications mythologiques ou idéologiques, vont bien plus loin, dans le détail, qu’il n’est nécessaire au maintien de la population et à la poursuite de la civilisation. Elles manifestent souvent une intransigeance totale vis à vis de variantes équivalentes, qu’il s’agisse de traditions de déguisement improbables ou d’activités cultuelles insolites, dont l’effet sur la reproduction et la transmission n’a rien d’évident. Ce qui débouche, au mieux sur des compétitions permanentes, au pire sur des guerres. L’histoire et l’actualité nous saturent d’exemples ! Il en résulte, dans les cultures dominantes, un culte de l’hégémonie et de la compétition que leurs adhérents appliquent souvent en tout contexte, même inapproprié. A l’intérieur de la même population on oppose, on classe, on hiérarchise les sexes, les genres, les classes sociales, les élèves, les professions, les régions, les villes, les artistes, les clubs sportifs, les écoles, les hôpitaux,… comme si tout problème, tout choix relevait de la compétition. Partout, on veut des « meilleurs », décrétés meilleurs parce que proclamés tels. Bref, on reprend la version Spencer de la théorie de la sélection naturelle : la survie des plus aptes, qui sont les plus aptes parce qu’ils ont survécu, et l’élimination des autres… Imparable tautologie qui néglige ce que l’on sait de la sélection naturelle : la condition de survie est une condition de seuil minimal d’aptitude, pas d’optimisation de celle-ci ; la condition de procréation l’emporte sur elle, le plus souvent ; et les meilleurs reproducteurs, « gagnants » de la fécondité différentielle, ne sont pas une élite (parfois le contraire, comme le notait Malthus !). Surtout, d’autres facteurs que la sélection sont plus importants dans l’évolution des populations peu nombreuses de grands primates, humaines ou non (migrations, dérive génétique, hasards de la recombinaison génétique, contingences de l’histoire et de l’évolution culturelle).

 

Un peu d’histoire des sciences et de politique

La théorie de la sélection « naturelle » fût prise comme argument en faveur de doctrines politiques à la fin du 19ème siècle. Le marxisme stalinien en fit, comme de la génétique, une « science bourgeoise », un épouvantail ; mais Engels et Marx y avaient cherché la justification de la lutte des classes. Dans l’entourage de Charles Darwin, outre son ami Herbert Spencer, Francis Galton, son cousin, et Léonard Darwin, son fils, furent les promoteurs du « darwinisme social », qui voulait améliorer l’espèce humaine par la sélection et donna naissance au mouvement eugéniste. Pour son bien-être futur, ce mouvement voulait changer l’humanité, comme les espèces domestiques, par le choix des reproducteurs et, dans ses formes dures, par l’élimination des prétendus inaptes ou peu performants. La génétique, balbutiante et mal comprise par la plupart, était aux premières loges du projet. Les laboratoires anglo-saxons et allemands s’intitulaient indifféremment laboratoire d’eugénique ou de génétique, si ce n’était les deux à la fois, comme le célèbre laboratoire de Cold Spring Harbor, fondé par Charles Davenport à New York. Un fondateur qui, avec la fondation Rockefeller, fût plus tard l’inspirateur du Kaiser Wilhelm Institut d’anthropologie et eugénique nazi, où s’illustrèrent Eugen Fischer, Otmar von Verschuer et Josef Mengele. Soixante mille personnes furent stérilisées aux Etats Unis sur des critères allant jusqu’à la misère sociale ou l’alcoolisme des parents, autant dans la petite Suède, « état-providence » ! Bien sûr, ce n’était que de l’eugénisme tiède : ces bienfaiteurs de l’humanité laissaient l’eugénisme fort – génocide, solution finale et choix des reproducteurs - à leurs amis nazis.

 

Les idéologies d’aujourd’hui : un lourd passé

La fin de la deuxième guerre mondiale fit classer l’eugénisme dans le camp du mal, sans extirper ses présupposés idéologiques, ni surtout les idées qu’il véhiculait. Ce n’est pas un hasard si James Watson, prix Nobel un peu usurpé pour la double hélice, et un temps successeur de Davenport à la direction de Cold Spring Harbor, s’est illustré par des déclarations sur les noirs rappelant la ségrégation raciale ou les écrits de Murray et Herrnstein, conseillers de Reagan. Ces derniers réactualisèrent les études falsifiées de Jensen sur les « comparaisons raciales d’intelligence ». Un beau monde qui fit partie du Pioneer Fund (qui, depuis l’entre deux guerres « promeut le développement de la race blanche » aux USA) et/ou de l’extrême droite du parti républicain.

 

L’héréditarisme

L’idéologie héréditariste, qui sous tendait l’eugénisme, vient de loin : elle veut que qualités et défauts humains soient transmis inflexiblement des parents aux enfants. Elle a produit les théories du « sang bleu » et de l’élitisme aristocratique, encore en vogue aujourd’hui. C’était un alibi imparable pour justifier les ségrégations sociales et l’endogamie des élites, le refus des « mésalliances ». La découverte par Weismann, en 1896, des conséquences de la recombinaison génétique, qui casse la transmission des parents aux enfants de manière aléatoire, aurait dû y mettre fin. Mais les élites concernées se crispèrent sur le succès de la reproduction sociale par la création d’un système éducatif à plusieurs vitesses, dont les établissements les plus performants étaient inaccessibles aux autres. C’est dans ce système que nous vivons encore aujourd’hui, malgré la recomposition des élites et des coups médiatiques douteux, comme « les banlieues à Sciences Po », qui, avec l’ENA, aura du mal à pratiquer démocratie et promotion sociale. L’archicube Bourdieu n’est plus là, mais ses travaux restent d’actualité quand la ségrégation sociale va de la famille, la crèche, l’école maternelle à l’ENS.

Le capitalisme sauvage a imposé l’héritage des biens fonciers et des outils de production, s’inspirant des castes de l’ancien régime où l’on héritait terres, locaux, techniques et savoirs -faire par voie généalogique. Ces pratiques ne sont plus à l’ordre du jour, hors cas marginaux, en période de révolutions technologiques. Mais nous vivons sous les lois qu’elles ont inspirées. Un héréditarisme culturel, tout aussi fallacieux, double donc l’héréditarisme biologique. Ce dernier se traduit dans le monde anglo-saxon, par la recherche de « causes génétiques » à tous les comportements animaux et humains. On invente les gènes de l’intelligence, le chromosome du crime ou des rabbins Cohen, les gènes de l’homosexualité ou de  l’infidélité conjugale. Rien ne nous est épargné dans les autoproclamées « meilleures revues scientifiques internationales », avec pour points communs des erreurs d’échantillonnage et des interprétations statistiques falsifiées. Ces résultats spectaculaires, souvent en couverture au mois de juillet, ne sont guère reproduits, mais courent dans la société, propulsés par des communiqués de presse et des pseudo sciences comme la « sociobiologie » et la « psychologie évolutionniste ». Pour faire court, celles-ci se résument à un principe « ultra darwiniste », aussi faux que simple : tout comportement observé dans la nature n’existe que parce qu’il maximise le succès reproducteur des gènes de son porteur, qui le déterminent. Allez donc rechercher l’optimisation du succès reproducteur dans l’insémination « en trolleybus » de petits insectes comme les machilis ou dans l’homosexualité humaine !

 

Les systèmes éducatifs

Le projet révolutionnaire de l’égalité des chances n’a cessé d’être remis en question et détourné, y compris par Jules Ferry ! Quand Alfred Binet, au début du siècle précédent, imagine un test pour détecter en deux heures, plutôt qu’en une année d’échec, les élèves incapables, dans l’état, de suivre l’instruction publique obligatoire, c’est pour leur apporter l’assistance qui leur fera rattraper le peloton. Mais les grands savants de Stanford s’en emparent peu après, le bricolent pour que les résultats se répartissent selon une courbe de Gauss et s’intéressent à l’autre queue de la distribution, artificiellement créée, où ils voient l’« élite ». Ou bien à la moyenne, qui permettra les comparaisons raciales que l’on sait, aux Etats Unis de la ségrégation raciale. Et la pratique confirme cette obsession : on investit presque tout dans la formation d’élites, le moins possible dans celle des masses et quasi rien dans celle des handicapés sociaux ou physiques. La science est derrière pour appuyer cela. Une interprétation aberrante de Malthus prétend qu’il faut limiter la reproduction du peuple et encourager celle des élites (dans la version intégrale de l’Essai sur le principe de population, Malthus veut comprendre les mécanismes par lesquels Dieu nous entraîne vers la catastrophe du Jugement dernier et la résurrection des morts. Loin de lui l’idée de s’opposer à la volonté du Seigneur pour le bien de ses paroissiens, comme le lui font dire, de façon absurde, les exégèses « malthusiennes » !).

Les tests de QI sont basés sur des performances très dépendantes de la culture et de ses énormes variations, selon les classes sociales et le sexe en particulier. L’intelligence est proclamée « génétique à 80% », rumeur basée, à la fois sur une interprétation idiote de la notion d’héritabilité et sur une mesure de corrélations de QI dans un grand échantillon de jumeaux monozygotiques étudiés et publiés par Sir Cyril Burt et une collaboratrice. Une enquête minutieuse de Leon Kamin (réf 1) a montré que l’échantillon improbable en question n’a jamais existé, pas plus que la collaboratrice qui était censée avoir fait le travail ! Comme il est bien évident que l’intelligence ne peut bien se développer que dans un cerveau en bon état et dans un milieu favorable, je me rallie de longue date à la formule du regretté Jean-Michel Goux, pour qui il était évident que l’intelligence, pour peu que l’on puisse la définir, est « 100% génétique et 100% due au milieu ! ». Prétendre mesurer la part de ces « composantes » en interaction permanente est dépourvu de sens, même si une analyse de variance ou un coefficient de corrélation mal compris peuvent en donner l’illusion mathématique à des esprits déconnectés du réel…

 

Excellence, élitisme, mérite et éducation

L’alibi de l’élitisme est de reconnaître et former les meilleurs pour les mettre aux commandes pour le plus grand bien de tous. Comme si les compétences techniques se doublaient d’altruisme ! Dans le système  fermé et endogame que représente l’enseignement de qualité dans le monde néolibéral, on exclut le plus grand nombre, de fait ou en probabilité, des chances d’y être intégré. Ce ne sont pas de rares exceptions, quelques « partis de rien », qui masquent l’héritabilité accablante, en France, du passage par les « très grandes » écoles, en Angleterre ou aux Etats Unis par les universités les plus prestigieuses et les plus chères. On se prive de la plus grande partie du recrutement potentiel, donc de la possibilité de trouver « les plus aptes », en admettant que le concept ait un sens. Dans un système où l’argent conditionne tout, la monomanie de l’élite et de l’excellence conduit à tout classer, les humains comme les projets, selon des échelles linéaires uniques, en négligeant la complexité et les dimensions multiples des critères d’évaluation ; à déclarer excellents ceux que les relations, la médiatisation, la propagande et les magouilles ont placés sur le dessus de la pile. Et à ne pas recruter ou financer la masse des autres. Depuis Sarkozy et successeur, et leurs exigences d’excellence et de compétitivité partout, les recrutements et les budgets de la recherche fondamentale, hors quelques niches protégées et quelques projets « excellents » se sont effondrés, ou bien ont été réorientés vers la recherche en entreprise. Sur laquelle il serait vain de prendre une position générale, mais qui fonctionne parfois de bien étrange façon, eu égard à ses objectifs déclarés.

Il en résulte que les promus de notre système d’éducation et de recherche n’ont pas souvent mérité leurs promotions et que la plupart des méritants sont tenus à la porte, pour cause de ségrégation sociale, dès le plus jeune âge.

Le plus étonnant, c’est que ce système marche encore un peu, mais au prix fort et pour des résultats médiocres !

 

Références

 

Leon Kamin (1974) The Science and Politics of IQ, LEA, Potomac.

André Langaney (2012) Ainsi va la vie, éd Sang de la terre, Paris.

Edward O. Wilson (1979 ) On Human Nature, Harvard Univ. Press.

 

in L'archicube n°14 - 01-06-2013   "Mérite et excellence"

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