29/12/2015

Grand Raymond et petit Dédé.

La combinaison de ma date de naissance et des manques de place dans l’éducation nationale française m’avaient fait suivre ma scolarité avec deux ou trois ans de moins que mes camarades de classe. Certains y voyaient un avantage, mais ceux à qui cela arrive, surtout avec une puberté et un développement physique tardif, le vivent mal. Dans l’ambiance souvent dure d’un collège technique parisien des années 1960 – horaires surchargés, disciplines techniques physiques, compétition musclée à la récréation et à la sortie,… - les petits, comme moi, étaient très désavantagés. Leur protection ne pouvait venir que de grands, tout recours à l’autorité étant inenvisageable. Parmi mes protecteurs, Raymond Schlegel était l’un des plus prévenants et sensibles. Sa haute stature décourageait mes agresseurs potentiels, sa tranquillité freinait mon agitation et il n’hésitait pas à prendre un ton quasi parental pour freiner mes fréquents enfantillages : deux ans et demi d’écart, de part et d’autre de la puberté, c’est presque une génération d’écart ! Contrairement à certains qui m’appelaient Dédé d’un ton – si j’ose ! – Dédédaigneux, Raymond m’appelait André, soucieux, sans doute, de m’aider à grandir. Après le collège, nos itinéraires nous ont séparés. J’ai fui l’enseignement technique et perdu de vue, pour cinq décennies, la plupart de mes camarades, futurs ingénieurs. Jusqu’à ce que l’initiative heureuse de certains nous fasse nous retrouver un jour, au collège, émus et stupéfaits, assaillis de souvenirs et des fantômes de nos enseignants admirés ou d’autorités redoutées. Raymond était là, plus reconnaissable que certains autres, par sa taille, son attention et son empathie. D’autres avaient plus changé, selon leurs itinéraires personnels. Quant à moi, j’assumais dorénavant « Dédé » : Cavanna avait fait de moi « Dédé-la science » à Charlie Hebdo, par référence à Raymond-la-science, artificier des anarchistes de la bande à Bonnot, un vrai titre de gloire ! Un Raymond bien différent de celui que j’évoque ici, qui ne partageait sans doute que son prénom… François Cavanna nous a quittés l’an passé, un an avant les événements de janvier, qui l’auraient sans doute achevé. Raymond Schlegel vient de le rejoindre. Faute d’être présent, je l’accompagnerai par la pensée, ainsi que Christiane et les siens, demain matin. Au nom de tous les petits et les faibles que les plus grands, comme lui et François, ont toujours voulu protéger…

                                                     Dédé-la-science

13/12/2015

Amis médecins, tremblez : le Psikopat vous fait la fête !

01 copie.jpgPresque rien ne vous sera épargné : ni l'exercice illégal de votre Art, ni vos escroqueries alternatives et parallèles, ni votre fréquent amour de l'argent, ni vos erreurs dramatiques aux conséquences inhumaines !

Bouclé au lendemain des attentats un numéro au dossier très fort vous concerne, dans lequel on a juste reporté le pire (à de prochaines "tambouilles"), pour épargner les nerfs des urgentistes, déjà bien atteints d'avoir fait au mieux dans l'horreur...

Ne vous réjouissez pas trop, ce n'est que partie remise par la faute de l'actualité...

Mais, comme qui aime bien châtie bien, vous ne vous en sentirez que plus aimés, du moins ceux qui le méritent et qui ont gardé le sens de l'humour !