Actualités permanentes - Page 2

  • CHARLIE HEBDO VIT, LETTRE A RISS

    CharlieHebdo-380x483.jpgMon cher Laurent,

    Merci pour ce dessin !

    Au moins, le personnage représenté ne vous fera pas de procès puisque, soit il n’existe que dans l’imagination des prophètes, des imbéciles et des manipulés, soit il n’existe pas du tout…

    Bien sûr, tout ceux qui se réclament de lui et bafouillent prétendument en son nom ne manqueront de te, de vous poursuivre, à coup d’injures, de mensonges, de procès et éventuellement, faute d’autres arguments, d’armes de guerre.

    Le regard mortel de ton assassin qui court toujours décrit tellement bien les sentiments que nous portent les encalottés de tous les cultes. Et le jouet qu’il porte au dos rend dérisoires les armes qui tuent et mutilent directement et collatéralement, des gens innocents de tous les pays. Des armes que nos marchands de canons et politiques de tous bords sont si fiers de vendre partout, quitte à faire passer Obama pour une poule mouillée.

    J’aime bien aussi la résonnance entre le rouge du sang et la mention « numéro spécial », seul autre rouge de ton noir et blanc. Ça m’évoque un monde où le sang et la mort deviendraient l’exception, le spécial, et non le quotidien envahissant de l’actualité. Un rêve, quoi…

    La diffusion de ce dessin te propulse au rang des grands affichistes, comme Cabu, Charb et Siné. C’est le « coup de poing dans la gueule » que voulaient Cavanna et Choron pour sortir de leur torpeur les anesthésiés de la sensibilité, face aux horreurs du monde. Mais c’est un coup de poing virtuel, qui remet à zéro les circuits du cerveau sans altérer le physique matériel.

    Alors, bien sûr, un coup de poing, même virtuel et ajusté par un professionnel, ce n’est pas très précis et cela peut être mal interprété par celui qui le reçoit. Surtout qu’on le reçoit en plusieurs temps : au premier degré, le surréalisme de la situation m’a fait éclater de rire ! Puis, j’ai pensé que tu avais fait très fort en trouvant une surenchère œcuménique aux caricatures de prophètes. Et puis après, je me suis demandé si, finalement, c’était malin de remettre sur le tapis ces dieux fictifs dont on parle déjà trop ! Mais là, j’admets que c’est un réflexe de scientifique et de prof, non pertinent entre dessinateurs et journalistes…

    Voilà, Laurent ! Tu sais mieux que moi que l’on peut tout dire et tout penser d’un dessin. Il échappe à son auteur, tant par sa composante inconsciente que par les réactions et les interprétations sans limites de ceux qui le regardent ou l’analysent. Un bon dessin fait exploser la liberté de penser qui est si menacée aujourd’hui. Une explosion plus pacifique et moins dangereuse que celles des bombes, américaines ou coréennes, nucléaires ou pas. D’ailleurs, Bob Siné nous honore aussi aujourd’hui (voir ci-dessous) d’une explosion pacifique contre ceux qui menacent nos libertés de penser, dessiner, écrire…

    Toutes mes amitiés aux survivants, qu’ils continuent ou passent à autre chose.

    Je t’embrasse, Dédé

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  • LEGION D'HORREUR !

    Ainsi Hollande, le national - qui n'aime pas les bi pour peloter les électeurs du Front du même nom - et socialiste - on frémit historiquement du rapprochement ! - va décorer nos potes assassinés voici un an de la médaille qui a distingué tant de criminels de guerre des armées coloniales, tortionnaires en Algérie, généraux putschistes à qui on l'a rendue, marchands de canons et de bombardiers, crapules maffieuses de la finance et de la politique, ainsi que, par hasard, quelques honnêtes citoyens plus ou moins méritants. Depuis que Sartre et quelques courageux l'DSCN0161.jpgavaient refusée, il parait qu'il fallait la demander pour l'obtenir. Là, avec les morts, on est sûr qu'ils se conduiront bien, qu'ils ne la renverront pas à la figure de  l'accrocheur ou ne s'en serviront pas pour la clowner comme les postiches de Choron et Cavanna sur la couverture de l'excellent Schnock No 17. Parce que, quand même, attribuer le ruban rouge de l'armée et de la magouille frouze à Cabu, qui n'a cessé de conchier les militaires, les flics et les prêtres ou à Tignous, Honoré ou Charb, qui n'en faisaient et pensaient pas moins, c'est quand même violer leur mémoire et leur pensée d'une manière peu admissible, quoiqu'en pense leurs héritier-e-s ! En témoigne la couverture que Charb m'avait faite pour un petit bouquin que l'éditeur a prestement retiré de la circulation, sans explications, six mois après sa mise en venteCOUV INJUSTICE.jpg : militaire, juge et costard-cravate y passent un sale quart d'heure...

    Oui, je sais, Wolinski l'avait - on s'était assez fichu de lui ! - et Bernard Maris, paraît-il, aussi... sans doute discrètement dans sa lointaine province. Mais ils l'avaient acceptée, eux ! Et puis la chaire UNESCO qui va être ouverte au nom de l'économiste qui a crucifié le néo-libéralisme dans toute son oeuvre, c'est quand même autre chose que ces décorations archaïques qui honorent surtout ceux qui les distribuent et la soumission à l'ordre social des récipiendaires. C'est donc odieusement lâche de décorer les morts ! Il faudrait prévoir un refus posthume des décorations. Tiens, proposer une carte et une inscription en fichier : en cas de décès, j'accepte de donner tous mes organes d'abord à la médecine, ensuite à la science, mais je refuse toute légion d'honneur !

  • Grand Raymond et petit Dédé.

    La combinaison de ma date de naissance et des manques de place dans l’éducation nationale française m’avaient fait suivre ma scolarité avec deux ou trois ans de moins que mes camarades de classe. Certains y voyaient un avantage, mais ceux à qui cela arrive, surtout avec une puberté et un développement physique tardif, le vivent mal. Dans l’ambiance souvent dure d’un collège technique parisien des années 1960 – horaires surchargés, disciplines techniques physiques, compétition musclée à la récréation et à la sortie,… - les petits, comme moi, étaient très désavantagés. Leur protection ne pouvait venir que de grands, tout recours à l’autorité étant inenvisageable. Parmi mes protecteurs, Raymond Schlegel était l’un des plus prévenants et sensibles. Sa haute stature décourageait mes agresseurs potentiels, sa tranquillité freinait mon agitation et il n’hésitait pas à prendre un ton quasi parental pour freiner mes fréquents enfantillages : deux ans et demi d’écart, de part et d’autre de la puberté, c’est presque une génération d’écart ! Contrairement à certains qui m’appelaient Dédé d’un ton – si j’ose ! – Dédédaigneux, Raymond m’appelait André, soucieux, sans doute, de m’aider à grandir. Après le collège, nos itinéraires nous ont séparés. J’ai fui l’enseignement technique et perdu de vue, pour cinq décennies, la plupart de mes camarades, futurs ingénieurs. Jusqu’à ce que l’initiative heureuse de certains nous fasse nous retrouver un jour, au collège, émus et stupéfaits, assaillis de souvenirs et des fantômes de nos enseignants admirés ou d’autorités redoutées. Raymond était là, plus reconnaissable que certains autres, par sa taille, son attention et son empathie. D’autres avaient plus changé, selon leurs itinéraires personnels. Quant à moi, j’assumais dorénavant « Dédé » : Cavanna avait fait de moi « Dédé-la science » à Charlie Hebdo, par référence à Raymond-la-science, artificier des anarchistes de la bande à Bonnot, un vrai titre de gloire ! Un Raymond bien différent de celui que j’évoque ici, qui ne partageait sans doute que son prénom… François Cavanna nous a quittés l’an passé, un an avant les événements de janvier, qui l’auraient sans doute achevé. Raymond Schlegel vient de le rejoindre. Faute d’être présent, je l’accompagnerai par la pensée, ainsi que Christiane et les siens, demain matin. Au nom de tous les petits et les faibles que les plus grands, comme lui et François, ont toujours voulu protéger…

                                                         Dédé-la-science

  • Amis médecins, tremblez : le Psikopat vous fait la fête !

    01 copie.jpgPresque rien ne vous sera épargné : ni l'exercice illégal de votre Art, ni vos escroqueries alternatives et parallèles, ni votre fréquent amour de l'argent, ni vos erreurs dramatiques aux conséquences inhumaines !

    Bouclé au lendemain des attentats un numéro au dossier très fort vous concerne, dans lequel on a juste reporté le pire (à de prochaines "tambouilles"), pour épargner les nerfs des urgentistes, déjà bien atteints d'avoir fait au mieux dans l'horreur...

    Ne vous réjouissez pas trop, ce n'est que partie remise par la faute de l'actualité...

    Mais, comme qui aime bien châtie bien, vous ne vous en sentirez que plus aimés, du moins ceux qui le méritent et qui ont gardé le sens de l'humour !

  • Sur les chapeaux de roue...

    Quelques fidèles auront remarqué ma rareté sur ce blog ces derniers temps et je leur présente mes excuses. Rapidement car c'est le surplus d'événements et d'obligations en cette rentrée, non leur rareté, qui causent cette absence. Entre le retour saisonnier des étudiants et de multiples interventions, c'est, cette semaine, la réouverture du Musée de l'Homme de Paris rénové qui mobilise mon attention. Je l'ai déjà annoncée dans la Cité, dans le remarquable Siné Mensuel d'octobreSM46_COUV.jpg et dans le Psikopat*01.jpg spécial Louzeurs, en racontant à chaque fois des épisodes de son histoire récente que vous ne lirez guère ailleurs et qui illustrent les relations perverses, en France, entre le monde interlope des négociants en art, les politiques et les musées publics, relations que l'on retrouve sans surprise, en pire, dans l'histoire récente de notre canton, les mêmes causes produisant les mêmes effets. J'attends la fin des événements en cours pour vous en raconter plus...

    *ENFIN !... j'ai pu voir une gondole avec Le psikopat et Fluide à Cornavin. Faut-il dire merci Naville ?

     

  • La gratuité de la vie

    Il y a près d'un an, un journal professionnel confidentiel décidait de faire un numéro sur le thème de la gratuité à travers toutes les disciplines et me posait une question bizarre sur "la gratuité dans l'évolution des espèces". Comme ce thème inhabituel est susceptible d'intéresser certain-e-s d'entre vous, je vous livre ici le fruit de mes réflexions... Bonnes fêtes de Genève !

    PS : les commentaires sont ouverts

  • Consignes de vote

    En cette période où l'on vote un peu partout où c'est autorisé, je reçois d'un ami ces "consignes de vote" d'un autre temps qui me semblent bien judicieuses :

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  • Femmes et cerveau

    Après la "Journée des femmes", dimanche dernier, l'Université de Genève nous propose, la semaine prochaine, la

    "SEMAINE DU CERVEAU".

    Aurait-on ménagé cet écart dans le temps pour éviter toute confusion ?

    Trève de plaisanterie ! La Semaine du Cerveau est une manifestation remarquable qui, chaque année, nous offre une série de conférences, débats, expositions qui nous apprennent chaque fois un peu plus sur notre vie quotidienne, notre corps, son fonctionnement ordinaire et ses maladies. Si vous avez le temps, tous les jours du 16 au 20 mars, détails sur www.semaineducerveau.ch et programme ci-joint Programme_SDC_2015.pdf

    Sinon, comment ne pas vous signaler, dans le cadre de la défense de la presse satirique et non-décérébrée, le nouveau Psikopat avec son dossier "Nos amis les cons", vaste programme ! aurait précisé, en son temps le Général de Gaulle ! On attend toujours qu'un distributeur romand ne nous condamne plus à aller l'acheter à l'étranger, ce Psikopat...

    Et puis, presque sur le même sujet, la couverture d'un remarquable No 40 de Siné Mensuel, avec juste une petite erreur sur l' "Humanitude" que je corrige, ce jeudi, dans Le Courrier...

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  • La famille pour tous !

    Je craque complètement pour ce dessin de couverture du Psikopat qui vient de sortir, avec un dossier "Athéisme et Laïcité" qui ne manquera pas de réjouir tous ceux et celles qui n'en peuvent plus des guerres, des oppressions, du machisme, des massacres, des tortures, des contraintes arbitraires, des textes sacrés violents et obscurantistes que TOUTES les grandes religions nous font subir depuis moins de six mille ans, après mille siècles de paléolithique tranquille et quelques millénaires de néolithique hasardeux. Ce qui rappelle que les primates que nous sommes n'ont attendu ni les prêtres, ni les dogmes pour s'aider, s'occuper des gamins et survivre, malgré des conditions bien plus dures qu'aujourd'hui !

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  • Pourquoi et comment les animaux font-ils ce qu'ils font ?

    C'est la question à laquelle je tenterai de répondre, à partir de demain, devant les étudiants et ceux que ça intéresse, dans le cadre du cours public "Introduction à la Biologie du Comportement" de l'Université de Genève. Ce sera un cours en dix séances réparties sur l'année universitaire, uniquement pour ceux que ça intéresse. Une participation raisonnable permet aux étudiants inscrits de glaner quelques crédits par le plaisir plutôt que par la douleur. Bien entendu, quand je dis comportements des animaux, ceux des humains sont inclus... Voici, en gros, de quoi il s'agit :

    La vie a une histoire, dont nous retrouvons les traces dans les sols entassés des périodes de temps successives du passé. L'actuel et le plus récent en surface, le plus ancien au plus profond. Dans ces sédiments, on trouve les restes fossiles des végétaux et des animaux de l'époque, répartis en centaines de milliers d'espèces pour les végétaux, en millions d'espèces pour les animaux. Buffon, puis Lamarck, classant ces espèces, ont constaté qu'elles se regroupent en "familles", plus ou moins vastes, réunies par le fait qu'elles partagent des caractères communs héréditaires que l'on ne retrouve pas dans les autres familles. Bien que ce soit une idée hérétique et très réprimée par la religion de l'époque, Buffon (Histoire naturelle, générale et particulière... publiée de 1749 à 1789) propose que deux espèces proches par la plupart de leurs caractères le soient parce qu'elles descendent toutes les deux d'une seule espèce ancestrale commune, dont les descendants séparés ont divergé au cours du temps . Lamarck étend cette proposition aux "familles" de plantes, qui seraient ainsi de vraies familles, au sens généalogique, descendantes d'une seule espèce ancestrale, dont les descendantes se sont partagés en lignées de populations indépendantes et divergentes (Flore française 1778). Puis il étend cette idée aux familles d'animaux et propose dans le discours inaugural de son cours de 1800 (publié en 1801), que l'ensemble des espèces vivantes soient issues les unes des autres, selon une généalogie commune et unique, à partir des formes de vie les plus simples. Une idée que Charles Darwin, né en 1809, reprend et diffuse en 1859 dans son Origine des espèces, sans citer La philosophie zoologique de Lamarck (1809), dans laquelle il l'a puisée. L'origine des espèces, outre la vulgarisation de la théorie généalogique de l'histoire du vivant de Buffon et Lamarck, apporte une contribution majeure avec la théorie de la sélection naturelle, inspirée de l'Essai sur le principe de population de Malthus (1798), généralisé au monde vivant, alors que Malthus ne parlait que de fécondité et d'écologie humaines.

     Avec ses théories sur la sélection naturelle (découverte en même temps par Alfred Russel Wallace) et la sélection sexuelle, une des plus importantes contributions de Charles Darwin arrive plus tard dans son traité sur L'expression des émotions chez l'Homme et chez les animaux (1872), considéré comme le manuel fondateur de la biologie du comportement et de l'éthologie animale et humaine. Darwin y montre comment l'origine généalogique commune d'espèces différentes leur procure des organisations anatomiques et physiologiques semblables, qui leurs permettent d'exprimer les mêmes émotions dans les mêmes contextes, et de comprendre cette expression entre espèces proches parentes. C'est l'amorce d'une histoire de l'apparition, des mécanismes et de la transformation des comportements animaux au cours des ères géologiques successives.

    La reconstitution des grands traits de cette histoire est un des sujets essentiels du cours public d'Introduction à la Biologie du Comportement (IBC) que je donne dès demain jeudi à 10h15, en cinq séances d'automne et cinq de printemps (rue G Revilliod 12, entrée des étudiants dans la cour derrière la Migros Acacias).

    Ce cours IBC est un cours autonome, ouvert à tous les étudiants et au public, pour lequel aucun prérequis n'est demandé. Il comporte une série de chapitres sur la détermination des comportements animaux (génétique et physiologie), l'apprentissage, la territorialité, les structures sociales, les comportements des primates, les traditions et cultures, les comportements humains).

     

     

     

     

     

  • Il n'y a pas que la compétition dans la vie...

    Le succès sur internet d'images montrant des comportements inattendus d'affection ou de collaboration entre des espèces animales très différente s'explique d'abord par l'idée trop répandue d'une nature faite seulement de violence et de compétition entre des espèces qui se battent et se dévorent. A cette vision "darwiniste intégriste" s'opposent les observations de bien d'autres et de Darwin lui-même de comportements altruistes et d'entre-aides en milieu naturel. Parfois ce sont des espèces très différentes, comme les petits poissons qui viennent nettoyer les dents de gros prédateurs sans être dévorés ou bien les oiseaux qui nettoient la peau et la bouche d'hippopotames ou de bovins: des services souvent intimes. Si, comme le soulignait Kropotkine au début du 20ème  siècle, la nature offre de multiples exemples de collaborations étonnantes aux bénéfices réciproques, les mécanismes de l'attachement, de l'empathie ou du dressage expliquent souvent les images "contre-nature" de relations affectueuses entre espèces ennemies ou indifférentes. L'"empreinte", qui permet l'identification de la mère, du jeune ou, plus tard, de l'objet sexuel chez les oiseaux ou les mammifères, dépend des individus rencontrés en "période sensible". Ainsi, en milieu humain, des oiseaux ou des mammifères privés de congénères identifient, comme mère ou comme objets sexuels, des humains ou d'autres animaux inhabituels dans leur monde. Ils développent, vis-à-vis d'eux, les comportements correspondants. Ce qui explique qu'une chienne puisse materner des chats, une chatte des souris. Ou que des corbeaux, des chiens ou des tigres fassent parfois des offrandes de nourriture et d'affection paradoxales et... embarrassantes ! Lorenz racontait comment un chouca tombé du nid, élevé en main puis relâché, était revenu l'année suivante lui offrir un ver de terre dans la bouche, un comportement d'offrande classique entre partenaires sexuels chez les oiseaux, entre autres...

    NB : j'avais envoyé ce texte en réponse à des questions de Nic Ulmi, du Temps, qui en a publié quelques extraits dans l'article attaché

    Idylle-23-U150151965621pLC.pdf

  • Débaptisons la rue de Hollande !

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    Certes, elle n'est pas bien grande, et puis ça lui va bien d'être au milieu des banques et des financiers de tout poil.                Mais quand même...                                   Nous courrons le risque que je ne sais quel  Nord Coréen mal informé, retour du stand de tir, pense que notre Genève a voulu honorer le nullissime président des frouzes !

    Tiens, à propos de lui, la presse, même la bonne s'énerve et prouve que son facteur d'impact en communication est aussi fort que ses échecs politiques sont énormes. (C'est comme en science où le facteur d'impact de la pire publication, dans la "meilleure" revue, est01.jpg très supérieur à celui du meilleur article dans une revue moyenne. Ce qui n'empêche pas les grandes institutions universitaires de recruter de plus en plus en fonction des facteurs d'impact des chercheurs et non de leurs besoins en matière de recherche et d'enseignement). Donc, Hollande, après son double triomphe électoral, réussit à faire la couverture de notre Psikopat, dont le dossier sexe et politique - reconnaissons-le -était prévu bien avant les élections. Je vous offre la délicate couverture "tête de noeud président".

                             Et puis aussi celle, plus tristounette, de Siné- Mensuel. sine-mensuel-32-home.jpgMais, rassurez-vous!                              Quand Bob Siné déprime, c'est pour mieux préparer les éclats de rire qui suivent.                          

    Comme le rappelait souvent Gregory Bateson,on ne perçoit que les différences !

  • Pensées à varier !

    J'ai attendu un peu pour vous parler du TRES REMARQUABLE numéro d'avril du Psikopat sur l'Education Nationale, Titanic français qui a trouvé ses icebergs entre les réactionnaires et les socio-néo-libéraux. Sorti début avril, vous auriez pu le prendre pour un poisson alors que, sous son plumage d'humour et de BD's, vous y trouverez un ramage philosophique et éducatif majeur et délicat. Il vous reste quelques jours pour vous le procurer avant la parution de son successeur...

    Psikopat 263 050080263001.jpg

    Sachez quand même que, si vous venez, par exemple, du Valais à Genève en train en lisant ce type de littérature, vous risquez de vous faire tabasser par des tarés, comme ce pauvre lecteur de Fluide glacial dont la Tribune a relaté l'Odyssée. Mais les humoristes sont généreux et Yan Lindingre, boss de FG a décidé de glorifier cette victime de la liberté de lire et de penser en le couvrant de cadeaux et d'abonnements. Il va être glorifié comme lecteur de l'année. Bientôt, certains vont se faire tabasser exprès dans les trains dans l'espoir de récupérer les soixante dix vierges (euh...) de nos rédactions !

    A propos de Fluide glacial, j'aggrave leur cas avec une nouvelle rubrique, "C'est fou la science !". Avec la redoutable complicité de "Terreur Graphique", dès le No de mai...    

    En tout cas, merci à la Tribune d'avoir dénoncé comme il se doit cet odieux attentat ferroviaire et signalé le comportement de gentleman du réd-chef. Les plus élégants ne sont pas toujours ceux qu'on croit...

    Notre ami Cuénod, le plouc chez les bobos, s'est pascalement éclaté à propos du prétendu ressuscité (drôle d'orthographe !) de la semaine. Foi de papyrus (le surnom de Poutine en Crimée)! Il aurait été marié à la divine (autrement) et volage Marie Madeleine. L'intérêt principal de la chose, c'est de montrer comment les églises ont choisi leurs sources parmi des infinités possibles, les ont découpées et rewritées selon leur besoins, et ont "canonisé" quatre Goodbooks, parmi tant d'autres contradictoires, pour faire croire à leurs salades. Comme elles ont "canonisé" des papes de l'Inquisition et veulent en faire autant pour leurs successeurs les plus rétrogrades... Pour ça, comme pour le divorce, faudrait qu'elles apprennent à "décanoniser", mais, contrairement aux sciences, elles ne reconnaissent jamais leurs erreurs...

    Moi, ce qui me plaît, à Pâques, c'est l'oeuf. Mais attention, pas n'importe lequel ! Surtout le premier oeuf, issu de la première fécondation du monde vivant, et auquel nous devons toute l'histoire de la biodiversité. Je raconte ça dans Le Courrier, jeudi prochain... Tellement plus important et lourd de conséquences que les ébats éventuels des peoples, style petit Jésus !

     

     

  • On va cramer "feu Cavanna"

    Ça va sentir la moustache brûlée, comme quand mon grand père cramait la sienne, pour avoir laissé le fer à friser trop longtemps sur le gaz ! Les vrais amis du rital seront là, les faux aussi, ambiance ! Vu le nombre de gens hyper- drôles dans la foule, on ne devrait quand même pas trop s'ennuyer...

    Je déteste les crématoriums et leurs ambiances pseudo-religieuses, leur discours de convenance, les bruits de combustion et les vapeurs chimiques qui interrompent l'harmonieux processus du recyclage biologique des cadavres. Il y a toujours l'espoir que la star posthume ait prévu un événement grandiose et marrant, un dernier cadeau à la famille et aux potes. Par exemple, je suis sûr qu'il y aura de l'excellent jazz, à boire le meilleur et des gags de première bourre quand Siné passera le désarmement à gauche. On serait presque impatient de voir ça si on ne l'aimait pas tant vivant !

    Mais Cavanna, un vrai agnostique, laïque et républicain... je suppose, a priori, qu'il s'en foutait de ce que l'on ferait des restes de sa belle anatomie qu'une splendide photo d'Arnaud Baumann nous offre en couverture du Siné Mensuel de ce jour, un numéro sans queue ni tête, ou plutôt plein de queues et à deux têtes puisqu'il a deux couvertures, pleines de délicatesse, que je vous laisse découvrir... L'autre couverture, "Comment Hollande redresse la courbe, par Berth est un top comique, dans le style "mauvais goût" du plus chauve des caricaturistes !

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE-SM28.pdf

    Pendant qu'on est dans les risques mortels, le dossier du Psikopat nouveau traite de ceux que les journalistes font courir à la liberté de savoir et de penser dans le monde pognon, business, pub, people, politiquement correct et médiatiquement soumis. Avec une sublime couverture de Carali sur le droit des femmes, que je vous offre, à défaut de mon papier, envoyé trop tard et que vous découvrirez dans une prochaine "tambouille"...

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  • Ciao CAVANNA ! Dédé-la-science est orphelin

    François, tu charries ! Tu étais déjà dans l'histoire, tu n'avais pas besoin de claquer en plus...

    Toi l'immigré dont l'amour du pays d'immigration et de sa langue ont fait plus pour la culture francophone que tous ces nationalistes merdeux qui agitent des drapeaux et lancent des référendums débiles !

    Toi dont l'humour, la curiosité, la non violence, le culot et la générosité ont fait plus pour toutes les causes perdues que les pleurs et les grincements de dents.

    CAVANNA-1erW.jpgEn me nommant ainsi, par référence au Raymond-la-science de la bande à Bonnot (l'artificier des anars qui saoulait toujours tout le monde par ses discours techniques incompréhensibles), tu m'avertissais clairement que ce qui ne serait pas compris de mes écrits n'aurait aucune valeur, quel que soit ton respect pour "ma science". J'essaie donc de la faire passer, partout où elle ne devrait pas être, à des gens qui n'en ont rien à battre, même parfois en mesurant - difficilement ! - mes gros mots, comme ici sur tdg.ch.

    François, il y a un truc pour lequel je t'en voudrai toujours. En publiant, il y a bien longtemps "Et le singe devint con...", tu m'as piqué le seul titre possible pour un bouquin sérieux sur l'hominisation. Ça m'a dégoûté de l'écrire ! Dommage, on se serait bien marré... Enfin nous, d'autres sans doute moins, mais tant pis pour eux !

    Tu n'existes plus que par nos souvenirs et quelques milliers de pages et dessins admirables, vieux frère. Dommage ! Parce que si tu voyais ce que tous nos potes sont en train de dessiner à ton sujet et tout ce qu'on va picoler en ton honneur, tu partirais d'un éclat de rire éternel...

    Tant pis pour toi, tu n'avais qu'à rester !

                               Ciao Bello !              Ni Dieu, ni Maître !