09/07/2013

Voulez-vous jouer avec moi, cet été ?

SM22_CouvOK.jpegEt si l’on riait un peu avec le retour d’un soleil tant attendu ?

Siné mensuel part en vacances à la plage avec, entre les œuvres magistrales de Bob Siné et de notre grand Poussin vacances,humour,lecture,sciences,vin,politique,littérature,dessin de pressede presse, une foule de jeux : l’irrésistible jeu de lois de notre économiste atterré Concialdi, un fabuleux guide des meilleurs pinards et des meilleurs producteurs illustré par le grand chef, le quizz cinéphile de Bouyxou et mon quizz de biologie hilarante, le tout illustré par la crème décapante de nos illustres dessinateurs qui se lâchent, dans leurs pages comme dans les nôtres, et puis des nouvelles aussi inédites que décalées des auteurs que vous lirez rarement ailleurs. Un énorme numéro double, qui vous tiendra en haleine et pliés de rire pendant des heures pour le prix de même pas un hamburger…

De quoi se retrouver pétant le feu et très méchants à la rentrée !

Communiqué SM22.pdf



30/11/2010

ENFIN A GENEVE, DES DEMAIN !

mime-attachment.png

 

PROJECTION - DEBAT

Le Spoutnik, en partenariat avec Le Courrier, présente:

Mourir? plutôt crever!, 
portrait de Siné, fondateur de Siné Hebdo

Première suisse, en présence de la réalisatrice Stéphane Mercurio

Mercredi 1er décembre à 21h au Spoutnik 
(11, rue de la Coulouvrenière)

La projection sera suivie d'une table ronde autour de la satire, avec

Stéphane Mercurio, réalisatrice et fille de Siné
Mix et Remix, dessinateur de presse (L'Hebdo, Infrarouge) Barrigue, dessinateur de presse, fondateur de Vigousse André Langaney, généticien, ancien chroniqueur à Charlie Hebdo et Siné Hebdo

La table ronde sera animée par Roderic Mounir, journaliste au Courrier.

10 places sont à gagner pour les séances de jeudi à dimanche au Spoutnik (je 21h, ve 20h, sa 20h, di 18h)

Répondez au plus vite à l'adresse suivante: billets@lecourrier.ch en précisant la date souhaitée, votre nom et numéro de téléphone.
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17:46 Publié dans dédé siné | Tags : siné, film, dessin de presse, chats, débat, mix et remix, barrigue, satire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

11/10/2010

Mourir ? Plutôt crever !

afficheMPc.jpg A partir de mercredi , dans plus d'une vingtaine de villes en France (Paris, mais aussi Montreuil, Saint Ouen l'Aumone, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Amiens, Nancy, Nantes, Saint Etienne, Lyon, Strasbourg, Caen, Brest, Clermont Ferrand, Marseille, Rennes, Rouen, Villefontaine, Vitrolles), allez découvrir MOURIR ? PLUTOT CREVER ! portrait drôlatique et tendre de Siné par sa fille Stéphane Mercurio.  Avec des rencontres débats avec Stéphane, Siné et les anciens de Siné Hebdo, ou simplement ceux qui ont bien connu le bonhomme dans ses combats (programme détaillé sur www.mourirplutotcrever.com)
Les belges aussi vont le voir bientot, et nous les suisses, on crèverait idiots ? Alors, distributeurs de mes deux, vous le bougez, votre gros cul, pour qu'on puisse le voir partout en Romandie et au Tessin, voire outre-Sarine après une traduction impossible ???
Décidément, faut tout faire ici !

http://www.mourirplutotcrever.com/

Un film de Stéphane Mercurio:

Enfin un portrait au cinéma du furieux dessinateur Siné celui qui avec un crayon trempé dans l'acide s'est attaqué indifféremment depuis la fin des années 50 aux curés, rabbins et mollahs, bourgeois et militaires, moralistes de tout poils. Un gars qui au-delà de son image de provocateur à grande gueule, a traversé la grande Histoire avec ses aventures dans la presse : contempteur de l'Algérie française, d'abord dans l'Express avant de monter Siné-Massacre, acteur engagé de Mai 68 et pourfendeur du Général dans l'Enragé, compagnon très critique des révolutions cubaines ou chinoises ( une séquence à mourir de rire vous prouvera le sens limité de l'humour de ces régimes face à Siné ), ami de Malcolm X qui fut le parrain d'une de ses filles et dont le souvenir de sa disparition lui arrache encore des larmes. Probablement que pour faire ce film, il fallait attendre que quelqu'un de très intime s'y colle tant le bougre ne se livre pas facilement. Ca tombe bien il se trouve que Stéphane Mercurio sa fille est cinéaste. Même si la talentueuse réalisatrice a su toujours garder la parfaite distance sans nier le lien, ce sera donc une plongée très personnelle dans l'univers d'un gaillard pour qui la famille au sens large et l'amitié sont aussi importantes que l'engagement politique. Côté famille, vous comprendrez en l'entendant évoquer son père ancien bagnard antimilitariste, que parfois les gênes se transmettent. Côté amis, se mêle le souvenir des disparus comme Prévert et aujourd'hui sa bande d'irréductibles, sans qui Siné Hebdo né de son éviction de Charlie Hebdo pour cause de lèse-Sarkozy junior, ne serait pas né. Une bande avec outre des dessinateurs historiques des aventures Charlie ou Hara Kiri, des vieux amis comme Guy Bedos et Gérard Filoche ou des plus nouveaux comme Benoït Delépine, Isabelle Alonso, tout ça sous la surveillance de Catherine madame Sinet à la ville, et grande ordonnatrice de ce joyeux et salvateur bordel que fut l'aventure Siné Hebdo.

Avec une devise envoyé comme un défi à ceux qui voyaient le bonhomme déjà enterré : Mourir ? Plutôt Crever !

Contact distribution

Antoine Bast

antoinebast@gmail.com

0659935284


JJ RUE

jjrue@hotmail.fr

0616552857

groupe facebook: http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=119849163342&v=wall&ref=ts

17:22 Publié dans dédé siné | Tags : mourir ? plutôt crever, siné, ciné, cinéma, dessin, humour, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/06/2010

Mammouth écrase l’esprit !*

Mammouth, Buffon, Newton, Depardieu, Dassault, Siné :

Laissons du temps au temps, bordel !

 

Buffon, contemporain de Newton, pensait que la terre était un morceau de soleil qui se refroidissait. Quand ses correspondants lui envoyèrent des ossements de mammouths du Canada et du Spitzberg, il les prit pour des éléphants. Il en conclut qu’il faisait d’abord chaud au pôle nord, avant un refroidissement climatique qui se propageait vers le Sud, chassant les éléphants vers l’Equateur. Par des calculs astronomiques sophistiqués et sur des hypothèses aussi fantaisistes que celles des simulateurs d’aujourd’hui, il calcula même la vitesse de cette migration et du refroidissement.

Il en déduisit l’âge de la terre : 70 000 ans !

Ce chiffre fit scandale à l’Académie des sciences, aux mains des bigots qui croyaient qu’elle avait 5 000 ans, selon les salades biblesques. Les intégristes au pouvoir en ces temps lui tombèrent sur le râble, qu’il avait, par chance, aussi solide que Depardieu. Et comme Buffon était le Dassault de l’époque, il se permit même de monter à 400 000 ans, ouvrant un boulevard à Lamarck pour que les espèces aient le temps de changer dans l’histoire de la vie.

J’adore cette histoire où Buffon prend des mammouths pour des éléphants, puis bâtit une théorie aberrante sur des hypothèses absurdes et des calculs faux pour arriver à une théorie fantasmée. Car ce festival d’erreurs a cassé le dogme religieux qui bloquait le développement d’une biologie rationnelle : l’âge de la terre n’était pas encore quatre milliards d’années, mais il laissait désormais aux espèces le temps de se transformer, d’évoluer.

Avec Sarko, les retraités risquent de disparaître comme les Mammouths autrefois, faute d’adaptation au chaud et à la chasse au pognon. Mais ils risquent de laisser place à de vieux éléphants, rebelles et travailleurs, encore bien plus méchants …

N’est-ce pas Bob ?

 

In Siné Hebdo 85

 

* Pour mémoire, pour ceux qui ne fréquentaient pas le Sarkoland quand une chaine d’hypermarchés s’annonçait sous le slogan « Mammouth écrase les prix », quand un ministre obèse prétendait « dégraisser le Mammouth » et bien avant l’admirable film de Delépine et Kervern dans lequel Depardieu chevauche une Mammuth en rêvant d’Adjani.

09:36 Publié dans dédé siné | Tags : temps, retraite, buffon, siné, depardieu, évolution, mammouths, mammuth, science et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/06/2010

Singer la science !

Pour exister dans leur communauté, ou pour l’impact dans les médias, les scientifiques ne cessent de bluffer. Exemple…

Une primatologue fait des tests sur des petits singes qui obtiennent des fruits par un système de trappes ouvertes ou fermées. D’autres, qui observent le schmilblick, réussissent plus ou moins le test. Notre chercheuse trouve que les femelles sont plus souvent matées et que ceux qui les imitent réussissent mieux le test que ceux qui imitent les mâles. Pourquoi pas ? Mais, dans la « très prestigieuse » revue qui publie les résultats, ceci démontre que ce sont les femelles qui transmettent les traditions locales, les mâles changeant de groupe et transmettant peu. Et puis, « bien sûr », il en va de même chez les autres singes et les humains !

On est passé d’une expérience sympa mais anecdotique, sur UNE espèce de petits singes dans des conditions artificielles, à des conclusions générales planétaires sur la transmission de la culture chez tous les singes et tous les humains… Pur délire !

Mais, dans la science du fric anglo – occidentale, notre chercheuse n’aurait pas eu ses crédits de recherche et n’aurait jamais publié dans cette revue si elle avait raconté honnêtement ce qu’elle voulait faire et ce qu’elle avait obtenu.

Ainsi, vous ne trouverez pas un projet de recherche ou un article de « prestigieuse » revue sur les virus ou les cellules qui ne prétende contribuer (…peut –être, un jour !) à guérir le SIDA ou les myopathies. Ou bien vaincre la pollution et sauver la biodiversité !

La recherche doit justifier une activité incompréhensible pour qui n’est pas dedans, gouvernants et citoyens en particulier. Elle le fait par un répertoire de belles légendes, plus souvent transmises par les mâles, puisque les chercheuses sont encore minoritaires…

 

In Siné Hebdo N° 84

10:37 Publié dans dédé siné | Tags : science, recherche, éthique, communication, financements, bluff, mensonge | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/06/2010

Alzheimer frappe aussi les technologies !

Nos mémoires ne sont pas menacées que par l’usure des neurones. Des pans entiers de passé récent sont effacés par des choix technologiques aberrants, dictés par des industries et commerces sans scrupules !

Les vieux ont abandonné leurs vinyles pour écouter leur musique sur cassettes, puis CD ou DVD. Pourtant, s’ils ont encore une platine, les vinyles sont audibles cinquante ans après. Alors que bandes magnétiques et disques numériques s’effacent vite.

Des films noir et blanc et des tirages papier bien fixés se gardent un siècle. Mais, quand la couleur arrive, le noir et blanc est abandonné. Diapositives et tirages papiers émerveillent, mais virent de couleur et s’effacent en cinq mois à trente ans, selon les marques. Côté images mobiles et sonores, c’est pire ! Sous bonne clim, le cinéma noir et blanc est lisible longtemps, mais en couleur, tout s’évanouit.

Le désastre : la vidéo magnétique et ses cassettes, effacées en trois à dix ans ! Ses normes, ses formats, ses supports changent tant, par des politiques de profit à court terme, qu’il est dur de retrouver un lecteur en état de marche vingt ans après. Et rien n’est lisible si on le retrouve ! Les profits des industriels explosent, mais les matériels vont à la casse non amortis et perdent ce qu’ils devaient sauver. Chez les particuliers, des murs de cassettes VHS, vidéo 8, audio, CD et DVD. La plupart illisibles et inaudibles. Même sort prévu pour les disques durs des ordinateurs et de leurs « sauvegardes ».

Des bonds techniques ont apporté le son, puis la couleur, sur des supports pratiques. Mais aux dépens de la conservation et du suivi. Alors nos sociétés ne sauvegardent plus qu’à court terme et leurs mémoires durables sont plus pauvres que celles du siècle précédent. Des plaques de verre et des tirages jaunis montrent les militaires de la guerre de quatorze. On retrouve de belles photos noir et blanc des grands parents, mais on a perdu les siennes ou celles des parents, en couleur.

Et ces pertes de mémoire ne sont pas que le sort de privés peu avertis ! Certes, les professionnels font parfois mieux. A l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), mémoire des télévisions, on peut revoir Desgraupes, de Gaulle, ou Claude François avant son « bain tragique », avec une qualité médiocre. Mais l’INA peut sombrer dans une prochaine charrette du service public… Les grosses usines ne sont pas à l’abri des bavures ! Un collègue de Siné Hebdo me souffle que la NASA a égaré (effacées pour recycler les bandes ?), les vidéos originales du premier débarquement lunaire. De toute façon, elle avait abandonné le matériel de lecture, dépassé ! Pour des images parmi les plus précieuses, il reste de mauvaises copies et des originaux de basse qualité. Un bonheur pour les négationnistes qui les disent bidonnées ! Comme si la NASA ne pouvait pas faire plus beau que vrai en images de synthèse…

Dans la recherche, rien n’est fait pour sauvegarder les données ou même des travaux accumulés par des milliers de chercheurs, au prix de milliards d’argent public. Les œuvres, archives et même les matériels de savants du dix-neuvième siècle sont disponibles. L’huître à propos de laquelle Lamarck et Cuvier ont polémiqué sur l’évolution avant Darwin est visible au Jardin des plantes de Paris, ainsi que ce qu’ils ont écrit à son sujet. Mais le matériel et les archives de leurs successeurs de nos jours sont souvent perdus, faute de collectes ou parce qu’on les a stockés sur des supports dégradables… dégradés. Des manuscrits à la plume et des textes imprimés de 1500 à 1900 sont lisibles, mais les encres du vingtième siècle s’effacent. Ne parlons pas des stylos à billes !

Des ethnologues et des démographes ont accumulé, par des décennies de travail, des informations sur des populations dont le mode de vie a disparu. Par exemple des chasseurs cueilleurs sur lesquels on se pose beaucoup de questions. Dans le stockage de ces données, le passage des consternantes cartes perforées aux bandes magnétiques fût un progrès dans le confort d’utilisation. Mais, même sur les systèmes professionnels, avec les changements de normes, de logiciels et la dégradation des supports, tout se perd. Alors on ressaisit, à partir de listings papier à demi effacés… ou d’un des derniers lecteurs en fonction, si un « taré » a gardé des cartes perforées au sec !

Notre société est la première qui pourrait archiver de manière durable son patrimoine scientifique et culturel. Mais les maffias commerciales et les gouvernements qu’elles contrôlent ne s’intéressent aux mémoires que s’il y a du fric à gagner. Le régime français actuel, par exemple, contrairement à la mitterrandie, méprise les archives et les bibliothèques, et, comme elle, la science et les chercheurs. La mémoire de notre époque devra peut-être plus à Google qu’à des politiques qui laissent surtout de mauvais souvenirs !

André Langaney

PS : j’ai reçu au bouclage de cet article un rapport* des académies des sciences et des techniques françaises paru la veille. Sont donc pas tous Alzheimer comme les disques durs ! C’est pas politique, plus limité et encore moins drôle que ce que je vous raconte. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre solution que recopier tout, tout le temps ou les disques en saphir, les deux hors de prix…

Ils recommandent de lancer la recherche – merci pour la recherche !

Les japonais sont déjà sur le coup. Ça vous étonne ?

*Longévité de l’information numérique. Les données que nous voulons garder vont-elles s’effacer ? Par JC Hourcade, F Laloë et E Spitz, éd EDP

In Siné Hebdo 83,

avec un excellent encadré technique d’Olivier Marbot.

10:57 Publié dans dédé siné | Tags : mémoire, archives, images, photo, cinéma, recherche, technologies, durable, profit, court terme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/11/2009

Comment les chimpanzés deviennent cons…*

Une expérience mentale, proposée par Olivier Durin dans un traité de programmation**, circule illustrée sur internet. Elle en dit long sur les origines des cultes et des traditions.

 

Cinq chimpanzés enfermés dans une pièce convoitent des bananes au sommet d’un escabeau. Mais, dès que l’un d’entre eux monte un échelon, tout le monde reçoit une douche glacée. Au bout de peu de temps, quiconque tente l’ascension se fait attaquer par les autres et doit renoncer. Et l’interdiction continue, même si l’on retire le dispositif répressif. Si l’on remplace un fondateur par un naïf jamais douché, les attaques des autres suffisent à le dissuader de monter vers les bananes et il sera ensuite le premier à réprimer ceux qui s’avancent vers les bananes. On peut ainsi remplacer tous les anciens par des naïfs jamais douchés : la tradition, maintenue par répression, leur interdit les bananes en haut de l’escabeau.

Cette fable n’explique pas seulement qu’aucune cause actuelle n’est à l’origine de la plupart des traditions sociales, culturelles ou religieuses. Sociologues et ethnologues ne trouvent presque jamais d’explication rationnelle, ni même d’histoire factuelle des usages. Partout à travers le monde, la réponse la plus fréquente à la question « Pourquoi faites-vous cela ? » est « Parce que nos parents l’on appris de leurs parents et que chez nous on a toujours fait comme cela, et c’est donc bien de faire comme cela ! ».

Il est dès lors facile de révérer les dieux que personne n’a jamais vus et de se soumettre aux prêtres, gourous et politiciens qui les invoquent. Et l’on ne s’étonne pas de la persistance des rituels les plus cons, de la répression de la sexualité, du radotage des prières, du cannibalisme eucharistique, du découpage d’un morceau de bite des garçons ou du clitoris des filles, sous prétexte que l’on a toujours fait comme cela !

L’humanité a encore pas mal de chemin mental à faire pour monter chercher toutes les bananes et les partager équitablement …

________________________________________________

 

* Hommage à François Cavanna et à son immortel « Et le singe devint con ! », le titre que j’aurais voulu avoir trouvé, raté !

 

**http://olivier.durin.free.fr/essences%20de%20la%20programmation.php

 

In Siné Hebdo No 53

 

 

 

 

22:33 Publié dans dédé siné | Tags : culture, traditions, expérience mentale, ethnologie, religions | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/10/2009

L’arme secrète des Helvètes

SCOOP : Siné Hebdo vous révèle, en exclusivité mondiale, les grandes ambitions du programme spatial secret suisse.

Il s’appelle Swisscube et ce n’est pas une variante locale d’un ordinateur Apple. Le premier satellite artificiel 100% suisse pèse huit cent vingt grammes (j’ai écrit grammes, pas tonnes ! On n’est plus en Union Soviétique…).

Contrairement à une rumeur helvétophobe, il n’a pas été lancé avec une arbalète électronique, mais par une fusée indienne low - cost (www.ganesheasyrocket.com). Le satellite, lancement compris, n’aurait coûté que six cent mille francs suisses (quatre cent mille euros), le prix d’une Rolex un peu précieuse.

Il est complètement faux, aussi, de prétendre que ce bijou de nanotechnologie, fabriqué par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, fait « cou, cou » et non bip, bip ! En fait, il fait tic tac, comme n’importe quelle pendule neuchâteloise, et plus discrètement gling, gling (pas bling, bling !) comme une machine à sous.

Selon notre correspondant à Berne, qui requiert l’anonymat, Swisscube aurait emporté la liste des trois mille contribuables français identifiés comme détenant des comptes en Suisse par le ministère français du budget, avec une lettre d’accompagnement très polie pour le ministre.

Selon d’autres sources, Swisscube serait le premier pas d’un ambitieux programme spatial, dont la prochaine étape serait une filiale bancaire off – planète, dans une station spatiale miniaturisée, sur la face cachée de la lune.

On comprend mieux les motivations des recherches de planètes extérieures au système solaire du célèbre astronome genevois Michel Mayor et des travaux de son collègue physicien Nicolas Gisin sur la téléportation quantique : c’est au ciel que se trouveront les paradis fiscaux de demain !

 

 

In Siné Hebdo N°57, avec un splendide dessin de Mix & Remix, merci camarade !

 

 

11:10 Publié dans dédé siné | Tags : suisse, satellite, banque, astronomie, physique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/08/2009

La fête du commandant

Des villages d’Afrique de l’Ouest se transforment, le temps d’une fête où l’on rit beaucoup, en caricatures d’administrations kafkaïennes. On ne fait plus un pas dans les rues sans être interpellé par des policiers corrompus, un percepteur avide, des gendarmes intransigeants, des militaires incontrôlés ou des instituteurs répressifs. Chaque fois, il faut présenter des papiers, payer, en piécettes ou noix de cola, parcourir une succession de « bureaux » pour remplir des formulaires ridicules, fournir des preuves de tout et son contraire pour obtenir des permis de séjour, de passage, de sortie, de respiration, d’importation de lunettes ou d’exportation de chaussures… Il faut aussi se montrer docile, sous peine de sombrer dans le ridicule, ou d’être « emprisonné ». Le tout se termine, bien sûr, par des agapes bien arrosées, de la musique et des danses.
Ce type de carnaval administratif remonte à l’époque des commandants de cercles coloniaux d’avant l’indépendance. Quand des militaires français régnaient par l’arbitraire et la violence à travers une administration cauchemardesque. On y voit aussi des groupes d’écoliers chantant ou récitant des textes style « en passant par la Lorraine » ou « nos ancêtres les gaulois », symboliques des programmes scolaires coloniaux.
A part quelques comiques ou groupes de chanteurs, plus personne, chez nous, ne dénonce par l’humour les excès, pourtant croissants des bureaucraties. Pourtant les sujets ne manquent pas : méfaits des énarques, servilité des médias, pressions sur la justice, liquidation des services publics et détournements au profit des riches et des mafias …

In Siné Hebdo N° 25

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27/07/2009

Science pour tous !

Dieu peut-il tuer la science ? C’était la question de la Radio Suisse Romande pour le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin. Ceci pour évoquer les offensives des sectes de tout poil contre l’enseignement de la biologie dans les écoles. Car, comme nos inspecteurs généraux de l’éducation nationale, leurs homologues suisses paniquent devant les gamins qui brandissent la bible, le coran ou le kama soutra et expliquent que les profs qui racontent l’histoire de la vie seront transformés en merguez ou en crapauds tandis qu’ils recevront soixante dix vierges ou le droit de prier pour l’éternité (je préférerais les vierges, mais soixante dix, c’est beaucoup !).
Face à moi, un allumé créationniste qui veut surtout vendre son bouquin, un gentil petit sous - pape qui représente mal le führer du Vatican et une théologienne anti – pape, alliée de circonstance contre les hypocrisies biblico - cathologiques.
Et Dédé – le démon de rappeler que le but de la science est de mettre d’accord, si possible, des gens de cultures et d’origines différentes sur l’état du monde qui nous entoure et sur le peu que nous savons de nous mêmes. Que la science n’est pas une théologie et n’a pas à être complète et à avoir réponse à tout. Qu’elle est plus forte de ses doutes que de ses certitudes. Que nos bonnes questions sont plus sérieuses que leurs mauvaises réponses. Et que s’ils veulent croire que nous serons transformés en merguez ou en cafards après la mort, ou bien qu’un baba-cool a fait des miracles il y a deux millénaires, c’est leur problème, mais que ce n’est pas une raison pour l’infliger aux gamins et nous briser les couilles !

In Siné Hebdo N° 24

23:14 Publié dans dédé siné | Tags : dieu, darwin, science, théologie, éducation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/07/2009

RELIGION : BUVEUR !

Il faut vraiment être pisse-vinaigre pour trouver les tropiques tristes ! Je me suis rarement autant marré que sous les tropiques, dans la brousse autour de Kédougou, Sénégal, à la frontière de la Guinée et du Mali.
Les ethnies locales sont surtout musulmanes, mais des Malinkés y gardent des religions d’avant l’Islam. Dans celles-ci, un point essentiel est la consommation rituelle, puis hédonique, de bière de mil (dégueulasse !), de vin de palmier rônier (mieux, mais maux de tête si trop fermenté) ou d’hydromel (délicieux !).
Ces braves gens résistent depuis des siècles à l’Islam. Du coup, les missionnaires chrétiens leurs tombent dessus comme des mouches, les croyant naïvement plus faciles à convertir que les musulmans ! Mais l’exigence de monogamie est irréaliste pour les gens importants, qui ont deux ou trois femmes et les enfants correspondants.
Les marabouts musulmans sont plus habiles dans leur prosélytisme et admettent la polygamie. Mais ils ne considèrent comme musulmans que ceux qui abandonnent les boissons fermentées (à l’exception de l’alcool de menthe, médicament !).
Contrairement à beaucoup, mon grand frère Moussa, amoureux de ses deux femmes et sobre comme notre Bob, n’était pas trop embarrassé de n’être ni musulman, ni chrétien. Quand on lui demandait sa religion, il répondait fièrement : buveur !
Dommage qu’il suce aujourd’hui la sève de rônier par la racine. C’est sans doute le seul théologien qui aurait pu faire fléchir tant soit peu notre enfoiré de patron …

In Siné Hebdo N° 21








03:58 Publié dans dédé siné | Tags : religion, alcool, polygamie, siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/07/2009

Orgasmes belges

Un chercheur et une revue, dont nous tairons les noms pour ne pas leur faire de publicité, ont publié une recherche décapante.
Seize étudiantes (l’échantillon est petit, mais le chercheur, écossais, limite les frais !) de « l’Université de Belgique » (comme s’il n’y en avait qu’une !) ont été priées de remplir un questionnaire sur leur sexualité, puis de déambuler dans un lieu public où on les filmait. Un jury de sexologues et étudiants en sexologie, « spécialement formés », décidait ensuite, au vu de leur démarche, qui avait des orgasmes vaginaux. Ses réponses auraient été « exactes à plus de 80% », selon le questionnaire dont il ignorait les données. Suit une flopée d’informations et d’interprétations contradictoires, dont on retient que les orgasmeuses vaginales allongent plus le pas et roulent plus les fesses.
Le taux de succès serait déjà 50% si les réponses avaient été données au hasard. Sur 16, les 30% de plus représentent 5 étudiantes, ce qui relativise la performance.
Notre chercheur doit être candidat aux « Ig Nobels », qui récompensent les recherches les plus débiles et les plus inutiles de l’année ! Sa démarche, si j’ose dire, évoque un psychanalyste machiste d’autrefois, qui prétendait reconnaître, par un « syndrome des fesses serrées », les femmes peu épanouies qu’il croisait.
L’épanouissement ou le mal de vivre influencent certes nos postures et nos démarches. Filmer et mater des étudiantes pour spéculer sur leurs orgasmes est moins pénible que bien des travaux de labos. Moins innovant aussi !

In Siné Hebdo N°20

13:26 Publié dans dédé siné | Tags : orgasme vaginaux, sexologie, belge, démarche, épanouissement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/06/2009

Obama : des idées sans gènes !

« Mais c’est [ma propre histoire d’Américain] qui a gravé dans mes gènes l’idée que cette nation est bien plus que la somme de ses individus, que, tous autant que nous sommes, nous ne faisons qu’un. »
Après l’histoire méphitique du candidat Sarko qui pensait la pédophilie et la délinquance génétiquement programmées, cet extrait du beau discours du 18 mars 2008 à Philadelphie du futur président - élu étasunien contient deux propositions inquiétantes. Contrairement à Sarko, dont l’action a confirmé l’abrutissement idéologique et le cynisme, nous laisserons au beau Barack la présomption d’innocence trompée, mais :
- il est idiot de proposer qu’une histoire « grave une idée » dans des gènes. Seuls des mutations, des virus ou des bricolages génétiques changent l’ADN. Par ailleurs, nos moins de trente mille gènes de chimpanzés ou de souris n’ont pas les moyens de gérer une pensée abstraite.
-  certes il était en pleine campagne électorale au pays du « tout génétique » et en pleine exacerbation patriotarde. Mais on espère, vu l’argumentation qui précédait sur ses origines et la diversité étasunienne, que Barackounet pensait, aussi fort qu’il ne le disait pas, que sa démonstration s’appliquait à la planète entière et pas à la seule redoutable nation qu’il est censé diriger sous peu.
Car, pour que la formidable puissance symbolique de son élection ne conduise pas à une aussi formidable déception locale et internationale, il faudrait qu’il évite, dans son action, le pire des Etats-Unis : la croyance en un destin programmé et le mépris des autres. Pas évident !
Rêvons ! Il en est encore temps …

Siné Hebdo N°19 (7 janvier 2009)

09:12 Publié dans dédé siné | Tags : obama, gènes, idées, nationalisme, destin | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/04/2009

Darwin : sacré Charlot !

En 2009, pour le bicentenaire de sa naissance, collègues et médias vous gavent avec un culte indécent de la personnalité de Charles Darwin, tandis que les religieux le traiteront de communiste et d’imposteur.
J'ai préféré vous vacciner !
Les penseurs et naturalistes savaient, au siècle des lumières, que l’histoire de la vie avait duré très longtemps. Buffon avait proposé comme « hypothèse absurde » (pour cause de répression religieuse) que les espèces vivantes se transforment et soient issues les unes des autres. Lamarck, grâce à la fenêtre de liberté entre révolution et répression, avait écrit, en 1801 que la durée de l’histoire du globe - des millions d’années – était presque infinie, que les espèces vivantes, humains compris, formaient une seule généalogie, depuis les formes de vie les plus simples, sans doute issues du monde minéral.
Cinquante ans plus tard, Darwin a d’abord fait admettre l’essentiel, que d’autres avaient écrit, sans convaincre, avant sa naissance. Surtout il a proposé, s’inspirant de Malthus et des pratiques agricoles, la théorie de la sélection naturelle. Enfin, il a réalisé (discrètement à cause de sa femme bigote), que la nature et les humains n’ont pas besoin de dieux pour vivre l’histoire contingente qui est la leur et se comporter comme ils le font. Ce qui explique la haine des religions, qui préfèrent le discréditer sur la forme plutôt que révéler le fond.
A part ça Darwin, homme de son temps, croyait encore plus que Lamarck à l’hérédité biologique de l’acquis (qu’on arrête avec l’histoire des Girafes, tout est faux !), n’avait pas lu Mendel et ne comprenait rien à la génétique, ni à plein de choses sur l’évolution découvertes depuis. Il a écrit des horreurs racistes bien de son temps et, s’il est légitime de lui rendre un hommage mérité, évitons de le traiter comme, en d’autres temps, Mao, Mugabe ou … Sarko !

In Siné Hebdo N° 18 (décembre 2008)

23:38 Publié dans dédé siné | Tags : darwin, culte de la personnalité, religion, lamarck, hérédité de l'acquis | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/04/2009

Soigner ou manipuler ?

Croire à sa guérison et à l’efficacité d’un traitement est important pour vaincre de nombreuses maladies, surtout dans les sociétés bobos.
C’est même souvent suffisant ! Ce qui explique le succès des « médecines » alternatives, douces ou exotiques, ainsi que des sorciers, homéopathes, ostéopathes, mages et autres charlatans : l’effet placébo guérit, selon la maladie, de 0 à 100% des patients.
Les vrais médecins utilisent aussi l’effet placébo, en donnant à des patients des produits sans effet sur le mal dont ils souffrent, mais qui servent d’appui, par suggestion d’efficacité, aux promesses de guérison.
En principe, le placébo devrait être un comprimé de glucose ou autre support neutre mimant un traitement classique.
Une enquête américaine dévoile une pratique bien différente : la moitié des médecins déclarent utiliser des placébos. Mais 13% utilisent des antibiotiques et autant des sédatifs, qu’ils devraient réserver aux cas pertinents, 41% des anti – douleurs, créant souvent des sensations agréables provisoires, 30% des comprimés sucrés ou salés, 38% des vitamines.
Bref, un quart prescrivent inapproprié ou néfaste, plus de la moitié manipulent, peu ou plus, les perceptions des patients.
C’est discutable aux niveaux médical, éthique et simplement moral !
On aimerait une enquête semblable en Suisse et en Europe, ou mieux : une étude des pratiques réelles des médecins, pas de leurs déclarations via internet …
Nul doute que, pour l’incontournable utilisation des placébos, nos médecins, scientistes et pressés, ont beaucoup à apprendre de mes potes féticheurs du Sénégal oriental, experts en "médicaments impressionnants" et paroles qui guérissent.
Surtout s’ils veulent nous délivrer des imposteurs qui leur broutent réputation et honoraires !

In Siné Hebdo N° 14

09:31 Publié dans dédé siné | Tags : placébos, médecine, éthique, psychosomatique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |