10/04/2009

Nuits longues et idées courtes

Il est bien connu que le poids moyen d’une couille de canard colvert passe d’un pauvre gramme en septembre à cent vingt cinq grammes, en moyenne, en février. La production de testostérone suit. Le bon père de famille colvert de la fin de l’été se transforme en obsédé sexuel vers novembre, puis en violeur de tournantes vers février. Il ne redevient bon mari, bon papa qu’avec le retour des beaux jours.
On a pu montrer que c’est la durée relative des jours et des nuits qui provoque ces marées testiculaires chez les anatidés : quand les jours raccourcissent, les couilles grossissent, quand ils rallongent, elles rétrécissent !
Les hormones dites mâles et femelles existent en fait dans les deux sexes, chez les canards comme chez les humains. D’ailleurs, dans de rares espèces de canards, ce sont les femelles qui sont colorées, agressives et qui font les pariades.
La testostérone, en grandes quantités, semble pousser les bas fonds du cerveau à l’agression. Les femmes en ont donc aussi, bien que moins, en général, que les mecs.
Comme les deux bécasses du PS français ont l’air très fortes en danse des canards, si les chefs sociaux - traîtres de ce parti bourgeois avaient eu deux thunes de bon sens, ils auraient attendu le mois d’avril pour élire Madame LEU secrétaire général, le temps que les gonades se dégonflent !
Mais, demander à une bande de bobos zénarques de prendre en compte des données élémentaires d’astronomie et de biologie, c’est pisser dans un violon, … comme Bob, avec la bague de Dati !

In Siné Hebdo N° 13

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03/04/2009

Grosse colère ! (Pauvre France ...)

Le nombre d’étudiants en sciences décroit, alors qu’il en faudrait bien plus pour gérer notre société et enseigner comment y survivre.

Dans les médias de merde, les Delarue et Dechavanne brocardent sciences et culture sur le thème : c’est compliqué, c’est chiant, on est là pour se marrer !

Par la jonction improbable des télévangélistes américains et des islamistes lardés de pétro - dollars, la propagande antiscience des lobbies religieux dispose de moyens dans le monde de l’édition et d’internet qui écrasent l’éducation et la communication scientifique non commerciale.


Que fait le Ministère de l’Education Nationale ?


1) il fait confisquer les livres créationnistes envoyés dans les écoles. Plutôt que de les utiliser comme matériel pour en démontrer l’imposture et éditer les manuels qui les rendraient désuets. Censurer ou brûler les livres n’a jamais fait avancer la science !


2) il organise, entre Cité des sciences et Collège de France, un énième colloque pour savoir comment, quand et où enseigner la biologie de l’évolution. Les spécialistes s’y crêpent le chignon autour de leurs marottes, des théologiens du Vatican et des philosophes viennent dire qu’il ne faut surtout pas aller trop vite …


Pour mémoire : la « commission Picon » créée par le ministère a proposé en 1983 une refonte cohérente des programmes de biologie où les élèves, du primaire jusqu’au brevet ou au bac, apprendraient à leurs niveaux l’état des sciences sur l’histoire et les mécanismes de la vie.
Comme d’hab, gouvernement et ministère se sont torchés de deux ans de travail de vingt personnes et ont jeté le rapport à la corbeille ! Pour ne nommer personne, il s’agissait de Lionel Jospin et Claude Allègre, bouffon sarkozyste …

In Siné Hebdo 12 Novembre 2008

06:05 Publié dans dédé siné | Tags : science, évolution, médias, programmes scolaires, biologie, créationnistes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/03/2009

Big Brother du pauvre

Deux étranges marchés publics de l’état français ont déclenché une nuée de délires sur internet. Il s’agissait, dans les deux cas, de « veille de l’opinion », en matière d’éducation nationale pour cent mille euros, d’enseignement supérieur et recherche pour cent vingt mille. Bref, on offrait deux cent vingt mille euros à des privés pour un suivi de l’opinion des citoyens, avec analyse de ses acteurs et de son fonctionnement, sur les objectifs des ministères et leurs actions.
Contrairement à beaucoup, je ne suis pas choqué que les ministres veuillent connaître l’opinion et son évolution dans leurs domaines. Cela fait même partie de leur boulot ! Il y a, pour ça, des moyens simples dont on n’use guère sous Sarkozyzy : consultation et dialogue avec les fonctionnaires concernés, les organisations et syndicats représentatifs des étudiants, des jeunes, des élèves, des enseignants, des personnels et des parents d’élèves. C’est direct, efficace et quasi gratuit !
Au lieu de ça, on va demander à une ou deux agences à fric privées forcément nulles (pour deux cent mille balles, t’as rien dans ces milieux !) de monter des FBI du pauvre pour surveiller l’opinion !
Face à un projet aussi nul, on souhaiterait qu’il ne s’agisse que d’incompétence des sous - politiques et sous - fonctionnaires qui l’ont lancé. A moins que ce ne soit la dilution locale d’une mauvaise idée de plus de la CEE, comme le suggère un document.
On attend la liste des candidatures aux appels d’offre et le palmarès pour savoir quels copains des décideurs ou coquins récupèreront ce pourboire …

In Siné Hebdo N° 11

15:19 Publié dans dédé siné | Tags : opinion, éducation, recherche, marché, cee | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/03/2009

La gueule de l’autre

Nous commençons seulement à décoder les mécanismes par lesquels notre cerveau perçoit et interprète les traits physiques et les expressions  du visage de nos interlocuteurs. Ou comment il les traduit en termes d’émotions et de fiabilité des messages transmis et construit la réaction qu’ils suscitent.
Il serait temps, quand tout le commerce et toute la politique passent par une personnalisation et une communication non – verbale qui éloignent chacun de toute prise de décision rationnelle et conforme à ses intérêts et choix personnels !
Obao ou Obama, même combat ! Il n’est plus question de choisir entre des alternatives politiques ou des programmes, dont, de toute façon, aucun politicien ne maîtrise plus la complexité. La politique médiatisée d’aujourd’hui consiste à choisir une option par la confiance aveugle que l’on fait au visage qui vend le produit, en fonction d’un jugement esthétique, d’une identification plus ou moins fallacieuse, d’obscurs objets de désirs et d’évaluations intuitives de la fiabilité des messages. Le marketing politique, comme la pub, fait tout pour détourner l’intérêt du consommateur des propriétés réelles du produit. On affronte le compétiteur – il ne s’agit même plus d’un ennemi ou d’un adversaire ! – à coup de messages subliminaires de connivence, de stimulations esthétiques et sexuelles et d’emballage médiatique.
Dans ces affrontements, toute vision politique est perdue et le résultat est aléatoire en termes techniques ou moraux. Plus rien n’a d’importance : un bon maquillage dissimule aussi bien les rictus déments de Sarko et son néo- lepénisme que le mysticisme prophétique de Bernadette Ségo ou ce que fera vraiment Obaobama, s’il en a l’occasion …

In Siné Hebdo N° 10

08:35 Publié dans dédé siné | Tags : communication, politique, visage, confiance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/03/2009

National - écologisme

Depuis trois milliards d’années les continents changent de formes, de dimensions et de climats. Au hasard de ces variations, plantes et animaux parcourent le monde et de nouvelles espèces remplacent les anciennes.
Les humains accélèrent cette « mondialisation de la nature » en déplaçant des espèces, par intérêt, par curiosité ou fortuitement (les rats, les cafards et bien d’autres).
Certaines expansions sont désastreuses et méritent d’être contrôlées, pour des raisons économiques, médicales ou scientifiques. Par exemple si une plante envahissante provoque des allergies graves ou si un prédateur introduit, comme la grenouille taureau, décime les espèces locales.
Mais on est perplexe quand de prétendus écologistes veulent « éradiquer » – c’est leur vocabulaire ! – toute espèce importée, souvent depuis longtemps, ou celles arrivées d’elles-mêmes dans leur « terroir », avec une haine comparable à celle que d’autres vouent aux immigrés.
L’idéal d’une nature nationale ou locale dont il faudrait conserver de prétendus équilibres contre les attaques d’espèces introduites ou envahissantes est aussi aberrant que les idéaux de pureté ethnique ou culturelle de l’extrême droite qui l’inspirent.
Les « épurateurs écologiques» partagent manifestement les jouissances nauséabondes des chasseurs viandards de CPNT quand ils flinguent, entre autres, les beaux ibis sacrés introduits par accident en Bretagne. Ils cumulent une méconnaissance accablante de l’histoire de la vie avec le conservatisme réactionnaire qui empuantit si souvent la prétendue « écologie politique »…

In Siné Hebdo N° 9

08:17 Publié dans dédé siné | Tags : écologie, espèces, envahisseurs, nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/03/2009

Salauds d’animaux !

Même les Bonobos !

Ces chimpanzés lubriques étaient décrits comme de paisibles végétariens, bien différents de leurs cousins « grands » chimpanzés, bagarreurs et violents. Ils ont été observés dans la nature, au Congo, par Gottfried Hohmann. Ce dernier a constaté qu’ils chassaient de petites antilopes et d’autres singes. Ils n’hésitent pas à déchirer leurs proies vivantes et à les bouffer toutes gigotantes, sans égards pour les hurlements de protestation de leurs victimes.
Cette absence de sensiblerie animalière de nos plus proches cousins rejoint le débat sur la violence et l’agression qui opposa Lorenz et Laborit. Lorenz prétendait que celui qui chasse une autre espèce n’est pas agressif, l’agressivité étant réservée aux congénères de même espèce avec qui l’on est en compétition. Il ajoutait que les herbivores peuvent, comme les taureaux, être très agressifs, ce qui dissocie chasse et agression. Laborit prétendait que le chasseur était agressif, comme en témoignent les échanges de postures et de menaces entre chasseurs et chassés, en particulier quand le chassé défend sa peau.
Le vrai problème est la représentation des émotions de l’autre et l’identification à celui-ci que se fait chaque animal, ce dont nous ne savons rien.
Il est peu probable que le héron qui gobe une grenouille se voit en train de malmener un semblable. Mais le chien qui agresse le chat familier du voisin ou bien un humain entrant sur son territoire montre tous les signes de l’agression.

Comme les traders des fonds de pension ou les banquiers qui rackettent, au quotidien, les petits vieux et les pays pauvres, cachés derrière les écrans inhumains de leurs ordinateurs...

In Siné Hebdo N° 8

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28/02/2009

Putain de Néolithique !

Nous avons été grands singes sept millions d’années, avec des tas de cousins africains et autres, genre Toumaï et Lucy, que les candidats au Collège de France, font semblant d’avoir trouvés et présentent comme nos ancêtres directs, le temps d’être recrutés. Pour être prof au Collège de France, mieux vaut dire des conneries dans les médias que chercher sur le terrain !
Depuis longtemps, des singes, comme les chimpanzés et nous aujourd’hui, utilisent des outils sommaires. Mais depuis plus de deux millions d’années, certains taillèrent des pierres pour faire des outils de chasse, du quotidien ou des armes. C’était le paléolithique : les femmes ramassaient l’essentiel de la bouffe, les hommes s’amusaient à la chasse et exterminaient les grosses bêtes. Le Paléo, c’est presque toute la préhistoire : l’humain « moderne » (nous !) apparaît à la fin, il y a moins de deux cent mille ans. Il reste Paléo et acquiert ses diversités géographiques de formes et de couleurs en parcourant le monde.
Un peu partout, au cours des derniers quinze milles ans,  il se met à planter, garder les animaux au lieu de courir après et, ici ou là, fait des haches polies, d’où le nom Néolithique.
L’agriculture a remplacé des dizaines de milliers de Paléo par des millions de Néos, puis par les milliards de citoyens d’aujourd’hui. On a rasé les forêts pour faire des champs, puis des villes, continué à exterminer des bêtes et on joue un peu craignos avec les ressources naturelles dont on dépend. Mais, nombreux comme nous sommes, nous ne reviendrons pas au Paléo ! Faut inventer autre chose…
Putain de Néolithique !

In Siné Hebdo N°7

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20/02/2009

Nobels au Gallo !

On  me demande pourquoi c’est les français et pas Gallo, étatsunien, qui ont le Nobel, et puis l’allemand Zur Hausen, qui bosse à sur les virus du cancer de l’utérus, une bricole moins branchée que le sida !
D’après mes lectures, des déclarations de Montagner et quelques potes de l’Institut Pasteur, l’histoire est la suivante.
Montagner a ramené un ganglion de sidéen de chez son collègue Rozenbaum à son frigo, puis au labo de Françoise Barré-Sinoussi. Laquelle a fait tout le boulot et trouvé le virus. Gallo, plus tard, a prétendu en avoir trouvé un autre, le bon, mais il a été prouvé que c’était le même et qu’il venait de Pasteur. Le deuxième mérite de Montagner a donc été de prouver que Barré-Sinoussi avait l’antériorité. Pas évident face à une crapule aussi puissante que Gallo avec lequel il a fallu faire un compromis.
Le jury Nobel, pas toujours éclairé*, a donc fait coup double cette fois.
D’abord en refusant le prix a quelqu’un qui n’avait pas fait la découverte et cherchait à se l’approprier par des méthodes…discutables. Ensuite en récompensant à l’égal celle qui a fait le travail et son patron, qui l’avait vendu dans les médias en oubliant de citer l’auteure la plupart du temps.
Car dans notre très machiste biologie - médecine, celles – le plus souvent - et ceux qui font le travail sont rarement à l’honneur.
Au début du XXème siècle, tout le monde connait Lucien Cuénot, un des premiers généticiens français. Mais qui a entendu parler de la « jeune institutrice intelligente » qui a découvert, par ses expériences, pour lui et contre son intuition, à lui, que les lois de Mendel s’appliquaient aux souris ?
Cinquante ans plus tard, Crick, Watson et Wilkins reçoivent le Nobel pour la découverte de l’ADN, tandis que Rosalind Franklin*, à qui ils avaient piqué les résultats de cristallographie déterminants, crèvera d’un cancer sans être remerciée. Depuis, le sinistre Watson, gravement sénile, utilise son Nobel à tour de bras pour faire de la propagande raciste, Crick n’ayant pas fait beaucoup mieux avant de débarrasser le plancher…
Allez ! La semaine prochaine on reparle sciences, promis !

* Cf « Nobel, bêtes et méchants » sur l’Anarchronique http://alanganey.blog.tdg.ch/

In Siné Hebdo N°6

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14/02/2009

Ils te volent aussi ta recherche !

Hormis des demeurés ultra - libéraux et écolos, chacun pense que les gouvernements doivent financer une recherche susceptible de trouver des remèdes à la crise écologique préparée par nos modes de vie actuelle.
Peu de gens, toutefois, se préoccupent du devenir des sommes investies. C’est comme le denier du culte, les subventions aux banques et à l’industrie, ou bien les dons aux ONG : on est content de sa BA et peu importe si le pognon nourrit des curés pédophiles ou fait voyager des bobos parasites de chez nous parmi la misère affamée et les beaux paysages du monde.
La science produit du savoir, à travers ses publications, et du savoir faire, à travers des brevets. Le savoir est aujourd’hui, en occident et dans le monde entier, accaparé par un très petit nombre d’éditeurs privés, anglo-saxons pour la plupart, qui décident arbitrairement de ce qui sera publié et diffusé, ou pas, des résultats des chercheurs.
Ainsi, à côté de résultats significatifs indiscutables, des revues comme Nature, Science ou les comptes rendus de l’Académie des sciences étasunienne publient sans cesse, par idéologie, recherche du scandale qui fait vendre, ou copinage, des « résultats » aussi faux que « le chromosome des Cohen », la « mémoire de l’eau », la « fusion à froid », le « gène de l’infidélité » et autres conneries que n’importe quel étudiant de première année devrait savoir débusquer.
Sachant que les brevets enrichissent aussi les privés, entre l’invention et le produit qu’ils nous vendent, la recherche fonctionne donc, depuis longtemps, selon la recette « néo - libérale » : nationaliser la dépense, privatiser les bénéfices !

Siné Hebdo N°5

12:15 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/02/2009

Fascisme physiologique au Nebraska ?

Qui connait Lincoln, Nebraska, trou du cul de l’Amérique, avec quinze églises évangélistes entre Macdos, Fried Chickens, vidéo shops pornos et marchands d’armes à feu ?
La « très prestigieuse revue Science », comme l’écrivent les curés du Monde,  a publié, avec commentaire élogieux, l’article scientifique le plus débile de l’année 2008, œuvre d’auteurs de l’université de Lincoln (yen a donc une !).
Pour résumer quatre pages serrées et vingt huit pages de méthodologie ineptes, ce travail « montre » que la physiologie dicte les attitudes politiques. Il suggère, à la fin et sans argument, un contrôle génétique de tout cela. Prochaines étapes, pour les politologues allumés, le chromosome démocrate et l’ADN républicain !
L’argumentation est intéressante, au delà d’erreurs mortelles de statistiques qu’un étudiant détecterait, mais qui ont « échappé » aux ténors du comité de rédaction de Science.
On recrute, par téléphone, 46 bobets « politiquement réactifs » classés en 23 « de droite »  et autant « de gauche », selon un critère de « réaction aux atteintes à l’ordre social » : vous êtes « protecteur de l’ordre social » si partisan de la peine de mort, des dépenses d’armement, de la bible et contre l’avortement, l’immigration illégale, la pornographie…- j’en passe - et vous êtes « libéral » sinon ! Bien sûr, nos politologues sont neutres …
Ensuite, tandis que les sujets sont exposés à des images neutres ou effrayantes pour l’ordre social, ou à des bruits soudains, on mesure leur frayeur aux variations de la façon dont leur peau conduit l’électricité et à leurs clignements de paupières. Les résultats sont merdeux, mais les auteurs soutiennent que les supporteurs de l’ordre social réagissent plus aux stimuli effrayants que les libéraux. Ils en déduisent ce qui précède comme propriétés universelles du cerveau humain en politique.
Les seules questions intéressantes sont de savoir comment et pourquoi Science a publié des conneries pareilles à cinq semaines d’une certaine élection…

Réf. :Oxley et al., SCIENCE, Vol 321, 19.09.08, p 1667-1670

In Siné Hebdo N°4

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30/01/2009

Mormons et arabes n’existent pas !

Les mormons accordent une importance obsessionnelle à leurs généalogies. Ils les reconstituent pour baptiser leurs ascendants et leurs « collatéraux », qui descendent des mêmes ancêtres. Bob Siné, pour peu qu’il partage un ancêtre avec un de ces agités de la calotte, est peut être Mormon, sans le savoir, grâce à un ordinateur planqué dans l’Utah !
Dans ces pratiques, il y a l’obsession de décider qui est Mormon et qui ne l’est pas. Or, les 6,7 milliards d’humains actuels descendent d’une petite population de la préhistoire, il y a entre soixante et cent cinquante mille ans. Aucun doute, nous sommes tous mormons ! Pas la peine d’emmerder la planète, ils n’ont qu’à baptiser au Karcher !
Alors, me direz-vous, on est aussi tous arabes, juifs, femmes, noirs et malades, comme Coluche il aurait dit ?
Ben non, of course ! Prenons les arabes, pour éviter le tribunal : il y en a des chrétiens, des musulmans, peut-être même des juifs, arabes honteux. Ce qui définit l’arabe, c’est la langue qu’il parle, qui varie tant qu’ils ne se comprennent plus entre la Mauritanie et la Syrie. Et puis on a l’habitude de qualifier de rebeu une troisième génération de français qui n’aligneraient pas trois mots dans la langue de leurs grands parents et connaissent moins le Maghreb que les tarés du Club Med.
Rien n’est plus con que les revendications d’identité linguistiques, nationales, religieuses ou footbalistiques. Dépourvues de sens, elles  servent d’angle d’attaque aux racismes, aux conflits et aux oppressions.
Je suis fier d’être cauchois, auvergnat ou suisse allemand quand j’ai bu un calva de trop ! Mais je n’emmerderai personne avec ces conneries …

Dédé la science
Siné Hebdo No3

03:55 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/01/2009

Les origines de mon cul


Le passé, c’est comme les paysages : plus il est loin, moins on le voit, moins on en sait. Les origines de l’univers, de la vie, des humains, du bouton à quatre trous sont donc le moins connu du truc ! Comme la science consiste à savoir ce que l’on ne sait pas pour pouvoir parler du peu que l’on sait, elle devrait la fermer, ou se faire humble, dès qu’il s’agit d’origines...
Mais voilà ! Depuis que les confesseurs ne font plus recette, public et médias interrogent les scientifiques sur les origines de tout. Le moindre chercheur qui n’a rien trouvé est bombardé « savant » et fait carrière s’il dit qu’il sait des trucs auxquels tu ne comprends rien...
Les prêtres et les « savants » sont les ennemis absolus de la science !
Les prêtres parce qu’ils ont la foi et qu’un scientifique ne doit « croire » en rien.
Les « savants » parce que, contrairement au vrai scientifique, modeste et qui doute de tout, ils  répondent de façon péremptoire à n’importe quelle question. Si possible, comme les médecins de Molière, par de grandes phrases et de gros mots, incompréhensibles par toi et moi, surtout quand ils ne savent rien ! Ce qui me fait marrer, c’est que beaucoup de ces imposteurs prennent des looks de prêtres, en particulier en origine de l’homme et de l’univers : chemise indienne parfois et toujours barbe fleurie ! (même les rares nanas, mais c’est une autre histoire…).
Et ils vous racontent comment ils ont trouvé Lucy en Afar alors qu’ils glandaient au quartier latin. Ou bien Toumaï dans les tempêtes de sable du Tchad… En fait, ils sont arrivés en urgence de Poitiers, où ils bâfraient tranquilles, à Ndjamena, pour la conférence de presse*. Puis se sont empressés de virer, comme un malpropre, celui qui avait fait le sale boulot dans le désert.
Comme les savants sont très importants pour la télé de merde, on a rénové luxueusement leur maison de retraite du Collège de France, avant même le couvent des Bernardins.   
Bon, je n’ai plus de place et j’ai pas encore parlé de mon cul ! Ce sera pour une prochaine fois …

Dédé-la-science                    in Siné Hebdo N°2

* cf. Alain Beauvilain « Toumaï » éd. La table ronde et ses dernières publications

13:42 Publié dans dédé siné | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/01/2009

Ya que la foi qui tue !

Aux admirateurs de Calvin en fête, de Bush, Israel, Ben Laden, Ratzinger and Co, cette petite humeur parue dans l'historique Siné Hebdo N°1

Il a fallu couper des têtes pour avoir enfin, dans de rares pays, le droit d’écrire que l’état du monde n’était pas décrit par des vieux bouquins merdiques, réputés sacrés, ou par les délires des prêtres et gourous qui vous piquent veaux, vaches, cochons, pognon. C’est toujours dommage de couper des têtes, ça salit la moquette et ce n’est pas rationnel comme argument ! Mais, il y a deux siècles, cela a permis d’engendrer une science, basée sur le « principe des causes actuelles » : nos interprétations du monde ne doivent faire appel qu’à des phénomènes observables ou vérifiables aujourd’hui. Ce qui exclut l’irrationnel et toute forme de foi, et permet de mettre d’accord ceux qui sont prêts à regarder le monde sans préjugés. Somme toute, cette science était un truc pour mettre les gens d’accord sur ce qui les entoure, et peut être, un jour, sur eux-mêmes.
Aujourd’hui, seuls des sauvages religieux ou militaires tuent encore pour convaincre. Convaincre est devenu le rôle des enseignants et surtout des médias, devant les techniques desquels les enseignants ne pèsent pas lourd. Chassés par la guillotine, les prêtres reviennent par la télé qui, pour bien vendre, ne doit fâcher personne. On n’arrête pas de vous y seriner que la foi et la science sont des dimensions différentes et compatibles, en prenant à témoin un certain Descartes qui ne séparait parfois l’âme et le corps que pour échapper à la répression cléricale dans sa recherche. Rien n’est plus faux : où la foi passe, la science trépasse et vous ne mettrez plus personne d’accord sur l’état du monde !

Dédé-la-science

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