09/01/2015

« C’est dur d’être pleurés par des cons ! »

Que d’émotion, que de confusion après l’assassinat de cinq de mes amis dont trois très proches par ce commando de plomb parti massacrer un régiment de plumes… Des envoyés du moyen âge, armés comme dans une guerre vidéo, qui pulvérisent les corps, les membres et les cerveaux de gens parmi les plus pacifiques et les plus gentils que j’ai connus. Des dessinateurs, des humoristes, un économiste qui aurait hésité avant de tuer le moustique venu le piquer. Ils ont tué les gentils, comme l’a dit justement une de leurs collègues. Ils les ont tués parce qu’ils étaient sincères : ils ne pouvaient s’empêcher d’écrire et dessiner tout ce qui leur passait par la tête. Par les fibres fragiles de ces cerveaux extraordinaires dont les débris, noyés de sang, ont éclaboussé les murs et le sol de la salle de rédaction. Parce qu’ils osaient répéter qu’Allah, Yahvé, Dieu le père et tutti quanti n’étaient que des pères Fouettard inventés par de faux prophètes et amplifiés jusqu’à l’absurde par les délires des fidèles. Une opinion, une hypothèse, certes invérifiable, donc non scientifique, mais plus simple et au moins aussi respectable que les radotages religieux des poseurs de bombe et des adorateurs de reliques. Et puis la médiatisation s’en mêle. L’affaire devient le presque unique sujet de l’ « information », de l’actualité. Cinq personnes dont la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler, jamais lu une ligne, au plus vu un dessin ou lu un album, deviennent mondialement connues du fait de leur « martyre ». Des centaines de milliers de personnes manifestent ou défilent, des millions compatissent sans jamais avoir vu un numéro de Charlie Hebdo ou alors qu’elles réprouvaient ce genre d’expression. C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant parce que tous ces gens s’identifient aux victimes, qu’elles soient journalistes, flics ou nettoyeurs. Rassurant parce qu’ils refusent qu’on tue pour des idées et que les assassins, comme n’importe quel militaire « entraîné », aient nié l’humanité des victimes, réduites à des cibles ou des objectifs. Mais inquiétant parce que la foule est vite noyautée par les « récupérateurs » de tout poil. D’abord les politiques et les confrères journalistes, parfois réellement émus, mais qui y voient d’abord un formidable créneau pour obtenir du temps d’audience ou améliorer leurs cotes d’opinions. Ensuite les « représentants des cultes », des pitreries religieuses responsables de millions d’assassinats de même nature au cours des derniers millénaires, qui viennent pleurnicher leur horreur de la violence et leur solidarité avec les victimes. Tandis que leurs semblables font massacrer pour les mêmes causes au quotidien, partout à travers le monde. Dans cette affaire, les victimes et leurs combats sont oubliés, négligés, méprisés. Est-ce que ces foules ou ces notables se sont demandé ce que nos mécréants, politiquement pas corrects, auraient pensé des pitoyables proclamations des Hollande-Sarkozy-Le Pen sur une liberté d’expression que les puissances d’argent réduisent de jour en jour ? Est-ce leur rendre hommage que de dire des messes à Notre-Dame ? Pourquoi pas rendre des hommages militaires à Cabu et Charb qui ont passé leur vie à conchier l’armée, ou mieux : tirer des rafales de kalachnikovs en leur honneur ? L’idée que les foules qui viennent les pleurer et défendre la liberté blessée par leur mort soient débordées par des politiciens, des officiels, des prêtres et des drapeaux est obscène. Les larmes n’ont pas à être polluées par ces charognards qu’ils combattaient et méprisaient. Si des gens veulent rendre hommage à Philippe Honoré, Bernard Maris ou Charb, ils devront d’abord se montrer intelligents. Si des filles veulent rendre hommage à Wolinski ou à Cabu, elles peuvent se montrer coquines et exhiber ce qu’elles voudront. Mais si vous voulez rendre hommage à l’ensemble des cinq sur un mode respectueux de ce qu’ils avaient en commun, il ne s’agit pas d’aller défiler avec les politiques et les culs-bénits. Vous devrez d’abord vous montrer drôles, et ça, c’est beaucoup plus difficile… Selon un de leurs slogans, à peine détourné, c’est dur d’être pleurés par des cons !

PS : les émotions trop fortes, ce n'est pas bon pour l'orthographe. Merci à Marc-André Oberholzer d'être sorti de sa retraite de correcteur pour corriger mes fautes d'hier ! Charlie et Siné ont toujours été intraitables sur l'orthographe, contrairement à trop d'autres supports. L'occasion d'un hommage à tous les correcteurs et plus particulièrement Mustapha Ourrad assassiné, lui aussi, avant-hier. En même temps que notre irremplaçable Tignous, dont les fautes d'orthographe nous ont tant amusés...

                                                     

 

07/01/2015

ILS NE NOUS EMPECHERONT PAS DE PENSER, D'ECRIRE, DE DESSINER, DE CHANTER, DE VIVRE !

La violence religieuse a encore massacré, parmi mes proches cette fois, dans l'attentat contre Charlie Hebdo. Avec toute la lâcheté dont sont capables ceux qui usent d'armes lourdes contre les mots et les crayons de ceux qui dénoncent leur ridicule et leur inhumanité. Contre surtout la liberté de pensée, cauchemar des criminels religieux et politiques, qu'ils soient chrétiens, bouddhistes, juifs, musulmans ou autres.

Que faire, me demande-t-on au milieu des larmes ?

Une seule certitude en ce qui nous concerne : notre volonté commune. Nous ne reculerons pas devant leur terreur. Si leurs vies n'ont de sens que par leurs croyances, la nôtre n'en a que par nos libertés et le refus de toutes les violences inhumaines, civiles ou militaires.

28/08/2014

ATAÏ : victime de la brutalité coloniale et du racisme scientifique

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Au XIXème siècle, en Nouvelle Calédonie occupée, l'armée coloniale française protégeait les colons et anciens détenus européens qui spoliaient les terres des Kanaks et laissaient leur bétail envahir et saccager les cultures vivrières indigènes. Certains chefs coutumiers se sont alors rebellés contre ces spoliations, dont Ataï fût le plus connu. Il fût tué et décapité à la hache par un supplétif kanak d'une autre tribu. Une scène terrible, décrite par Louise Michel, héroïne de la Commune de Paris, déportée là-bas lors de sa répression. Un officier de marine ramena la tête d'Ataï dans du formol à Broca, anatomiste célébré pour la découverte de la zone du langage dans le cerveau. Mais aussi fondateur de la société d'anthropologie de Paris et militant d'un racisme scientifique hiérarchisant les races et les sexes en fonctions de prétendues différences d'intelligence dues, selon lui, à des différences de volume cérébral. Broca, pourtant réputé progressiste, collectionnait des crânes et cerveaux du monde entier, volés par des militaires, médecins, scientifiques et aventuriers sans scrupules.

Ataï était une "pièce" de choix, par son exotisme et ses fonctions de chef. Il eut droit à un moulage facial mortuaire, assez terrible après le voyage, et à ce que son crâne soit dépecé, puis scié pour en extraire le cerveau. A l'époque, par une application aberrante de l'évolutionnisme naissant et jusqu'à l'apogée du nazisme, les océaniens étaient souvent décrits comme "encore plus primitifs" et proches d'un chimpanzé prétendu ancestral que les "nègres" d'Afrique.

Le crâne d'Ataï faisait donc partie de la "collection Broca", qui fût confiée à un laboratoire de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et, après déménagement, déposée "provisoirement" au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme, sans être rattachée pour autant à la collection de ce dernier et sans être inventoriée lorsque je l'ai fait informatiser. Quand le laboratoire Broca a été fermé après la retraite de sa dernière directrice et qu'il est devenu évident que sa collection resterait au Musée de l'Homme, j'ai décidé de l'inventorier. C'est à ce moment que Philippe Mennecier, responsable de nos collections, a eu la surprise d'y trouver le crâne d'Ataï, qui ne figurait pas dans l'inventaire manuel de la collection Broca et dont plusieurs "spécialistes" mal informés avaient prétendu, avec autorité, soit qu'il avait été perdu, soit qu'il n'avait jamais quitté le Musée de l'Homme et que nous le dissimulions dans la collection d'anthropologie ! Nos autorités scientifiques et politiques ont, bien sûr, été aussitôt avisées de cette redécouverte, à un moment où une nouvelle révolte contre l'occupation de la Kanaky faisait encore des victimes de la répression un siècle plus tard.

 ataï,nouvelle calédonie,colonialisme,anthropologie,histoire des sciencesPourquoi je vous raconte tout cela ici et maintenant ? Parce que les autorités françaises ont attendu plus de dix ans et choisi ce 28 Août pour restituer, plus ou moins discrètement, en ce moment à Paris, le crâne d'Ataï à sa famille de "citoyens français". Et parce que la politique qui consiste, en vue d'un référendum promis, à tenter de submerger les Kanaks par l'immigration de français et de polynésiens hostiles à l'indépendance de la Kanaky et à poursuivre l'accaparement de ses terres et richesses aux dépens de ses habitants historiques continue...

 

05/02/2014

On va cramer "feu Cavanna"

Ça va sentir la moustache brûlée, comme quand mon grand père cramait la sienne, pour avoir laissé le fer à friser trop longtemps sur le gaz ! Les vrais amis du rital seront là, les faux aussi, ambiance ! Vu le nombre de gens hyper- drôles dans la foule, on ne devrait quand même pas trop s'ennuyer...

Je déteste les crématoriums et leurs ambiances pseudo-religieuses, leur discours de convenance, les bruits de combustion et les vapeurs chimiques qui interrompent l'harmonieux processus du recyclage biologique des cadavres. Il y a toujours l'espoir que la star posthume ait prévu un événement grandiose et marrant, un dernier cadeau à la famille et aux potes. Par exemple, je suis sûr qu'il y aura de l'excellent jazz, à boire le meilleur et des gags de première bourre quand Siné passera le désarmement à gauche. On serait presque impatient de voir ça si on ne l'aimait pas tant vivant !

Mais Cavanna, un vrai agnostique, laïque et républicain... je suppose, a priori, qu'il s'en foutait de ce que l'on ferait des restes de sa belle anatomie qu'une splendide photo d'Arnaud Baumann nous offre en couverture du Siné Mensuel de ce jour, un numéro sans queue ni tête, ou plutôt plein de queues et à deux têtes puisqu'il a deux couvertures, pleines de délicatesse, que je vous laisse découvrir... L'autre couverture, "Comment Hollande redresse la courbe, par Berth est un top comique, dans le style "mauvais goût" du plus chauve des caricaturistes !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE-SM28.pdf

Pendant qu'on est dans les risques mortels, le dossier du Psikopat nouveau traite de ceux que les journalistes font courir à la liberté de savoir et de penser dans le monde pognon, business, pub, people, politiquement correct et médiatiquement soumis. Avec une sublime couverture de Carali sur le droit des femmes, que je vous offre, à défaut de mon papier, envoyé trop tard et que vous découvrirez dans une prochaine "tambouille"...

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31/01/2014

Ciao CAVANNA ! Dédé-la-science est orphelin

François, tu charries ! Tu étais déjà dans l'histoire, tu n'avais pas besoin de claquer en plus...

Toi l'immigré dont l'amour du pays d'immigration et de sa langue ont fait plus pour la culture francophone que tous ces nationalistes merdeux qui agitent des drapeaux et lancent des référendums débiles !

Toi dont l'humour, la curiosité, la non violence, le culot et la générosité ont fait plus pour toutes les causes perdues que les pleurs et les grincements de dents.

CAVANNA-1erW.jpgEn me nommant ainsi, par référence au Raymond-la-science de la bande à Bonnot (l'artificier des anars qui saoulait toujours tout le monde par ses discours techniques incompréhensibles), tu m'avertissais clairement que ce qui ne serait pas compris de mes écrits n'aurait aucune valeur, quel que soit ton respect pour "ma science". J'essaie donc de la faire passer, partout où elle ne devrait pas être, à des gens qui n'en ont rien à battre, même parfois en mesurant - difficilement ! - mes gros mots, comme ici sur tdg.ch.

François, il y a un truc pour lequel je t'en voudrai toujours. En publiant, il y a bien longtemps "Et le singe devint con...", tu m'as piqué le seul titre possible pour un bouquin sérieux sur l'hominisation. Ça m'a dégoûté de l'écrire ! Dommage, on se serait bien marré... Enfin nous, d'autres sans doute moins, mais tant pis pour eux !

Tu n'existes plus que par nos souvenirs et quelques milliers de pages et dessins admirables, vieux frère. Dommage ! Parce que si tu voyais ce que tous nos potes sont en train de dessiner à ton sujet et tout ce qu'on va picoler en ton honneur, tu partirais d'un éclat de rire éternel...

Tant pis pour toi, tu n'avais qu'à rester !

                           Ciao Bello !              Ni Dieu, ni Maître !


 

19/01/2014

Le seul amour de François Hollande

Les nonante journalistes d’égouts internationaux qui se sont tapé la Corrèze, pour suivre le président, et l’ignoble Closer se sont bien fait avoir ! Julie Gayet a joué son meilleur rôle en faisant croire à son histoire avec Hollande. Et ne parlons pas du meilleur second rôle du barbouze qui apporte les croissants !    La médiacratie s’est fait complètement blouser par ce génie de la com qu’est Flamby…

Pourquoi croyez-vous qu’il a pris le risque politique insensé du mariage pour tous ? Seule l’apogée de ses sentiments et de ses pulsions pouvait vaincre sa timidité. Alors, aucun doute n’est permis : Hollande la romance veut épouser Pierre Gattaz, patron des patrons français !

 D’ailleurs, l’évolution des images sur internet au fil des mois en témoigne : les deux amants se sont relookés, lunettes design et réduction de bedaine pour l’un, verres de contact et lifting pour l’autre. Et surtout des expressions du visage qui passent de la crispation au sourire et à la félicité…

 Brosse à reluire des politiciens de droite, Paris Match n’a envoyé Valérie Trierweiler à l’Elysée que pour aménager avec goût le bureau futur du Premier Monsieur. A moins que, comme une rumeur incessante le souffle, François ne laisse son propre bureau à Pierrot et reprenne celui de Valérie... 

Ce qui aurait le mérite de la transparence quant à qui gouverne les frouzes !

231.jpg Francois-Hollande-Pierre-Gattaz.jpgsocialiste-hollande-Pierre-Gattaz-patrons-humour1.jpg

 

 

 

               Si des électeurs sincères et progressistes ont voté Flamby en France et souhaitent garder le moral, je leur déconseille vivement la lecture du discours attaché… Hollande Gattaz Légion d'honneur.docx

 

05/11/2013

LE FRIC ET LA MORT !

Cré temps de Toussaint, vindiou ! Aurait juré ma grand'mère normande devant les tempêtes et déluges de saison...

Bon, on a bon être chez les parpaillots où il n'y a même pas de Toussaint, la soumission locale à l'impérialisme étasunien nous ramène quand même les morts avec la fête des citrouilles et ses zombis qui tournent autour de nos banques et les braqueront peut-être parfois, comme certains déguisés de l'escalade.

Tiens, justement, les banques, la finance, le fric, le Psikopat du jour des morts en a fait son dossier, en textes profonds et en BD's, 01.jpgcertainement très différents de ceux que vous lisez dans vos journaux locaux, hormis Le Courrier et Vigousse.

Avec une couverture qui me touche, en tant que plongeur, quand il s'apprête à plonger au milieu des requins à haut de forme et cigares et que sa jolie copine lui dit "Vas-y chéri, demande leur un crédit !"

Un qui ne demande pas un crédit, mais des dons, c'est notre patron Bob Siné qui s'inspire de l'UMP pour tenter de renflouer les caisses du journal, ainsi que le dessine délicieusement notre copain Jiho. Car la hausse des coûts et la baisse des ventes compromettent l'avenir en 2014 de Siné Mensuel, fleuron de la presse libre, sans pub, ni sponsors. Alors n'hésitez pas, les frouzes qui paient des impôts en particulier, c'est défiscalisé aux 2/3 et c'est pour une bonne cause, pas comme les tripatouillages de la campagne de Sarko :

 

http://www.sinemensuel.com/faire-un-don-a-sine-mensuel/

 

Et comme on n'est pas sectaires, on acceptera même les dons des riches, à qui Bob a fait une magnifique couverture pour le No 25 !  sine-mensuel-25-home.jpg

Jiho_dons-sine-2.jpgEt puis si vous êtes en retard pour vos cadeaux de Toussaint ou d'Halloween, ou en avance pour ceux de Noël ou les étrennes, vous êtes en plein dans le sujet avec le dernier bouquin de Bob, juste sorti des rotatives : son Journal pré-posthume (éd. Le Cherche midi), qui raconte avec un humour décapant et dessinant son agonie chronique ou la chronique de ses agonies. Siné nous fait rigoler de tout, et surtout de la grande faucheuse, ha! Ha! Ha !

 Journal_pre-posthume-_SINE_-9782749132990.html

humour,dessin,satire,banque,mort,fric,presse

09/07/2013

Voulez-vous jouer avec moi, cet été ?

SM22_CouvOK.jpegEt si l’on riait un peu avec le retour d’un soleil tant attendu ?

Siné mensuel part en vacances à la plage avec, entre les œuvres magistrales de Bob Siné et de notre grand Poussin vacances,humour,lecture,sciences,vin,politique,littérature,dessin de pressede presse, une foule de jeux : l’irrésistible jeu de lois de notre économiste atterré Concialdi, un fabuleux guide des meilleurs pinards et des meilleurs producteurs illustré par le grand chef, le quizz cinéphile de Bouyxou et mon quizz de biologie hilarante, le tout illustré par la crème décapante de nos illustres dessinateurs qui se lâchent, dans leurs pages comme dans les nôtres, et puis des nouvelles aussi inédites que décalées des auteurs que vous lirez rarement ailleurs. Un énorme numéro double, qui vous tiendra en haleine et pliés de rire pendant des heures pour le prix de même pas un hamburger…

De quoi se retrouver pétant le feu et très méchants à la rentrée !

Communiqué SM22.pdf



20/03/2013

L’horreur coloniale française s’aggrave encore à Mayotte

Un nouveau pas dans l’horreur vient d’être franchi dans les atteintes aux droits humains, en particulier à ceux des enfants, dans l’île de Mayotte, soustraite illégalement à la République des Comores pour être « départementalisée » à la frouze malgré les condamnations de l’ONU. Contre toutes les lois françaises et européennes – mais Mayotte ne connaît que des dérogations sous le système « Balladur-Sarkozy-Hollande-Valls » - la sous-préfecture prend désormais en compte les dénonciations de mahorais-collaborateurs visant à faire expulser les enfants comoriens « non français » scolarisés, et si possible leurs parents « en situation irrégulière ». Ceci pour avoir voulu continuer à vivre dans une île où ils s’étaient souvent installés du temps de la libre circulation dans les Comores et où parfois ils étaient eux-mêmes nés. L’arrestation dans les classes d’enfants « en situation irrégulière » sur dénonciations « citoyennes » ne manque pas de rappeler des souvenirs sinistres de la seconde guerre mondiale. Au delà des milliers de morts des transits « clandestins » entre Anjouan et Mayotte, il est incroyable que cette situation insupportable et ces exactions administratives d’un autre âge ne soient pas dénoncées depuis des années dans les médias français et européens. Plus d’informations dans le document joint.

Mayotte, 1er département vichyste.docx