30/03/2012

Vu de la "France forte" : nouvel hymne et congés payés !

Si vous êtes plus sensible aux paroles, à l'accompagnement et à l'enthousiasme populaire qu'au musicalement correct et si ce qui se passe au-delà d'Hermance ou Bâle campagne vous intéresse encore, je ne saurais trop vous conseiller un clip printannier pour noyer dans le soleil et la bonne humeur l'hiver néo-libéral qui anésthésie l'occident et répand la misère jusque dans les pays les plus riches comme le nôtre :

http://www.sinemensuel.com/videos/la-france-forte/

Sur le même site, vous trouverez plein de choses fort instructives en matière de siné, ciné, dessin, photo, prisons et évasions comme les mini-zones de maître Bob dont j'extraie ce cadeau à notre "démocratie" :

minizone Siné du 14-02-12.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... enfin, si vous avez encore le moindre intérête pour ce déni de démocratie que sont des élections présidentielles dans l'enfer médiatique qui manipule la majorité de nos sociétés, vous en entendrez et en verrez parler autrement dans la dernière cuvée du Psikopat qui s'apprête à sortir des tonneaux. Ne vous la laissez pas siffler par les distributeurs pourris :

241.jpg

 

19/09/2011

SCOOP : photo non autorisée de l'enfant de Carla

écho carla.jpgLES DENTS DU PERE !

09:11 Publié dans franco-franchouillard | Tags : échographie, carla, sarkozy, enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/09/2011

SINE MENSUEL, C'EST AUJOURD'HUI !

tampon.gifC'est reparti mon kiki !


Un pied dans la tombe mais l'autre dans le cul de tous les empêcheurs de jouir en rond, l'increvable Siné, aidé par toute son équipe de démolisseurs, remet la gomme... Attention, ça va chier des bulles !

A partir du mercredi 7 septembre et le premier mercredi de chaque mois, 32 pages couleurs, grand format, pour seulement 4,80 euros.

But de l'opération : distraire les lecteurs et leur donner des armes pour battre la droite aux prochaines élections. Haut les cœurs ! Pas de quartier! On va leur en faire baver des ronds de chapeaux !

Retrouvez nous ici sur le net : www.sinemensuel.com à partir du 1er septembre avec une vidéo et un dessin par jour jusqu'à la sortie du journal.

http://www.youtube.com/watch?v=Xb-1W_PBce0&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=CMv_mu9kVZY&feature=related

Des videos et des dessins pour annoncer la sortie de Siné Mensuel le 7 septembre sur le site de Siné Mensuel.

Alllez y c'est drôle et faites tourner !!!

00:22 Publié dans franco-franchouillard | Tags : presse, satire, humour, gauche, libertaire, dessin de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/02/2011

La Ben Alisation de la France, CQFD !

dites-degage-moubarak-et-pas-casse-toi-pauvre-con,M49197.jpgVous aurez tous reconnu sur cette image une des plus délicates citations du micro-président français, amabilité adressée publiquement à un citoyen qui ne lui était pas favorable et voulait s'expliquer.

Et bien figurez-vous que si vous êtes enseignant français vivant au Caire de longue date, marié à une égyptienne et qu'il vous semble amusant ou pertinent de citer le président en défilant avec quelques millions d'autochtones qui demandent le départ d'un ami dictateur du micro-président - qu'ils obtiennent peu après - ceci peut vous valoir une convocation à Paris, une sanction grave et une interdiction de retouner chez vous.

La liberté d'expression des Sarkolandais tend vers ce qu'était, il y a peu, celle des Egyptiens sous Moubarak ou des Tunisiens sous Ben Ali. Ainsi que l'explique fort bien CQFD dans un remarquable éditorial et une couverture de choc de notre joyeux copain Bob Siné !

P01-CQFD-86-rouge.jpg

 

 

 

19:12 Publié dans franco-franchouillard | Tags : liberté d'expression, répression, arbitraire, egypte, tunisie, france | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/02/2011

Carla et Nicolas : Saint Valentin ratée !

Nico-1.jpgNico-2.jpgNico-3.jpgNico-4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Tu es bien trop petit, Nicolas !

 

 

 

 

 

 

 

19:05 Publié dans franco-franchouillard | Tags : carla, nicolas, saint valentin, chiens, copulation, sexe, amour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/12/2010

Les éditocrates : propagande à la française.

Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

_____________________________________________

* « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

**A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val

 

 

10/12/2010

JUSTICE POUR SINE !

Après deux ans de harcèlement judiciaire et de diffamations et injures en tout genre amplifiées par les barbouzes médiatiques du Sarkoland et les succursales française du régime raciste israélien (dont les dirigeants actuels de la LICRA France), Bob Siné obtient enfin justice de son licenciement abusif de Charlie Hebdo par l'odieux Philippe Val.

504-1220601907-sine---465fx349f.JPG

Lequel fût promu, pour ce genre d'exploits, coupeur de têtes pensantes à feu France Inter. Le jugement est sans appel - lire ci-dessous le communiqué de presse si vous ne le connaissez pas déjà - et prouve que la justice française balbutie encore avant la suppression sarkozyste des juges d'instruction indépendants et l'attribution de leurs fonctions à un parquet à la botte. Mais, comme les carabiniers, elle arrive trop tard quand le mal est fait !Les coups qu'elle aurait dû porter en temps utile aux diffamateurs glaireux qui ont lancé l'affaire, qu'il s'agisse de Val, Askolovitch, Jakubowicz ou bhl risquent de se transformer en caresses finales dans le sens des plumes.

Pourtant, pendant deux ans, la présomption de culpabilité d'antisémitisme et de racisme, tellement opposée à toute la personnalité, la vie, l'œuvre, la pensée et au militantisme de Maurice Sinet a inondé les médias français en toute impunité. Ses auteurs ont fait l'objet de promotions professionnelles et d'honneurs, laissant un innocent à l'abandon et tentant de condamner un homme âgé, courageux mais fatigué, au chômage et aux dépens de sa défense contre la calomnie.

Est-il normal que des corbeaux cyniques et malveillants, dénoncés par la justice, restent patrons de France Inter, du Journal du Dimanche ou président de la LICRA France au nom de leurs servilités ou de leurs amitiés sarkozyennes ?

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. Procès Siné / Charlie Hebdo : Siné gagne un nouveau combat.

Charlie Hebdo condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser des dommages et intérêts au dessinateur, Siné. L'hebdomadaire doit également publier en Une, un communiqué judiciaire.

Charlie-Hebdo vient d'être condamné par le tribunal  de grande instance de Paris pour préjudice moral et financier à l'encontre de Siné. Petit rappel, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l'arrivisme de Jean Sarkozy. Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu'il était renvoyé.

Le tribunal juge la rupture du contrat qui liait le dessinateur depuis 16 ans au journal, abusive.

Au motif qu' « il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant »...D'autant, continu le jugement que celui-ci était soumis à la relecture du directeur de la publication, en l'occurrence Philippe Val. Aucune faute ne peut être reprochée à Siné souligne à plusieurs reprises le jugement. Le tribunal reproche également à Charlie hebdo l'absence de préavis et la « façon d'annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé » (la lettre de rupture est arrivée bien après l'annonce de la fin de la collaboration de Siné, dans le journal)...

Les éditions rotatives sont donc condamnées à verser 40 000 euros de dommages et intérêts au dessinateur et à publier en Une du journal sur un bandeau de 15 cm le communiqué judiciaire suivant :

« Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 » et ce sous astreinte de 2 000 euros par numéro non conforme.

Le dessinateur qui suite à son éviction de Charlie Hebdo a lancé Siné Hebdo (86 numéros) gagne un nouveau combat. Nul doute que sa prochaine zone sur internet (sinehebdo.eu) sera l'occasion de donner son point de vu sur cette aventure.

sine-hebdo-sarkozy-pauvre-con.jpg

 

 

 

10:47 Publié dans franco-franchouillard | Tags : siné, innocent, justice, médias, diffamation, val, licra france, antisémitisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/09/2010

Pour mettre le feu le 11, allumez La Mèche le 10 !

Vous aimez Vigousse, vous pleurez Siné Hebdo ? Vous allez adorer La Mèche, nouveau journal satyrique francophone, en kiosque partout en France et, on l'espère, en Francophonie...

Allez Naville, on est pas de votre bord, mais il y a du pognon à gagner sur notre dos et celui de nos futurs nombreux lecteurs. Alors un petit effort pour la Romandie : sortez-nous bien le vendredi, comme Vigousse. Les sarkozystes Figaro ou Charlie Hebdo sortent bien à temps le mercredi...

Et puis pour les lecteurs qui veulent vraiment nous soutenir, abonnez-vous pour nous aider à faire péter de rire le désenchantement du monde néo-libéral et de la morbide société de consommation !

http://www.lameche.org    abonnement.pdf

A bientôt, partout où l'on pourra, Dédé-la-science

58a82e47263a9e7092064e7e4d08150b.png

 

10:23 Publié dans franco-franchouillard | Tags : la mèche, humour, dessins, satyre, politique, sexe, anarchie, allumer, subversion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/02/2009

Mon témoignage en faveur de Siné attaqué par la LICRA-France

Ce que j’ai à peu près dit…(d’après mes souvenirs et les notes de Julie)
Monsieur le Président,
J’ai eu des relations de coopération et d’amitié avec toutes les parties.
Généticien, spécialiste de la diversité des populations humaines et de l’histoire des peuplements, je suis souvent appelé pour des conférences, débats, prêts et présentations d’expositions scientifiques par les associations anti - racistes. Par déontologie je n’appartiens à aucune, mais je réponds à leurs demandes chaque fois que possible. Je suis souvent intervenu bénévolement pour la LICRA  en sections locales ou au niveau national. Encore à Lille l’an passé et j’ai beaucoup d’amis dans cette association comme dans les autres.
J’ai écrit des chroniques scientifiques dans Charlie Hebdo de 1992 à 1995, mais j’ai arrêté sans conflit parce que le Philippe Val censurait, modifiait ou dénaturait mes écrits et même mes interviews sans mon accord.
Depuis l’an passé, j’écris une chronique scientifique dans Siné Hebdo. Je connais Maurice Sinet depuis plus de trente ans. Au delà de ses talents de dessinateur et humoriste, j’apprécie particulièrement ses engagements depuis toujours contre toutes les formes de racismes, contre les injustices de la colonisation, pour la laïcité et la liberté d’expression.
Nous savons aujourd’hui que les six milliards d’humains actuels ont une origine commune relativement récente depuis une petite population de la préhistoire. Leurs descendants ont constitué un réseau génétique mondial, sans frontières biologiques depuis les inventions de l’agriculture et la multiplication des effectifs, il y a douze mille ans. La diversité biologique humaine ne se classe donc pas en termes de races.
La notion de race humaine est dépourvue de sens biologique. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas de sens culturel, et encore moins que la diversité physique ou le racisme n’existe pas ! La loi des Etats – Unis a habilement reconnu ce fait en 2000 en décrétant que désormais chacun déclarerait une ou plusieurs races auxquelles il se sent appartenir. Ce qui en fait un arbitraire socio culturel.
Pour en venir aux textes jugés aujourd’hui, le premier, qui critique les pratiques vestimentaires ostentatoires des ultra religieux musulmans ou chrétiens sur la voie publique, est dans la ligne de multiples dessins et textes parus dans Charlie Hebdo. Il est beaucoup moins offensant pour la communauté musulmane que la publication des caricatures de Mahomet, que j’approuve cependant, comme la LICRA, au nom de la liberté d’expression.
Le deuxième texte ne concerne aucune communauté, mais le seul Jean Sarkosy, qui n’est pas juif, mais aurait pu se sentir diffamé. Je ne vois pas ce qui fonde la LICRA à s’en faire l’avocat par une interprétation allusive et abusive.
Je m’étonne que la LICRA perde son temps et le nôtre à poursuivre Siné pour une telle interprétation. Surtout en des temps où la lutte contre le racisme et l’antisémitisme utiliserait beaucoup mieux ses moyens et ses énergies ailleurs.
Me Jakubowicz, pour la LICRA, partie civile, me demande  si j’ai lu la chronique de Monsieur Bernard Henri Lévy parue dans Le Monde
Réponse : Monsieur le Président, les écrits de Monsieur Bernard Henri Lévy m’ennuient profondément ! Je ne les ai pas lus…

08:26 Publié dans franco-franchouillard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/09/2008

Pourquoi je roule avec Siné

Comme Siné Hebdo s’intéresse plus aux lendemains qui se marrent qu’au passé consternant, je donnerai ici les raisons qui m’ont fait accepter sans hésiter de rejoindre cette nouvelle équipe et prendre sans nuance le parti de Bob dans le conflit qui l’oppose au sinistre Val, usurpateur en chef à Charlie Hebdo où je fus, il y a bien longtemps et pas très longtemps, chroniqueur scientifique heureux. De vieilles histoires, mais un témoignage de plus…

1) Adieu Charlie, on t’aimait bien …

Je lis beaucoup, j’écris souvent et j’aime raconter des histoires. Pendant trois longues années, j’avais, à la demande de Philippe Val, fourni une chronique hebdomadaire à Charlie Hebdo, joué à « Dédé-la-science ». Ce pseudo, dû comme beaucoup de choses là bas, à François Cavanna évoquait, bien sûr, Raymond-la-science, de la bande à Bonnot. Il s’agissait de la science au sens large, celle de la vie quotidienne plus que celle des grands accélérateurs de particules. Une science infiltrée dans la vie de tous les jours, la politique et sujette aux faiblesses humaines. Et puis aussi drôle que possible, surtout ! Pas la science dure et chiante qui dégoûte les têtes blondes (et encore plus de brunes !). D’ailleurs si, par malheur, j’écrivais trop sérieux, l’un des merveilleux dessinateurs de l’équipe se chargeait de me remettre en place, avec un petit dessin hilarant qui en disait deux fois plus sur le sujet et décourageait de lire ma chronique au-delà du titre. Charb, Luz, Riss, le regretté Bernar, Honoré, et les autres, me donnèrent ainsi une belle leçon de modestie ! Et puis, le temps passant, le rédac.- chef supporta de plus en plus mal mon côté vieux gorille à dos blanc, ou bien l’ironie avec laquelle j’accueillais ses postures d’instit 3ème république vis-à-vis de l’équipe, en général, et des petits jeunes en particulier. Petit à petit, on ne se contentait plus de changer systématiquement mes titres, de couper des phrases qui déplaisaient, même si elles correspondaient à ma pensée ; mais on taillait arbitrairement dans mes écrits ou bien on les censurait lorsque j’abordais des sujets tabous (mais oui, il y en avait plein à Charlie, pas ceux auxquels vous pensez : la philosophie, réservée au chef, la politique non conforme à la pensée du chef, la sensiblerie animalière, les jeux de mots qui font « Canard Enchaîné » - on ne pouvait passer que ceux qu’il ne comprenait pas !). Le sommet fût atteint le jour où Val me commanda une interview « d’au moins 50 000 signes »  de Boris Cyrulnik sur la sémiologie du Front national, du temps où ces voyous avaient pris la mairie de Toulon et, plus ou moins avec leurs alliés RPR « dits de droite », le contrôle de la psychiatrie de la région PACA où Boris exerçait. Boris, au nom de l’amitié, accepta ce qu’il n’aurait certainement pas fait pour Charlie, se mouilla un maximum et travailla même assidument pour le bouquin « Charlie saute sur Toulon ! ». Quand j’arrivai avec le texte commandé, négocié au mot près, j’appris à la rédaction que je n’avais plus que 12 000 signes ; furieux, je contactais Val qui m’en accorda paternellement 15 000, comme si c’était une faveur. Je m’aplatis en excuses auprès de Boris qui accepta, avec le sourire, de renégocier mot à mot ma réduction. Mais, quand le texte parut, dans le journal, comme dans le livre, les déclarations entre guillemets de Boris avaient été complètement charcutées et remaniées par Val. En particulier, tous les passages où Cyrulnik faisait des comparaisons extrême droite - extrême gauche (sans cacher où allaient ses sympathies d’orphelin juif caché par des communistes pendant la deuxième guerre mondiale) avaient été mutilés de la partie gauche. Ceci sans consulter ni l’interviewé, ni l’intervieweur ! Devant des procédés aussi déloyaux, contraires à toute déontologie de la presse, la mort dans l’âme, je ne pouvais, vis-à-vis de Boris et pour me désolidariser de ces méthodes de patron fasciste, que cesser de collaborer avec un journal qui l’avait si mal traité. J’ai donc arrêté dès le lendemain, au prétexte d’un réel manque de temps, et sans conflit, pour pouvoir continuer à fréquenter mes copains dessinateurs et chroniqueurs sur leur lieu de rassemblement habituel. La suite m’a été racontée de première main par ceux qui l’ont vécue, soit une trentaine de personnes de l’équipe passée ou actuelle et une bonne partie de tous ceux qui, démissionnaires ou vidés, sont partis, avant ou après moi.
    Assez bon journaliste et souvent excellent chroniqueur radio, Val se pique d’être un vrai chef, définissant une ligne politique, et, en plus, se prend pour un grand philosophe, appelant Montaigne, Spinoza et Voltaire à la rescousse dès qu’il doit décider de quelle main il va se torcher. A propos de Voltaire, il milita frénétiquement dans le réseau du même nom dont il nous saoulait, jusqu’à ce que le patron dudit réseau nie les attentats du 11 septembre. Il s’aperçut, in extremis, que ce n’était pas tendance... D’après de multiples témoins, les conférences de rédaction du mercredi matin, auxquelles je n’avais jamais eu le temps d’assister, s’étaient peu à peu transformées en messes superchiantes, monopolisées par le sermon du rédac-chef « qu’il fallait écouter deux heures par semaine nous expliquer le monde ». Ensuite, il coupait à la serpe, sans explications, dans les propositions de reportages, de sujets, de dossiers, d’articles. Quiconque n’était pas d’accord se voyait rappeler à l’ordre sur le mode « Cabu et moi sommes actionnaires majoritaires, ceux qui ne sont pas d’accord foutent le camp, tant pis pour leur porte monnaie ! ». Cavanna, Choron, Reiser, Gébé, où étiez-vous ? Siné survivait en envoyant sa zone par fax, mode primitif, mais qui lui évitait d’être massacré par le service d’ordre.
    A propos de porte monnaie, il faut rappeler que Charlie, sous la droite et grâce à quelques couvertures de génie, comme « Le retour des vieilles merdes qui puent » de Tignous (pour annoncer le gouvernement Balladur), Charlie donc, était passé des trente mille exemplaires de la survie difficile à deux, trois puis quatre fois plus. Le journal était devenu une véritable institution et rapportait un maximum de pognon à ses actionnaires, à la SCI – devinez qui ? - qui lui louait très cher ses nouveaux locaux et à ses salariés haut de gamme. Dessinateurs et chroniqueurs réguliers gagnaient confortablement leur vie après les vaches relativement maigres des débuts. Val était un excellent patron, au sens du MEDEF, avec même un zeste social, genre Riboud et une sensibilité aux idéaux de progrès. Même s’il ne fallait pas confondre le dur quotidien que l’on dirige d’une poigne de fer et l’utopie démocratique que l’on vend à longueur de colonnes éditoriales… Le succès dans les médias grisait le jadis interdit de télé. Exprimer ses idées et sa ligne politique lui donnait envie de passer à l’action, sur tous les fronts. La rencontre de Dominique Voynet, ministrable et ministrée, lui donna une frénétique envie de cabinet et il la courtisa assidument bien qu’elle fût loin de ses goûts biométriques et amoureux habituels, et surtout pas très maline. Charlie, quart de rouge et noir désopilant au début, devint peu à peu un machin verdâtre chiant et soporifique, sauvé d’un naufrage prévisible par le talent incontestable de ses dessinateurs néo – fonctionnaires, des dernières plumes historiques et de quelques jeunes habitués à bien travailler ailleurs, maltraités par d’autres patrons fachos.
    Vous imaginez le malaise de toute la rédaction devant l’affaire Siné, que je ne reprendrai pas ici parce que j’étais loin quand tout est arrivé et que tout et trop en a été dit pour cacher la réalité actuelle de Charlie : le « patron » la joue adjudant Chanal vis-à-vis d’employés qui ont besoin de leur fin de mois pour vivre et qui sont obligés de le suivre par chantage au boulot. Et vis-à-vis de Siné que je connais depuis un quart de siècle comme militant anticolonialiste, antiraciste, beaujophile, drôle et libertaire, le faire traiter d’antisémite par les sarkozystes de la LICRA et quelques bobos sionistes du Nouvel Obs est une dégueulasserie dont je n’aurait pas crû même Val capable ! Je ne nierai pas qu’en cherchant bien dans les fonds de tiroir des enregistrements, lorsque Bob avait plus de deux grammes dans le sang, on ait sans doute pu trouver des seconds degrés qui, mêlés aux 13° et placés hors contexte, paraîtraient antisémites. Mais alors il aurait fallu placer des micros cachés à la LICRA et au MRAP où, off record, j’ai entendu souvent les « blagues » les plus atroces sur les chambres à gaz et les camps de concentration. Des blagues d’un style que personne n’aurait pardonné – à juste titre ! – à l’extrême droite et pour lesquelles la LICRA et son festival de brillants juristes pourraient essayer de faire condamner Coluche à titre posthume !
    Voilà, je vous ai raconté, sans ambiguïté, pourquoi, pour moi, Charlie c’est fini, même si certains de mes meilleurs potes restent embarqués sur la galère ! Je regrette juste que, si Val a réellement proposé sa démission, ce dont je doute vu l’hypocrisie du personnage, ceux qui en rêvent depuis dix ans, en gros tout Charlie sauf Cabu, se soient dégonflés. C’est dur, dans le contexte actuel, de quitter une affaire qui roule et qui nourrit, mais c’est insupportable d’être détourné sans cesse d’où on veut aller par un capitaine dictateur, seul maître à bord après un Dieu auquel personne ne croît là bas …

2) A nous Siné !

    Et bien maintenant, on repart avec Siné, et croyez-moi, l’ambiance n’a rien à voir... Tout le mal qu’on vous souhaite, c’est de vous marrer autant à la lecture du journal que nous au comité de rédaction ! Je peux vous garantir que toute ligne qu’on chercherait à imposer à cette joyeuse bande d’anars et de branleurs de talent explosera en zig-zags libertaires et joyeux.

A tous les mercredi, Hasta la victoria sur les cons, siempre !

http://www.sinehebdo.eu/

23:06 Publié dans franco-franchouillard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |