17/12/2013

Education sexuelle : une initiative stupide et rétrograde !

Au sortir d’une émission « En ligne directe » sur la RTS, on peut avoir envie de préciser ce que l’on n’a pas eu le temps de dire dans un débat dont on n’était qu’une composante mineure.

Les initiants qui voudraient supprimer l’éducation sexuelle à l’école pour les « petits » (moins de 12 ans, pour eux, c’est petit !) prennent soin de préciser que c’est aux familles de faire le travail. Il faudrait, en tout et pour tout, qu’elles préviennent des abus et informent, plus tard, des dangers des maladies sexuellement transmissibles. Ce programme en dit long sur les compétences et la philosophie des initiants, pour ne pas parler de leurs orientations politiques bien peu masquées.

 

D’abord, la plupart des abus sexuels sur les enfants sont le fait de membres de la famille, quand ce n’est avec leur consentement. Confier la prévention des abus aux familles, c’est confier la sécurité aux violeurs potentiels les plus probables.

 

Ensuite, dans notre pays de grands timides, une forte proportion de parents sont assez coincés pour ne pas oser aborder de tels sujets avec leurs enfants, éventuellement au prétexte – parfois fondé - qu’ils en savent déjà autant, sinon plus qu’eux ! Ce qui peut être le cas « grâce » à la pornographie qui s’étale chez les marchands de journaux, dans les quotidiens et hebdos, à la télé, ou à laquelle on accède en trois clics sur internet.

 

Tout ceci fait que si l’initiative passait, l’éventuelle information, familiale ou autre, serait souvent restreinte aux aspects négatifs de la sexualité : risques d’agression, maladie, risque de grossesse. Elle serait évidemment complétée par les découvertes individuelles du porno dans des médias à disposition, ce qui achèverait de donner de l’amour et de la sexualité une image répugnante d’activités dégoûtantes et dangereuses. Bonjour l’épanouissement des petits ! On prépare une nouvelle génération de curés, entre autres, qui pourront assouvir leur avidité de pureté… dans la pédophilie peut-être ?

 

Et figurez-vous que nos bons initiants ne supportent pas que l’on parle de masturbation à des moins de douze ans, alors que tripoter ses organes vient naturellement bien avant et que ça n’a jamais rendu sourd ! Il importe donc de faire comprendre que, tout seul, il n’y a pas de raison grave de s’y refuser, si ça aide à s’endormir, mais qu’il vaut mieux éviter d’en faire une addiction, comme pour la télé et les jeux vidéo.

 

Bien sûr, on cite toujours les caricatures d’éducation sexuelle (qui peuvent être aussi bien le fait de familles qu’à l’école, d’ailleurs) quand des intervenants incompétents improvisent à partir de représentations ou d’un langage inappropriés, ou quand ils utilisent des « sex- boxes » vues à Bâle. Celles-ci n’appartiennent pas à la culture démo-chrétienne, udéciste ou stauférienne, c’est certain ! Cela pause le problème de savoir qui fait quoi, les instituteurs et les profs du cycle pouvant être aussi mauvais que des parents s’ils n’ont pas été formés pour, s’ils n’ont pas envie de le faire ou s’ils n’ont pas résolu leurs propres problèmes. Quant aux intervenants extérieurs, s’ils n’ont pas été formés de manière interdisciplinaire entre psychologie, biologie et para- médical, ils peuvent simplement ne pas savoir parler à des enfants.

 

Pour avoir souvent pratiqué ce genre d’information avec des groupes scolaires reçus à la demande de leurs enseignants et/ou de leurs parents, je connais bien la difficulté de répondre aux nombreuses questions des enfants, en évitant le personnel dans des entretiens collectifs et les dérives hors sujets que certains tentent parfois – rarement ! - d’induire. Je sais aussi que les questions des enfants et ados ont deux sujets principaux : se rassurer sur leur « normalité » et savoir comment gérer une relation sentimentale. Contrairement à la mienne, les générations actuelles savent en général déjà tout très jeunes des anatomies, des tuyauteries et des variantes érotiques. Elles cherchent beaucoup plus des informations sur les sentiments et les relations.

 

Il est évident que des parents malins, bien dans leur corps et leur tête, peuvent, s’ils ont de très bons rapports avec leurs enfants et adolescents, être les meilleurs « éducateurs sexuels » possibles. Mais la plupart des enfants et ados refusent d’aborder de tels sujets avec leurs parents et se « forment » sur le tas, entre pairs, souvent à partir des plus délurés, autodidactes du porno. C’est pour cela que l’Etat, à l’école et par des intervenants judicieusement formés et évalués, a un devoir de redresser la barre pour aider à donner, à ceux qui en ont besoin (ça ne peut pas faire de mal aux autres !), une image positive de la vie sentimentale et sexuelle, tout en les mettant en garde contre ses dangers, qu’il s’agisse des abus intra- familiaux ou intra-communautaires, des maladies ou des grossesses non désirées ultra précoces qui se comptent par centaines de milliers aux Etats Unis où les familles et les sectes ont tout contrôle sur l’éducation, pour le malheur de nombreux enfants.

 

De toute manière, dans les pratiques actuelles, les temps d’intervention à l’école sont très insuffisants pour peser bien lourd en face des vies familiale et avec les pairs, qui restent, pour le meilleur ou pour le pire, les premières sources du savoir de chacun-chacune. Aussi, leurs urgences sont de montrer que l’on peut en parler sans honte et de manière positive, qu’il faut savoir aussi se protéger des abus comme des pathologies, sans pour autant se gâcher la vie. Ce qui mériterait nettement plus de quatre heures par an et des intervenants bien formés et évalués.

 

11/12/2013

De Mandela à la xénophobie municipale

 

Quel bonheur de voir les dirigeants les plus crapuleux, les plus belliqueux et les plus racistes du monde, les mains humblement croisées devant les testicules ou sous les ovaires, rendre hommage à l’homme au poing levé, faiseur de paix et de réconciliation, vainqueur de l’apartheid sans guerre civile. Celui que l’on n’a sorti que depuis si peu de temps des listes de terroristes communistes de la confédération et de ses maîtres étasuniens…

J’ai raconté ailleurs à quel point Mandela avait employé une méthode non-standard, mais a posteriori aussi rationnelle qu’efficace pour vaincre et convaincre ses partisans comme ses pires ennemis. http://avisdexperts.ch/videos/view/2090/1

 

Mais si, en Afrique du sud, il reste à vaincre autant la violence, les inégalités, la corruption et le SIDA que le capitalisme, la plus grande victoire contre le racisme depuis les abolitions de l’esclavage est acquise ! Chapeau Madiba ! Ou plutôt casquette de supporter raciste Springbock. L’important n’est pas l’outil, mais ce que l’on en fait…

 

Chez nous, l’apartheid est social, politique, ethnique et … honteux. C’est la volonté des populistes xénophobes de tenir les étrangers dehors et d’envoyer les immigrés chez eux ou au diable. Ou celle de leurs alliés extrémistes libéraux d’avoir des salariés soumis au plus bas prix, ici ou ailleurs, pour maximiser leurs profits. Cherchez la contradiction ! Les uns veulent verrouiller les frontières et demanderont demain la construction d’une grande muraille de Suisse sur le modèle du rideau de fer, de la Palestine occupée ou du Rio Grande, tandis que les autres sont fans de la libre circulation sélective qui baisse jusqu’à la misère le coût du travail pour maximiser les gains des actionnaires et des dirigeants.

 

Comme prendre directement des mesures xénophobes ne passe pas toujours bien, même à droite, l’étrange coalition libéro-populiste a choisi, localement, l’arme budgétaire pour s’attaquer, à la Ville, à toutes les mesures sociales en faveur des étrangers, des jeunes et des vieux pauvres, et, tant qu’à faire, des petits efforts faits pour rendre la Ville plus humaine et plus respectueuse de son environnement et de la nature. Pour cela on propose la suppression de deux services municipaux, ce qui coule plus ou moins soixante dix associations avec un impact négatif sur presque toute la population, pour ne pas parler des quarante neuf employés à supprimer qui gèrent l’ensemble avec dévouement et des engagements internationaux bafoués (plus dans Le Courrier ce vendredi).

 

Il est temps de remettre les pendules à l’heure sur l’immigration : sans les immigrants, la Suisse et l’Europe, en vieillissement démographique extrême et répugnant aux basses besognes mal payées s’arrêteraient du jour au lendemain ! L’immigration est nécessaire et l’important c’est qu’elle soit et soit perçue comme un bien, et pas un mal, qu’elle se fasse autant que possible dans l’ordre et la dignité. Pour approfondir le sujet, rien de mieux que l’excellent entretien d’Hervé Le Bras dans le dernier Siné Mensuel (lire "Suisse" à chaque fois qu’il dit "France", c’est pareil, sur ce sujet du moins) et l’humour du dossier Immigration et intégration du dernier Psikopat…

 

L’humour et la détermination, deux armes suprêmes d’un certain Mandela !

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24/11/2013

Ville de Genève : terrorisme au Municipal !

Le budget de la ville est équilibré, elle est prospère, propre, bien gérée, malgré la crise partout autour et la circulation de multiples personnes venues du monde entier, pour leur travail dans les organisations internationales, les affaires ou le tourisme parce que l’on y vit bien. Le lac est calme, hormis un coup de bise noire de temps en temps, mais on a l’habitude !

Quelle folie furieuse et subite pousse donc, d’un coup, une faction de la commission des finances du Municipal à exiger, en urgence par un simple amendement - un pavé dans le lac ! - la suppression de deux services importants de la ville, la rupture des nombreux engagements locaux et internationaux qu’ils ont pris, et la mise à pied, subite, de leurs 49 employés ?

L’explication est dans la nature des services visés et la symbolique de leur suppression. La ville est assourdie sans cesse par des constructions de parkings pour les voitures qui l’étouffent, d’immeubles commerciaux et par des grands travaux pharaoniques qui ne font la fortune que des promoteurs-spéculateurs et pourrissent notre quotidien. Les deux services que l’on veut supprimer ont pour fonction la définition d’un projet d’urbanisme orienté vers la qualité de vie des habitants, le renforcement des liens sociaux et de la cohérence sociale, une relation équilibrée et non invasive à la nature, un projet qui se veut « durable » et non à la mode comme l’entend trop souvent ce mot galvaudé. Il s’agit en effet du Service de l’action communautaire et des espaces de quartier et du Service Agenda 21 – Ville durable. Bref deux services dont les multiples actions sont orientées vers la réflexion sur le cadre de vie et son aménagement, les relations entre la ville, l’environnement et la qualité de la vie, l’équité et l’harmonie des relations sociales entre les composantes de la société, qu’il s’agisse des femmes et des hommes, des anciens et des nouveaux résidents.

Cette mesure n’est acceptable ni dans le fond, ni dans la forme. Au niveau de la forme, il s’agit d’une gesticulation prétextée par une urgence financière inexistante, puisque tout va bien dans un budget équilibré. Et l’on supprimerait sans réfléchir, d’un trait de plume, les seuls services chargés de penser l’aménagement urbain en fonction de projets définis avec les habitants, soucieux avant tout de leur qualité de vie et de résoudre les problèmes les plus urgents de respect des droits humains et de cohésion sociale ? Sur le fond, il s’agit simplement, après la débâcle des libéraux aux élections cantonales, de montrer qu’il n’y a pas que les populistes qui sont capables de casser du fonctionnaire et de prendre, en catastrophe, des mesures démagogiques injustifiables.

Vous trouverez joints les argumentaires plus précis des opposants à cet attentat administratif, une pétition et un courrier aux élus, ainsi que leurs adresses électroniques.

Si ces ces propositions de coupes arbitraires vous choquent et vous inquiètent, plusieurs manières de réagir:
- en venant manifester avec nous lundi prochain à 16h30 au 2 rue de l'Hôtel de Ville, devant les canons,  avant la séance du Conseil municipal qui débutera à 17h.
- en signant le document "nonauxcoupes" et en l'envoyant à l'adresse 

reveillez.vous.le.25@gmail.com

 idéalement le 25 novembre avant 12h.
- si vous êtes directement concernés par ces coupes comme partenaire ou bénéficiaire des prestations délivrées par les services menacés, vous pouvez également envoyer une lettre signée, dans l'idéal, au nom d'un regroupement ou d'une association, aux membres du conseil municipal. Vous pouvez utiliser le modèle "lettre type pour CM" ci-joint. Veuillez également trouver ci-joint la liste des adresses mail des membres du Conseil municipal.

Nonauxcoupesbl.pdf

Lettre-type pour le CM bl.pdf

ADRESSESCM.pdf

05/11/2013

LE FRIC ET LA MORT !

Cré temps de Toussaint, vindiou ! Aurait juré ma grand'mère normande devant les tempêtes et déluges de saison...

Bon, on a bon être chez les parpaillots où il n'y a même pas de Toussaint, la soumission locale à l'impérialisme étasunien nous ramène quand même les morts avec la fête des citrouilles et ses zombis qui tournent autour de nos banques et les braqueront peut-être parfois, comme certains déguisés de l'escalade.

Tiens, justement, les banques, la finance, le fric, le Psikopat du jour des morts en a fait son dossier, en textes profonds et en BD's, 01.jpgcertainement très différents de ceux que vous lisez dans vos journaux locaux, hormis Le Courrier et Vigousse.

Avec une couverture qui me touche, en tant que plongeur, quand il s'apprête à plonger au milieu des requins à haut de forme et cigares et que sa jolie copine lui dit "Vas-y chéri, demande leur un crédit !"

Un qui ne demande pas un crédit, mais des dons, c'est notre patron Bob Siné qui s'inspire de l'UMP pour tenter de renflouer les caisses du journal, ainsi que le dessine délicieusement notre copain Jiho. Car la hausse des coûts et la baisse des ventes compromettent l'avenir en 2014 de Siné Mensuel, fleuron de la presse libre, sans pub, ni sponsors. Alors n'hésitez pas, les frouzes qui paient des impôts en particulier, c'est défiscalisé aux 2/3 et c'est pour une bonne cause, pas comme les tripatouillages de la campagne de Sarko :

 

http://www.sinemensuel.com/faire-un-don-a-sine-mensuel/

 

Et comme on n'est pas sectaires, on acceptera même les dons des riches, à qui Bob a fait une magnifique couverture pour le No 25 !  sine-mensuel-25-home.jpg

Jiho_dons-sine-2.jpgEt puis si vous êtes en retard pour vos cadeaux de Toussaint ou d'Halloween, ou en avance pour ceux de Noël ou les étrennes, vous êtes en plein dans le sujet avec le dernier bouquin de Bob, juste sorti des rotatives : son Journal pré-posthume (éd. Le Cherche midi), qui raconte avec un humour décapant et dessinant son agonie chronique ou la chronique de ses agonies. Siné nous fait rigoler de tout, et surtout de la grande faucheuse, ha! Ha! Ha !

 Journal_pre-posthume-_SINE_-9782749132990.html

humour,dessin,satire,banque,mort,fric,presse

11/09/2013

Les Gripen en Syrie, pour la sécurité des faibles femmes !

Les Centrafricains ont eu Bokassa, les Ougandais Amin Dada, les français auraient peut-être Coluche, s’il avait persisté. Nous, nous avons Maurer dont le sketch ci-dessous vaut bien les meilleurs moments d’Amin Dada dans le remarquable film de Barbet-Schroeder :

http://www.gentside.com/suisse/pour-le-president-de-la-co...

 

J’en appelle à tous nos ennemis électeurs de droite et d’extrême droite, en particulier de sexe ou genre féminin, aux jeunes et aux vieux dont on organise ici la « sécurité ».

Trouvez-vous vraiment raisonnable que la Confédération soit pilotée par un bouffon pareil ?

Pensez-vous prudent de mettre des milliards d’impôts durement gagnés par les contribuables pour lui acheter des avions inutiles et dangereux ?

Car que va-t-il en faire de ses avions ? Les envoyer en Syrie pour la "sécurité" des femmes et des jeunes ??

Mais la Suède neutre en théorie et pacifique a sûrement imposé une clause de non engagement offensif à l’étranger de peur que l’élite de nos pilotes bombarde Malmö en se croyant à Damas !

Croyez-vous raisonnable de reconduire des candidats locaux ou nationaux qui adhèrent à une majorité qui se ridiculise ainsi ?

 

Au fait, ne manquez pas une vision sérieuse et drôle de la politique du moment dans:

SM23_COUV.jpeg

31/08/2013

UNIFORMES GROTESQUES

Je prenais le tram à Carouge, vers dix huit heures, habillé de saison : T'shirt, pantalon de toile, nu- pieds. Normal en été quoi ! Soudain, je me retrouve cerné de zombis : costards anthracite de mauvaise qualité, froissé au bas du dos, chemises se relâchant après un jour de guichet, cravates "note de couleur" mauve pisseux pour les originaux, nœud bleu de travers pour la plupart. La piétaille d'UBS et de Pictet singeait ses dirigeants qui, eux, ne prennent pas le tram. Qualité de l'étoffe ou du cuir en moins... On comprend pourquoi ces milieux, comme les politiques qui leur obéissent, tiennent tant à la conscription et au service militaire. L'armée, après tout, ce n'est pas très cher pour conditionner une génération à s'habiller uniformément mal et à obéir aveuglément aux ordres les plus aberrants, surtout si c'est surtout payé, à prix d'or et de Gripen, par ces imbéciles de petits contribuables ! Dans ces conditions, on devrait demander aux banques et  au patronat de financer l'armée, comme organisme de formation professionnelle de leur personnel, et dispenser de service militaire quiconque ne se destine pas à une carrière de bon à tout faire en uniforme au service du grand capital...

Bon, vous avez compris, je ne suis pas pour l'armée et encore moins pour la conscription et c'est vraiment désintéressé parce que je ne suis plus concerné. J'ai donné bien d'autres arguments, et des plus graves, dans Le Courrier de jeudi dernier. Vous les retrouverez sur le mode sérieux à :

http://www.lecourrier.ch/dede

Les choses n'ont pas changé depuis Albert Einstein, Brassens, Ferré ou Renaud. Nos idées non plus ! Alors il reste à renouveler la façon de les présenter jusqu'à la victoire sur la stupidité galonnée et les exploiteurs néo- lib !

17/03/2012

La Syrie, la Corée du nord, la Chine, Genève.

 

Les genevois avaient la liberté de penser, le droit de manifester et le droit de voter sur n'importe quoi, à condition d'être assez nombreux pour en décider. Les chinois ont peut-être la liberté de penser, mais pas celle de dire ce qu'ils pensent, encore moins de manifester. Les coréens du nord n'ont sans doute même pas la liberté de penser dans le flot de propagande où leurs dirigeants les font vivre. Les syriens, en forte minorité si ce n'est en majorité, prennent le droit de penser, manifestent et voudraient sans doute voter, mais se font tuer pour cela.

Et voici que les genevois votent pour qu'on leur retire, de fait, le droit de manifester ! Certes, des militaires fascistes ne veulent pas envoyer des Grippens surarmés sur cinq bobets qui se souviennent, avec drapeaux, du premier mai ou des tueries d'ouvriers du passé. Les policiers citoyens genevois  massacrent et torturent peu ou pas ! Non, la propagande néolibérale choisit les armes qu'elle maîtrise, le fric et les médias, pour cogner sur les organisateurs de manifestations. Ceux-ci devraient endosser par avance la responsabilité d'actes imprévisibles qu'ils n'ont ni désirés, ni commandés et qu'ils désapprouvent presque toujours ! Bref, la justice condamnerait en aveugle n'importe qui pour n'importe quoi fait par des tiers et fusillerait le compte en banque de ses otages organisateurs déclarés. L'état leur demanderait d'assurer un service d'ordre qui est sa responsabilité et les pandores n'auraient qu'à admirer, les bras croisés !

Syriens et chinois seraient stupéfaits qu'un peuple puisse voter pour se priver du droit de manifester sous l'effet d'une propagande prétendue opposée, mais aussi surréaliste et efficace que celle de Kim Il Sung !

Les débordements et la casse dans les manifestations sont rarement le fait d'organisateurs qui en sont les premières victimes. Il suffit  de regarder dans les pays voisins où l'on manifeste beaucoup et nombreux pour savoir que les dégâts en queue ou en périphérie de cortège des manifestations sont le fait de commandos d'extrême droite ou de délinquants organisées, quand ce ne sont pas des policiers en civil provoquant pour le pouvoir ! Tous ceux-là ont vite disparu quand les forces de l'ordre officielles arrivent, comme les carabiniers et coffrent brutalement des manifestants innocents ou le passant qui ne sait pas que la voie publique peut être dangereuse...

Espérons que le Conseil fédéral saura préserver une liberté constitutionnelle essentielle malgré la stupidité du vote des citoyens...

 

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12/10/2011

Déchets verts

Ainsi l'inénarable Drahusak, dont même la ville ne veut plus, trouve un job dans le privé ! Cela prouve, une fois de plus, que le privé est bien peu regardant et très myope dans ses recrutements : le public ne fonctionne pas si mal que GHI, le Matin et les autres corbeaux de la presse d'extrême droite ont tenté de nous le faire croire en tirant à boulets bleus sur notre ex-mairesse. Ce n'est pas que j'approuve la chère Sandrine de s'être associée au recyclage éphèmère du "porte flingue de Mugny" - la rumeur prétend que, jadis, il décrivait ainsi sa fonction ! Mais que Maudet soi-même, avec un regard pathétique, ait dû expliquer qu'il s'agissait d'une décision collective en dit long sur le peu de scrupules de la presse poubelle à vérifier ses sources quand la consigne est de faire la peau à quelqu'un-une...

Au fait, que devient ledit Mugny ? A l'heure où les oiseaux sauvages envahissent les parcs et jardins, lui aurait-on trouvé une fonction discrète d'épouvantail municipal ? (ou privé, pour ne pas faire scandale...)

Trève de plaisanteries ! Les jeunes verts font la seule chose intéressante de ces campagnes électorales en dénonçant sans relâche l'inéquité des financements des partis : comment voulez-vous que les électeurs choisissent librement entre des idées assénées au marteau-piqueur par des médias gouvernés par l'argent et des campagnes d'affichage dont les moyens varient de rien à tout ? La prétendue démocratie bourgeoise n'est qu'une mauvaise caricature de la démocratie - tout court, puisque l'histoire nous interdit d'écrire populaire, et c'est dommage ! Cela dit, en bons verts, leurs djeunes font les choses à moitié et à contretemps  puisqu'ils ne se sont qu'à moitié dénudés et ont attendu le refroisissement saisonnier pour le faire... Allez les JV, contre l'immoralité du financement des partis, ça vaut la peine de retirer aussi le bas !

Que fait la police ?

Vous le saurez, mieux que jamais grâce au dossier de ce mois du Psikopat01 - copie.jpg !

Et tant qu'on est dans les mensuels, n'oubliez-pas Siné mensuel qui ne parle pas que de l'avorton de l'Elysée puisque, avec une complice, je vous y raconte comment les macaques jouent en bourse...

sine-mensuel-2-une.jpgEt puis, ce mois-ci toujours, Drosophile sort une admirable numéro sur la chimie du vivant : eh oui, la vie c'est de la chimie, des gènes et des atomes, contrairement à ce que la désinformation new age voudrait nous faire croire.

Mais le sujet est assez important pour que j'y revienne en détail sous peu...

09:24 Publié dans Genève | Tags : politique, genève, recyclage, médias, verts | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/08/2011

Genève doit cesser de croître !

Il existe des faits arithmétiques et sociologiques simples en écologie scientifique que les politiciens néo - libéraux (comprendre la droite ET la gauche parlementaire) semblent ignorer. En particulier les gouvernants Verts que les écologistes de base ont eu l'imprudence de propulser au pouvoir.

Toute population vit dans un environnement dont les ressources et les modes de vie définissent les possibilités de peuplement, ce que l'on appelle la « capacité de soutien » en jargon. Bien sûr, pour les humains, cultures et modes de vie font que les possibilités démographiques du même kilomètre carré seront d'un demi chasseur paléolithique ou fermier australien, de vingt agriculteurs traditionnels ou de milliers d'habitants à Shanghai.

Mais le minimum de survie des néo - urbanisés des pays du sud n'est pas l'ambition de nos concitoyens qui ont le goût des espaces verts, aussi naturels que possible, d'une agriculture locale « de paysage », même si elle a cessé de contribuer à une part appréciable de notre subsistance, et de paysages, villageois ou urbains, agréables à vivre pour leurs habitants.

Or, sous prétexte de crise du logement, la majorité des politiciens au pouvoir envisage la construction de tours et la surélévation des immeubles en ville, le remplacement des villas par des immeubles chaque fois que possible et le déclassement de terres agricoles pour de nouveaux bétonnages. Avec, à chaque opération, des coûts croissants qui excluent les très mal logés des nouveaux logements, même lorsqu'il s'agit de logements dits sociaux dont Mark Müller ne voudrait pas !

Mais ces beaux messieurs oublient de signer leur responsabilité dans cette crise du logement, à savoir leur politique de croissance économique et financière à tout prix ou les incitations fiscales ineptes qui attirent ici des quantités d'entreprises et de gens qui n'ont rien à y faire. Des arrivants dont la présence provoque la crise, en particulier quand leurs ressources sont très supérieures à celles des indigènes.

En particulier, le monde anglo - saxon des entreprises de banque et de finances, celui des grands trafics mondiaux de matières premières  et bien d'autres, attirés par des privilèges douteux qu'ils ne trouvent pas ailleurs, débarquent avec leurs collaborateurs exigeants, non intégrés et riches, et recrutent peu sur place. Certes, ils paient des impôts - sans doute moins qu'ailleurs - ce qui réjouit notre grand argentier Vert. Mais les électeurs écolos de base de David Hiller l'ont-ils élu pour voir s'installer dans les meilleurs quartiers et dans des logements qui leur sont inaccessibles des gestionnaires ou employés de Hedge funds méprisants, en costume cravate et qui n'ont pas l'intention d'apprendre un traître mot de la langue locale ? Souhaitent - ils vraiment cinquante mille habitants de plus (10%) dans le canton, que l'on rase les champs et les villas pour des immeubles et des tours, pour ne pas parler du cauchemar automobile aggravé par ces immigrants choisis  très motorisés ?

Pourtant, ces gouvernants Verts qui se comportent aujourd'hui comme les pires des libéraux - radicaux - bétonneurs ont été élus sur des programmes de sirènes chantant le respect de la nature et de la biodiversité, la convivialité urbaine et champêtre, la vie à l'échelle humaine ... Pas pour poursuivre et aggraver l'urbanisation sauvage et irresponsable en cours !

Genève, comme bien d'autres, sacrifie la qualité de vie de la plupart à l'enrichissement d'une minorité cupide et de plus en plus importée. Celle - ci est attirée par la déréglementation ou l'argent trop facile et pas par une qualité de vie qu'elle se moque de détruire... pour les autres. Il est temps de sanctionner cette politique stupide et que le canton devienne moins attractif pour les indésirables, sous peine de l'offrir aux populistes xénophobes !

In Le Courrier du 21.7.2011

 

 

17/07/2011

Ras le béton, ras le fric, ras le court terme !

Pour celles et ceux qui ont raté Le Courrier du 25 mai, plus d'actualité que jamais !

L'affaire de la plaine de l'Aire est exemplaire du mensonge permanent de nos autorités, fussent-elles de pseudo - gauche, en matière de politique de population et de prétendu « développement ». Certes, des terres agricoles dans le canton de Genève ne sont guère plus justifiables « économiquement » que le champ de blé un week-end installé à Paris, sur les Champs Elysées. Toutefois, à défaut de forêt primaire, elles protégeaient provisoirement quelques hectares du bétonnage des « aménageurs » qui rêvent de refaire l'horreur de Chicago ou Detroit chez nous. Et qui nous pondront à prix d'or des « espaces naturels » comme le jardin de la dalle du futur Musée d'Ethnographie. Et le logement social, me direz-vous ? Comme si des gens modestes allaient pouvoir se payer même les rares logements sociaux prévus !

Genève manque cruellement de logements parce que Genève attire trop de monde dans un désordre qui est la conséquence directe et prévisible du saint « développement » économique imposé par toutes nos autorités.

Quand on attire sans limites des internationaux fortunés et les fortunés tout court, on crée des spéculations sur le logement que les autochtones ne peuvent pas suivre. Ceux-là arrivent avec leurs 4x4 et leurs berlines surmotorisées, transforment la circulation en cauchemar et provoquent, dans une petite ville provinciale, une pollution digne des grandes métropoles. On crée une demande de services qui attire des quantités de travailleurs pauvres, ou clandestins - un mieux pour « l'économie » parce que moins chers et non syndicables. Tout ce monde survit sans logement décent chez les marchands de sommeil. Suivis inévitablement par la petite délinquance, celle qui pousse le peuple dans les bras des populistes, tandis que la grande délinquance, financière et spéculatrice en particulier, prospère sur la dérégulation néo - libérale, sans risque d'être inquiétée...

Pourquoi tout cela ? Parce que les gouvernants ne voient que le court terme des impôts qui rentrent et des grands travaux permanents qui leur donnent l'impression de faire quelque chose et d'être grands eux-mêmes. Alors qu'ils détruisent l'environnement et la qualité de la vie.

Que des élus Verts se félicitent d'être qualifiés, l'un de grand entrepreneur, l'autre de grand argentier parce qu'il équilibre les budgets et réduit la dette aux dépens du social en dit long sur leur compromission. Ce n'était pas la peine de créer les Verts libéraux, les autres le sont déjà !

Mais quand les sages devront subir des heures de transport pour voir une vache à Fribourg ou une forêt dans le Jura, ils auront peu de raisons de rester où nous avons encore - pour combien de temps ? - une remarquable qualité de vie, très menacée...

 

 

11:56 Publié dans Genève | Tags : aménagement, logement, environnement, population, politique, société, argent | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/07/2011

Genevoiseries

BRAVO au Conseil administratif ! d'avoir osé ce que toute institution publique devrait faire, à savoir ne pas payer ceux qui travaillent pour elle moins que le minimum nécessaire pour survivre dans la dignité. Je ne suis pas sûr que, même avec ce supplément, les nettoyeuses-yeurs auront de quoi se loger dignement et assurer l'égalité des chances de leur descendance ; mais ce geste exemplaire de refus du dumping salarial scandaleux du secteur privé doit être soutenu comme hautement symbolique. On regrettera juste qu'une fois de plus le "sondage on line" de tdg.ch soit biaisé en proposant "oui" comme réponse par défaut, ce qui oblige à comprendre et décocher en "non" pour affirmer que l'on préfère plus de justice sociale et moins de néo-libéralisme et culte du marché ... Edipresse, néo-libéral et anti social ??? Qui l'eut crû !

RESSOURCES INHUMAINES : Je sais que l'alliance avec les Verts oblige à recycler les déchets, mais même les Verts savent que certains déchets toxiques ne sont pas recyclables. Comment comprendre qu'un CA composé de 2 syndicalistes éminents prétendus de gauche, une magistrate réellement progressiste, une verte "sociale" et un gentil chrétien de progrès nomme comme DRH de la ville un non choisi par son parti, non élu par le peuple qui s'est fait partout une réputation de "tonton flingueur" et "porte-flingue" du Khmer vert en mettant les principaux services culturels de la ville à feu et à sang pendant des années ? HONTE au Conseil administratif !

DUR DUR de voir une ancienne étudiante, plutôt sympa, assez foldingue devenir députée ... UDC. L'exigence de résultats et l'évaluation de l'enseignement à l'UNI ne permettent pas encore de les noyer dans ces cas-là ! Vous me direz qu'elle avait une très lourde hérédité ! Alors, suivant ici ses déclarations, ici ses interventions, je trouve ici des propos quasi tiers-mondistes, là une défense farouche de l'environnement et du patrimoine... contre les attaques débiles des abrutis néo-libéraux style Mark Muller pour ne nommer qu'un bedeau de la spéculation immobilière et du bétonnage. Parfois je retrouve des accents entendus, du temps de son vivant du mystérieux Lambert, pape secret de la n ième obédience trotskyste ... Stupéfiant, isn'it ? Vas, ZébulonPicVert, si tu continues comme ça, je vais te donner des pistes pour faire adhérer l'UDC - GE à la IV(?)ème Internationale...

15:40 Publié dans Genève | Tags : politique, salaires, ressources humaines, ville de genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/04/2011

Goudiry - Genève

Me revoici ! Avec quelques doutes...

Ce blog a été presque aussi fréquenté pendant un mois d'absence que quand j'y écris régulièrement !

A cela, deux interprétations possibles : soit on y passe par hasard, et mes provocations ne servent pas à grand chose ; soit j'aurais réussi à y laisser des textes qui intéressent certains en dehors de toute actualité éphémère. Bref, à laisser ici quelques « actualités permanentes », dignes d'intérêt quelques mois ou quelques années après, loin des pages chaudes saturées de non événements qui détournent le lecteur des quotidiens des vrais problèmes dont on souhaite l'écarter.

« Actualités permanentes », c'est justement le titre que j'ai choisi pour une nouvelle chronique dans « Le Courrier », sympathique petit journal en faillite qui après avoir été papiste, curé rouge et khmer vert semble devenir libertaire puisqu'il m'a demandé, ainsi qu'à quelques autres fortes têtes, de déranger un peu. Une évolution de bon sens et dans le bon sens ! En ce qui me concerne, c'est tous les quinze jours le mercredi, numéro deux demain, qui ne fera pas plaisir à tout le monde. Merci à Edipresse de m'aider ici à soutenir un confrère méritant, plombé par les difficultés de l'indépendance et de la crise de la presse écrite...

Je reviens donc de Goudiry - ou Goudiri, les deux s'écrivent - petite ville peuhle du Sénégal oriental, dans le Boundou et, pour son « développement - malheur », sur la voie ferrée et la route Dakar - Bamako. Avec les événements de Côte d'Ivoire, tout le trafic d'import export des pays du Sahel qui passait par le port d'Abidjan est reporté, en grande partie sur Dakar, d'où il est acheminé par la route vers le Mali, le Niger, le Burkina et même le nord de la Côte d'Ivoire et du Nigéria. Quotidiennement des centaines d'énormes camions, dans des états très variables, passent ou stationnent à Goudiry pour réparation ou ravitaillement. Avec leurs chauffeurs et passagers très prospères par rapport à la pauvreté locale.

Vous imaginez les conséquences en matière de déstructuration sociale et de santé...

J'ai donc quitté la pollution et les embouteillages de camions de Goudiry pour les embouteillages et la pollution des 4x4 bobos de Genève, aggravés par la chaleur précoce et une multitude ahurissante de chantiers qui transforment cette ville en chantier à la chinoise. Quand je pense que c'est au nom de l'amélioration de la qualité de la vie que l'on nous inflige presque partout des marteaux - piqueurs et des fermetures de voies désordonnées. La conjonction de la fièvre entrepreneuriale, et sans doute du financement des partis gouvernant, nous vaut une dégradation permanente de la qualité de vie dont nous pourrions jouir dans cette cité plutôt heureuse.

Et ce n'est pas le ci - devant Mark Muller, premier communiant coincé à la veste sur l'épaule quand il veut avoir l'air cool, qui risque d'améliorer ça avec ses projets mégalos de « down - town la Praille » ou, dernière salve de propagande électorale (désespoir ?) de pont sur la rade. Non seulement ses projets sont aussi irréalistes et ruineux que rejetés par le peuple, mais ce triste sbire voudrait se faire passer pour celui qui fait alors que, à ce jour, c'est plutôt celui qui fait semblant !

Au moins, à Goudiry, il n'y a pas de rade et il y a autant de surfaces disponibles que l'on veut ! Pas besoin de construire des ponts, ni des gratte - ciel et l'on entend encore les oiseaux entre deux camions ou à l'écart de la route...

Mon ami Thiedel Diallo, le maire, vous salue bien !

 

 

14/01/2011

Comment la Julie biaise les sondages

C'est sympa et bien de chez nous que tout le monde puisse donner son opinion sur tout !

Alors notre cher tdg.ch nous invite à nous exprimer, par exemple sur la proposition de la droite radicale de "contrat pour étranger".

Certes vous avez tout les choix possibles : vous êtes pour, vous êtes contre ou vous ne savez pas.

Vous pouvez même, comme la plupart, vous abstenir de participer, d'autant que mon browser - big browser si j'ose dire ! - m'annonce que j'ai été redirigé vers un autre site et me demande si je suis d'accord : on vit dangereusement sur la toile ...

Bon, mais ce que je voulais faire remarquer, c'est :

1) l'ordre dans lequel on vous propose les réponses : oui d'abord. Le oui fait la course en tête, et si vous cliquez par erreur trop tôt sans le décocher, vous envoyez un oui...

2) le oui est présélectionné. pourquoi pas le "ne sait pas" qui correspond à la position de départ neutre de toute personne honnête sur un sujet auquel elle n'a pas encore réfléchi ?

Edipress et la Julie auraient elles des sympathies a priori pour la droite radicale ?

Joueraient-elles la Decailletisation de l'information ??

Quelle mauvaise foi !

Vous n'avez pas honte ?

10:48 Publié dans Genève | Tags : sondage, méthode, trucages, questions, droite radicale, édipresse, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/09/2010

MEG et « libre opinion » massacrés à la tronçonneuse !

Voici un cas de censure maladroite et mesquine de votre Julie !

Vous savez que les habitants de la ville votent actuellement et jusqu'à ce week-end pour ou contre la délibération du conseil municipal attribuant un crédit pour la rénovation du Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) ... et la suppression d'un espace vert. Si vous ne le savez pas, vous retrouverez facilement plusieurs billets sur ce blog expliquant pourquoi, au delà de la juste cause des arbres défendus par cette votation, je trouve le projet de rénovation du MEG scientifiquement aberrant, architecturalement désastreux, pédagogiquement nul et par dessus tout ruineux pour un résultat lamentable.

La semaine passée, on me demande courtoisement de rédiger une libre opinion  « contre » dans votre Julie, face à une libre opinion « pour » de Monsieur Jean-Paul Barbier Müller. Ce que je fais en suivant rigoureusement les consignes, en particulier concernant la longueur du texte.

Ces textes sont parus samedi passé, mais j'ai eu la surprise - puisque personne ne m'en a prévenu ! - de trouver un certain nombre de remaniements dans le mien. Pour en témoigner, je vous livre ci-dessous le fichier exact que j'avais envoyé, où j'ai juste mis en gras ce qui avait été changé, que je vais commenter ici :

 

-       le titre énergique « Musée massacré à la tronçonneuse ! » a été remplacé par un pâle « Non aux petits ethnographes » , sans point d'exclamation. Cela peut se comprendre dans la mesure où le principe était un débat oui - non et où c'était fidèle à l'esprit du texte. Mais on aurait pu me demander mon avis, en particulier parce que cela supprimait l'allusion au massacre des arbres qui a permis la votation. C'est un problème récurrent que dans les journaux : au prétexte de respect de la maquette et de politique de communication, des individus prétentieux se permettent de faire ce qu'ils appellent avec mépris « la titraille », c'est - à - dire de changer tous les titres d'articles sans consulter les auteurs. Or le titre est un élément essentiel de l'article qu'il est censé résumer et promouvoir. Souvent le lecteur ne lit que lui et ne va pas plus loin. Certes peu d'auteurs font de bons titres ! Il n'empêche que ce serait les respecter que de leur soumettre ces « meilleurs » titres avant parution, ce sont eux qui les signent. L'urgence des bouclages est un mauvais prétexte !

-       une parenthèse a été rajoutée !                                                                                                                                              (récemment dans le cadre de la codirection d'un catalogue d'exposition)

Elle précise, en la minimisant, une collaboration du directeur du MEG, nommé par Patrice Mugny et Boris Drahusak, avec le musée privé Barbier-Müller. Ajouter une phrase à une libre opinion, comme si elle venait de l'auteur et sans le prévenir, est, encore une fois, un procédé qui peut se discuter, même si la phrase en question est exacte, dans la mesure où elle limite la portée du texte et prépare la modification suivante...

-       les phrases suivantes ont été carrément supprimées :

« Ce qui doit réjouir son (ancien ?) patron, Monsieur Barbier - Müller, qui espère, depuis longtemps, vendre à Genève les remarquables et fort coûteuses collections familiales. Du moins ce qui reste après de bonnes affaires avec le discuté Musée du Quai Branly à Paris et quelques autres. Avec quel argent ? »

Il s'agissait pourtant d'un élément essentiel du débat. Le directeur du musée annonce une politique d'acquisition de collections pour laquelle il n'a pas de budget conséquent. Le contribuable peut donc s'attendre à de juteuses demandes de crédits au Département de Affaires Culturelles que convoite Monsieur Drahusak pour succéder à Monsieur Mugny. Par ailleurs, Monsieur Barbier - Müller, qui, ce n'est pas un mystère, vend ses remarquables collections, a souvent critiqué dans la presse, les medias ou des exposés publics, le MEG qui voulait « construire un écrin alors qu'il n'avait pas de bijoux » et la ville, ou le canton, dont les budgets de la culture auraient dû servir à acheter « des » collections. Manifestement, il ne fallait pas faire remarquer que la politique annoncée risquait de coûter beaucoup plus cher que le budget déjà scandaleux de l'agrandissement du musée et ses dépassements prévisibles. Ni surtout que le défenseur principal du projet pourrait, éventuellement, avoir des intérêts privés dans de futures acquisitions proposées par un directeur qui fût un de ses collaborateurs...

-       enfin la chute du texte a été amputée de la partie en gras ci-dessous et la signature de l'adresse de ce blog où l'on retrouve plusieurs billets développant mes arguments :

« Au delà des arbres, ce projet tronçonnerait la culture et les budgets, style Patrice Mugny - Boris Drahusak ! »

Il s'agissait ici de rappeler que c'est un magistrat Vert et son directeur et candidat successeur Vert, réputés pour leurs méthodes brutales de « Khmers Verts », tous deux supposés de gauche par leurs électeurs, qui sont à l'origine de la nomination de l'étrange directeur du MEG et de ce projet ruineux et destructeur d'un espace vert. Ainsi que d'une politique qui plaît tant à mon prestigieux opposant, marchand et détenteur d'une des plus belles collections du monde, star de l'immobilier et de la finance genevoise ... et grand ami d'Edipresse !

 

Que la rédaction de la Tribune, journal d'Edipresse, ne veuille pas contrarier Monsieur Barbier - Müller et ses obligés du MEG peut se comprendre. Qu'elle propose à un opposant notoire une libre opinion « à égalité » avec l'intéressé est tout à sa gloire et souligne son aspiration déterminée à une façade démocratique. Qu'elle change un texte de façon critique sans consulter celui qui le signe n'est pas très courtois, ni malin à une époque où les blogs et autres médias permettent de la prendre la main dans le sac...

Cela dit, c'est sans rancœur, ni méchanceté, que je l'évoque ici, dans la mesure où, par rapport à ce qui se passe ailleurs et jusque dans les pays frontaliers, c'est déjà très bien d'avoir été publié, même après un peu de chirurgie éditoriale contrainte et peu esthétique !

 

 

Annexe : texte original envoyé, parties changées, dans l'article paru, soulignées en gras :

 

Musée massacré à la tronçonneuse !

Le souverain de la ville de Genève vote sur l'initiative contre la délibération du conseil municipal qui attribue un fort crédit pour l'agrandissement minimal en sous-sol du Musée d'Ethnographie.

Ceci au prix de la destruction d'un espace vert planté de grands arbres, remplacé par une dalle de béton. Pour masquer cet attentat contre la qualité de la vie, on planterait, sur le béton, une sorte de jardin de bonsaïs et fontaines. Les promoteurs se vantent de planter plus d'arbres (nains) qu'ils n'en abattent (de vénérables !). Les électeurs apprécieront à quel point on se moque d'eux !

Au delà des arbres, examinons un projet qu'il serait grave de rejeter s'il devait remplir une fonction essentielle.

Dans la Genève Internationale, le Musée d'Ethnographie aurait pu devenir LE lieu de rencontre des civilisations et des cultures du monde, lieu de retrouvaille de ses origines pour les visiteurs, les résidents d'origines étrangères et des scolaires, lieu d'initiation aux autres pour les autochtones appelés à découvrir le monde et ses ambassadeurs parmi nous. C'était le projet Esplanade des mondes, un musée des civilisations comme il en existe d'excellents et très fréquentés à Québec, Mexico, aux Etats-Unis et ailleurs. Une campagne de dénigrement l'a fait échouer.

Aujourd'hui, on nous propose un musée d'objets anciens, de souvenirs de voyages genevois, parce que, comme l'écrit le directeur Boris Wastiau dans un tract, quand nous voyageons, « nous sommes tous de petits ethnographes » ! Le Musée d'Ethnographie de Genève, fondé par Eugène Pittard, immense anthropologue, est tombé entre les mains d'un auto - proclamé « petit ethnographe » venu d'un musée colonial belge et collaborateur du musée privé Barbier - MüllerXXXXX... Dans son programme, centré sur la collection comme dans un musée du XIXème siècle, l'acquisition est au premier rang. Ce qui doit réjouir son (ancien ?) patron, Monsieur Barbier - Müller qui espère, depuis longtemps, vendre à Genève les remarquables et fort coûteuses collections familiales. Du moins ce qui reste après de bonnes affaires avec le discuté Musée du Quai Branly à Paris et quelques autres. Avec quel argent ?

Comme le budget prévu est englouti par le musée parking souterrain, le contribuable peut prévoir qu'au delà des cent millions de la réalisation après les habituels dépassements, on lui demandera de fortes rallonges comme crédits d'acquisition ou bien pour installer - où ? - les nécessaires réserves, inexistantes dans les plans.

Genève a déjà un musée d'objets ethnographiques dont les prestigieuses collections attirent un public confidentiel de riches collectionneurs, acheteurs et amateurs éclairés. Comment le conseil administratif et le conseil municipal ont-ils pu voter de faire du musée d'Eugène Pittard un Musée Barbier - Müller bis, tellement plus pauvre et plus laid que l'original de la rue Calvin ?

Au delà des arbres, ce projet tronçonnerait la culture et les budgets, style Patrice Mugny - Boris Drahusak !

 

André Langaney

http://www.alanganey.blog.tdg.ch/

 

(2980 signes, espaces compris + titre et signature)

 

 

 

20/09/2010

Genève : à vendre ?

Le Courrier dénonçait le samedi 11/9 la mainmise de la Fondation Gandur sur le projet d'extension du Musée d'Art et d'histoire de Genève.

Samuel Schellenberg y expliquait comment une donation, assortie d'une convention déloyale, laisserait au privé la maîtrise du musée.

Ceci rappelle, sous une forme différente, ce qui se passe au Musée d'Ethnographie de Genève, autre projet nauséabond qui fait l'objet d'une votation en cours et dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises récemment ici.

Et puis, comment ne pas songer à l'initiative dite « Genève plage pour tous », qui consiste à en éloigner ceux qui ne pourraient pas payer !

Qu'y a-t-il de commun entre ces trois affaires ?

A chaque fois, un milliardaire vaudois, indigène ou kazakh tente de prendre le contrôle d'une institution publique genevoise gérée par un magistrat Vert.

Les motivations sont différentes, entre celui qui veut squatter un musée et celui qui veut investir dans le luxe le long de la rade.

Mais il s'agit toujours de piloter par le pouvoir d'une fortune personnelle ce qui devrait l'être par une politique démocratique et ses conseillers.

On s'étonne que ce soit des gouvernements municipal et cantonal à majorités élues à gauche qui veuillent ainsi privatiser !

Mais c'est une vieille tradition des magistrats de la "gauche" bourgeoise de gouverner à droite, par électoralisme puéril ...

Dans le cas du musée d'Art et d'histoire, le magistrat Vert est plus sensible aux sirènes de l'argent qu'aux convictions de ses électeurs.

Une initiative populaire viendra sans doute bloquer ce projet inacceptable, où le municipal se tire une balle dans le pied.

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays où le dernier mot est au pouvoir plutôt qu'au peuple...

Mais les préparatifs de ces mauvais coups coûtent cher, et surtout retardent les bons projets alternatifs, que l'on attend toujours !

 

20-09-2010

 

 

14:16 Publié dans Genève | Tags : musées, genève, meg, mah, genève plage, milliardaires, privatisation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |