01/05/2013

Fête du chomage !

A l'heure où le patronat-voyou délocalise, licencie et fait croître la misère pour les odieux profits de ses principaux actionnaires, les travailleurs sont "à la fête", mais pas celles qu'ils méritent, quand le chômage du premier mai dure de plus en plus toute l'année !

En vous souhaitant de bons défilés, je vous suggère quelques lectures, pour les accompagner...

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09/02/2013

L'autre pays des armes

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Il faut reconnaître que, même avec les fusils militaires le plus souvent déchargés, nous n'arrivons pas à l'éperon des cow-boys étasuniens en matière de massacres de civils innocents par n'importe quel taré et/ou déprimé. Comment ceux que nos dirigeants et nos scientifiques admirent tant qu'il faudrait tout faire comme eux, avec eux, en sont-ils arrivés à ce degré de barbarie, pour ne pas employer les mots grossiers qui me viennent à la bouche ? C'est ce que nous nous sommes demandé dans le dossier du Psikopat de ce mois...



Et puis, sine-mensuel-17-home.jpgtant qu'on est dans les conflits, le Siné mensuel 17 en aborde de tous les types. Y compris le Mali où les dessinateurs s'éclatent à régler son compte au patriotardisme hollandien triomphant. Merci Jiho, Mix, Faujour, Lasserpe & Cie !

Et puis Tardi, honneur pour honneur se voit inviter par Siné dans sa zone pour raconter en dessins comment il a refusé la légion d'honneur, infâme médaille distribuée à tant de militaires factieux, de paras tortionnaires et de patrons inhumains. Un délice !

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06/12/2012

Lectures de décembre


palestine,droit international,onu,racisme,sport,compétition,siné mensuel,psikopatSiné Mensuel, bien sûr ! Pour une fois, je ne vous montre pas la jolie couverture de Berth annonçant dans un nuage le dossier cannabis, mais la 4ème de couverture de Carali célébrant la grande victoire symbolique des palestiniens sur les étatsuniens, leur colonie sioniste et leurs derniers alliés de Nauru ou des îles Marshall. Certes, cela ne rend ni les terres, ni les biens de ceux qui ont été chassés d'une manière ignoble par un régime raciste qui est la honte de l’occident, mais cela montre clairement que la quasi totalité des autres pays savent qui bafoue le droit international et les résolutions de l’ONU. Reste à défendre le droit et la justice contre la barbarie, le racisme et la force des armes, ce qui est malheureusement une toute autre histoire…

 

 

 

Couv 248.jpgA propos de force, il en est forcément question dans le Psikopat de décembre et son dossier sobrement intitulé : sports de compétition, grosse arnaque. Un délice pour toutes celles, tous ceux qui ne supportent plus les hurlements des supporteurs débiles, le squat permanent des médias par des non événements à fric, les commentaires analphabètes des « journalistes » sportifs et les crétins qui ont besoin de tenues grotesques pour courir, nager, pédaler, conduire ou jouer au ballon…

Si j’ajoute trois phrases commises dans un magazine télé pour défendre, malgré ma passion de la nature et des animaux, le minimum nécessaire d’expérimentation animale dans la recherche scientifique contre les fêlés les plus graves des amis des bêbêtes, vous ne pourrez pas dire que je cherche à me faire des amis…  

 

09/05/2011

Nature, Terrasson, Drosophile, Kropotkine, Nucléaire : ne lisez pas idiots !

 

En ces beaux temps de politique glauque, de sports crétinisants, d'embouteillages asphyxiants et de surpipolisation, la lecture au calme et à l'air pur confine au paradis. D'autant que plein de bonnes surprises peuvent se trouver en cherchant plus loin que les kiosques des gares et leurs rayons débiles.

En priorité, la publication, par les éditions parisiennes Sang de la Terre de « Un combat pour la nature » de François Terrasson. C'est un recueil de textes inédits rassemblés par les proches du regretté roi du bon sens en écologie. Un combat de bon vivant qui remet en place, avec la même vigueur, les crimes des bétonneurs et de l'agro-alimentaire que les gourous et les pleureuses de l'écologie religieuse. Une leçon pour tous ceux qui votent pour les Verts néo-capitalistes ou voudraient mettre au pouvoir, chez les voisins, le roi du bilan carbone, Nicolas Culot, bien encadré par ses sponsors, EDF, AREVA, ... , Monsanto ? Je ne sais pas : peut être pas Monsanto, il faudrait qu'il gagne d'abord ! Pour en revenir à Terrasson, son livre porte en sous titre « Pour une écologie de l'Homme » avec une majuscule à Homme - pour préciser que les Hommes femelles sont incluses - comme on ne met pas de majuscule à nature, pour ne pas la déifier. Avec aussi, je pense, un clin d'œil à l'écologie de l'esprit de Bateson, dont il appréciait la démarche systémique. Plus de détails dans le Courrier ce mercredi 11 mai.

Deuxième bonheur, pour ceux qui préfèrent les BD ou qui ont besoin d'images pour comprendre, le dossier du Psikopat de mai sur le nucléaire, vu par tous les bouts, même les bons, ce qui montre à quel point on y est plus objectifs que beaucoup. Ben oui, bien sûr : les saloperies du nucléaire militaire, les conneries du nucléaire énergétique, mais aussi le nucléaire médical qui sauve à grande échelle et le nucléaire naturel du soleil sans lequel il n'y aurait pas de vie ! « Non au nucléaire ! » hurlent les bananes vertes avides de bien, de mal et de débilité religieuse. Il serait temps qu'elles se cultivent et mûrissent un peu...

Enfin pour aujourd'hui, un troisième bonheur surprise : le journal « Drosophile », de Gilles Macagno et de la célébrissime université de Trou les pommes, dont je vous ai déjà parlé, sort un numéro spécial sur commensalisme, symbiose et coopération dans la nature. On y retrouve, comme on pouvait s'y attendre, toute les interactions possibles entre organismes ou cellules, depuis les pollinisateurs jusqu'aux bactéries qui nous squattent et/ou nous font digérer. C'est bien écrit, bien dessiné pour tous les âges. Mais il y a en plus un fil conducteur politique et idéologique qui remonte aux débats du 19ème siècle entre d'un côté Darwin et ceux de ses héritiers que la compétition obnubilait, de l'autre Kropotkine et ceux qui estimaient que communautés, symbioses et échanges étaient des caractéristiques essentielles du vivant. Bien entendu, la science anglo-saxonne, qui a pris le pouvoir dans nos écoles, ignore Kropotkine et autres penseurs anarchistes et communistes pour faire sa propagande : la compétition néo - libérale vue comme une « loi naturelle ». Drosophile nous rappelle que les découvertes mêmes de la biologie moderne vont dans l'autre sens : un être vivant n'est rien sans les autres, semblables ET différents.

 

28/02/2008

L'histoire du langage et des langues.

Pourquoi et comment parlons-nous, alors que les autres animaux, même très semblables, ne le font pas ? Pourquoi parlons-nous plus de six mille langues ? Pourquoi sont-elles si différentes, mais avec de nombreuses propriétés communes ? Parlons-nous d'abord pour communiquer entre nous ou, surtout, chacun pour soi, pour organiser notre pensée et nos actions ? Comment un enfant réussit-il, en trois à cinq ans, à maîtriser les difficultés et les complexités d'une ou plusieurs langues alors qu'un adulte n'y arrivera jamais ? C'est un des sujets les plus passionnants que l'on puisse imaginer !
Cécile Lestienne a recueilli et mis en ordre les réponses à ces trois groupes de questions données respectivement par trois auteurs. Le premier, c'est le paléontologue et primatologue Pascal Picq, célèbre pour ses colères et imitations de grand chimpanzé ! Le second est le linguiste Laurent Sagart, spécialiste des dialectes chinois et suspect pour ses collaborations avec des généticiens qui, comme les linguistes Joseph Greenberg et Merritt Ruhlen et contrairement à lui, parient sur l'existence démontrable d'une dernière langue ancestrale commune à toutes les langues parlées aujourd'hui. Enfin, Ghislaine Dehaene, que je n'ai pas eu la chance de rencontrer et sur laquelle je n'ironiserai donc pas, parle de manière passionnante du parcours du combattant que le moindre bébé doit accomplir en un temps record pour s'exprimer comme vous et moi.
Dans cette belle collection de grandes interrogations sur notre vie quotidienne et ses interprétations scientifiques, ce livre, que n'importe qui m'ayant lu jusqu'ici lira facilement avec bonheur, est certainement l'un des plus stimulants et des plus réussis. Je noterai, avec joie, que les "plus belles histoires" du monde, de l'homme, des plantes et des animaux, que celle-ci complète heureusement, ont été de grands succès internationaux, alors que "La plus belle histoire de Dieu", franchement sectaire et ratée, a fait un bide en librairie.
N'en déplaise aux calotins des éditions du Seuil :

où la science passe, la foi trépasse !

A lire :

"La plus belle histoire du langage", par Pascal Picq, Laurent Sagart, Ghislaine Dehaene et Cécile Lestienne, éditions du Seuil, Paris, 2008.

09:15 Publié dans lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |