19/05/2010

Fric et pub religieux contre enseignement des sciences

Je voudrais dire la stupeur d’amis professeurs de l’enseignement secondaire.

Dans la société du succès sans peine, ils enseignent des sciences passionnantes, mais difficiles.

Dont la biologie, qui n’a de sens que par sa synthèse moderne : la théorie de l’évolution.

Une théorie incomplète, provisoire, laissant place au doute et aux réfutations sérieuses, comme toute théorie scientifique.

Une théorie qui figure dans les programmes scolaires parce que c’est le seul état de la science, en biologie, aujourd’hui.

Or, d’immenses affiches niant l’évolution ont annoncé partout des conférences d’un militant islamiste turc.

Au Centre international de conférences de Genève et au Palais Beaulieu, à Lausanne, pour ne pas parler de Zürich.

Le graphisme anti – évolutionniste est mensonger et explicite.

Il renvoie à des sites internet fondamentalistes.

Qui enseignent que l’évolution, c’est du terrorisme communiste, sioniste et maçonnique, la seule science étant la création d’Allah.

Adnan Oktar, dit Harun Yahya, utilise une énorme fortune, d’origine inconnue, pour répandre son fanatisme religieux à travers le monde.

L’argent lui ouvre les portes de nos lieux les plus prestigieux pour des prêches débiles qualifiés de conférences scientifiques.

Il couvre nos murs de propagande attaquant notre éducation scientifique, notre démocratie et notre liberté de pensée.

La publicité malmène déjà notre santé et notre qualité de vie en vendant la malbouffe, la surconsommation et le culte de l’argent.

Elle se met aujourd’hui au service d’un obscurantiste islamiste.

Pourquoi pas Al Qaïda, Blackwater ou le Mossad demain?

S’ils payent assez…

RSR1 19-05-2010

12/05/2010

Evaluer le bien, le mal, la vérité ??

Les crises ont pointé la responsabilité de trois « agences de notation » nord américaines dans les désordres financiers.

Une variation de leurs cotations suffit pour qu’une entreprise ou un pays entier soit coulé par les spéculateurs qui les suivent.

Ces sociétés privées, rémunérées par leurs clients, donc pas indépendantes du tout, dictent le bien et le mal sur les marchés.

Elles détruisent le monde par pièces, mais nul ne remet en cause leur pouvoir usurpé, faute d’alternative.

Cette situation rappelle celle des sciences où trois revues anglo-saxonnes privées dictent ce qui serait vrai ou faux.

Ces journaux ont abandonné les critères d’exactitude, depuis longtemps.

Un article « sexy » pour les médias et dont les auteurs sont des copains et des coquins y paraît facilement.

Aussi faux soit-il !

Mais qu’un inconnu envoie de Kuala Lumpur le manuscrit le plus important, personne ne lira même le titre de son travail…

L’étonnant, c’est que les autres pays acceptent ces conditions pour évaluer chercheurs et laboratoires.

Nos Universités, Ecoles Polytechniques ou le Fonds National Suisse de la recherche scientifique sont à genoux devant ces maffieux.

Comme celles et ceux du reste du monde.

Nos médias en parlent comme des « très prestigieuses revues Nature », ou Science, ou Compte rendus de l’Académie Américaine des sciences.

Ce qui prouve qu’en sciences, comme en économie ou en morale, l’évaluation est le vrai problème.

Le bon et le mauvais, le bien et le mal sont affaire de critères très liés aux cultures locales.

Dans tous ces domaines, il n’est donc pas très malin d’importer les pratiques des spéculateurs anglo-saxons !

RSR1 12-05-2010

11:25 Publié dans rsr.ch | Tags : évaluation, sciences, etats unis, privés, maffieux, spéculateurs, bien, mal | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/04/2010

Un monde sans génétique ? (II)*

Genève participe ces semaines à des « Journées du gène », organisées dans toute la Suisse.

Ces journées ont pour but d’informer, autant que possible, le public non scientifique de l’état de la science et de ses applications.

Le but devrait donc être de répondre aux questions du public, bien ou mal formulées, qu’elles plaisent, ou pas, aux spécialistes.

Mais les scientifiques ont, en général, plus envie de raconter leurs obsessions de recherche du moment…

… lesquelles passionnent généralement peu le reste du monde, même quand elles sont comprises !

Communiquer la science est aussi une recherche.

Qui suppose de s’intéresser à ceux qui écoutent et ne doivent pas recevoir de trop haut, sous peine d’être vite assommés !

Pour ce soir, j’ai accepté un sujet de conférence refusé, semble-t-il, par beaucoup de mes collègues : le rejet de la génétique…

Beaucoup de gens ont peur, par ignorance ou par suite de manipulations politiques, qui diabolisent cette science.

Certains voudraient même arrêter toute recherche et toute application, au nom du fameux « principe de précaution »…

Vous savez, ce principe des Gaulois d’Astérix qui craignaient tout le temps que le ciel leur tombe sur la tête ?

Eh bien j’essaierai de montrer que la génétique, avant d’exister en tant que science, organisait la vie depuis ses débuts.

Que nos ancêtres humains en font, sans le savoir, depuis au moins quinze mille ans…

Et que pour ses applications, comme l’électricité, l’automobile ou le nucléaire, la génétique peut le pire, mais aussi le meilleur !

En génétique, comme dans tous les domaines, le pire est toujours possible. Mais rassurez-vous : le pire n’est jamais certain !

RSR1 28-04-2010

* Journées du gène 2010, conférence du 28-04-2010,

(Auditoire Tingry 150, Sciences II, Genève)

21/04/2010

Le début de la fin de notre monde ?

Un volcan islandais, au nom imprononçable, remet la science au milieu d’un village social qui voudrait l’ignorer.

Sur notre terre, un équilibre étonnant entre radioactivité et rayonnement solaire a permis la présence de l’eau et la vie.

Chimie, génétique et évolution ont conduit cette vie à des formes improbables, dont nous-mêmes, depuis peu.

Cent mille ans, ce n’est pas assez pour apprécier les changements d’une planète très instable.

Des crises géologiques ont provoqué des bouleversements des milieux et des extinctions de masse des vivants.

Des impacts de comètes ou des éruptions volcaniques, provoquant des « hivers polaires », en seraient les causes.

Les querelles de spécialistes et les gesticulations des « sauveurs de planètes » sont bien dérisoires face au réveil des volcans !

Les éruptions, qui s’enchaînent d’un bout à l’autre du globe, peuvent s’arrêter demain et nous rendre une illusion de stabilité.

Elles peuvent aussi être le départ d’un phénomène gigantesque, qui nous anéantirait.

Tout ceci inspire émerveillement et modestie, à la fois.

Emerveillement que, dans un univers infini et si rude, des conditions si improbables aient fait émerger la pensée.

Modestie parce que, à l’opposé de nos désirs intimes, la mort de notre espèce semble inscrite dans son destin…

Comme celle de chacun d’entre nous !

Que valent, face à un nuage de fumée dont personne ne sait prédire les limites, nos projets familiaux, politiques ou religieux ?

Un peu de fumée, c’est un nouveau pape, souvent consternant…

Beaucoup de fumée, c’est peut-être le début de la fin de notre monde…

Profitez du printemps, en attendant !

RSR1 21-04-2010

15:47 Publié dans rsr.ch | Tags : vie, planète, volcans, crises, géologie, extinctions, fin du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

14/04/2010

Vrais problèmes : on pourrait mieux faire…

Les vrais problèmes en matière de ressources, santé et prospective nous sont souvent masqués.

Un milliard d’humains ne mangent pas à leur faim, trois fois plus ont une vie très précaire.

La terre pourrait les nourrir tous.

Le problème c’est la répartition des produits, pas de financer cinq cent petits producteurs de café bio pour les bobos !

La surpêche industrielle menace toutes les ressources de la mer par un gaspillage insensé. Comment la freiner ?

On n’arrive même pas à empêcher les japonais d’exterminer les thons et les baleines, qui leur manqueront demain…

On nous gave avec le réchauffement climatique, la montée des eaux et les générations futures.

Mais c’est aujourd’hui que la folie automobile pourrit la vie et que la pollution augmente mortalité et maladies graves dans les villes.

Peu importe ! Les secteurs automobile et pétrolier font d’immenses profits à court terme…

Demain, les guerres du pétrole parties d’Irak et d’Afghanistan mettront le monde à feu et à sang.

Quelle marché pour nos fabricants d’armes et ces trafiquants qui aiment tant notre discrétion et nos paysages !

Les compagnies pharmaceutiques veulent faire payer les malades et non les guérir. Elles ne s’intéressent qu’aux riches.

D’où des choix aberrants sur le sida et les grippes, bénis par l’OMS, et suivis avec zèle par les gouvernements du nord.

Pour le paludisme, les diarrhées et la rougeole qui tuent les enfants du sud, on attend que les parents puissent payer !

A ces questions, des réponses simples et humaines seraient possibles…

… en maîtrisant les égoïsmes, les nationalismes et l’addiction à l’argent des puissants.

Bref s’il y avait une gestion responsable de la société des nations… Rêvons !

RSR1 14-04-2010

11:34 Publié dans rsr.ch | Tags : vrais problèmes, faim, pêche, automobiles, guerre, armes, santé, grippe, mortalité infantile | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/04/2010

Juger l’amour et le sexe : caresse ou branlette ?

Une mère est au tribunal, dénoncée pour inceste par une drôle d’amie.

Son fils de sept ans avait été vu lui suçant le sein.

Elle l’avait allaité jusqu’à trois ans et demi et lui aurait caressé, au passage, le sexe en érection.

Elle est naturiste et fréquente les illuminés raëliens.

Les naturistes veulent désexualiser la nudité.

Se toucher nu est banal chez eux.

Les gourous raëliens, au prétexte d’amour et de spiritualité, abusent les simples d’esprit.

Sur le plan financier, toujours, sur le plan sexuel, parfois…

Comme ceux du Vatican qui n’arrive plus à cacher, ni démentir !

Mais qui définit l’abus et où commence-t-il ?

Quand il y a mauvais traitements et victime.

C’est le cas des enfants sodomisés par des curés frustrés.

Mais une simple dénonciation a fait retirer son fils à la mère prétendue incestueuse. Avant jugement !

Le petit garçon ne semblait pas souffrir et avait des érections spontanées, comme tous ceux de son âge.

On ne lui avait pas appris à les cacher aux tiers, ni fait honte de son corps.

Il ne savait pas que téter sa mère était normal à trois ans et incestueux après…

 

Considérant que « la mère ne semblait pas avoir eu d’intentions d’excitation ou de jouissance sexuelles », le tribunal l’a relaxée.

 

La jouissance serait donc répressible dans ce procès d’intentions !

 

Mais le ministère public fait appel et le mauvais film continue !

 

Va-t-on vers la vidéosurveillance des mères au foyer ?

 

On souhaiterait moins de rigueur sur ce qui semble anecdotique.

Et bien plus quand des prêcheurs de morale abusent de leur autorité usurpée et détruisent des processions de victimes…

 

RSR1 07-04-2010

12:44 Publié dans rsr.ch | Tags : amour maternel, inceste, gourous, justice, délation, amous, sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/04/2010

Je sens, donc je suis…( du verbe suivre !)

Géraldine Coppin, du Pôle de recherche sur les émotions de l’Université de Genève, nous apporte des résultats passionnants dans sa thèse sous la direction de David Sander.

Des sujets doivent choisir entre des odeurs qu’ils jugeaient indifférentes, ni agréables, ni désagréables.

Plus tard, alors qu’ils ont oublié ces odeurs et leurs choix, on les remet à la même épreuve.

L’expérience montre qu’ils choisissent alors les odeurs qu’ils avaient préférées la première fois et rejettent les autres.

Ils passent ainsi de l’arbitraire conscient à un choix émotionnel inconscient dont ils ne connaissent plus la cause.

Cette expérience applique aux odeurs le « paradigme du libre choix » proposé, voici cinquante ans, par le psychologue Brehm.

Nos « libres choix » sont conditionnés par nos émotions et par une mémoire qui peut être masquée, et d’autant plus efficace.

Devant des choix du présent, le poids d’expériences oubliées du passé ou de manipulations non perçues peut outrepasser toute raison.

Quand les matraquages publicitaires et les manipulations médiatiques sont ce qu’ils sont de nos jours, que sont nos choix ?

Choix de consommateurs enchaînés par des heures d’images, de sons et d’odeurs non désirés ?

Choix de citoyens abrutis par des médias verrouillés par l’argent et la cupidité des marchands ?

Quelle liberté reste-t-il dans le choix de nos achats, de nos loisirs ou de nos élus ?

Il faut savoir qu’après avoir préféré, à une élection, le très nul de droite ou l’aussi nul prétendu de gauche, on tend à recommencer.

Même si l’on a oublié son choix précédent…

Voici comment des caricatures de démocratie mènent à Berlusconi, Merkel ou Sarkozy, quand ce n’est pas pire…

RSR1 31-03-2010 bis

24/03/2010

Le carnaval des testicules

La rotation de la terre nous expose un peu plus au soleil, les jours l’emportent sur les nuits, le chaud sur le froid.

C’est le printemps !

Les êtres vivants l’ont comploté tout l’hiver, en embuscade !

Un mois froid a préparé les bourgeons à fleurs des lilas.

La chaleur précipite jonquilles et narcisses hors des bulbes…

Durant les jours courts, le poids du testicule de canard est passé de un à cent vingt cinq grammes !

Les hormones ont transformé les doux colverts de l’automne en serial violeurs du Carnaval.

Mais, chez ces canards, les jours longs calment les testicules.

En quelques semaines, les Donalds s’assagissent.

Finie la bagatelle !

Ils se mettent en couple pour élever les jeunes de madame, pas forcément les leurs…

L’élan des plantes entraîne celui des insectes et le retour de migrateurs prolifiques, tant qu’on peut nourrir des jeunes.

L’ajustement précis des espèces au rythme des saisons résulte de millions d’années de sélection naturelle.

Il s’affine sans cesse jusqu’à ce que des changements, climatiques ou géologiques, le bousculent.

Alors, les espèces fragiles disparaissent et des opportunistes prospèrent, de nouveaux équilibres émergent…

... tout aussi provisoires que les précédents !

En rasant les forêts depuis dix mille ans, nous avons déclenché un de ces grands déséquilibres.

Avant de faire bien pire aujourd’hui !

Pollution et déboisement menacent bien plus d’espèces que le réchauffement, moins rapide qu’il y a 15000 ans.

Nul doute qu’une nouvelle biodiversité en émergera…

Le printemps sera toujours là, nos descendants peut-être pas …

Bon printemps quand même !

RSR1 24-03-2010

11:48 Publié dans rsr.ch | Tags : printemps, saisons, fleurs, rythmes de vie, évolution, biodiversité, testicules, canards | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/03/2010

Nouvelle arme secrète suisse : la bombe O !

Chers concitoyens, nous ne devons plus avoir peur !

Monsieur Blattmann, chef de l’armée, planche sur « des situations que nous ne pouvons aujourd’hui pas encore nous imaginer »…

Un poète, avec des médailles et un embonpoint qui sent l’Auberge des trois faisans plus que le parcours du combattant…

Et un bon sourire auto – satisfait, cent pour cent rassurant !

Dans le Vingt minutes, il pense que les grands flux migratoires pourraient rendre l’intervention de l’armée essentielle.

C’est BlocHer qui va être content !

Mais il dit pas comment l’armée elle va s’y prendre !

Et il ajoute :

« Quand les archives de 150 sociétés brûlent à Lausanne, on peut faire appel à l’armée pour soutenir les pompiers. »

Vous pouvez ajouter deux cent balles à votre impôt fédéral direct, pour payer des arrosoirs aux recrues !

Ils pourront les garder pleins à la maison, à côté du fusil d’assaut ! Et si ya pas d’incendie, ça peut arroser…

Et puis nos avions de chasse, on va les équiper de bombes à eau, toujours pour aider les pompiers !

Une variante du plan armée 3000 remplace les FA-18 par des Canadairs, si le réchauffement persiste.

Avec la bombe O, l’armée suisse prend une avance alphabétique sur la Lybie, qui ne rêve que de bombes A ou H !

Merci Chef Blattmann de rappeler que ce qui sert à rien servira peut-être à quelque chose, en cherchant bien !

Et de rejoindre Federer, Piaget et Alinghi dans notre Panthéon…

Catégorie : comique troupier !

 

RSR1 17-03-2010

 

13:55 Publié dans rsr.ch | Tags : armée, utilité, pompiers, flux migratoires, comique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/03/2010

Leur CHEZ EUX, c’est CHEZ NOUS !

Voici des enfants qui n’ont pas connu d’autre pays que le nôtre, où ils sont nés ou bien sont venus très jeunes.

Des employeurs bien de chez nous font fortune sur le dos de leurs parents, travailleurs bon marché sans papiers et sans droits.

Lesquels font, souvent dans des conditions indignes, les travaux nécessaires que plus personne d’ici n’accepte de faire.

Il a fallu faire jouer des droits de l’enfant pour les scolariser, souvent après de longues batailles.

Et leurs droits humains s’arrêteraient à l’adolescence ?

Ils devraient alors choisir :

Entre un pays d’origine qu’ils ne connaissent guère et qui parfois ne veut pas d’eux…

Et puis la clandestinité sans droits chez nous, c’est à dire dans le seul chez eux possible.

Leur refuser l’apprentissage et une possibilité d’intégration ou de départ digne, c’est les pousser vers l’oisiveté et la délinquance.

Chacun sait qu’ils ne rentreront plus, parce que certains ont encore intérêt à exploiter leurs parents ou leur semblables.

L’hypocrisie des néo - libéraux et des populistes est indigne.

Ce sont les représentants de ceux qui attirent et exploitent les clandestins qui voudraient expulser ces enfants d’ici.

Ce sont les idolâtres de la famille chez nous qui veulent briser les familles de leurs esclaves.

Ce sont ceux dont les trafics mondialisés ruinent les pays et provoquent les crises qui veulent renforcer l’apartheid du passeport.

Les adolescents vivant ici depuis toujours ont des papiers ou pas selon l’histoire des parents et les fantaisies de la bureaucratie.

Les lois qui ne leur donnent pas une égalité de droits face à leurs inégalités de chances au départ sont de mauvaises lois.

RSR1 10-03-2010

10:36 Publié dans rsr.ch | Tags : enfants, adolescents, immigrés, sans papiers, droits humains, apprentissage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/03/2010

Gloire aux rebelles !

La télévision belge présentait vendredi un film qui fait réfléchir.

« Le jeu de la mort » de Christophe Nick explore jusqu’où la télévision peut aller trop loin.

Il transpose en jeu télé le principe des célèbres expériences de Milgram sur la soumission à l’autorité.

Dans cette expérience, sous l’ordre d’un scientifique, des sujets naïfs croyaient punir des candidats pour de mauvaises réponses.

Les punitions étaient des chocs électriques réglables, d’intensité croissante, jusqu’à la douleur extrême et la décharge mortelle.

Sous l’ordre de la blouse blanche, soixante pour cent des sujets poussaient le bouton aux doses mortelles, sans se révolter…

Malgré les contorsions et cris, puis le silence des acteurs faisant semblant d’être punis…

Nick le cinéaste a remplacé le « scientifique » par une animatrice télé, l’expérience étant réalisée face à un public préparé par un « chauffeur de salle ».

Dans ces conditions de prétendue maquette d’un jeu télévisé, où personne ne gagne rien, les résultats terrifient :

quatre vingt pour cent des sujets vont au seuil mortel !

Un peu culpabilisés, comme le public qui réclame la punition…

Quatre sujets sur cinq exécutent l’ordre inacceptable d’une animatrice, sous la pression d’un public manipulé.

Un seul sur cinq se rebelle face à l’ « autoritélé » et à la meute des supporteurs pour refuser l’inhumain.

« Donnez-moi la propagande disait l’abominable Goebbels, et je mènerai n’importe quel foule où vous voulez ! »

Ce pilier du nazisme et Milgram nous avaient prévenus :

L’autorité et la médiacratie mènent au goulag, à Auschwitz et à Guantanamo…

RSR 1 03-03-2010

26/02/2010

La face cachée de l’enfer

Température vingt cinq à trente degrés, mer peu agitée, fonds coralliens de rêve de plongeur…

Les terrasses avec vue de mer servent punchs et planteurs pour accompagner les accras, les boudins créoles et poissons grillés.

Vue sur le port où d’immenses catamarans croisent des vedettes surmotorisées et quelques pêcheurs de langoustes.

Une ville avance au large sur la mer, cinq étages de cabines avec bains, piscines, jacuzzis, restaurants étoilés et salles de bal.

La croisière ne s’arrêtera pas aux Saintes : ni port à sa taille, ni golf, ni luxe cinq étoiles à terre.

Les Saintes, au sud de la Guadeloupe, ont été détruites par un tremblement de terre, moins fort que celui d’Haïti.

La croisière vogue entre les îles volcaniques, dans les mêmes eaux que Port au Prince.

Elle promène peut-être, pour les reposer, quelques uns de ces chirurgiens texans, de retour d’Haïti.

Vous savez, ces types qui ont joué à la médecine de guerre dans un pays en paix, mais dévasté.

Ceux qui ont coupé jambes, bras et doigts à tour de bras, si j’ose dire, par des milliers d’amputations « guillotine ».

Sans préparer les moignons pour qu’ils tolèrent des prothèses, Haïti ? Trop pauvre pour payer des prothèses !

Et chacun se lave en croisière, utilisant la ration d’eau de boisson pour une semaine d’une famille haïtienne sinistrée…

Les Caraïbes sont un écran de télévision : d’un côté notre paradis, de l’autre leur enfer.

Pourtant, ce sont les mêmes humains, de part et d’autre.

Le pire est-il leur misère ou bien notre cynisme ?

RSR1 24-02-2010

18:05 Publié dans rsr.ch | Tags : caraïbes, haïti, croisières, inégalités, cynisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

21/02/2010

Saint Valentin : Faites l’amour, pas les magasins !

J’ai bien aimé cette affiche sauvage qui ramène au bon sens et rappelle que les avides du commerce nous pourrissent la vie.

On ne peut faire un pas, avoir une activité, même privée, sans être agressé par une publicité.

Pas d’événement, de concert sans avoir l’attention détournée.

La cupidité des marchands et leur propagande ne souffrent d’aucun scrupule et ne sont pas contenues par des lois dérisoires.

La société capitaliste ne respecte pas la vie privée dans les espaces publics et ne cesse de la violer les espaces privés.

La chienlit publicitaire s’introduit chez vous clandestinement par les images et les sons, par les câbles, les fils, les ondes.

Elle pollue le moindre emballage, parasite les émissions, même publiques, squatte vos boîtes à lettre, noie votre courrier.

Le bon sens, plus que le réchauffement climatique, suggère de modifier nos comportements, de limiter les gaspillages.

En particulier de ce qui est précieux, non renouvelable, cher ou difficile à produire, comme la nourriture, l’énergie, les imprimés.

Mais les profiteurs de la surconsommation n’en ont rien à faire !

La pub préconise, dès l’enfance, des aliments et des boissons menant à l’addiction, parce que trop sucrés ou trop salés.

Les restaurants servent des portions excessives.

La pub prêche la surconsommation d’alcool, de tabac et la motorisation tous azimuts.

Il n’est certes pas question de dicter des comportements d’hygiène de vie à nos contemporains.

Mais il est temps qu’ils se rendent compte que la publicité est la principale cause de surmortalité de nos jours…

Et bien sûr la première atteinte à nos libertés individuelles !

RSR1 16-02-2010

10/02/2010

No Federer day ?

Le succès, en Italie, du « No Berlusconi Day » est source d’inspiration.

Tant de pays sont gouvernés par des maffieux, des incompétents, des corrompus, des tyrans ridicules !

En France, Iznogood aura son « No Sarkozy Day » le 27 mars prochain…

Il remplit toutes les conditions…

Regrettons que ce soit un « day » plutôt qu’un « giorno », qui aurait respecté les droits d’auteur...


En Suisse, par contre, on est bien embêtés !

Les vrais salauds jouent la carte du secret médiatique et les gens ne les connaissent pas, ou seulement à titre honorable.

Depuis le départ de Couchepin, plus un nez, plus une gaffe ne dépasse vraiment des téléviseurs !

Un « No Doris Day » serait abusif et dérisoire.

Il y aurait confusion avec une grande actrice.

Un « No Merz Day » serait grotesque : difficile d’anéantir le néant !

C’est là que l’on voit que la popularité de l’intéressé – positive ou négative – est un préalable à sa contestation.

Nos grands escrocs de la banque, des super bonus ou des licenciements abusifs ne sont connus que déchus : trop tard !

Nos politiques ont une mince odeur de tisane…dans un égout !

En fait, pour un jour sans quelqu’un en Romandie, je ne vois que trois solutions, dont deux à titre posthume : Calvin et Piaget.

Sinon, pour élever le débat au niveau national, je propose un « No Federer Day » !

L’occasion de dénoncer les maffias du sport professionnel et comment le fric le dénature avec la complicité des médias vénaux.

Je vais avoir du mal !

RSR1 10-02-2010

11:29 Publié dans rsr.ch | Tags : no ... day, réputation, federer, berlusconi, sarkozy, calvin, piaget, tyrans, maffieux, incompétents, corrompus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/02/2010

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »*

Ceux qui regardent au-delà de nos frontières ont senti une dégradation récente de l’image de la Suisse.

Le sympathique pays des montres et du chocolat faisait envie : paix, luxe et qualité de la vie !

Y travailler, y avoir un chalet pour ses vieux jours étaient des rêves pour beaucoup.

Stars et maffieux se disputaient les villas et résidences somptueuses, où ils résident souvent plus que Johnny.

Certes, cette qualité de vie devait beaucoup au secret bancaire et autres lois sur l’argent.

Mais il n’y avait guère que Jean Ziegler pour s’en plaindre !

D’un coup, les médias du monde se mettent à dénoncer ces pratiques financières, les courtages honteux, les trafics d’armes.

Ils clament que nos ports francs abritent des entreprises de trafic et de recel d’art bénies par nos autorités.

Plus étonnant : ces attaques ne viennent ni de Cuba, ni de l’extrême gauche.

Elles viennent du monde anglo-saxon, prophète de la finance sauvage ou de chez tatie Angela, pas très gauchiste…

Et même des sbires du micro Amin Dada gaulois !

Bref, de tous ceux dont les proches exploitent nos dérégulations…

Un livre de Ian Hamel, journaliste au Matin Dimanche, paru off-shore, pose la bonne question dès son titre :

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »* …

… ne servait plus à rien au monde du crime capitaliste, devenu trop visible au bord du lac, ou même à Zoug.

Mais je ne partage pas le pessimisme de l’auteur :

La crise du monde de l’argent frappe bien en premier chez nous, où il est religion d’état, loin devant Jésus.

Mais ce peut être une bonne occasion de poutser.

Propre et en ordre ? On aime bien ici !

RSR1 03-02-2010

* Collection « A dire vrai », éd. Larousse, Paris.

12:17 Publié dans rsr.ch | Tags : suisse, banque, secret, courtage, armes, trafics, réputation, port-franc | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |