13/05/2009

Ville de Genève : la politique de la culture brûlée …

Genève est une capitale culturelle francophone par les penseurs et savants qu’elle a produits ou hébergés.
Elle le reste par les moyens importants qu’elle consacre, pour une petite ville, à ses institutions culturelles.
On attend que cette volonté produise, dans l’harmonie et le consensus, de multiples réalisations créatives et séduisantes.
Ce fût souvent le cas, jusqu’à l’arrivée de Patrice Mugny comme magistrat chargé de la culture et de son directeur Boris Drahusak, il y a deux législatures.
Depuis, il ne se passe pas trois mois sans qu’un scandale éclate autour d’un établissement du Département concerné.
La presse a titré :
- sur le Musée d’Histoire des sciences, pour une tentative de promotion canapé,
- sur le Grand Théâtre pour l’organisation d’une rébellion contre la direction et la diffusion publique d’un audit,
- sur le Musée d’Ethnographie pour l’instigation d’une cabale et la mise à pied arbitraire d’un directeur renommé,
- aujourd’hui sur le Musée d’Art et d’Histoire pour la mise à pied du directeur et la diffusion d’un audit malveillant,
Le point commun de ces affaires est une politique inhumaine vis à vis des cadres et des personnels du Département de la culture.
Après l’échec cuisant de la maison de la danse et de bien d’autres projets, on confie le Musée d’Ethnographie de Genève à un directeur dont les activités privées sont contraires à la déontologie.
Le bilan de l’équipe Mugny – Drahusak est désastreux !
Seuls les régimes totalitaires dirigent la culture, en faisant tomber les têtes de ses acteurs.
Quand les politiques pensent qu’il faut changer tout le monde, il est temps de changer les politiques !


RSR 1 13-05-2009

10:05 Publié dans rsr.ch | Tags : ville de genève, politique culturelle, musées, conflits | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/05/2009

La banalité qui tue

Ainsi, ce n’est sans doute qu’une grippe banale.
De celles qui tuent deux à huit cent mille personnes, chaque hiver, surtout des vieux, qu’on oublie !
Si tout va bien, elle ne fera « que », entre guillemets, quelques centaines de morts, grâce aux moyens exceptionnels mis en jeu.
Félicitons les autorités, mexicaines d’abord, qui ont arrêté un désastre « ordinaire » sans compter le coût.
Mais pourquoi ne fait-on pas le quart de cela pour les grippes qui tuent chaque hiver et pourraient, aussi, tourner mal ?
Pourquoi ne fait-on pas d’efforts, d’échelle adaptée, pour les maladies qui tuent bien plus : malaria, diarrhées, sida ?
Pourquoi a-t-il fallu une communication exagérée pour obtenir les moyens ordinaires pour juguler l’épidémie ?
Car on savait, dès le début, que le virus était du type des grippes saisonnières.
Sa « banalité » était l’hypothèse la plus probable.
Mais il n’est pas héroïque de lutter contre une pathologie banale qui tue !
Même à l’OMS, l’apocalypse improbable par une mutation sexy et un nouveau virus séduisent mieux les décideurs.
Pour une fois, on se félicite du succès d’un coup médiatique.
En regrettant, toutefois, que l’efficacité médicale soit passée par une désinformation scientifique.
En épidémiologie, des hypothèses extrêmes sont possibles, mais souvent très improbables par rapport aux situations banales et graves.
La science préconise alors de retenir les secondes.
Mais les médias et les politiques s’engouffrent dans les premières, avec l’alibi du « principe de précaution », la certitude d’exploser l’audimat et de libérer des moyens en proportion de l’agitation…

RSR1 06-05-2009

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29/04/2009

L’anticipation du Zizi sexuel

Les apprentissages de comportements sont souvent anticipés, lents et progressifs.
Ils doivent souvent commencer bien avant que l’animal ou l’humain puisse mettre en œuvre le comportement dont il s’agit.
C’est vrai pour le chant du Pinson mâle, appris par les jeunes au nid, pendant une « période sensible », alors qu’ils ne peuvent pas chanter.
C’est aussi le cas des sons du français ou du chinois qui ne sont bien produits par l’adulte que si l’enfant les a enregistrés très tôt.
En matière sexuelle, c’est souvent pendant l’enfance que les animaux, avant le moindre comportement, apprennent à reconnaître leurs futurs objets d’attachement.
Ce qui fait croire aux crétins que l’orientation sexuelle est biologique, ou innée, sinon génétique.
Alors qu’il s’agit, très probablement d’un apprentissage anticipé, ce qu’on appelle une « empreinte » en éthologie.
Une auditrice me demande ce que je pense de l’expo Zizi sexuel, de Zep et Hélène Bruller.
Eh bien j’en pense énormément de bien !
D’abord parce qu’elle est fort bien conçue et réalisée, parce qu’elle prend son public comme il faut, bien avant l’âge des passages à l’acte.
Ensuite parce qu’elle est très ludique, utilise les langages des gamins et fait une large part à ce qui les préoccupe le plus : sentiments, émotions, regard des autres.
Aucun sujet n’y est évité et les questions sont abordées, sans se fixer sur la tuyauterie génitale ou sur des discours moralisateurs déplacés.
Bref, nos savants pédagogues et didacticiens devraient en prendre de la graine, et il conviendrait de la pérenniser sous une forme ou sous une autre, parce qu’elle répond à un besoin crucial …

RSR1  29-04-2009

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22/04/2009

Vive la Suisse !

Je n’ai aucune sympathie pour le président Iranien.
Encore moins pour la mouvance religieuse rétrograde qu’il représente.
Mais le scandale médiatique et diplomatique orchestré autour de ses prévisibles propos est une manipulation de la propagande occidentale.
Le gouvernement d’extrême droite israélien continue la transformation de la Palestine en Bantoustans éclatés.
Il me semble, au moins, aussi dangereux que l’Iran.
Rappeler qu’Israël a été bâti sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de chez eux et de leurs terres, parce qu’ils n’étaient pas juifs, n’est pas de la folie.
Ce n’est que dire l’histoire !
Quand Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, veut expulser les israéliens arabes qui ne pensent pas comme lui, c’est effectivement du racisme.
Israël, surarmé et couvert par les Etats-Unis, refait à l’Iran le coup des « armes de destruction massives » imaginaires.
Celles qui ont servi de prétexte à Bush pour contrôler les champs pétroliers Irakiens !
Face à cet encerclement occidental, la position iranienne est défensive et plutôt dérisoire.
Elle n’est offensive qu’en paroles. Contrairement à ce que la propagande veut nous faire croire !
Ce ne sont pas les victimes de l’atroce génocide de la deuxième guerre mondiale qui ont fondé l’état d’Israël dans des conditions détestables.
La mémoire de la Shoah n’excuse ni la politique arabe d’Israël, ni les pertes civiles à Gaza.
C’est l’honneur de la Suisse de ne pas céder à la propagande occidentale et d’entendre tous les points de vue sur un racisme dont l’Europe, aujourd’hui offusquée, a été et reste l’un des principaux foyers.

RSR1 22-04-2009

Commentaire postérieur : à l’heure où une déclaration finale de la conférence de Genève constituant un réel progrès en positionnement international sur le racisme a été adoptée, les médias occidentaux, en particulier ceux des pays Américains et Européens qui ont tout fait pour boycotter ou saborder la conférence, continuent de pérorer sur le non-événement iranien. C’est plus facile que de parler des vrais problème de l’immigration, des réfugiés et du mépris des droits des pauvres et des minorités, ici ou ailleurs…

11:26 Publié dans rsr.ch | Tags : racisme, conférence de genève, israël, propagande | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/04/2009

La liberté des oiseaux

J’ai entendu mon premier coucou de l’année la semaine passée, peu après avoir aperçu mes premières hirondelles.
Ces oiseaux reviennent d’Afrique, pour profiter des ressources européennes du printemps, puis se reproduire, avant de fuir à nouveau les rigueurs climatiques de nos hivers.
Des centaines d’espèces animales, depuis les papillons jusqu’aux baleines, traversent les océans ou les continents pour se nourrir et procréer au bon moment, au bon endroit.
De nombreuses populations humaines du passé migraient aussi : éleveurs, pêcheurs et nomades exploitaient les cycles saisonniers des prairies ou des mers, ou, simplement, séjournaient où ils se plaisaient.
Mais dans le monde d’aujourd’hui, les espaces vierges ou disponibles manquent. Ou bien sont accaparés par les plus riches ou par les plus nombreux.
Seuls les riches peuvent s’offrir des migrations saisonnières pour profiter des meilleurs moments, des meilleurs climats et des plus beaux paysages.
Et encore, le plus souvent, à condition de payer cher et de ne pas rester trop longtemps.
Seuls quelques milliers de fortunés indécents peuvent s’installer où ils veulent, quand ils veulent, le temps qu’ils veulent, et promener leurs usines et leurs capitaux à la recherche des meilleurs profits.
Et les usines vont d’Angleterre en Pologne, de France en Roumanie, de Roumanie en Inde, puis en Chine ou dans les zones franches d’Afrique, à la recherche des pires salaires de misère.
En semant la misère et la désolation partout derrière elles, partout où elles ferment, à chaque déplacement.
Dans le monde humain de l’argent, les seuls oiseaux vraiment libres sont des prédateurs…

RSR1 15 - 04 - 2009

11:06 Publié dans rsr.ch | Tags : oiseaux migrateurs, nomades, migrations, délocalisations, inégalités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/04/2009

Du rire à la haine, en passant par la censure …

Je ne défendrai pas tous les jours quelqu’un comme Silvio Berlusconi …
Il avait dit, en riant, qu’Obama était plus jeune, plus beau et plus bronzé que lui, ce qui est factuel et peu contestable !
Pourtant, des commentateurs vertueux, silencieux sur ses magouilles, s’en sont indignés et ont parlé de gaffe.
Ce n’est plus du politiquement correct, c’est de la censure !
Une censure idiote sur une évidence dont le principal intéressé, Obama, est fier, à juste titre…
Le même Obama, sans doute fatigué, a dit en riant dans une émission de télévision décontractée et tardive, qu’il avait fait une performance sportive de jeux paralympiques.
Ce n’était pas habile dans le pays du politiquement correct et ce fût un tollé outre Atlantique.
Mais des handicapés pratiquant l’humour francophone auraient été les premiers à en rire.
Car, tant qu’il est bienveillant, l’humour permet de rire de tout, avec tout le monde, et constitue le meilleur remède contre les censeurs.
Ou bien contre paternalistes racistes qui croient que les handicapés ou les noirs ont moins le sens de l’humour que les autres.
La limite acceptable est évidemment dépassée quand on prétend faire rire en incitant à la haine, comme Dieudonné ou le Pen.
A fortiori quand on provoque à la haine sans faire rire comme ce rappeur misogyne et violent à qui je ne ferai pas de publicité.
Mais le politiquement correct mène aussi à la censure.
Par exemple quand on accuse d’antisémitisme tous ceux, dont de nombreux juifs, à qui la politique d’Israël donne la nausée.

RSR1 08-04-2009

09:22 Publié dans rsr.ch | Tags : rire, haine, censure, racisme, obama, berlusconi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

01/04/2009

L’Europe du sperme

L’insémination artificielle humaine est l’un des domaines où les législations européennes sont les plus différentes et les plus incompatibles.
Suivant l’exemple scandinave, des pays de plus en plus nombreux estiment que connaître son géniteur mâle fait partie des droits de l’homme.
Un enfant issu d’insémination avec donneur a donc le droit de connaître l’identité du donneur de sperme.
A l’opposé, la France a fait un principe éthique de l’anonymat des donneurs et de la gratuité du don.
Les banques de sperme françaises sont tenues au secret testiculaire.
En conséquence, de nombreux étrangers ont pris l’habitude de placer leurs dépôts en France.
La baisse de la qualité du sperme et la raréfaction des volontaires dans les pays sans anonymat engendrent un important trafic transfrontalier.
Pour lutter là-contre, des pays anglo-saxons rémunèrent les dons, ce qui ne fait qu’aggraver le trafic.
Micheline Calmy - Rey lors de son séjour à Paris aurait menacé d’exiger la levée du secret testiculaire si la France persistait à demander celle de notre secret bancaire.
Cette fermeté du Conseil fédéral a provoqué la panique, d’abord à l’Elysée, où l’on a décidé d’écarter Rachida Dati.
Mais aussi à Genève où personnalités et petits porteurs se sont précipités dans les banques de sperme françaises, dans le vain espoir de récupérer leurs dépôts.
Patrice Mugny a démenti faire partie des petits porteurs craignant la levée de l’anonymat français.
Selon lui, les Verts sont, depuis toujours, partisans de la libre circulation du sperme en Europe !

RSR1 1er avril 2009

11:41 Publié dans rsr.ch | Tags : sperme, banque, secret, europe, conseil fédéral, crise, poisson d'avril | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/03/2009

Comment s’en mettre « plein les fouilles » !

Dans le samedi culturel du Temps et sur ces ondes, Arnaud Robert a publié une remarquable enquête sur le pillage des sites archéologiques africains.
Selon lui, le mécanisme est simple. En voici un exemple !
Des pilleurs déterrent sur commande au Nigéria de magnifiques terres cuites dont l’exportation est interdite.
Ils les passent clandestinement dans des pays voisins.
Là elles sont achetées, « en toute légalité », par des commerçants ayant boutique sur rue à Paris.
Un très riche « touriste » suisse peut, alors, en acheter et les ramener chez lui comme souvenir, entre une photo de la Joconde et une tour Eiffel en plastique.
Puis il les expose dans son musée privé ou bien les vend au prix fort …
Notre conseiller administratif chargé des affaires culturelles a eu la bonne idée de recruter un collaborateur étranger de notre « touriste » comme directeur du Musée d’Ethnographie de Genève.
Ce dernier utilise, depuis, le musée municipal comme lieu de promotion de ces activités « artistiques », culturelles et rémunératrices.
Notre « touriste » a reçu un prix de l’université l’an passé, après un petit don à une faculté.
Comme pour le pétrole, la nourriture et les matières premières, notre rapport aux biens culturels des pays du sud est simple :
On contourne leurs lois, on néglige le recel, on achète à bas prix, à n’importe qui, et on revend très cher.
Le tout au nom d’une prétendue liberté du commerce et au mépris de conventions internationales que la Suisse signe parfois, mais ne ratifie pas ou n’applique pas.
Comme la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon et bien d’autres …

RSR1 25-03-2009


08:33 Publié dans rsr.ch | Tags : pillage, archéologie, afrique, pays du sud, biens culturels, musées | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/03/2009

Scientifiques – public : le malentendu

Le malentendu permanent entre les scientifiques et le grand public a plusieurs causes.
Les gens voudraient des réponses simples et définitives à toutes leurs questions.
Or la science ne répond pas à toutes et ses réponses sont souvent partielles, compliquées et provisoires !
C’est la conséquence de sa méthode de travail, par mise à l’épreuve d’hypothèses au cours d’expériences reproduites.
Cet incertain, ce flou et ce provisoire sont décevants pour ceux qui voudraient que tout soit blanc ou noir, et définitif !
Par ailleurs, les questions du public sont souvent des « pourquoi … ? ».
Alors que la science est plus à l’aise avec les « comment … ? »
Le doute, essentiel dans l’approche scientifique, est source d’angoisse et parfois pris pour de l’incompétence par le public.
Les débats contradictoires entre chercheurs, normaux aux frontières du savoir, sont souvent interprétés comme mettant en cause des bases qui, elles, font l’unanimité des scientifiques.
La quantité de résultats produits, leur complexité et la vitesse croissante de leur accumulation débordent parfois les spécialistes eux-mêmes.
Ce contexte avantage, dans les débats, les religieux et les politiques qui savent où sont le bien et le mal, ainsi que les prétendus savants ou journalistes qui ont réponse à tout.
L’un des plus connus déclarait un jour en confidence privée :
« En vulgarisation, on est juste et incompris, ou bien faux et compris. J’ai choisi la deuxième solution ! »
C’était une double trahison : trahison de la science travestie et trahison du public trompé !
Elle est malheureusement très répandue …

RSR1 18-03-2003

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25/02/2009

Ne pas vacciner contre la rougeole tue !

Hébergeant de grandes compagnies pharmaceutiques et l’OMS, dotée d’une médecine réputée, la Suisse doit être exemplaire en matière de santé publique.
Or c’est un « inquiétant réservoir du virus de la rougeole » parce que les cas s’y multiplient.
Trop d’enfants ne sont pas vaccinés, risquant des séquelles graves et des morts.
Dans la Revue médicale suisse, Bertrand Kiefer note qu’une minorité active de médecins refusent le vaccin et, contre l’évidence, mettent en doute son efficacité dans une ambiance de déni scientifique.
La Suisse n’est pas le Mali.
Notre problème n’est pas un quart monde qui n’a pas accès au vaccin ou à l’éducation, mais ce sont :
- d’abord, des « bourgeois bohèmes » égoïstes et irresponsables.
- ensuite, des escrocs qui vendent de prétendues médecines alternatives.
- puis, des sectes religieuses qui font campagne contre la politique de santé publique.
- enfin, les Verts, et certains socialistes, qui surfent sur les peurs des électeurs en matière de science et de médecine par des slogans irresponsables.
L’élimination de la variole par le vaccin a été la première grande victoire définitive de l’OMS et de la médecine sur une maladie redoutable.
L’élimination de la tuberculose échoue, par la conjonction du sida et l’abandon des politiques de vaccination en Russie, au nom de la liberté.
Rendre obligatoire le vaccin contre la rougeole, c’est échanger un risque important de complications graves et de mort lié à la maladie contre un risque très faible lié au vaccin.
Et permettre de supprimer la vaccination si elle devient inutile.
C’est un enjeu de santé national et international qui coûte beaucoup moins cher que renflouer des banques !

RSR1 25-02-2009

15:18 Publié dans rsr.ch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/02/2009

Le négationnisme n’est pas comique

La négation de crimes contre l’humanité offense la liberté d’expression.
Celle-ci n’a de sens que dans le respect des faits établis.
Qu’il s’agisse de la traite des esclaves, des crimes nazis, du Rwanda ou du massacre des Arméniens, le négationnisme contredit le droit à la parole qu’il revendique.
Nier, minimiser ou détourner n’est légitime que s’il y a vraiment doute.
La complaisance papale pour les excommuniés intégristes ou négationnistes des crimes nazis est odieuse.
La propagande israélienne, qui justifie comme « légitime attaque » les massacres de civils de tous âges à Gaza, ne vaut pas mieux.
Mais certains continuent d’appeler d’un petit nom affectueux, « Tsahal », l’armée qui les commet.
Et les sionistes accusent faussement d’antisémitisme, jusqu’au tribunal, ceux que la politique militaire israélienne scandalise.
Même s’ils expriment un égal dégoût à l’égard des massacres islamistes ou autres.
Dans une telle confusion, l’humour, qui s’interprète à tous les degrés et joue sur l’ambigüité, est difficile à juger et plaide l’incompréhension.
La liberté d’expression interdisait de censurer Coluche, même si une minorité le prenait, malgré lui, au premier ou au troisième degré.
Le cas de Dieudonné est bien différent, puisqu’il s’affiche avec des experts en dérapages racistes et a fait, sur scène, la promotion d’un historien condamné pour négationnisme par la justice.
Les autorités ne se prononcent plus ici sur la liberté d’expression d’un comique, qui a cessé d’être drôle !
Mais sur le droit d’organiser une manifestation politique nauséabonde maquillée en spectacle de variétés.

RSR 1 18-02-2009

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12/02/2009

Toxicos numériques juniors

Les marchands de jeux vidéo, les télévisions commerciales et le sport professionnel misent sur l’addiction des consommateurs juniors.
La « liberté du commerce » produit ainsi des enfants décérébrés qui vivent le monde à travers les mangas, les destructions massives, des guerres et des compétitions sans fin.
Puis dans les séries nord américaines et rubriques people. Lesquelles ne manquent pas une occasion de dévaloriser l’école, l’effort d’apprendre et la construction intelligente de l’esprit.
Que faire à l’école quand il faut la quitter pour réussir sans peine une carrière de star ?
Facile, ensuite, de critiquer la violence ou les résultats dans ces écoles à qui l’on envoie des toxicos numériques, des enragés de guerres virtuelles et des larves de stars.
Pendant ce temps, la publicité des fast-foods et le trop sucré aggravent l’obésité des pauvres et les pathologies consécutives.
Que ce soit au niveau du corps ou de l’esprit, la société néo - libérale a abandonné tout projet éducatif et social cohérent.
Hors des milieux privilégiés, les enfants sont prêts pour l’offensive des marchands d’alcool, de tabac, de jeux d’argents ou de 4x4.
Aux Etats-Unis, on ajoute les armes…
Notre société momifie Piaget comme d’autres Darwin ou Staline.
Qu’aurait-il pensé de cet abandon des enfants, depuis les plus petits, à la jungle médiatique et à ses idéaux guerriers, anti - sociaux ou pervers ?
Où sont la démocratie et le libre arbitre quand l’éducation sombre dans les addictions générées par le monde du profit facile et à court terme ?

RSR 1  12-02-2009

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05/02/2009

Le sécuritaire ne menace que les libertés

J’ai croisé l’autre jour à Lyon un philosophe mondain parisien qui se déplaçait entouré de cinq gardes du corps style Mossad.
Il ne passait pas par les portails de sécurité du palais de justice.
Ceux-ci ne comportaient pas de détecteurs de tartes à la crème.
Pourtant, le seul risque véritable pour ce type de bouffons !
Les responsables de la sécurité n’osaient pas lui rappeler que la loi est censée être la même pour tous.
Heureux pays que le nôtre où l’on croise les présidents de la confédération au bistrot et où j’ai rarement vu plus d’un agent de sécurité, pas toujours impressionnant, dans une visite de ministre.
Seuls les délinquants de haut vol, les milliardaires ou les mafieux étrangers se font accompagner par des milices qui leur pourrissent sûrement la vie quotidienne…
La paranoïa sécuritaire est l’un des grands maux de l’occident. Elle est inefficace parce que l’adversaire éventuel, s’il existe, est stimulé par les défis désuets et coûteux qu’elle lui adresse.
Dans la compétition High Tech, il n’y a aucune raison pour que ce soit le bon ou le droit qui triomphe. L’escalade s’arrête un temps, au hasard, dans l’un ou l’autre camp.
Nos conseillers d’état ne sont décidément pas très malins.
Ils n’ont pas compris qu’interdire une manifestation c’était frustrer les manifestants honnêtes et offrir un sport extrême fascinant aux beaufs et aux casseurs. Double échec, pour ne pas parler du malaise policier…
Où le sécuritaire passe, la politique et la liberté trépassent !

RSR 1 04-02-2009

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28/01/2009

Machos Bobos Socialos

Il y a onze costards – cravates, et Sandrine Salerno comme raton - laveur dans les fonctions prestigieuses et bien rémunérées de magistrats de la ville et du canton de Genève.
La république doit donc se situer entre l’Afghanistan et l’Arabie Saoudite quant à la représentation des femmes dans les exécutifs !
Merci Sandrine, de rappeler que les femmes existent et ont un cerveau !
Il s’agit pourtant d’une majorité de magistrats d’une gauche adepte théorique de la parité, élus par une majorité d’électrices.
Rien à espérer des droites, extrême - droites et des chrétiens, le machisme fait partie de leur fonds de commerce !
Mais quand sept magistrats socialistes, Verts et « A gauche toute ! » ont été élus en éliminant ou en cherchant à éliminer par magouilles les candidatures féminines de leur parti, on est en droit de demander des comptes.
En particulier aux socialistes, chez qui, jadis, Ruth Dreyfus et Micheline Calmy – Rey n’ont pas vraiment démérité !
Il paraît pourtant que Manuel Tornare, las de la ville et avide de canton, envisagerait un ticket socialiste mono sexuel avec Charles Beer pour les prochaines élections au Conseil d’Etat.
Les femmes de gauche ont presque obtenu la parité dans leurs groupes au parlement.
Elles y font de la figuration, très contraignante, mal indemnisée et illusoire, face à une implacable majorité de droite.
Mais quand il s’agit d’éventuelles candidatures « sérieuses », au pouvoir et à ses bons jobs, leurs collègues mâles les renvoient vite fait dans leurs foyers ...
Que font les électrices ?
Ne sont-elles pas toujours prisonnières des schémas de dominance mâle intériorisés jadis par leurs grand mères ?

RSR 1 28-01-2009

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14/01/2009

Voter pour quoi, pour qui, et après ?


Une grande imposture du monde occidental consiste à faire croire aux peuples que démocratie électorale, liberté d’opinion et respect des droits humains vont de pair, alors qu’ils sont souvent contradictoires.
Il est pourtant clair qu’en politique, comme en science, ce n’est pas parce que l’on est majoritaire que l’on a raison.
Faut–il rappeler qu’Hitler est parvenu au pouvoir par des élections plutôt libres, comme les dirigeants iraniens, israéliens ou le Hamas aujourd’hui ?
Mais voter n’a de sens que si un choix existe entre des options différentes, que les élus seront tenus de respecter, une fois au pouvoir.
Ce qui n’est pas le cas s’il ne s’agit que de confier le pouvoir à un humain, ou une faction, qui en fait ce qu’il ou elle veut.
Ou bien, si la manipulation de l’opinion, fait que la politique sera de toute façon la même, parce que ce serait, prétendument, « la seule possible ».
Ce que les néo - libéraux et leurs clones socialistes, parés des plumes de la crise, essaient encore de nous faire croire aujourd’hui.
Une démocratie électorale comme Israël peut piétiner les droits humains et les libertés élémentaires, tant qu’il s’agit de ceux des autres ou de ceux qu’elle exclue sauvagement.
Des régimes plébiscités, comme les théocraties islamiques, peuvent anéantir toute liberté de penser ou de s’exprimer.
Et la « plus grande démocratie du monde », bardée des médailles de la chrétienté, peut continuer à prétendre rétablir la liberté, en bousculant des régimes, élus ou pas, partout où il y a du pétrole ou des matières premières à rafler.
Le petit Barack est un énorme symbole, positif et sympathique !
Mais … que pourra-il faire dans notre monde sinistré ?

RSR1 14-01-2009

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