12/09/2010

Des tire-fesses pour les pédales molles ?

L'air de Genève est souvent irrespirable à cause des embouteillages de 4x4 et autres sur - motorisés.

Le chômage local reste préoccupant.

Mais les gouvernants ne pensent qu'à réduire l'indemnisation des ayant droit.

Des employeurs imposent des cadences inhumaines et suppriment les derniers droits des travailleurs.

Au nom de la « liberté » de travailler en nocturne ou le dimanche !

Les riches sont toujours plus riches aux dépens de pauvres toujours plus pauvres.

Pendant ce temps, à quoi rêve, dans le rétrograde GHI en plus, Rémy Pagani, conseiller administratif dit d'extrême gauche de Calvin City ?

A installer des remonte-pentes pour bicyclettes !

Une première mondiale, un seul fournisseur...
Evidemment, à l'âge de Rémy, la masse musculaire et les mollets fondent. Genève n'est pas le plat pays... surtout quand on fréquente la vieille ville !

Mais ses alliés Verts ont fait subventionner l'achat de vélos électriques.

Au profit de quelques commerçants, sans doute reconnaissants...

Et puis ils développent - merci pour une fois ! - les transports en commun...

Alors c'est quoi, cette histoire de tire-fesses pour pédales molles ?

Je vais vous le dire, entre nous !

Genève a de plus en plus de mal à faire suisse.

En période de réchauffement climatique, pas question d'installer des pistes à l'air libre !

Alors, avec des remonte-pentes, même sans neige et sans skieurs, on passera peut-être inaperçus parmi les confédérés...

Le futur programme révolutionnaire de Rémy est prévisible :

- cors des Alpes dans toutes les fanfares

- géraniums obligatoires à tous les balcons

Rouges, bien sûr !

 

RSR1 01-09-2010

 

 

 

18:02 Publié dans rsr.ch | Tags : genève, suisse, gauche, vélos, bicyclette, tire-fesses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

01/09/2010

Cent millions pour un Musée bonzaï dans un parking à Genève : NON !

Le projet de nouveau Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) est hideux, minable, scandaleusement cher, destructeur d'espaces verts et ne réalisera en rien ce que l'on nous promet.

La ville va voter, au sujet de trente arbres adultes détruits par le projet « Nouveau MEG ». Après une campagne grotesque pour prétendre qu'il s'agissait de Tilleuls « tueurs et dangereux » les promoteurs du projet prétendent les remplacer par deux fois plus d'arbres sympathiques.

Comment font-ils pour planter des arbres sur une dalle de béton ?

Regardez les dessins et maquettes de la propagande en couleur qui inonde boîtes aux lettres et journaux : on y voit des pelouses avec des bosses et des arbustes légers au milieu des bosses : les « arbres » seront donc en pots. On prétend remplacer trente tilleuls adultes par soixante bonsaïs, que l'on pourra toujours oublier, lorsqu'on aura dépassé le budget, à la réalisation.

Les bonsaïs, ça fait ethno, mais les promoteurs et les responsables du MEG se f... des électeurs !

Regardez maintenant les maquettes et plans : vu de la rue des Maraîchers, rien n'a changé : on retrouve l'ancienne école Carl Vogt dans toute sa laideur. Vu de Carl Vogt, la même, mais, devant, le mini - jardin à bonsaïs et, de chaque côté, deux nouvelles ailes hétérogènes et hideuses qui laissent penser que la commission d'urbanisme avait picolé ou fumé grave le jour où elle a laissé passer cela ! Les deux bâtiments abritent l'accueil et un bistrot, essentiels dans un musée à Genève !

Mais où est donc le musée ?

Une coupe nous montre, sous les bâtiments, un immense secteur rose : c'est le parking ! Eh bien non, figurez-vous, c'est le musée !

Mais où est donc le parking ?? Là, la réponse est claire, il n'y en a pas : pas besoin!

Dans ce projet « Vert », tout le monde se déplace à pied ou en vélo !

Vous me direz que la propagande nous annonce cent mille visiteurs par an, dont plein d'étrangers, dans un secteur très embouteillé ? Mais c'est bien connu, français et saoudiens visitent Genève en vélo ! Et puis, je vous rassure tout de suite : vu le projet muséographique, tristement copié sur le Musée du Quai Branly à Paris (plus de 500 millions de nos francs), la fréquentation sera un bide et les seuls embouteillages seront dus au bistrot, s'il ouvre le soir et est bien géré...

L'argument majeur du projet est l'agrandissement des espaces de présentation des collections, pour en montrer plus, en gros de 700 à 2000 m2, qui permettrait de présenter « dix fois plus d'objets ». Ce qui appelle plusieurs commentaires.

D'abord, deux mille mètres carrés est une surface d'exposition ridiculement faible pour un musée présentant des collections du monde entier. Ses homologues européens ou nord américains exposent souvent sur plus de dix mille.

Ensuite, si l'on multiplie la surface par trois et la quantité d'objets exposés par dix, cela signifie que l'on va accumuler trois fois plus d'objets dans les mêmes surfaces. Ce qui est à l'opposé de toutes les tendances de la muséographie moderne et que l'on n'a vu, ces dernières décennies, que dans une hideuse présentation des collections Barbier - Muller au Musée d'Art et d'Histoire ou dans les « accumulations » scandaleuses par lesquelles le sculpteur - collectionneur Arman traduit, sur la Côte d'Azur, son mépris pour ses confrères africains anonymes. Au dix-neuvième siècle, les musées cherchaient à présenter toute leur collection au public. C'est rapidement devenu impossible vue la croissance des collections et les musées à collection d'aujourd'hui présentent rarement plus de un à cinq pour cent de leurs réserves à la fois. Ce qui impose d'avoir un programme d'exposition qui est forcément un programme d'idées et d'avoir des espaces de réserve de capacité beaucoup plus grande que les surfaces d'exposition.

Mais où sont donc les réserves du nouveau MEG ??

Et bien figurez-vous qu'il n'y en a pas sur place ! Donc, il va falloir, soit en construire sur un futur nouveau budget, mais où et à quel prix ? Soit laisser indéfiniment l'essentiel des collections au Port - Franc, pas loin des entrepôts hors douane douteux des marchands d'art. A quel coût aussi ?

Quant aux idées, Boris Wastiau, directeur du MEG, venu du musée colonial de Tervuren en Belgique et ex - collaborateur zélé du Musée et de la Fondation Barbier - Muller, nous en propose d'intéressantes dans l'éditorial d'un tract largement distribué à la population ces derniers jours :

« ...les souvenirs de vacances sont encore frais dans nos mémoires. ... Ces voyages...sont autant d'occasions de rassembler des objets, des images, des documents que nous exposons ensuite d'une manière ou d'une autre dans nos intérieurs !

Le rôle d'un musée d'ethnographie est en quelque sorte un prolongement de cette faculté que nous avons tous. ... »

Bref, le nouveau MEG va prolonger la collection d'objets folkloriques des souks et l'art d'aéroports que vous ramenez de vacances, exposez dans le salon et reléguez au fond du jardin ou aux toilettes quand ils sont trop poussiéreux ou trop moches !

Quel programme ! C'est évidemment avec ça que l'on va séduire les universités suisses à qui l'on veut enseigner (si l'on en croît le luxueux numéro spécial votation de Totem, revue du MEG). Ce sont ces souvenirs suisses qui vont passionner les centaines de milliers de touristes étrangers et autres visiteurs attendus. Quant aux scolaires, ils se traîneront devant cette redite du pire des vacances en famille, cherchant à cacher dans la foule le natel, la console ou les câlins avec lesquels ils vivent leur vraie vie !

Alors, la bonne question est la suivante : pourquoi le conseil municipal a-t-il voté, presque à l'unanimité, un projet aussi lamentable ? Pourquoi les partis politiques locaux le soutiennent-ils à l'unanimité ? Pourquoi des personnalités politiques réputées pour leur franc parler prennent-elles la plume pour le défendre ?

Dans le Totem - Pravda électoral, la plume lasse de mon ami Louis Necker, ancien directeur du MEG, pendant longtemps, nous fournit un élément de réponse : la ville et le peuple ont déjà retoqué deux excellents projets de « nouveau MEG ». Celui du « Chemin de l'Impératrice » ouvrait à tous les espaces nécessaires dans les meilleures conditions. Celui de « l'Esplanade des mondes », à la place Sturm, faisait, du point de vue muséographie, comme du point de vue scientifique, ce que le parking à bonsaï de Carl Vogt n'aura pas les moyens de faire.

Mais est-ce parce que l'on a coulé deux beaux projets à la suite de campagnes de presse mensongères qu'il faut en laisser passer un troisième nul et inapproprié ?

La vraie raison de cette belle unanimité est ailleurs : le pouvoir de l'argent et les réseaux d'intérêts financiers. Dans cette affaire, personne, ou presque, n'ose parler des relations entre ethnographie, archéologie, et commerce, licite ou illicite, de l'art exotique. La vieille ville offre rue Calvin un luxueux Musée privé Barbier Muller, très peu fréquenté malgré la qualité des objets présentés et des campagnes d'affichage qui devraient être ruineuses. La collection Barbier Muller est une des plus importantes collections archéologiques et ethnographiques au monde. Elle réunit des objets rares et précieux, mais qui font aujourd'hui l'objet de revendications, souvent légitimes, des pays d'origine des objets. Beaucoup de ces objets patrimoniaux ont été réunis, dans des conditions liées à la colonisation ou à la pauvreté, avant l'existence de lois étrangères interdisant leur commerce. Certains autres, après... Depuis quelques années et l'intensification des revendications, le patron du Musée vend beaucoup ses collections, en particulier, il y a peu et cher, au Musée du Quai Branly à Paris.

Si nous nous reportons à nouveau à l'éditorial de Boris Wastiau dans le tract du MEG, nous lisons que le MEG « a, pour mission première d'acquérir, de conserver, de présenter et de valoriser des objets témoins de la diversité et de la créativité des civilisations. »

Sachant que Monsieur Barbier Muller a souvent critiqué la Ville et l'Etat qui ne lui achetaient pas ses remarquables collections, ne doutons pas que son (ancien ?) collaborateur, avec un tel programme, soit prêt à être un bon client ! Avec quel argent ? Celui des contribuables, au delà du budget actuel, sans doute...

Cela, tout le monde politique le sait, personne n'en parle. C'est que, entre l'immobilier, la presse payante et gratuite, et une Fondation très généreuse à l'égard de ses obligés, il est souvent difficile, sinon dangereux de critiquer...

Les trente tilleuls de Carl Vogt sont - ils les derniers défenseurs de la science et de la culture face au pouvoir de l'argent à Genève ? Amis de la ville, sauvez-les : votez NON !

 

12:57 Publié dans Genève | Tags : genève, meg, musée d'ethnographie, votation, tilleuls, art exotique, collections, argent, pouvoir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/06/2010

100 millions pour le « marché de l’art ? »

Les collections privées et les musées occidentaux détiennent des objets volés ou acquis dans des conditions déloyales.

Reliquaires, statues, fétiches, masques, objets archéologiques deviennent, à l’export, objets d’art négociables.

La mode des Arts dits primitifs ou premiers a fait monter les cours d’un commerce souvent illégal.

Faciles à transmettre, cet « art » permet spéculations et trafics, du pillage sur le terrain à la fraude sur les successions.

Il fait les fortunes illégitimes de ses négociants.

Dans ce domaine, la Suisse occupe une place privilégiée, très appréciée par le « marché de l’art ».

Pas de droits de succession.

Lenteur extrême à signer et ratifier les accords internationaux contre les trafics, oubli de les appliquer.

Dans les Ports - Francs opaques, à Genève et Bâle, des objets volés ou fraudés changent de mains ou se font oublier.

En toute discrétion jusqu’à l’an passé !

Mais l’attention sur notre pays s’est depuis portée sur eux.

Très gênant pour les riches collectionneurs et négociants qui utilisent leurs services et répugnent à aller à Singapour !

Tout ce beau monde cherche à sauvegarder une « respectabilité » mise à mal par l’information.

A la suite de Chirac, ils font main basse sur les musées et leurs collections anciennes, prises en otages.

L’abominable Musée du Quai Branly, à Paris, fût ainsi conçu pour relancer le « marché local des arts premiers ».

Coût du caprice pour le contribuable français: plus de 400 millions de nos francs.

Avec 100 millions pour un projet semblable, le musée d’ethnographie de Genève fait figure de parent pauvre…

Une honte face au rôle premier de la Suisse dans le système !

RSR 1 30-06-2010

15:39 Publié dans rsr.ch | Tags : musées, collections, pillages, trafic, ethnographie, fraude, spéculation, suisse, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

05/05/2010

30 tilleuls contre les écolos - traîtres !

Fossoyeur de la culture en ville de Genève, le Conseiller administratif Patrice Mugny veut enterrer le Musée d’ethnographie.

Voici une belle cohérence symbolique !

Mais pour enterrer la culture, ce projet veut aussi raser la nature !

En effet, le chantier doit tronçonner trente tilleuls centenaires du parc de l’école enfantine Carl Vogt…

C’est comme un déboisement au Congo, sauf qu’il s’agit des derniers arbres d’un quartier très bétonné !

Ses amis qualifient Mugny de Khmer vert et de coupeur de têtes – que les Cambodgiens et les Jivaros me pardonnent !

En l’occasion, il vieillit, baisse la garde et, de coupeur de tête, devient coupeur de troncs !

Le municipal n’y a vu que du feu et a voté, à l’unanimité, sans doute par lassitude, ce projet scandaleux.

Y compris, sa majorité rouge, rose, verte…

Mais les habitants et habitués du quartier ne l’entendent pas ainsi !

En particulier les familles et ceux qui, au – delà des activités de l’école et du Musée, profitent de ce bel espace vert.

Ils ont donc lancé un référendum contre le bétonnage de leur espace de jeux, de détente et de pique – nique.

Les habitants de la ville ont encore quelques jours pour sauver des arbres vénérables et un espace vert bien situé et très fréquenté.

Les Verts au pouvoir ne cessent de faire ce qu’ils dénonçaient à leurs électeurs.

Entre celui qui roule en 4x4 et ceux qui jouent à la banque aux finances, il leur manquait un bétonneur d’espaces verts !

Eh bien, ils l’ont trouvé…

RSR1 05-05-2010

07:59 | Tags : genève, espaces verts, arbres, musée d'ethnographie, verts, familles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/09/2009

Des pompiers contre l’incendie néo – libéral : votez bien !

Une amie, de retour d’Argentine, me racontait les effets du libéralisme absolu qui règne là-bas.

Les retraités, dont un gouvernement sans scrupules a volé les capitaux de retraite, vivent dans la rue !

Dans la capitale, quelques ghettos de très riches se protègent militairement d’un océan de pauvres.

Aucun service public, si ce n’est la police et l’armée.

Un incendie survient dans la pampa ou la montagne ?

N’appelez pas les pompiers, il n’y en a plus !

D’ailleurs, il n’y a pas de téléphone non plus !

Ni de routes autres que des pistes pour 4X4, encore moins de transports en commun ou de bureaux de poste.

S’il faut vous évacuer en urgence, commandez donc un avion par radio !

Les soins médicaux sont pour ceux qui payent cash, seulement.

Si vous n’avez pas les moyens, grillez ou crevez sur place !

A l’heure où nous allons voter, il est intéressant de voir où nous emmèneraient les programmes néo – libéraux.

Baisser les impôts et démanteler les services mène vers ce monde à deux vitesses des villes Etasuniennes et des pays du sud.

Une petite minorité de trop riches contre une majorité de trop pauvres incapables de faire valoir leurs droits.

L’Angleterre de Thatcher et les Etats-Unis de Reagan - Bush nous ont montré la voie…

Voici l’objectif inavoué des partis de droite et d’extrême droite.

Les Verts sont pour, les Socialistes ont la honte, mais cela fait longtemps qu’ils ne proposent plus d’alternative, sinon un peu de maquillage social.

Sous la pression de l’Union Européenne, notre argentinisation est en route. Avec un peu de chance, il nous restera le tango …

RSR1 9-9-9 (titre ajouté sur le blog)

10:40 Publié dans rsr.ch | Tags : argentine, services publics, néo-libéralisme, inégalités, élections, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/06/2009

Le discours de Bardonneix

Il y a quelques années une élue débutante me pourrissait le week-end parce qu'elle n'arrivait pas à écrire un discours qu'elle devait prononcer à Bardonneix. Je lui ai donc bricolé le texte ci-dessous pour essayer de sauver la soirée. En vain ! Comme finalement elle a fait bien plus ennuyeux et moins créatif, je vous livre ce discours, jamais prononcé, retrouvé à l'occasion d'un rangement...

BARDONNAIS, BARDONNAISES !
Vous avez de la chance !
Le monde entier vous envie, bardonnez moi de vous le dire, même quand il vous ignore…
Vous êtes suisses, citoyens d’un pays dont l’armée ignore la guerre au point qu’il est permis de voter pour ou contre cette organisation coûteuse qui ne sert à rien, ce qui n’est pas donné au reste du monde.
Vous êtes genevois, avez vue sur le lac sans subir les effluves méphitiques des crèmes à bronzer. Vous pouvez aussi détruire l’environnement avec vos 4x4, mais en évitant les embouteillages de 17h aux Pâquis.
Genève est un havre de paix et de prospérité dans un monde sordide dont une grande partie ne rêve que de venir s’y installer. Vous bénéficiez d’une qualité de vie unique et somptueuse parce que votre sécurité, la scolarisation de vos enfants, vos transports, vos loisirs, votre culture sont assurés par des fonctionnaires consciencieux et efficaces que seuls des imbéciles peuvent diffamer. Croyez-vous que le reste du monde souhaiterait venir dans un canton mal administré par des paresseux et des fumistes ?
Bardonneix, par sa frontière vous permet de mieux évaluer que quiconque ailleurs, tout l’intérêt qu’il y a à vivre de ce côté-ci, plutôt que de l’autre où commence le tiers monde et ses sociétés informelles. Les cohortes de frontaliers pendulaires sont à sens uniques, alternés le matin et le soir, et les transferts de prospérité, ici aussi, se font du Nord au Sud, mais dans la convivialité, et non dans l’exploitation : c’est au Nord que l’on travaille, c’est au Sud aussi que l’on gagne, contrairement aux exploitations cyniques de la mondialisation.
Bardonnais, Bardonnaises, vous me semblez sportifs et sains. Ici, ce n’est ni le Niger et ses squelettes ambulants, ni l’Amérique et ses obèses ventripotents.
La bardonnaise rit quand on la pèse !
Est-ce à dire qu’il n’y aurait rien à dire, rien à faire, rien à changer dans le plus ennuyeux des paradis, que l’on manquerait d’un peu d’enfer, de quelque chose de plus distrayant ?
Certes non !
Tout reste à faire pour réduire les discriminations et les inégalités de traitement dont sont encore victimes les femmes, les étrangers, les handicapés, les malades, les vieux et autres exclus du système néolibéral que certains voudraient nous imposer pour faire, comme ailleurs, moins de social, moins de règlements, plus de passe-droits et plus de profits. A travail égal, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes et sont beaucoup moins promues. Les étrangers sont encore jugés en fonction de leurs prétendues origines, à l’heure où la biologie a établi une origine commune récente de toutes les populations humaines, faisant de nous six milliards de cousins, pas si éloignés qu’ils en ont parfois l’air. Des cousins égaux en droits et en aptitudes, sous réserve, toutefois, qu’ils aient le même accès à l’éducation, à la culture et à la satisfaction de leurs besoins vitaux. Si le sort des handicapés, des malades et des vieux est ici bien meilleur qu’en beaucoup d’autres lieux, il reste beaucoup à faire pour que ce qu’on leur accorde soit considéré comme un droit et non comme une charité par laquelle on investit pour l’au-delà. Les regards sur les défavorisés doivent changer et réaffirmer la dignité de chacun.
La prospérité du plus grand nombre passe par la conjugaison de la réussite économique et la force de l’état- providence qui assure la répartition d’une part suffisante des profits à l’ensemble de la population. La paix sociale n’est assurée que si les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes rémunérations, si l’ensemble des résidents se sent traité justement et si ceux que le malheur accable sont soutenus par une solidarité sans faille. Ce simple programme de justice sociale et de bon sens exige une approche différente de la pensée unique  que l’école néo-libérale  ou son rejeton bâtard social- traître tentent d’imposer partout à travers le monde.
En ce jour de célébration nationale, Bardonneix en fête doit être perçu comme l’un de ces rares chantiers où l’on veut que liberté rime avec société, égalité des chances avec humanité des cadences et où la gestion rationnelle de notre précieux environnement ne sera abandonnée ni à la droite et à ses pollueurs, ni aux irrationnels New Age, verts et autres pas mûrs ! Bonne fête à tous !
Vive Bardonneix ! Vive le socialisme libertaire !