01/03/2016

Salon des assassins à Palexpo !

Comme le titrait la Julie, « sportives » et 4x4 sont les stars du salon de l’auto, dont on encense les bolides, construits et vendus pour violer en permanence le code de la route, polluer bien plus que nécessaire et tuer presque impunément des milliers d’innocents. Car, parmi les drogues dures, la vitesse et l’imprudence automobiles ont la particularité de faire plus de victimes parmi celles et ceux qui ne les pratiquent pas – innocents transportés, conducteurs prudents, cyclistes et autres piétons qui n’ont que le tort d’être là - que parmi les cinglés de la vitesse et de la prise de risques. L’« automobilisme passif » est ainsi pire que le tabagisme passif, en faisant plus de victimes parmi les non-consommateurs que parmi les consommateurs.

Ceci soulève au moins trois problèmes de société fondamentaux :

Le premier est la répression très insuffisante des délits de prise de risque automobile et de la criminalité au volant. Le terrorisme automobile est encore considéré comme anecdotique, voir héroïque sur les réseaux sociaux, alors qu’il tue bien plus, chez nous, que le terrorisme politique.

Le second est l’absence totale de contrôle du politique sur la propagande commerciale en faveur de bolides qui devraient être considérés comme hors la loi, puisque conçus, fabriqués et vendus délibérément pour violer les lois, codes et règlements. Les politiques sont-ils vendus à un lobby automobile criminel ou seulement désuets face à aux dealers de drogue dure mortelle ?

Le troisième est l’incroyable indulgence de la majorité de la population - pour qui la voiture n’est qu’un moyen commode pour se déplacer prudemment ou transporter du matériel - vis-à-vis des crimes des fous de la vitesse, de la frime et des exhibitions routières dangereuses.

Nous avons tous perdu ou failli perdre aujourd’hui trop de membres de nos familles, d’amis, de connaissances, victimes définitives ou handicapées à vie par suite d’accidents provoqués par les hooligans du salon de l’auto. Il serait temps de mettre ces derniers et les dealers d’excès de vitesse de Palexpo hors d’état de nuire !

13/02/2016

Vernets : trouffions, béton, NON !

     Ainsi, non contente d’avoir pollué et enlaidi un bel espace genevois aux Vernets, l’armée de clowns de la confédération voudrait qu’on lui mette un autre terrain à disposition pour polluer et enlaidir ailleurs, aux frais des contribuables locaux. Lesquels votent de plus en plus pour la suppression de ladite armée et refusent, chaque fois qu’ils peuvent, ses gadgets coûteux. Vengeance tardive des lobbies de marchands de canons alémaniques et de leurs relais populistes ? Des politiciens, dont on attendait mieux, tentent de nous expliquer que c’est une affaire superbe qui va résoudre la crise du logement en bétonnant une des dernières zones encore aérées du secteur Carouge-Acacias-La Praille. On ne sait trop comment les répartir entre ceux qui sont vendus aux lobbies de bétonneurs et au culte de la croissance, au mépris de la qualité de la vie, et quelques naïfs qui espèrent qu’une action locale et limitée résoudra une « crise » dûment organisée par des spéculateurs et des régies qui en tirent un maximum de profits.

      Genève avait le privilège d’être une petite ville entourée de villages. La qualité de vie résistait déjà mal à une automobilisation absurde à son échelle. Mais la volonté de croissance à tout prix – pour quoi faire ? – passe par des cadeaux fiscaux à des entreprises étrangères qui coûtent beaucoup indirectement et rapportent peu, puisqu’elles ne sont là que pour optimiser leur fiscalité. Ce qui revient à faire un médiocre transfert entre les impôts du contribuable local et les budgets cantonaux, tout en aggravant le problème du logement par l’arrivée de demandeurs plus prospères que ce contribuable. En tant que Carougeois, je ne décolère pas de voir qu’un de nos magistrat se réjouit de voir croître d’un tiers la population du « village », qui en est de moins en moins un ! Il n’était déjà plus possible de manger le midi dans les bons bistrots envahis de costumes cravates parlant un anglais médiocre depuis l’installation locale des sièges de très grandes banques ; des bistrots dont les prix ont souvent pris l'ascenseur en conséquence. Si l’on bétonne les Vernets comme le veulent nos élus, la croissance de la population ne manquera pas d’entraîner mécaniquement la décroissance de la qualité de la vie. On finira presque par regretter la caserne, ses rotations de véhicules absurdes et les meutes de trouffions alémaniques titubant la bière à la main… Au moins, il restait quelques arbres et quelques herbes au milieu !

11/12/2013

De Mandela à la xénophobie municipale

 

Quel bonheur de voir les dirigeants les plus crapuleux, les plus belliqueux et les plus racistes du monde, les mains humblement croisées devant les testicules ou sous les ovaires, rendre hommage à l’homme au poing levé, faiseur de paix et de réconciliation, vainqueur de l’apartheid sans guerre civile. Celui que l’on n’a sorti que depuis si peu de temps des listes de terroristes communistes de la confédération et de ses maîtres étasuniens…

J’ai raconté ailleurs à quel point Mandela avait employé une méthode non-standard, mais a posteriori aussi rationnelle qu’efficace pour vaincre et convaincre ses partisans comme ses pires ennemis. http://avisdexperts.ch/videos/view/2090/1

 

Mais si, en Afrique du sud, il reste à vaincre autant la violence, les inégalités, la corruption et le SIDA que le capitalisme, la plus grande victoire contre le racisme depuis les abolitions de l’esclavage est acquise ! Chapeau Madiba ! Ou plutôt casquette de supporter raciste Springbock. L’important n’est pas l’outil, mais ce que l’on en fait…

 

Chez nous, l’apartheid est social, politique, ethnique et … honteux. C’est la volonté des populistes xénophobes de tenir les étrangers dehors et d’envoyer les immigrés chez eux ou au diable. Ou celle de leurs alliés extrémistes libéraux d’avoir des salariés soumis au plus bas prix, ici ou ailleurs, pour maximiser leurs profits. Cherchez la contradiction ! Les uns veulent verrouiller les frontières et demanderont demain la construction d’une grande muraille de Suisse sur le modèle du rideau de fer, de la Palestine occupée ou du Rio Grande, tandis que les autres sont fans de la libre circulation sélective qui baisse jusqu’à la misère le coût du travail pour maximiser les gains des actionnaires et des dirigeants.

 

Comme prendre directement des mesures xénophobes ne passe pas toujours bien, même à droite, l’étrange coalition libéro-populiste a choisi, localement, l’arme budgétaire pour s’attaquer, à la Ville, à toutes les mesures sociales en faveur des étrangers, des jeunes et des vieux pauvres, et, tant qu’à faire, des petits efforts faits pour rendre la Ville plus humaine et plus respectueuse de son environnement et de la nature. Pour cela on propose la suppression de deux services municipaux, ce qui coule plus ou moins soixante dix associations avec un impact négatif sur presque toute la population, pour ne pas parler des quarante neuf employés à supprimer qui gèrent l’ensemble avec dévouement et des engagements internationaux bafoués (plus dans Le Courrier ce vendredi).

 

Il est temps de remettre les pendules à l’heure sur l’immigration : sans les immigrants, la Suisse et l’Europe, en vieillissement démographique extrême et répugnant aux basses besognes mal payées s’arrêteraient du jour au lendemain ! L’immigration est nécessaire et l’important c’est qu’elle soit et soit perçue comme un bien, et pas un mal, qu’elle se fasse autant que possible dans l’ordre et la dignité. Pour approfondir le sujet, rien de mieux que l’excellent entretien d’Hervé Le Bras dans le dernier Siné Mensuel (lire "Suisse" à chaque fois qu’il dit "France", c’est pareil, sur ce sujet du moins) et l’humour du dossier Immigration et intégration du dernier Psikopat…

 

L’humour et la détermination, deux armes suprêmes d’un certain Mandela !

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24/11/2013

Ville de Genève : terrorisme au Municipal !

Le budget de la ville est équilibré, elle est prospère, propre, bien gérée, malgré la crise partout autour et la circulation de multiples personnes venues du monde entier, pour leur travail dans les organisations internationales, les affaires ou le tourisme parce que l’on y vit bien. Le lac est calme, hormis un coup de bise noire de temps en temps, mais on a l’habitude !

Quelle folie furieuse et subite pousse donc, d’un coup, une faction de la commission des finances du Municipal à exiger, en urgence par un simple amendement - un pavé dans le lac ! - la suppression de deux services importants de la ville, la rupture des nombreux engagements locaux et internationaux qu’ils ont pris, et la mise à pied, subite, de leurs 49 employés ?

L’explication est dans la nature des services visés et la symbolique de leur suppression. La ville est assourdie sans cesse par des constructions de parkings pour les voitures qui l’étouffent, d’immeubles commerciaux et par des grands travaux pharaoniques qui ne font la fortune que des promoteurs-spéculateurs et pourrissent notre quotidien. Les deux services que l’on veut supprimer ont pour fonction la définition d’un projet d’urbanisme orienté vers la qualité de vie des habitants, le renforcement des liens sociaux et de la cohérence sociale, une relation équilibrée et non invasive à la nature, un projet qui se veut « durable » et non à la mode comme l’entend trop souvent ce mot galvaudé. Il s’agit en effet du Service de l’action communautaire et des espaces de quartier et du Service Agenda 21 – Ville durable. Bref deux services dont les multiples actions sont orientées vers la réflexion sur le cadre de vie et son aménagement, les relations entre la ville, l’environnement et la qualité de la vie, l’équité et l’harmonie des relations sociales entre les composantes de la société, qu’il s’agisse des femmes et des hommes, des anciens et des nouveaux résidents.

Cette mesure n’est acceptable ni dans le fond, ni dans la forme. Au niveau de la forme, il s’agit d’une gesticulation prétextée par une urgence financière inexistante, puisque tout va bien dans un budget équilibré. Et l’on supprimerait sans réfléchir, d’un trait de plume, les seuls services chargés de penser l’aménagement urbain en fonction de projets définis avec les habitants, soucieux avant tout de leur qualité de vie et de résoudre les problèmes les plus urgents de respect des droits humains et de cohésion sociale ? Sur le fond, il s’agit simplement, après la débâcle des libéraux aux élections cantonales, de montrer qu’il n’y a pas que les populistes qui sont capables de casser du fonctionnaire et de prendre, en catastrophe, des mesures démagogiques injustifiables.

Vous trouverez joints les argumentaires plus précis des opposants à cet attentat administratif, une pétition et un courrier aux élus, ainsi que leurs adresses électroniques.

Si ces ces propositions de coupes arbitraires vous choquent et vous inquiètent, plusieurs manières de réagir:
- en venant manifester avec nous lundi prochain à 16h30 au 2 rue de l'Hôtel de Ville, devant les canons,  avant la séance du Conseil municipal qui débutera à 17h.
- en signant le document "nonauxcoupes" et en l'envoyant à l'adresse 

reveillez.vous.le.25@gmail.com

 idéalement le 25 novembre avant 12h.
- si vous êtes directement concernés par ces coupes comme partenaire ou bénéficiaire des prestations délivrées par les services menacés, vous pouvez également envoyer une lettre signée, dans l'idéal, au nom d'un regroupement ou d'une association, aux membres du conseil municipal. Vous pouvez utiliser le modèle "lettre type pour CM" ci-joint. Veuillez également trouver ci-joint la liste des adresses mail des membres du Conseil municipal.

Nonauxcoupesbl.pdf

Lettre-type pour le CM bl.pdf

ADRESSESCM.pdf

30/09/2013

Au travail, il pleut !

Les diplomates fonctionnaires chercheurs du GIEC me font bien rire avec leurs multiples certitudes à 90% ou 95%, basées sur des simulations numériques aux hypothèses invérifiables et leurs communiqués de presse prévoyant des réchauffements de 0,7 à 4°C, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Mais ils savent que les médias, qui vendent la panique qu'ils provoquent, ne mettront que le 2ème chiffre en gros titre d'articles que personne ne lira jusqu'au bout !

Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de vous dire que le réchauffement n'existe pas et que la civilisation du gaspillage ne prépare pas un avenir nauséabond à nos descendants. La fonte des glaciers et des calottes polaires, le dégel des permafrosts et autres montées locales des eaux sont des problèmes aussi graves que les désertifications et déforestations, qui avancent plus vite ici ou là depuis deux siècles, du fait de l'absence de vision collective et à long terme de l'Homo neoliberalus, un primate borné, ravagé par l'addiction à l'argent facile, même si ce dernier ne vaut plus rien à peine gagné. Non, je voulais juste vous dire tout le mal que je pense du GIEC et des grandes et très coûteuses conférences climatiques par lesquels les gouvernements font semblant de faire quelque chose alors qu'ils ne font que du pipeau. Avec nos prétendues démocraties à alternance, ils ne tireraient que des inconvénients immédiats et aucun bénéfice de la moindre politique de bon sens à long terme, qu'il s'agisse d'éducation ou d'économie ! Entre ça et l'OMS qui lance une campagne internationale de mutilations sexuelles invasives (comprendre circoncisions), au prétexte aussi douteux que mal motivé de lutte contre le SIDA, on réalise que les politiques mondiales peuvent être aussi débiles et potentiellement plus catastrophiques que les politiques nationales...

Bon, on est passé brutalement du plein été au presque hiver, à peine chaud. Si l'on n'a pas la chance de pouvoir fuir sous les tropiques, il reste à travailler, par exemple en reprenant les cours publics, entre autres à l'uni jeudi prochain !

Et puis, en attendant la fin des averses, on peut aussi lire, par exemple de la science présentée avec humour et BD's comme dans le dernier "Drosophile"...

couv12mini-0f802.png ...qui vous raconte tout sur les microbes : autant de bactéries dans votre intestin que de cellules dans tout votre corps, et on ne peut pas vivre sans : ça interpelle, comme disent les psys !

Et puis, si vous êtes plus politiques, le dernier Psikopat, en cours de parution, s'interroge sur la guerre technologique à distance et la manière dont elle masque ses crimes à leurs auteurs. Le tout avec humour et bandes dessinées, glauques à souhait ! On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, ...et surtout pas avec notre présidant Maurer, sinon ça gripen, c'est toujours pour la sécurité des faibles femmes...01.jpg