30/03/2012

Vu de la "France forte" : nouvel hymne et congés payés !

Si vous êtes plus sensible aux paroles, à l'accompagnement et à l'enthousiasme populaire qu'au musicalement correct et si ce qui se passe au-delà d'Hermance ou Bâle campagne vous intéresse encore, je ne saurais trop vous conseiller un clip printannier pour noyer dans le soleil et la bonne humeur l'hiver néo-libéral qui anésthésie l'occident et répand la misère jusque dans les pays les plus riches comme le nôtre :

http://www.sinemensuel.com/videos/la-france-forte/

Sur le même site, vous trouverez plein de choses fort instructives en matière de siné, ciné, dessin, photo, prisons et évasions comme les mini-zones de maître Bob dont j'extraie ce cadeau à notre "démocratie" :

minizone Siné du 14-02-12.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... enfin, si vous avez encore le moindre intérête pour ce déni de démocratie que sont des élections présidentielles dans l'enfer médiatique qui manipule la majorité de nos sociétés, vous en entendrez et en verrez parler autrement dans la dernière cuvée du Psikopat qui s'apprête à sortir des tonneaux. Ne vous la laissez pas siffler par les distributeurs pourris :

241.jpg

 

17/03/2012

La Syrie, la Corée du nord, la Chine, Genève.

 

Les genevois avaient la liberté de penser, le droit de manifester et le droit de voter sur n'importe quoi, à condition d'être assez nombreux pour en décider. Les chinois ont peut-être la liberté de penser, mais pas celle de dire ce qu'ils pensent, encore moins de manifester. Les coréens du nord n'ont sans doute même pas la liberté de penser dans le flot de propagande où leurs dirigeants les font vivre. Les syriens, en forte minorité si ce n'est en majorité, prennent le droit de penser, manifestent et voudraient sans doute voter, mais se font tuer pour cela.

Et voici que les genevois votent pour qu'on leur retire, de fait, le droit de manifester ! Certes, des militaires fascistes ne veulent pas envoyer des Grippens surarmés sur cinq bobets qui se souviennent, avec drapeaux, du premier mai ou des tueries d'ouvriers du passé. Les policiers citoyens genevois  massacrent et torturent peu ou pas ! Non, la propagande néolibérale choisit les armes qu'elle maîtrise, le fric et les médias, pour cogner sur les organisateurs de manifestations. Ceux-ci devraient endosser par avance la responsabilité d'actes imprévisibles qu'ils n'ont ni désirés, ni commandés et qu'ils désapprouvent presque toujours ! Bref, la justice condamnerait en aveugle n'importe qui pour n'importe quoi fait par des tiers et fusillerait le compte en banque de ses otages organisateurs déclarés. L'état leur demanderait d'assurer un service d'ordre qui est sa responsabilité et les pandores n'auraient qu'à admirer, les bras croisés !

Syriens et chinois seraient stupéfaits qu'un peuple puisse voter pour se priver du droit de manifester sous l'effet d'une propagande prétendue opposée, mais aussi surréaliste et efficace que celle de Kim Il Sung !

Les débordements et la casse dans les manifestations sont rarement le fait d'organisateurs qui en sont les premières victimes. Il suffit  de regarder dans les pays voisins où l'on manifeste beaucoup et nombreux pour savoir que les dégâts en queue ou en périphérie de cortège des manifestations sont le fait de commandos d'extrême droite ou de délinquants organisées, quand ce ne sont pas des policiers en civil provoquant pour le pouvoir ! Tous ceux-là ont vite disparu quand les forces de l'ordre officielles arrivent, comme les carabiniers et coffrent brutalement des manifestants innocents ou le passant qui ne sait pas que la voie publique peut être dangereuse...

Espérons que le Conseil fédéral saura préserver une liberté constitutionnelle essentielle malgré la stupidité du vote des citoyens...

 

02:05 Publié dans Genève | Tags : manifestations, libertés, votation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/02/2012

31 juin : grande fête à poil ?

Si vous voulez en savoir plus sur le Mouvement Révolutionnaire du 31 juin qui se propose de remettre en cause le calendrier judéo-chrétien et de passer à une existence plus festive que celle que les vampires néo-libéraux imposent aux masses populaires, il va vous falloir patienter jusqu'au Courrier de ce mercredi bissextile du 29-2-2012. Rendez-vous sur :  http://lecourrier.ch/dede

01.jpgEn attendant, pour vous aider à gérer rigoureusement et dans la bonne humeur, vos inextricables problèmes de familles recomposées, le Psikopat de ce mois sort un dossier aussi documenté que décapant. Bonnes idées et mauvais goût garantis ! Pour ne pas parler des BD's et dessins...

Vous y apprendrez aussi comment les Kometes vont relayer Dr Krospell, sans toutefois l'éradiquer...

Et puis, plein d'autres bonnes nouvelles à venir sous peu...

14/02/2012

Vive le GG 3 !

L'université de Genève s'est dotée d'un institut de génétique et génomique de Genève nommé iGE3 et inauguré en grande pompe la semaine passée. Il regroupe les meilleures compétences locales, depuis la biophysique des interactions cellulaires jusqu'à la clinique des maladies génétiques, la génétique des populations animales et humaines et leur évolution. Voici une entreprise prometteuse dans des domaines où l'uni a accumulé de nombreux succès de recherche depuis des décennies ! Je regrette seulement un sigle qui risque d'entraîner des confusions avec l'entreprise privée iGENEA qui vend à prix d'or sur internet, depuis Zürich, de prétendues expertises raciales relevant de ce que j'ai qualifié avec une indulgence coupable d' « astrologie génétique ». C'est pour éviter toute confusion avec cette officine, un produit Apple ou une réunion de tout-puissants que je propose le diminutif familier GG 3, plus euphonique !

Le fait que le premier dirigeant de l'entreprise ait un nom irrésistiblement grec doit être mis en rapport avec la sagesse antique et l'esprit d'entreprise des armateurs plutôt qu'avec l'actualité européenne...

Comme toute technique puissante, la génétique est potentiellement dangereuse si mise en de mauvaises mains et non contrôlée par des autorités indépendantes extérieures informées. Par précaution, le GG 3 a intégré un groupe d'éthique biomédicale expérimenté qui ne manquera pas de rappeler, en cas de besoin, l'histoire sinistre de nos disciplines, que j'ai évoquée le mois dernier sur

http://lecourrier.ch/dede

D'ailleurs, l'un des deux prestigieux conférenciers invités pour la séance d'inauguration, généticien clinicien, a fort opportunément rappelé que les traitements efficaces connus actuels des maladies génétiques devaient peu ou rien aux connaissances de pointe et avaient souvent été trouvés empiriquement par des cliniciens d'autres disciplines. Ce n'est pas que ces connaissances ne promettent pas des pistes médicales fructueuses à long terme, mais celles tentées à ce jour ont souvent plus d'inconvénients que de succès, sans même parler de coûts. Ce n'est pas la faute des chercheurs qui donnent tout ce qu'ils peuvent, mais qui se heurtent, sur les meilleurs projets, à des quantités de difficultés techniques imprévisibles. Seuls les technocrates et autres imbéciles croient que la recherche peut trouver à la demande et dans les délais impartis ! Quand un résultat est prévisible, par définition, ce n'est plus de la recherche que d'y arriver. Une petite idée à rappeler aux bureaucrates des organismes de recherche qui, depuis deux décennies, n'hésitent pas à demander les résultats « escomptés » des recherches et les applications à en attendre avant de financer les projets. On devrait systématiquement retoquer les demandes des chercheurs qui remplissent ces paragraphes !

Mais en fait, c'est souvent le contraire...

Autre discours, étonnant, celui de notre sympathique recteur qui s'est, à peu près, limité à faire un éloge dithyrambique de la compétition et de l'excellence et de leur promotion actuelle telle qu'on la fait ... en France et ... qu'on devrait la faire chez nous !

Alors là recteur, vous m'avez coupé le souffle...

Il serait bon que vous alliez d'un côté au-delà de Ferney-Voltaire pour voir la tiermondisation des universités gauloises et le naufrage d'une recherche française qui connut son heure de gloire du temps... de de Gaule, qui n'était pas spécialement gauchiste. Et puis, de l'autre, un peu au-delà de Morges où certaines stars de l'UNIL et de l'EPFL feraient passer le nabot de l'Elysée et sa pécresse pour de dangereux égalitaristes !

Au cas où vous auriez des doutes, je vous conseille de lire la pétition que font circuler les fondateurs de deux des plus grands instituts de recherche français en neurobiologie, pourtant un des domaines les plus favorisés de la recherche biomédicale française :

http://www.petitions24.net/halte_a_la_destruction_de_la_r...

Le mal ici dénoncé n'est ni français, ni suisse, ni même européen puisque c'est un système anglo-saxon à prétentions universalistes - en fait impérialistes avant tout ! - qui en est responsable à l'échelle mondiale. Le néo-libéralisme veut soumettre toute recherche et toute éducation au pouvoir de l'argent, qui ne tolère rien de se qui s'écarte de son moule idéologique ou qui innove contre les intérêts économiques du moment. Je ne vais pas écrire là dessus ici parce que Annick Stevens, philosophe à l'université de Liège et « chargée de cours » (en belge c'est le premier grade des professeurs plein temps titularisés) l'a remarquablement fait dans un texte accompagnant ... sa lettre de démission qu'elle m'autorise à reproduire ici. Lisez-le attentivement, c'est fort bien pensé et écrit, et cela vous explique pourquoi aucun des philosophes de référence de la pensée européenne ou aucun des grands découvreurs de notre histoire des sciences n'aurait la moindre chance d'être admis dans de telles institutions qui finissent d'étouffer les libertés académiques...

 

POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L'UNIVERSITÉ

APRÈS DIX ANS D'ENSEIGNEMENT

Par Annick Stevens

 

Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l'urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l'humanité. L'université est, jusqu'à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l'ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d'expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu'elles veulent faire de la vie humaine. Qu'à chaque époque l'université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s'agit pas de s'accrocher par nostalgie à l'une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n'a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n'a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l'ensemble des populations, y compris aux universités elles-mêmes.

D'abord contraintes par les autorités politiques, comme on l'a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l'économisme et le technologisme.

Si ce phénomène repose très clairement sur l'adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l'ensemble des acteurs universitaires si l'on n'avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l'université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions - simulacres, puisque tant les budgets que les critères d'attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n'est plus jamais question. La nouvelle notion d'« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l'enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d'évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu'au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l'absurdité de ces critères.

Il en résulte tout le contraire de ce qu'on prétend promouvoir : en une dizaine d'années d'enseignement, j'ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l'université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu'ils ont pris conscience de l'attitude qu'il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j'ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s'adapter aux domaines et aux manières d'agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j'ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l'habileté productive, qui savent d'emblée où et avec qui il faut se placer, qui n'ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu'ils ne font rien d'exigeant. Hormis quelques exceptions, quelques personnes qui ont eu la chance d'arriver au bon moment avec la bonne qualification, ce sont ceux-là, les habiles médiocres, qui sont en train de s'installer - et la récente réforme du FNRS vient de supprimer les dernières chances des étudiants qui n'ont que leurs qualités intellectuelles à offrir, par la prépondérance que prend l'évaluation du service d'accueil sur celle de l'individu. Ces dérives présentent des variantes et des degrés divers selon les disciplines et les pays, mais partout des collègues confirment les tendances générales : concurrence fondée sur la seule quantité ; choix des thèmes de recherche déterminé par les organismes financeurs, eux-mêmes au service d'un modèle de société selon lequel le progrès humain se trouve exclusivement dans la croissance économique et dans le développement technique ; inflation des tâches administratives et managériales aux dépens du temps consacré à l'enseignement et à l'amélioration des connaissances. Pour l'illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n'auraient aucune chance d'être sélectionnés par l'application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le

« client » en lui proposant des enseignants d'envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l'excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.

Certains diront peut-être que j'exagère, qu'il est toujours possible de concilier quantité et qualité, de produire du bon travail tout en se soumettant aux impératifs de la concurrence. L'expérience dément cet optimisme. Je ne dis pas que tout est mauvais dans l'université actuelle, mais que ce qui s'y fait de bon vient plutôt de la résistance aux nouvelles mesures imposées que de leur application, résistance qui ne pourra que s'affaiblir avec le temps. On constate, en effet, que toutes les disciplines sont en train de s'appauvrir parce que les individus les plus « efficaces » qu'elles sélectionnent sont aussi les moins profonds, les plus étroitement spécialisés c'est-à-dire les plus ignorants, les plus incapables de comprendre les enjeux de leurs propres résultats.

Même les disciplines à fort potentiel critique, comme la philosophie ou les sciences sociales, s'accommodent des exigences médiatiques et conservent toujours suffisamment de conformisme pour ne pas être exclues de la bataille productiviste, - sans compter leur incapacité à affronter l'incohérence entre leurs théories critiques et les pratiques que doivent individuellement adopter leurs représentants pour obtenir le poste d'où ils pourront se faire entendre.

Je sais que beaucoup de collègues partagent ce jugement global et tentent héroïquement de sauver quelques meubles, sur un fond de résignation et d'impuissance. On pourrait par conséquent me reprocher de quitter l'université au moment où il faudrait lutter de l'intérieur pour inverser la tendance. Pour avoir fait quelques essais dans ce sens, et malgré mon estime pour ceux qui s'efforcent encore de limiter les dégâts, je pense que la lutte est vaine dans l'état actuel des choses, tant est puissante la convergence entre les intérêts individuels de certains et l'idéologie générale à laquelle adhère l'institution universitaire.

Plutôt que de s'épuiser à nager contre le courant, il est temps d'en sortir pour créer autre chose, pour fonder une tout autre institution capable de reprendre le rôle crucial de transmettre la multiplicité des aspects des civilisations humaines et de stimuler la réflexion indispensable sur les savoirs et les actes qui font grandir l'humanité. Tout est à construire, mais il y a de par le monde de plus en plus de gens qui ont l'intelligence, la culture et la volonté pour le faire. En tous cas, il n'est plus temps de perdre ses forces à lutter contre la décadence annoncée d'une institution qui se saborde en se trompant d'excellence.

Annick Stevens,

Docteur en philosophie,

Chargée de cours à l'Université de Liège depuis 2001.

 

01/02/2012

Des maths, de la presse, des grossesses et accouchements...

Cela fait quelque temps que je vous ai abandonnés, à force d'écrire et travailler ailleurs ! Espérons que le nouveau mois me laissera plus de temps. On peut rêver !

Je sors d'un colloque où pendant deux jours, à l'UNESCO, les plus grands mathématiciens français et quelques autres se posaient cette question troublante : Mathématiques pour tous ?

On peut être touché de voir des médailles Fields, super élite parmi seulement 100 000 matheux à travers le monde, vouloir atteindre les sept milliards de non-matheux par la grâce et l'élégance de leur discipline. Alors ils font quoi ? ...

Ils font une superbe exposition d'Art contemporain pleine de formes et de couleurs sur lesquelles on a peint, dessiné, imprimé les plus jolies formules, incompréhensibles  même au prof de maths qui amène ses potaches ... à la fondation Cartier, emblème du haut luxe parisien ! Car il s'agit de sensibiliser, pas d'apprendre, de donner du plaisir sans effort...

Je crains que les ados du 9-3 ou du 9-5, comme on dit dans les banlieues abandonnées soient peu sensibles, même s'ils croient venir à la fondation Quartier ! Comme quoi, l'intelligence des formules ne va pas forcément avec le sens du public. Cela dit, je partage tout à fait l'idée qu'en prenant les maths par d'autres bouts que la trique ou l'art pédant, on arriverait à les faire aimer. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous ce mercredi dans Le Courrier ou sur :  http://lecourrier.ch/dede

01.jpg

 

Grossesses et accouchements : c'est le dossier du mois du Psikopat tout juste sorti des rotatives. Vous vous doutez que ce n'est que poésie, romantisme et délicatesse, tant dans l'image que dans les textes. Je m'y suis personnellement posé une question inhabituelle qui semble faire réagir les mamans :

Et si l'accouchement n'était qu'une illusion ?

Bon, vous n'êtes pas d'accord ?

Figurez-vous que je m'y attendais un peu !

Mais lisez donc d'abord et on en reparlera quand vous connaîtrez mes arguments...

 

 

Pour tout vous avouer, j'ai été un peu énervé de lire en compte rendu général des blogs que plusieurs blogueurs s'émerveillaient du festival de mensonges surréalistes du sinistre guignol de l'Elysée. Que ce laquais d'une poignée de grands patrons cupides qu'il subventionne pour délocaliser les entreprises, monopoliser les médias, liquider tous les services publics dont l'éducation, spéculer sur tout et détourner les bénéfices émerveille la place des Vosges en faisant payer la casse aux travailleurs et aux chômeurs ne m'étonne guère. Mais, à l'heure où les hauts fonctionnaires les plus serviles retournent de plus en plus leur veste, il convient de rappeler que le chômage en France, qu'il prétendait ramener à 5% pendant son mandat est officiellement à plus de 10, sans compter les magouillages de décompte selon de "nouvelles méthodes" qui en dissimulent une grande partie, que la précarité et la misère ne cessent de croître dans l'hexagone, comme dans toute l'Europe néo-libérale, où le nombre de morts dûes à la première vague de froid se sompte déjà en centaines. Il faudrait faire un charter pour envoyer les Sarko et les Wade qui saignent les pauvres au profit des super riches rejoindre leurs compères Ben Ali et Moubarak. Pour le reste on se passera des Islamistes ! Si vous voulez d'autres opinions et par la même occasion en apprendre de belles sur l'histoire de la colonisation et du racisme organisés par le sabre, la science et le goupillon, rendez-vous dans le Siné mensuel tout frais qui, dès la couverture, a l'avantage de la clarté en détournant la plus célèbre citation du distingué petit président des français. Nos politiques ne sont pas tous meilleurs, mais leurs niaiseries et leurs cynismes se diluent heureusement dans un système sans monarchie...

 

SM06_01_COUV-bassedef.pdf

00:58 Publié dans méli-mélo du jour | Tags : presse, maths, grossesse, accouchement, sarkozy, ... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

14/01/2012

La France... de AAA à Ha Ha Ha !

Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

 

03/01/2012

En 2012, libérez vos corps !

Libérez-les surtout des modes et des modèles imbéciles qui les font opprimer, maltraiter, mutiler, dissimuler, oppresser, maquiller, épiler, raser, bronzer, teinturer, exciser, circoncire, percer, tatouer, serrer, cacher, burkacher, tasser, enfermer, plier, gymnastiquer, taïchier, surmuscler, bodybuilder, chirurgier esthétiquer,...

A propos, si vous voulez voir les risques de la chirurgie purement esthétique - j'ai pas dit réparatrice ! - sous un angle plus divertissant que les prothèses mammaires PIPées qui pètent pour la Saint Sylvestre, je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur le dernier Psikopat et son dossier Chirurgie esthétique : mauvais goût hilarant garanti !

01.jpg

Et puis, si vous libérez vos corps des contraintes sociales invasives, vous verrez comme vos têtes se porteront mieux ...

 

30/12/2011

Top news : la Suisse reste la Suisse !

 

Puisque notre webmaster voulait notre classement des principales nouvelles 2011, voici mon top 3 :


1) La Suisse est toujours la Suisse !

En témoigne ce No1 des « Top.news » du site tdg.ch il y a peu :

ATS | 27.12.2011 | 09:43

Le canton du Jura secoué par un tremblement de terre

http://www.tdg.ch/print/node/397878

Un tremblement de terre a été enregistré ce matin dans le village de Bellelay (BE), à 11 kilomètres au sud-ouest de Delémont. Le séisme de magnitude 3 sur lʼéchelle de Richter est cependant passé inaperçu dans la région. A la clinique de Bellelay, aucun employé ne lʼa ressenti. Aucun dégât nʼa été constaté par les polices cantonales jurassienne et bernoise. ...

En Suisse, les séismes résultent de la collision entre les plaques tectoniques européenne et africaine. Ces chocs sont notamment à lʼorigine des Alpes. Lʼactivité sismique peut être qualifiée de moyenne en Suisse.

Ouf ! Heureusement qu'on avait les polices cantonales jurassienne et bernoise. Et puis qu'on n'a pas rendu les plaques !

 


2) Les indignés mettent la chienlit du monde sur la place publique :

Financiers et spéculateurs sans scrupules, multinationales maffieuses, politiques et banquiers pourris, gouvernements racistes et cyniques, armées, justices et polices corrompues, médias muselés et/ou serviles, abrutissement programmé des citoyens et en particulier des jeunes, travail, économies, solidarités et protections sociales sabordées par le néolibéralisme sauvage, ...

Ce n'est pas pour cela que grand chose va se résoudre bientôt, mais, au moins, on sait de plus en plus à quoi et à qui on doit faire face.


3) Pour positiver un peu : on va peut-être avoir un peu moins froid l'hiver...

 

23/12/2011

Vive Noël, neutre et païen !

 

Noël est une grande fête païenne. Dans son jeune temps, Claude Lévi-Strauss, dont je n'aimais pas beaucoup les écrits ni la mondanité parisienne, avait écrit un remarquable article sur le mythe païen du père Noël, lié au solstice d'hiver, que les églises chrétiennes ont, en vain, cherché à éradiquer. Puis, ont récupéré de mille manières, du Saint Nicolas belge au Jésus palestinien, en bricolant les calendriers, maquillant l'histoire et les faits et en inventant n'importe quoi, comme tous les prêtres de toutes les religions savent si bien faire.

Ils sont tout juste débordés par la propagande marketting de Sainte consommation, Sainte Pub et Saint Marketting, qui abrutissent les gamins par des jeux électroniques de guerre et de poupées immondes, et les parents par la propagande pour les drogues légales, les sports cons et les partis racistes.

L'année prochaine, je vous propose un réveillon harengs-patates-gros rouge qui tache, avec fumette sur le balcon de mes futurs quatre pieds de chanvre carougeois légaux pour ceux qui aiment - en ce qui me concerne, je déteste !

Mais cette année, désolé, je n'ai pas le temps : j'ai encore des courses à faire pour ne pas passer pour un père indigne !

On détaillera tout ça une autre fois...

PS : il semble que tout le monde n'ait pas tout compris de mon trop court billet concernant l'évolution, le neutralisme, la sélection et les idéologies. Faute de temps, je vous renvoie à :

http://www.lecourrier.ch/dur_d_etre_neutre_en_evolution_m...

 

14/12/2011

Attaque neutraliste sur Genève !

C'est ce jeudi après midi que ça se passe au grand auditoire A 300 de la Faculté des sciences 30 quai Ansermet, de 13h30 à 18h !

Quatre des meilleurs spécialistes helvètes et internationaux vont expliquer et discuter le meilleur et l'actualité d'une des avancées qui ont révolutionné les théories de l'évolution des espèces au cours du siècle passé. Ce sous les impulsions successives en simplifiant, coté théorie, de Gustave Malécot généticien, mathématicien, théologien protestant, français, puis, vingt ans plus tard, côté théorie et pratique, de Motoo Kimura, mathématicien, généticien, amateurs d'orchidées, japonais.

Bien sûr, la théorie neutraliste de l'évolution moléculaire, c'est plus compliqué que le foot, parce que c'est beaucoup de mathématiques difficiles, de génétique pas simple et de biochimie passablement gratinée !

Mais on essaiera quand même de vous expliquer en quoi elle a donné lieu à des affrontements idéologiques et à des retombées philosophiques importantes et a changé, pour ceux qui l'acceptent, nos représentations du monde vivant et de l'histoire de la vie.

Alors, pour les biologistes et les courageux anglophones - tout en anglais, hélas ! -, à demain !

Détails sur l'affiche

Symposium_Neutral_Theory_2011.pdf

17:35 Publié dans Science | Tags : évolution, neutralisme, conférence, genève, histoire des sciences, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/11/2011

Défi science : le Conseil d'Etat irresponsable !

 

Psiko 237 Impérialisme US 01.jpgD'abord, une info qui n'a rien à voir : la parution d'un délicat dossier sur l'impérialisme américain, plus d'actualité que jamais, dans le Psikopat du mois à venir. Et j'anticipe vos protestations : ce n'est pas à moi mais aux kiosquiers et à leurs chefs qu'il faut vous plaindre si vous ne trouvez pas le Psiko en Suisse romande. Et comme râler est souvent peu efficace, vous feriez mieux de vous abonner : c'est comme cela que l'on fait vivre les journaux qui ne servent pas la soupe aux commerciaux et aux impérialistes !!

Bon, on en revient à notre sujet local du jour : l'idée débile de restreindre encore l'enseignement des sciences au Cycle d'orientation genevois dans une société où l'absence de formation scientifique de base devient un handicap grave dans la vie quotidienne...

Nous sommes cernés par des réalités relevant de la science et de la technique. Pas un pas sans traverser des ondes d'antennes radio ou téléphoniques, des nuages de pollen avec traces d'OGM, des gaz d'échappement, sinon des retombées d'isotopes venant de Fukushima ou Tchernobyl.

Certes, ce n'est plus la vie du paléolithique, où il fallait déjà connaître les racines comestibles ou toxiques et les mœurs des lapins, des mammouths et des merles quand on avait faim.

Mais l'accumulation des connaissances et des techniques rend chaque jour ce monde plus compliqué et exige des décisions politiques éclairées.

En démocratie bourgeoise, le peuple souverain est censé décider, surtout chez nous où il a droit de référendum, au moins en dernier recours.

Mais comment décider si l'on n'y comprend que couic ?

Comment voter sur le nucléaire si l'on ne sait pas ce que sont un atome ou une radiation ? Si l'on ne sait pas que nous sommes constitués de particules et provoquons des rayonnements à chaque geste ? Comment voter sur les OGM, si l'on ne sait pas ce qu'est un gène ou une mutation ? Si l'on ignore qu'un humain, un animal ou une plante sont faits de molécules fabriquées par des gènes qui mutent au fil de radiations... même à trou-du-cul la campagne !

Faut-il se fier à l'avis des autres, comme aux confesseurs de jadis ? Faire confiance, à la tête du client, au politique ou au journaliste. A Charles Beer et son air triste de communiant innocent ? A Decaillet, bon élève énergique et sans nuances, ou à Leutard, qui semble propre et en ordre ? Est-ce que ça garantit de bonnes décisions sur l'énergie, la liberté d'expression ou l'éducation ? Bien sûr que non !

La seule solution démocratique, c'est donc d'apprendre avant de voter, en particulier à l'école, pendant le tronc commun, primaire et secondaire, au cycle d'orientation, en particulier.

Or justement, en matière d'enseignement au cycle, le Conseil d'Etat vient de renier les engagements du susdit Charles Beer pour 8% d'horaires scientifiques, en petits groupes pour mieux comprendre. Il a opté pour 6%, soit deux fois moins que les autres pays de l'OCDE où 12% ne sont déjà pas trop ! Vous me direz que la tendance est la même dans presque tout l'Occident. Ce n'est pas une raison pour être résigné et faire des économies sordides dans notre pays plein de pognon.

Car il n'est pas besoin de chercher loin pour trouver l'origine d'une décision aussi aberrante : supprimer des heures, et des heures qui coûtent plus cher que d'autres en salaires et en matériel, c'est faire de petites économies au profit du budget du grand argentier Vert. C'est casser l'investissement à long terme - pas rentable en politique ! - pour faire des « économies » qui pourraient peut-être satisfaire les exigences des financiers néolibéraux qui contrôlent tout. Tandis qu'ailleurs on se craint pas de se livrer à d'énormes investissements grotesques dans de grands travaux inutiles, des cadeaux de fait au patronat ou de soutenir les errements de l'art contemporain. Du point de vue des Verts, pas de problème : leur propagande grossière centrée sur les grands problèmes à dimensions scientifiques passe mieux si le public n'y comprend rien et vote à l'émotion plutôt qu'en connaissance de cause. Et les socialistes, qui devraient être de gauche et intransigeants sur l'éducation et la préparation de l'avenir ? Il en reste peut-être un ou deux, mais sûrement pas au Conseil d'Etat...

Si vous ne voulez pas que Beer et Hiler continuent à renvoyer nos enfants au paléolithique, je vous conseille la pétition ci -dessous contre cette forfaiture.

 

http://www.petitionenligne.ch/petition/donnons-les-moyens...

In Le Courrier du 23-11-2011

 

 

09:43 Publié dans éducation | Tags : cycle d'orientation, programme, sciences, vie quotidienne, démocratie, education | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/11/2011

Harcelons, entartons les rapaces !

Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

« Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

____________________________________________

*persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&va...


In Le Courrier du 9-11-2011

 

16:30 Publié dans la politique, autrement | Tags : rapaces, patrons, médias, indignation, politique, entartage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/11/2011

Organisons l'indignation !

SM03_01_Couv-OK.jpgAu moment où l'indignation commence  à faire boule de neige et à fouiller dans ses causes, il est bon de faire un bout de chemin avec ceux qui dénoncent depuis belle lurette les malversations des grands bénéficiaires de la société et de la "crise" actuelles au mépris de ceux dont le travail et la misére les fait prospérer. Alors, ne ratez pas le dernier Siné Mensuel qui titre sur le sujet et dont une fiche conseil vous aidera à choisir votre orientation sexuelle, si nécessaire. Il faut toujours joindre l'agréable à l'utile...

Dans le même style, Fakir, petit journal édité à Amiens par des bénévoles mérite de prendre son vol pour son courage et sa détermination http://www.fakirpresse.info/

Poursuivi au tribunal avec d'autres par un patron qu'il a sorti d'un anonymat "rapace", il organise à Paris demain mercredi soir avec "Là-bas si j'y suis" et le soutien de beaucoup d'autres "La nuit des rapaces" qui visera à "récompenser" le pire prédateur de la finance, de la politique ou des médias. La concurrence sera rude, chacun pouvant venir avec la photo de son favori et l'élection se fera au "ouhouh-mètre". Si par hasard vous passez par là demain soir, venez, ce ne sera pas triste, l'entrée est gratuite mais la sortie payante, pour défendre la liberté de la presse.

A propos de liberté de la presse, je ne sais plus guère que penser quand mes ex-confrères de Charlie Hebdo se font brûler la paillote et que "Sarko" Guéant est le premier à communiquer - presque avant l'incendie ! - sur l'horrible atteinte aux libertés ! Alors qu'aucune piste ni revendication n'est connue, l'agent de l'Elysée parle de terrorisme - sous entendu forcément islamiste intégriste - qui s'attaque au potache "Charia Hebdo" dans lequel on ne ménageait ni les chrétiens intégristes, ni l'ensemble des musulmans, mais où l'on négligeait plutôt les criminels israéliens qui envisagent froidement d'utiliser leurs armes nucléaires pour "empêcher que l'Iran n'en ait", avec la bénédiction d'Obama et Sarko. La lutte contre les intégrismes religieux et les prosélytismes contraignants n'a de sens que si elle n'épargne aucun culte et ne fait pas l'affaire de nos ennemis politiques. Marine Le Pen peut s'abonner avec ses fidèles, ça caresse son racisme dans le sens du poil et ça mettra le feu aux ventes !

Bien sûr, il ne faut ni tuer les gens, ni brûler les journaux, ni interdire de penser et de publier. Mais le professionnalisme consiste aussi à savoir jusqu'où on peut aller trop loin sans mettre le feu. On espère quand même qu'ils s'en remettront vite : même si l'on n'est plus souvent d'accord, il reste des gens très sympas et drôles et de très grands ancêtres parmi eux.

15:03 Publié dans la politique, autrement | Tags : crise, patrons, nuit des rapaces, siné mensuel, fakir, le courrier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/10/2011

La vie, c'est chimie !

A l'heure où la démagogie verte, prétendue abusivement de gauche, a commencé à faire long feu aux élections fédérales, il est temps de sortir des slogans sentimentaux et inexacts pour reparler sérieusement des problèmes politiques liés aux questions d'environnement. Bref, de faire une écologie politique qui respecte autant les connaissances scientifiques que notre cadre de vie.

Mais on ne peut faire cela qu'avec des citoyens assez cultivés pour sortir de la dialectique religieuse du bien et du mal et être ouverts à toutes les argumentations raisonnées concernant les avenirs réellement possibles. Or, depuis des années, la propagande écolo "new age" procède par slogans imbéciles genre La nature c'est bien, La chimie c'est mal, Le soleil c'est bien, Le nucléaire c'est mal, Le poireau bio, même à la Migros, c'est bien, Les tomates OGM, c'est mal, ... Même si la vie n'est qu'affaire de chimie, d'atomes et de recombinaisons génétiques naturelles, si le soleil est une gigantesque machine nucléaire naturelle et si la nature est pleine de poisons, de toxiques chimiques et de multiples dangers plus que naturels.

Bien sûr, si vous rappelez ces évidences dans une quelconque assemblée, vous vous faites traiter d'agent pourri de Monsanto, Areva, Novartis et Firmenich, voire de militariste fanatique, même si vous n'avez jamais cessé de soutenir publiquement le GSSA, de voter contre les avions et l'armée, de dénoncer les usages irresponsables du nucléaire et des OGM et de condamner l'omerta scientifique et le grand banditisme des multinationales...

Alors, pour parler raisonnablement du monde de demain et essayer de trouver des freins à la course à la misère et à la mort de nos sociétés, il faut cesser de parler dans le vide d'économie et d'écologie, et revenir aux fondamentaux : que sont la vie et les humains, où vont la démographie, les consommations et les ressources, comment diriger pour mieux partager.

Et pour, d'abord, dire un peu moins de bêtises sur la vie, tout en s'amusant, je ne saurais trop vous recommander l'excellent No 7 de Drosophile journal de science amusant ET sérieux, courageusement intitulé : "La vie, c'est 100% chimique".

Droso La vie, c'est chimie !.jpegPuisque je suis dans les recommandations, je dois aussi vous signaler le dernier Psikopat et son dossier sur "Les chasseurs" dont la couverture, bien gore, ravira tous les juniors...

01 - copie.jpg

18:26 Publié dans éducation | Tags : vie, chimie, nucléaire, enseignement, culture, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/10/2011

Claude Briot a même rencontré Dieu à Lumbini !

Physiquement, Claude a l'air d'un archéologue ou d'un missionnaire issu de nos montagnes ; mais sec, non bedonnant. Sinon, chauve devant mais chevelu derrière, parfois barbu, faux timide. Avec un sourire toujours amusé, sinon ironique, qui se transforme à l'occasion en rire carrément satanique. Ça tombe bien, il est au moins aussi mécréant que votre chroniqueur énervant ! En fait, il est médecin et court le monde dans tout les sens depuis des décennies, avec un attrait, de plus en plus marqué au fil du temps, pour les endroits où tout va mal et où ses compétences sont les plus directement utiles. Depuis quinze ans il a travaillé pour diverses associations humanitaires au Nigéria, à Haïti et dans beaucoup d'autres endroits où vous ne partiriez pas, en général, pour les vacances. Mais cela s'est parfois mal passé : le gaillard est franc et direct. Il ne supporte pas plus les détournements de fonds que l'incompétence ou l'administrationnite paralysante invasive de beaucoup d'ONG. Du coup, il a décidé de fonder sa propre association pour son dernier coup de cœur : au Népal, loin de tout, là où il a l'impression de vraiment pouvoir faire quelque chose. Il m'a envoyé une longue description de la vie quotidienne à  Lumbini, ville du bout du monde, que je vous résume ci - dessous avec son accord.

 

« Dans les échoppes, des vendeurs de médicaments s'improvisent médecins. Un homme coud chemise ou pantalon. Un autre lave et repasse pour quelques roupies ... pas de mère Denis ! Au Tea shop, Rakesh, ado, ne connaît pas son âge. Il lave les verres, sert du matin au soir, dort sur place, fait gardien. Il mange à sa faim et sait compter ; lire c'est autre chose...

De nombreux népalais ne vont pas à l'école. Malgré la scolarité obligatoire, renforcée par les maoïstes du gouvernement.

Des efforts sont  réalisés pour les garçons, un peu pour  les filles. La fille de la campagne est  promise au mariage dès huit, dix ans.

Des enfants rejoignent des monastères bouddhiques, quittant leurs parents pour revenir moines confirmés cinq à six ans après. Une fierté, un déchirement, mais la certitude d'une vie protégée.

Le dispensaire est là, manque de tout. Une association fournit le minimum, dans l'urgence : nourrissons, enfants, diabète fréquent, non traité.

Et Dieu ... ?

Chez le photographe, qui me faisait des images pour des documents officiels, un vietnamien me demande d'où je viens. On sympathise et il m'invite au monastère vietnamien, dont il est Maître fondateur. C'est cet homme obstiné qui fait reprendre vie à Lumbini et fait venir des bouddhistes d'autres pays. Aidé par des membres de l'ONU, il considère comme un signe divin...la présence de grues ! Il protège ces oiseaux des paysans qui aiment leurs œufs. Il m'offre un livre où j'apprends qu'il a servi de médiateur entre maoïstes et gouvernement pour la paix actuelle au Népal. Ici, c'est le docteur Lam...

Mais, pour l'état civil c'est Huyen DIEU ! »

 

Ce n'est pas tous les jours que je ferai de la propagande pour des associations humanitaires après ce que j'ai vu, ici ou là, faire le pire en prétendant faire le meilleur. Mais Claude Briot, je l'ai accompagné pendant des semaines sur le terrain, ne comptant ni son temps, ni sa peine, ni pour Dieu, ni pour le fric. Simplement parce que notre mécréant ne supporte pas l'idée que des gens, et en particulier des enfants, souffrent quand il y peut quelque chose. Aussi, si vous aimez le Népal ou si vous voulez en savoir plus, je vous conseille vivement un tour sur le site tout neuf, encore en rodage, de son association, dont vous découvrirez l'histoire, l'action ... et évidemment les besoins urgents ! Et pour une fois, je vous promets que des dons éventuels seront utilisés au mieux...

Adresse mail :lumbini.asso@orange.fr

Blog : http://associationlumbini.blogspot.com/

 

In Le Courrier du 12-10-2011

 

 

 

 

 

12:54 Publié dans Actualités permanentes | Tags : humanitaire, népal, médecine, éducation, bouddhisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |