L'anarchronique - Page 8

  • VIVE SINE, A BAS LA LICRA - France !

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    sine-mensuel-08-home.gifEntre une idée lumineuse de notre Mix et Remix et le talent d'affichiste du patron, Siné Mensuel nous livre une couverture lumineuse, du moins quand l'imprimeur ne la laisse pas baver comme sur certaines livraisons. Le contenu suit, avec une grande interview de Me Thierry Lévy sur l'absurdité du système pénitentiaire actuel. Le bouclage a eu lieu trop tôt, toutefois, pour inclure la 3ème victoire sur le fond de Me Lévy et de Tricaud l'espiègle dans le 3ème procès abusif et scandaleux que la LICRA France a intenté à Siné.

    Communiqué_Licra: Siné.pdf

    En tant que généticien, anthropologue et attaché aux droits humains, j'avais pour principe de répondre bénévolement, chaque fois que possible, aux demandes de conférences ou de débats des organisations militant contre le racisme, aussi divergentes et divisées qu'elles soient, en particulier du fait de leur récupération par des lobbies économiques ou politiques. J'avais de bonnes relations avec celles du monde francophone, dont la LICRA pour laquelle je suis intervenu souvent, bénévolement, en Suisse et en France.

    Malheureusement, la LICRA - France, devenue avant tout depuis longtemps un lobby pro-israélien, a suivi l'évolution vers l'extrême droite du gouvernement d'occupation en Palestine et de l'état sarkozyste.

    La LICRA - France  ne cesse, en vain, de poursuivre en justice, notre maître et ami Siné, très critique, comme tous ses collaborateurs, dont des israéliens, des crimes de guerre et de paix de l'armée coloniale en Palestine*. En plus, Siné a eu le « tort » de soutenir Denis Robert, journaliste qui, enquêtant sur l'affaire Clearstream, a révélé les méthodes et des relations de cette entreprise financière « luxembourgeoise », entre autres avec des gouvernants français. Cleartream et Charlie Hebdo, où Siné travaillait alors, partageaient un avocat. Ce qui valut à Siné un licenciement abusif de la part de Philippe Val (ex - dictateur à Charlie Hebdo, promu videur de talents satyriques à France Inter par Sarkozy pour ce fait d'armes). L'hebdo, puis le mensuel Siné ont été créés pour lutter contre ces atteintes à la liberté d'expression des créatures sarkozystes.

    Depuis, Denis Robert, malgré des dizaines de procès intentés par Clearstream et d'autres, a été blanchi.

    Un tribunal de Lyon, deux cour d'appel, la deuxième après cassation, ont, de même, blanchi Siné des accusations odieuses d'antisémitisme de la LICRA - France. Accusations absurdes quand on connaît, comme il dit, « sa vie, son œuvre, son cul » et surtout son antiracisme viscéral.

    La LICRA - France n'avait pas hésité à envoyer au feu BHL, philosophe nul mais mondain qui squatte le lobby politico-médiatique parisien (pour un témoignage consternant et sans rapport avec le sujet), ainsi que son nouveau président, le hargneux avocat Jacubowicz. Ce dernier apparait, en perdant pour la troisième fois sur le fond, comme l'un des plus nuls de la profession...

    On peut s'interroger, quand le racisme fait tant de victimes au quotidien, sur ce qui pousse une organisation à vocation antiraciste à investir ses troupes et d'importants moyens financiers dans un combat dépourvu de sens, perdu d'avance s'il y a une justice dans le pays concerné. La réponse est simple : comme Charlie Hebdo sous Val, qui avait pris position contre Siné et comme le lobby politico-médiatique dont elle fait partie, la LICRA - France sert la soupe à Sarkozy et défend la colonisation et l'apartheid instaurés par l'occupant en Palestine. Toutes les méthodes sont bonnes pour essayer de faire taire les opposants et la presse qui dénoncent les forfaitures financières en France ou bien les crimes de guerre et autres malversations occidentales au Proche Orient. En particulier les procès abusifs, gagnés ou perdus, peu importe, intentés pour les faire taire à des journaux, des journalistes ou des particuliers qui n'ont pas les ressources juridiques et financières de la LICRA et de ses puissants amis. Ce détournement de la justice par des riches qui veulent faire taire moins riches qu'eux, en multipliant des procès dépourvus de sens et les frais d'avocats et procédure qui vont avec, est devenu courant de la part des sociétés commerciales et financières pour cacher leurs malversations. De la part d'une organisation qui prétend défendre des droits humains, c'est totalement cynique et honteux.

    Je précise que la LICRA Suisse, pour autant que je le sache, semble loin des méthodes scandaleuses de la section parisienne, tout comme les militants et sections locales françaises avec lesquels j'ai encore travaillé récemment pour de bonnes causes. Beaucoup ne semblent pas très heureux de servir de faire-valoir à des pantins parisiens comme BHL ou Jakubowicz.

    *Voir par exemple http://www.lecourrier.ch/les_pieds_noirs_d_israel

     

  • Dieu est le pire poisson d'avril !

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    Dédé - la - foi, (suite et fin)

    Derrière tout mensonge se cache une part de vérité, même quand il s'agit d'une blague de premier avril ! Un de mes anciens étudiants, devenu bon pasteur - pour moi un échec relatif - organisait une rencontre de jeunes sur le thème « science et foi » hier, premier avril aux Grottes. Je trouvais que c'était une excellente idée : Dieu est le pire poisson d'avril de tous les temps, au vu des malheurs sans fin que cette mauvaise blague a déclenché dans toutes nos sociétés humaines. Aussi, j'ai accepté de bonne grâce de répondre aux questions des jeunes et de leur berger, regrettant juste que les jeunes présents, bien timides, ne se soient exprimés que par les expressions, souvent éloquentes, de leurs doux visages. Le problème des prêtres, comme des profs, c'est de trop parler et d'inhiber leurs disciples !

    Je m'arrête donc pour vous livrer la préparation de l'entretien...

     

    Questions du bon pasteur :

     

    • Pouvez ‐vous nous donner une définition de la science ?

     

    C'est une méthode pour essayer que deux humains faisant la même observation ou la même expérience en tirent les mêmes conclusions.

    Elle consiste à tester des hypothèses en les mettant à l'épreuve et à les conserver provisoirement tant que l'on ne les a pas rejetées et que l'on n'a pas trouvé plus simple.

    Ensuite on regroupe ces hypothèses en théories qui, par définition, sont provisoires et incomplètes.

    Il n'y a donc :

    - aucune « vérité scientifique » permanente

    - aucune théorie complète

    possibles.

    • Et pour vous la foi c'est quoi ?

    Une erreur de jeunesse !

    L'ayant découverte à 10 ans et perdue à 11, je suis mal placé pour répondre !

     

    comment comprenez ‐vous cette histoire de croyance, de foi, de Dieu ?

    Vu de l'extérieur, cela ressemble à un mélange d'émotions semblables entretenues par des mythes, différents d'une culture à l'autre, au profit des prêtres...

     

    • Pouvez ‐vous nous présenter un petit historique de cette éternelle guerre entre la science et la foi ?

     

    Jules César Vanini torturé et brûlé à Toulouse par l'Inquisition catholique

    Galilée, obligé de mentir pour échapper au supplice.

    Giordano Bruno brûlé à Rome.

    Michel Servet brûlé par les Calvinistes à Genève.

    Fontenelle, de Maillet, Buffon, empêchés de s'exprimer sur ce qu'ils pensaient et obligés de se contredire sans cesse.

    Lamarck ridiculisé au retour de l'église après la révolution française.

    Darwin diabolisé par les anglicans pour ce qu'il pensait.

    La Charia qui condamne à mort pour apostasie.

    Ça donne envie de casser du prêtre, non ?

    Encore que ce sont souvent des prêtres chercheurs qui ont été ainsi traités.

    Mais ce n'est pas dans les usages de la science !

     

    • Cette guerre est ‐elle vraiment fondée ?

     

    Oui : une bonne pratique de la science est incompatible avec une foi qui donne la priorité aux révélations sur l'observation et l'expérience.

    • Est ‐ce qu'on pourrait concilier le point de vue de la science et celui de la foi ?

     

    Seule une foi qui considère les textes sacrés comme des mythes dont l'interprétation doit s'accommoder de ce l'on sait de l'état du monde est compatible avec une bonne pratique scientifique.

     

    • Et la Genèse qui dit que la terre a été créée en 6 jours par Dieu, qu'en penser ?

     

    Buffon objectait déjà dans « Les époques de la nature » que le mot araméen traduit en grec, puis en latin, puis en français par « jour » ne pouvait signifier jour de 24h puisque la lumière n'était créée que le 2ème jour ! Lui, comme plus tard Cuvier, pourtant créationniste, considérait qu'il s'agissait de sept fois une très longue durée.

     

    • Que penser de l'évolution ?

     

    C'est la théorie consensuelle actuelle provisoire de la biologie, rassemblant tout ce que l'on sait dans ce domaine et posant plein de questions sans réponses. Il faudrait vraiment des faits très inattendus pour la remettre en cause : une visite convaincante de Jésus  qui nous explique les trucs de Dieu le père ou un débarquement d'extra terrestres plus malins que nous...

     

    peut ‐on vraiment croire que la terre a 6000 ans comme le proposent certains créationnistes ?

     

    On peut le croire, mais c'est évidemment idiot au vu des connaissances actuelles.

     

     

    • Peut ‐on dire avec certitude que l'Homme descend du singe ?

     

    Les humains ne descendent pas des singes, puisque les humains SONT des singes !

    Des singes bizarres, mais des singes quand même ...

     

    • Comment selon vous devrions nous parler de la science dans les églises ?

     

    Comme d'une méthode qui vaut la peine qu'on la connaisse si l'on prétend essayer de comprendre le monde.

    Une méthode qui répond à beaucoup de questions du type « comment ? » et presque jamais aux questions du type « pourquoi ? ».

    Qui s'intéresse plus aux causes proximales qu'aux causes finales.

     

    Quelles sont les fautes à ne pas commettre ?

     

    Je dirais erreurs, pas fautes !

    Croire que la science énonce des vérités définitives.

    Prendre les scientifiques, les chercheurs pour des « savants » devant répondre à tout, en particulier aux questions « simples ».

    Prendre la science pour une théologie dont on attend, dans la plupart des cas, qu'elle réponde effectivement à tout.

     

     

    • Si on parle d'un monde meilleur, quel est votre espoir de voir un jour un monde meilleur et à quoi devons nous nous accrocher ?

     

    Je n'ai aucun espoir de voir un monde meilleur de mon vivant et j'aimerais penser qu'il ne sera pas pire pour mes enfants et petits enfants.

    Mais c'est très mal parti !

    Sinon, d'ici très peu de temps à l'échelle de la vie, je ne serai plus préoccupé par la suite de l'histoire...

    Question des jeunes :

    • Est ‐ce que le big‐bang prouve l'existence de Dieu ?

     

    Non, bien sûr !

    Le big-bang n'est qu'une hypothèse pour expliquer le « rayonnement fossile » observé par les radio - télescopes, qui est la plus ancienne information dont on dispose sur l'univers et pas du tout « l'origine » de l'univers.

     

    (et si oui en quoi est-ce qu'il le prouve ?)

     

    • D'après un célèbre scientifique (Monsieur Lavoisier), il dit que : <<Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme>>.

     

    Une belle formule qui décrit bien notre expérience de tous les jours !

     

    Et alors : nous, d'où venons ‐nous ?

     

    De ce que nous savons de l'histoire de la vie et de l'évolution des espèces.

    Avant et au début, je n'en sais rien !

     

    Et Dieu dans tout cela...?

     

    Le même Lavoisier avait répondu qu'il n'avait pas besoin de cette hypothèse !

    J'ajouterai que Dieu n'est pas une hypothèse scientifique parce que son existence n'est pas « réfutable » (elle ne peut pas être mise à l'épreuve par l'observation ou l'expérience).

    Dieu n'a donc pas de place dans les hypothèses et théories scientifiques et la science n'a pas à se prononcer sur son existence ou son inexistence.

     

    • Est-ce que vous y croyez vraiment quand vous vous levez le matin et que vous vous dites : "Je vais essayer de découvrir/comprendre ce grand mystère qui est l'Univers", je veux dire ça ne vous semble pas absurde d'essayer d'émettre des millions de théories afin de comprendre, pour ne pas se résigner à juste croire en la grandeur de Dieu ?

     

    Ma réponse est dans votre question : pour moi, croire sans preuve, c'est se résigner ! C'est une solution de paresseux ou de trouillards...

     

    • En quoi une théorie scientifique expliquant la création du monde contredirait l'existence de Dieu ?

     

    Mais aucune théorie scientifique ne peut expliquer une éventuelle création du monde à partir des données dont on dispose aujourd'hui !

    Les données manquent...

     

    • Est ‐ ce que, toutes vos recherches dans la science et vos découvertes du fonctionnement merveilleusement bien articulé du monde que nous connaissons ne vous ont pas, à un certain point, amenées à penser que seul un Dieu tout puissant pouvait être à l'origine de tout cela ?

     

    Non, parce que pour moi, affectivement et émotionnellement, la souffrance et les malheurs des humains, et même des autres animaux, sont inacceptables et incohérentes avec les merveilles du monde : beautés, plaisir et humour. Donc, si un Dieu tout puissant a créé cela, pour moi c'est un fou ou un pervers et je préfère l'ignorer. Et s'il n'est pas « assez » tout puissant pour corriger ses propres erreurs, quel intérêt ?

     

    Vous semble ‐ t ‐il rationnel de penser que tout cela n'est que le fruit du hasard ?

     

    C'est une hypothèse rationnelle et c'est la plus simple, même si elle n'est pas très agréable. Je la garde tant que je n'ai pas trouvé mieux, selon la philosophie actuelle des sciences...

    « Si l'Eternel exi i ste,

    En fin de compte il voit

    Qu'j'me conduit guère plus mal

    Que si j'avais ... la foi ! »

    Georges Brassens (Le mécréant)

     

  • Dédé la foi

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    Ils sont venus me poser des questions sur mon incroyance et sur leur foi. Ils étaient jeunes et beaux, séduisants : le bon et jeune pasteur, dressé dans son enthousiasme et ses convictions et ces deux jeunes plus foncés, qui pendaient discrets à ses côtés, attentifs, me regardant avec empathie mais méfiance…

    Ils filmaient tout, enregistraient tout, par tous les bouts de notre entretien, comme si nous étions en train de refaire le monde !

    Nous le refaisions, effectivement, à partir de mes ruines et de leurs espoirs, de ma résignation et de leur détermination.

    Je leur expliquais que la science c’est le doute et la foi la certitude. Que la foi ne laisse pas place au doute, ni le doute à la certitude. C’est aussi paradoxal que la démocratie : peut-on voter pour les ennemis du droit de vote? Oui, bien sûr, l’histoire le répète sans fin ! Comme elle témoigne que l’on ne peut imposer la liberté à ceux qui ne l’imaginent même pas...

    Le temps passait et un désir de partager leur bonheur de croire m’envahissait peu à peu. Leur complicité me faisait envie. L’individu isolé a toujours envie de rejoindre le troupeau de mouton, le ban de poissons, la galerie des rhinogrades*, le club de supporteurs, la manifestation ou la communion.

    Alors je me mis à douter de mon doute, presque prêt à l’échanger contre leurs certitudes : à moi Jésus ! A moi l’agitation des rameaux dégoulinants d’eau bénite, à moi les lapins et les résurrections de Pâques, l’encens et les cantiques, les pénitences masochistes, la pureté des chœurs de vierges et leurs orgasmes mystiques débridés ! C’est là, j’en suis sûr, que Bernadette m’est apparue, poussée du fond de la grotte par la main au cul du Saint Esprit, dans un rayonnement aussi spatial qu’éblouissant et qu’elle m’a fait chanter avec eux :

    Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

     

    *http://vimeo.com/channels/mnhn#39485501

    http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/guidePratique/expositions/expoEnCours/fiche_exposition.xsp?AE_ID=10775&LIEU_ID=164&MAN_ID=17886&SITE_ID=10&idx=2&nav=liste

  • Vu de la "France forte" : nouvel hymne et congés payés !

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    Si vous êtes plus sensible aux paroles, à l'accompagnement et à l'enthousiasme populaire qu'au musicalement correct et si ce qui se passe au-delà d'Hermance ou Bâle campagne vous intéresse encore, je ne saurais trop vous conseiller un clip printannier pour noyer dans le soleil et la bonne humeur l'hiver néo-libéral qui anésthésie l'occident et répand la misère jusque dans les pays les plus riches comme le nôtre :

    http://www.sinemensuel.com/videos/la-france-forte/

    Sur le même site, vous trouverez plein de choses fort instructives en matière de siné, ciné, dessin, photo, prisons et évasions comme les mini-zones de maître Bob dont j'extraie ce cadeau à notre "démocratie" :

    minizone Siné du 14-02-12.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ... enfin, si vous avez encore le moindre intérête pour ce déni de démocratie que sont des élections présidentielles dans l'enfer médiatique qui manipule la majorité de nos sociétés, vous en entendrez et en verrez parler autrement dans la dernière cuvée du Psikopat qui s'apprête à sortir des tonneaux. Ne vous la laissez pas siffler par les distributeurs pourris :

    241.jpg

     

  • La Syrie, la Corée du nord, la Chine, Genève.

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    Les genevois avaient la liberté de penser, le droit de manifester et le droit de voter sur n'importe quoi, à condition d'être assez nombreux pour en décider. Les chinois ont peut-être la liberté de penser, mais pas celle de dire ce qu'ils pensent, encore moins de manifester. Les coréens du nord n'ont sans doute même pas la liberté de penser dans le flot de propagande où leurs dirigeants les font vivre. Les syriens, en forte minorité si ce n'est en majorité, prennent le droit de penser, manifestent et voudraient sans doute voter, mais se font tuer pour cela.

    Et voici que les genevois votent pour qu'on leur retire, de fait, le droit de manifester ! Certes, des militaires fascistes ne veulent pas envoyer des Grippens surarmés sur cinq bobets qui se souviennent, avec drapeaux, du premier mai ou des tueries d'ouvriers du passé. Les policiers citoyens genevois  massacrent et torturent peu ou pas ! Non, la propagande néolibérale choisit les armes qu'elle maîtrise, le fric et les médias, pour cogner sur les organisateurs de manifestations. Ceux-ci devraient endosser par avance la responsabilité d'actes imprévisibles qu'ils n'ont ni désirés, ni commandés et qu'ils désapprouvent presque toujours ! Bref, la justice condamnerait en aveugle n'importe qui pour n'importe quoi fait par des tiers et fusillerait le compte en banque de ses otages organisateurs déclarés. L'état leur demanderait d'assurer un service d'ordre qui est sa responsabilité et les pandores n'auraient qu'à admirer, les bras croisés !

    Syriens et chinois seraient stupéfaits qu'un peuple puisse voter pour se priver du droit de manifester sous l'effet d'une propagande prétendue opposée, mais aussi surréaliste et efficace que celle de Kim Il Sung !

    Les débordements et la casse dans les manifestations sont rarement le fait d'organisateurs qui en sont les premières victimes. Il suffit  de regarder dans les pays voisins où l'on manifeste beaucoup et nombreux pour savoir que les dégâts en queue ou en périphérie de cortège des manifestations sont le fait de commandos d'extrême droite ou de délinquants organisées, quand ce ne sont pas des policiers en civil provoquant pour le pouvoir ! Tous ceux-là ont vite disparu quand les forces de l'ordre officielles arrivent, comme les carabiniers et coffrent brutalement des manifestants innocents ou le passant qui ne sait pas que la voie publique peut être dangereuse...

    Espérons que le Conseil fédéral saura préserver une liberté constitutionnelle essentielle malgré la stupidité du vote des citoyens...

     

    Lien permanent Catégories : Genève 0 commentaire
  • 31 juin : grande fête à poil ?

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    Si vous voulez en savoir plus sur le Mouvement Révolutionnaire du 31 juin qui se propose de remettre en cause le calendrier judéo-chrétien et de passer à une existence plus festive que celle que les vampires néo-libéraux imposent aux masses populaires, il va vous falloir patienter jusqu'au Courrier de ce mercredi bissextile du 29-2-2012. Rendez-vous sur :  http://lecourrier.ch/dede

    01.jpgEn attendant, pour vous aider à gérer rigoureusement et dans la bonne humeur, vos inextricables problèmes de familles recomposées, le Psikopat de ce mois sort un dossier aussi documenté que décapant. Bonnes idées et mauvais goût garantis ! Pour ne pas parler des BD's et dessins...

    Vous y apprendrez aussi comment les Kometes vont relayer Dr Krospell, sans toutefois l'éradiquer...

    Et puis, plein d'autres bonnes nouvelles à venir sous peu...

  • Vive le GG 3 !

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    L'université de Genève s'est dotée d'un institut de génétique et génomique de Genève nommé iGE3 et inauguré en grande pompe la semaine passée. Il regroupe les meilleures compétences locales, depuis la biophysique des interactions cellulaires jusqu'à la clinique des maladies génétiques, la génétique des populations animales et humaines et leur évolution. Voici une entreprise prometteuse dans des domaines où l'uni a accumulé de nombreux succès de recherche depuis des décennies ! Je regrette seulement un sigle qui risque d'entraîner des confusions avec l'entreprise privée iGENEA qui vend à prix d'or sur internet, depuis Zürich, de prétendues expertises raciales relevant de ce que j'ai qualifié avec une indulgence coupable d' « astrologie génétique ». C'est pour éviter toute confusion avec cette officine, un produit Apple ou une réunion de tout-puissants que je propose le diminutif familier GG 3, plus euphonique !

    Le fait que le premier dirigeant de l'entreprise ait un nom irrésistiblement grec doit être mis en rapport avec la sagesse antique et l'esprit d'entreprise des armateurs plutôt qu'avec l'actualité européenne...

    Comme toute technique puissante, la génétique est potentiellement dangereuse si mise en de mauvaises mains et non contrôlée par des autorités indépendantes extérieures informées. Par précaution, le GG 3 a intégré un groupe d'éthique biomédicale expérimenté qui ne manquera pas de rappeler, en cas de besoin, l'histoire sinistre de nos disciplines, que j'ai évoquée le mois dernier sur

    http://lecourrier.ch/dede

    D'ailleurs, l'un des deux prestigieux conférenciers invités pour la séance d'inauguration, généticien clinicien, a fort opportunément rappelé que les traitements efficaces connus actuels des maladies génétiques devaient peu ou rien aux connaissances de pointe et avaient souvent été trouvés empiriquement par des cliniciens d'autres disciplines. Ce n'est pas que ces connaissances ne promettent pas des pistes médicales fructueuses à long terme, mais celles tentées à ce jour ont souvent plus d'inconvénients que de succès, sans même parler de coûts. Ce n'est pas la faute des chercheurs qui donnent tout ce qu'ils peuvent, mais qui se heurtent, sur les meilleurs projets, à des quantités de difficultés techniques imprévisibles. Seuls les technocrates et autres imbéciles croient que la recherche peut trouver à la demande et dans les délais impartis ! Quand un résultat est prévisible, par définition, ce n'est plus de la recherche que d'y arriver. Une petite idée à rappeler aux bureaucrates des organismes de recherche qui, depuis deux décennies, n'hésitent pas à demander les résultats « escomptés » des recherches et les applications à en attendre avant de financer les projets. On devrait systématiquement retoquer les demandes des chercheurs qui remplissent ces paragraphes !

    Mais en fait, c'est souvent le contraire...

    Autre discours, étonnant, celui de notre sympathique recteur qui s'est, à peu près, limité à faire un éloge dithyrambique de la compétition et de l'excellence et de leur promotion actuelle telle qu'on la fait ... en France et ... qu'on devrait la faire chez nous !

    Alors là recteur, vous m'avez coupé le souffle...

    Il serait bon que vous alliez d'un côté au-delà de Ferney-Voltaire pour voir la tiermondisation des universités gauloises et le naufrage d'une recherche française qui connut son heure de gloire du temps... de de Gaule, qui n'était pas spécialement gauchiste. Et puis, de l'autre, un peu au-delà de Morges où certaines stars de l'UNIL et de l'EPFL feraient passer le nabot de l'Elysée et sa pécresse pour de dangereux égalitaristes !

    Au cas où vous auriez des doutes, je vous conseille de lire la pétition que font circuler les fondateurs de deux des plus grands instituts de recherche français en neurobiologie, pourtant un des domaines les plus favorisés de la recherche biomédicale française :

    http://www.petitions24.net/halte_a_la_destruction_de_la_recherche_scientifique

    Le mal ici dénoncé n'est ni français, ni suisse, ni même européen puisque c'est un système anglo-saxon à prétentions universalistes - en fait impérialistes avant tout ! - qui en est responsable à l'échelle mondiale. Le néo-libéralisme veut soumettre toute recherche et toute éducation au pouvoir de l'argent, qui ne tolère rien de se qui s'écarte de son moule idéologique ou qui innove contre les intérêts économiques du moment. Je ne vais pas écrire là dessus ici parce que Annick Stevens, philosophe à l'université de Liège et « chargée de cours » (en belge c'est le premier grade des professeurs plein temps titularisés) l'a remarquablement fait dans un texte accompagnant ... sa lettre de démission qu'elle m'autorise à reproduire ici. Lisez-le attentivement, c'est fort bien pensé et écrit, et cela vous explique pourquoi aucun des philosophes de référence de la pensée européenne ou aucun des grands découvreurs de notre histoire des sciences n'aurait la moindre chance d'être admis dans de telles institutions qui finissent d'étouffer les libertés académiques...

     

    POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L'UNIVERSITÉ

    APRÈS DIX ANS D'ENSEIGNEMENT

    Par Annick Stevens

     

    Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l'urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l'humanité. L'université est, jusqu'à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l'ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d'expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu'elles veulent faire de la vie humaine. Qu'à chaque époque l'université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s'agit pas de s'accrocher par nostalgie à l'une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n'a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n'a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l'ensemble des populations, y compris aux universités elles-mêmes.

    D'abord contraintes par les autorités politiques, comme on l'a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l'économisme et le technologisme.

    Si ce phénomène repose très clairement sur l'adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l'ensemble des acteurs universitaires si l'on n'avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l'université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions - simulacres, puisque tant les budgets que les critères d'attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n'est plus jamais question. La nouvelle notion d'« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l'enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d'évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu'au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l'absurdité de ces critères.

    Il en résulte tout le contraire de ce qu'on prétend promouvoir : en une dizaine d'années d'enseignement, j'ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l'université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu'ils ont pris conscience de l'attitude qu'il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j'ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s'adapter aux domaines et aux manières d'agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j'ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l'habileté productive, qui savent d'emblée où et avec qui il faut se placer, qui n'ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu'ils ne font rien d'exigeant. Hormis quelques exceptions, quelques personnes qui ont eu la chance d'arriver au bon moment avec la bonne qualification, ce sont ceux-là, les habiles médiocres, qui sont en train de s'installer - et la récente réforme du FNRS vient de supprimer les dernières chances des étudiants qui n'ont que leurs qualités intellectuelles à offrir, par la prépondérance que prend l'évaluation du service d'accueil sur celle de l'individu. Ces dérives présentent des variantes et des degrés divers selon les disciplines et les pays, mais partout des collègues confirment les tendances générales : concurrence fondée sur la seule quantité ; choix des thèmes de recherche déterminé par les organismes financeurs, eux-mêmes au service d'un modèle de société selon lequel le progrès humain se trouve exclusivement dans la croissance économique et dans le développement technique ; inflation des tâches administratives et managériales aux dépens du temps consacré à l'enseignement et à l'amélioration des connaissances. Pour l'illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n'auraient aucune chance d'être sélectionnés par l'application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le

    « client » en lui proposant des enseignants d'envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l'excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.

    Certains diront peut-être que j'exagère, qu'il est toujours possible de concilier quantité et qualité, de produire du bon travail tout en se soumettant aux impératifs de la concurrence. L'expérience dément cet optimisme. Je ne dis pas que tout est mauvais dans l'université actuelle, mais que ce qui s'y fait de bon vient plutôt de la résistance aux nouvelles mesures imposées que de leur application, résistance qui ne pourra que s'affaiblir avec le temps. On constate, en effet, que toutes les disciplines sont en train de s'appauvrir parce que les individus les plus « efficaces » qu'elles sélectionnent sont aussi les moins profonds, les plus étroitement spécialisés c'est-à-dire les plus ignorants, les plus incapables de comprendre les enjeux de leurs propres résultats.

    Même les disciplines à fort potentiel critique, comme la philosophie ou les sciences sociales, s'accommodent des exigences médiatiques et conservent toujours suffisamment de conformisme pour ne pas être exclues de la bataille productiviste, - sans compter leur incapacité à affronter l'incohérence entre leurs théories critiques et les pratiques que doivent individuellement adopter leurs représentants pour obtenir le poste d'où ils pourront se faire entendre.

    Je sais que beaucoup de collègues partagent ce jugement global et tentent héroïquement de sauver quelques meubles, sur un fond de résignation et d'impuissance. On pourrait par conséquent me reprocher de quitter l'université au moment où il faudrait lutter de l'intérieur pour inverser la tendance. Pour avoir fait quelques essais dans ce sens, et malgré mon estime pour ceux qui s'efforcent encore de limiter les dégâts, je pense que la lutte est vaine dans l'état actuel des choses, tant est puissante la convergence entre les intérêts individuels de certains et l'idéologie générale à laquelle adhère l'institution universitaire.

    Plutôt que de s'épuiser à nager contre le courant, il est temps d'en sortir pour créer autre chose, pour fonder une tout autre institution capable de reprendre le rôle crucial de transmettre la multiplicité des aspects des civilisations humaines et de stimuler la réflexion indispensable sur les savoirs et les actes qui font grandir l'humanité. Tout est à construire, mais il y a de par le monde de plus en plus de gens qui ont l'intelligence, la culture et la volonté pour le faire. En tous cas, il n'est plus temps de perdre ses forces à lutter contre la décadence annoncée d'une institution qui se saborde en se trompant d'excellence.

    Annick Stevens,

    Docteur en philosophie,

    Chargée de cours à l'Université de Liège depuis 2001.

     

  • Des maths, de la presse, des grossesses et accouchements...

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    Cela fait quelque temps que je vous ai abandonnés, à force d'écrire et travailler ailleurs ! Espérons que le nouveau mois me laissera plus de temps. On peut rêver !

    Je sors d'un colloque où pendant deux jours, à l'UNESCO, les plus grands mathématiciens français et quelques autres se posaient cette question troublante : Mathématiques pour tous ?

    On peut être touché de voir des médailles Fields, super élite parmi seulement 100 000 matheux à travers le monde, vouloir atteindre les sept milliards de non-matheux par la grâce et l'élégance de leur discipline. Alors ils font quoi ? ...

    Ils font une superbe exposition d'Art contemporain pleine de formes et de couleurs sur lesquelles on a peint, dessiné, imprimé les plus jolies formules, incompréhensibles  même au prof de maths qui amène ses potaches ... à la fondation Cartier, emblème du haut luxe parisien ! Car il s'agit de sensibiliser, pas d'apprendre, de donner du plaisir sans effort...

    Je crains que les ados du 9-3 ou du 9-5, comme on dit dans les banlieues abandonnées soient peu sensibles, même s'ils croient venir à la fondation Quartier ! Comme quoi, l'intelligence des formules ne va pas forcément avec le sens du public. Cela dit, je partage tout à fait l'idée qu'en prenant les maths par d'autres bouts que la trique ou l'art pédant, on arriverait à les faire aimer. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous ce mercredi dans Le Courrier ou sur :  http://lecourrier.ch/dede

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    Grossesses et accouchements : c'est le dossier du mois du Psikopat tout juste sorti des rotatives. Vous vous doutez que ce n'est que poésie, romantisme et délicatesse, tant dans l'image que dans les textes. Je m'y suis personnellement posé une question inhabituelle qui semble faire réagir les mamans :

    Et si l'accouchement n'était qu'une illusion ?

    Bon, vous n'êtes pas d'accord ?

    Figurez-vous que je m'y attendais un peu !

    Mais lisez donc d'abord et on en reparlera quand vous connaîtrez mes arguments...

     

     

    Pour tout vous avouer, j'ai été un peu énervé de lire en compte rendu général des blogs que plusieurs blogueurs s'émerveillaient du festival de mensonges surréalistes du sinistre guignol de l'Elysée. Que ce laquais d'une poignée de grands patrons cupides qu'il subventionne pour délocaliser les entreprises, monopoliser les médias, liquider tous les services publics dont l'éducation, spéculer sur tout et détourner les bénéfices émerveille la place des Vosges en faisant payer la casse aux travailleurs et aux chômeurs ne m'étonne guère. Mais, à l'heure où les hauts fonctionnaires les plus serviles retournent de plus en plus leur veste, il convient de rappeler que le chômage en France, qu'il prétendait ramener à 5% pendant son mandat est officiellement à plus de 10, sans compter les magouillages de décompte selon de "nouvelles méthodes" qui en dissimulent une grande partie, que la précarité et la misère ne cessent de croître dans l'hexagone, comme dans toute l'Europe néo-libérale, où le nombre de morts dûes à la première vague de froid se sompte déjà en centaines. Il faudrait faire un charter pour envoyer les Sarko et les Wade qui saignent les pauvres au profit des super riches rejoindre leurs compères Ben Ali et Moubarak. Pour le reste on se passera des Islamistes ! Si vous voulez d'autres opinions et par la même occasion en apprendre de belles sur l'histoire de la colonisation et du racisme organisés par le sabre, la science et le goupillon, rendez-vous dans le Siné mensuel tout frais qui, dès la couverture, a l'avantage de la clarté en détournant la plus célèbre citation du distingué petit président des français. Nos politiques ne sont pas tous meilleurs, mais leurs niaiseries et leurs cynismes se diluent heureusement dans un système sans monarchie...

     

    SM06_01_COUV-bassedef.pdf

  • La France... de AAA à Ha Ha Ha !

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    Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

    Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

    Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

    Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

    Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

    ______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

     

  • En 2012, libérez vos corps !

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    Libérez-les surtout des modes et des modèles imbéciles qui les font opprimer, maltraiter, mutiler, dissimuler, oppresser, maquiller, épiler, raser, bronzer, teinturer, exciser, circoncire, percer, tatouer, serrer, cacher, burkacher, tasser, enfermer, plier, gymnastiquer, taïchier, surmuscler, bodybuilder, chirurgier esthétiquer,...

    A propos, si vous voulez voir les risques de la chirurgie purement esthétique - j'ai pas dit réparatrice ! - sous un angle plus divertissant que les prothèses mammaires PIPées qui pètent pour la Saint Sylvestre, je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur le dernier Psikopat et son dossier Chirurgie esthétique : mauvais goût hilarant garanti !

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    Et puis, si vous libérez vos corps des contraintes sociales invasives, vous verrez comme vos têtes se porteront mieux ...

     

  • Top news : la Suisse reste la Suisse !

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    Puisque notre webmaster voulait notre classement des principales nouvelles 2011, voici mon top 3 :


    1) La Suisse est toujours la Suisse !

    En témoigne ce No1 des « Top.news » du site tdg.ch il y a peu :

    ATS | 27.12.2011 | 09:43

    Le canton du Jura secoué par un tremblement de terre

    http://www.tdg.ch/print/node/397878

    Un tremblement de terre a été enregistré ce matin dans le village de Bellelay (BE), à 11 kilomètres au sud-ouest de Delémont. Le séisme de magnitude 3 sur lʼéchelle de Richter est cependant passé inaperçu dans la région. A la clinique de Bellelay, aucun employé ne lʼa ressenti. Aucun dégât nʼa été constaté par les polices cantonales jurassienne et bernoise. ...

    En Suisse, les séismes résultent de la collision entre les plaques tectoniques européenne et africaine. Ces chocs sont notamment à lʼorigine des Alpes. Lʼactivité sismique peut être qualifiée de moyenne en Suisse.

    Ouf ! Heureusement qu'on avait les polices cantonales jurassienne et bernoise. Et puis qu'on n'a pas rendu les plaques !

     


    2) Les indignés mettent la chienlit du monde sur la place publique :

    Financiers et spéculateurs sans scrupules, multinationales maffieuses, politiques et banquiers pourris, gouvernements racistes et cyniques, armées, justices et polices corrompues, médias muselés et/ou serviles, abrutissement programmé des citoyens et en particulier des jeunes, travail, économies, solidarités et protections sociales sabordées par le néolibéralisme sauvage, ...

    Ce n'est pas pour cela que grand chose va se résoudre bientôt, mais, au moins, on sait de plus en plus à quoi et à qui on doit faire face.


    3) Pour positiver un peu : on va peut-être avoir un peu moins froid l'hiver...

     

  • Vive Noël, neutre et païen !

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    Noël est une grande fête païenne. Dans son jeune temps, Claude Lévi-Strauss, dont je n'aimais pas beaucoup les écrits ni la mondanité parisienne, avait écrit un remarquable article sur le mythe païen du père Noël, lié au solstice d'hiver, que les églises chrétiennes ont, en vain, cherché à éradiquer. Puis, ont récupéré de mille manières, du Saint Nicolas belge au Jésus palestinien, en bricolant les calendriers, maquillant l'histoire et les faits et en inventant n'importe quoi, comme tous les prêtres de toutes les religions savent si bien faire.

    Ils sont tout juste débordés par la propagande marketting de Sainte consommation, Sainte Pub et Saint Marketting, qui abrutissent les gamins par des jeux électroniques de guerre et de poupées immondes, et les parents par la propagande pour les drogues légales, les sports cons et les partis racistes.

    L'année prochaine, je vous propose un réveillon harengs-patates-gros rouge qui tache, avec fumette sur le balcon de mes futurs quatre pieds de chanvre carougeois légaux pour ceux qui aiment - en ce qui me concerne, je déteste !

    Mais cette année, désolé, je n'ai pas le temps : j'ai encore des courses à faire pour ne pas passer pour un père indigne !

    On détaillera tout ça une autre fois...

    PS : il semble que tout le monde n'ait pas tout compris de mon trop court billet concernant l'évolution, le neutralisme, la sélection et les idéologies. Faute de temps, je vous renvoie à :

    http://www.lecourrier.ch/dur_d_etre_neutre_en_evolution_meme_en_suisse

     

  • Attaque neutraliste sur Genève !

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    C'est ce jeudi après midi que ça se passe au grand auditoire A 300 de la Faculté des sciences 30 quai Ansermet, de 13h30 à 18h !

    Quatre des meilleurs spécialistes helvètes et internationaux vont expliquer et discuter le meilleur et l'actualité d'une des avancées qui ont révolutionné les théories de l'évolution des espèces au cours du siècle passé. Ce sous les impulsions successives en simplifiant, coté théorie, de Gustave Malécot généticien, mathématicien, théologien protestant, français, puis, vingt ans plus tard, côté théorie et pratique, de Motoo Kimura, mathématicien, généticien, amateurs d'orchidées, japonais.

    Bien sûr, la théorie neutraliste de l'évolution moléculaire, c'est plus compliqué que le foot, parce que c'est beaucoup de mathématiques difficiles, de génétique pas simple et de biochimie passablement gratinée !

    Mais on essaiera quand même de vous expliquer en quoi elle a donné lieu à des affrontements idéologiques et à des retombées philosophiques importantes et a changé, pour ceux qui l'acceptent, nos représentations du monde vivant et de l'histoire de la vie.

    Alors, pour les biologistes et les courageux anglophones - tout en anglais, hélas ! -, à demain !

    Détails sur l'affiche

    Symposium_Neutral_Theory_2011.pdf

  • Défi science : le Conseil d'Etat irresponsable !

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    Psiko 237 Impérialisme US 01.jpgD'abord, une info qui n'a rien à voir : la parution d'un délicat dossier sur l'impérialisme américain, plus d'actualité que jamais, dans le Psikopat du mois à venir. Et j'anticipe vos protestations : ce n'est pas à moi mais aux kiosquiers et à leurs chefs qu'il faut vous plaindre si vous ne trouvez pas le Psiko en Suisse romande. Et comme râler est souvent peu efficace, vous feriez mieux de vous abonner : c'est comme cela que l'on fait vivre les journaux qui ne servent pas la soupe aux commerciaux et aux impérialistes !!

    Bon, on en revient à notre sujet local du jour : l'idée débile de restreindre encore l'enseignement des sciences au Cycle d'orientation genevois dans une société où l'absence de formation scientifique de base devient un handicap grave dans la vie quotidienne...

    Nous sommes cernés par des réalités relevant de la science et de la technique. Pas un pas sans traverser des ondes d'antennes radio ou téléphoniques, des nuages de pollen avec traces d'OGM, des gaz d'échappement, sinon des retombées d'isotopes venant de Fukushima ou Tchernobyl.

    Certes, ce n'est plus la vie du paléolithique, où il fallait déjà connaître les racines comestibles ou toxiques et les mœurs des lapins, des mammouths et des merles quand on avait faim.

    Mais l'accumulation des connaissances et des techniques rend chaque jour ce monde plus compliqué et exige des décisions politiques éclairées.

    En démocratie bourgeoise, le peuple souverain est censé décider, surtout chez nous où il a droit de référendum, au moins en dernier recours.

    Mais comment décider si l'on n'y comprend que couic ?

    Comment voter sur le nucléaire si l'on ne sait pas ce que sont un atome ou une radiation ? Si l'on ne sait pas que nous sommes constitués de particules et provoquons des rayonnements à chaque geste ? Comment voter sur les OGM, si l'on ne sait pas ce qu'est un gène ou une mutation ? Si l'on ignore qu'un humain, un animal ou une plante sont faits de molécules fabriquées par des gènes qui mutent au fil de radiations... même à trou-du-cul la campagne !

    Faut-il se fier à l'avis des autres, comme aux confesseurs de jadis ? Faire confiance, à la tête du client, au politique ou au journaliste. A Charles Beer et son air triste de communiant innocent ? A Decaillet, bon élève énergique et sans nuances, ou à Leutard, qui semble propre et en ordre ? Est-ce que ça garantit de bonnes décisions sur l'énergie, la liberté d'expression ou l'éducation ? Bien sûr que non !

    La seule solution démocratique, c'est donc d'apprendre avant de voter, en particulier à l'école, pendant le tronc commun, primaire et secondaire, au cycle d'orientation, en particulier.

    Or justement, en matière d'enseignement au cycle, le Conseil d'Etat vient de renier les engagements du susdit Charles Beer pour 8% d'horaires scientifiques, en petits groupes pour mieux comprendre. Il a opté pour 6%, soit deux fois moins que les autres pays de l'OCDE où 12% ne sont déjà pas trop ! Vous me direz que la tendance est la même dans presque tout l'Occident. Ce n'est pas une raison pour être résigné et faire des économies sordides dans notre pays plein de pognon.

    Car il n'est pas besoin de chercher loin pour trouver l'origine d'une décision aussi aberrante : supprimer des heures, et des heures qui coûtent plus cher que d'autres en salaires et en matériel, c'est faire de petites économies au profit du budget du grand argentier Vert. C'est casser l'investissement à long terme - pas rentable en politique ! - pour faire des « économies » qui pourraient peut-être satisfaire les exigences des financiers néolibéraux qui contrôlent tout. Tandis qu'ailleurs on se craint pas de se livrer à d'énormes investissements grotesques dans de grands travaux inutiles, des cadeaux de fait au patronat ou de soutenir les errements de l'art contemporain. Du point de vue des Verts, pas de problème : leur propagande grossière centrée sur les grands problèmes à dimensions scientifiques passe mieux si le public n'y comprend rien et vote à l'émotion plutôt qu'en connaissance de cause. Et les socialistes, qui devraient être de gauche et intransigeants sur l'éducation et la préparation de l'avenir ? Il en reste peut-être un ou deux, mais sûrement pas au Conseil d'Etat...

    Si vous ne voulez pas que Beer et Hiler continuent à renvoyer nos enfants au paléolithique, je vous conseille la pétition ci -dessous contre cette forfaiture.

     

    http://www.petitionenligne.ch/petition/donnons-les-moyens-a-la-biologie-et-la-physique-d-appliquer-le-plan-d-etudes-romand-au-co-perpetuons-la-tradition-scientifique-a-geneve-demandons-au-conseil-d-etat-et-au-dip-de-tenir-leurs-engagements/63

    In Le Courrier du 23-11-2011

     

     

  • Harcelons, entartons les rapaces !

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    Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

    Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

    « Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

    Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

    Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

    Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

    Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

    Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

    Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

    L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

    Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

    Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

    A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

    ____________________________________________

    *persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

    http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&var_recherche=naouri


    In Le Courrier du 9-11-2011