03/01/2017

Le petit homard qui bou-hout dans la marmite !

Ce refrain très daté des Frères Jacques me revient à la lecture de cette annonce selon laquelle notre parlement fédéral envisage, sérieusement, d’interdire de cuire par ébullition des homards vivants sur le territoire national ! D’autant plus qu’une de mes cultures ancestrales me prescrit de le faire, dans le respect du talent de cuisinière de ma grand’mère restauratrice cauchoise… Alors, j’avoue avoir ébouillanté un homard, pas plus tard qu’hier soir, et l’avoir consommé, tiède, avec délice, pain frais et beurre salé, dans l’heure qui suivait.

Certes, mon empathie pour les animaux m’avait mis mal à l’aise, comme toujours, au moment de l’introduire dans la marmite. J’avais même utilisé le truc empirique qui consiste à lui passer la tête sous l’eau chaude avant le plongeon dans l’eau bouillante. Il s’était recroquevillé, comme anesthésié et n’avait pas donné, dans l’eau de cuisson, les grands coups de queue qu’ils donnent autrement en projetant le bouillon.

Mais, pour en revenir à nos législateurs et aux « anti-spécistes » qui les harcèlent, je pense qu’il est temps de remettre à l’heure leurs pendules scientifiques et rationnelles, car leur projet de loi risque d’être absurde et inappliqué, sinon inapplicable !

D’abord une telle condescendance pour des animaux jusqu’à nouvel ordre importés fait preuve d’un respect bien inhabituel de l’immigration. Ira-t-on jusqu’à interdire l’importation de tout homard ou langouste qui n’aurait pas été achevé selon un complexe rituel helvétique empathique, à côté duquel casher et halal ne sont que pets de sansonnets intégristes ? Va-t-on vers le développement de fermes à crustacés marins en Valais, avec abattoirs Swiss-Concept ?

Et puis je n’ai pas entendu dire que le projet législatif concerne NOS écrevisses, que la loi nous autorise, à nouveau, à pêcher. Favoriser ainsi des crustacés étrangers par rapport à ceux de nos lacs et rivières me semble intolérable : mon sang à croix blanche ne fait qu’un tour ! Et puis encore, pourquoi ne parler que des gros homards alors que les petites crevettes subissent le même zoocide au quotidien, dans de bien plus fortes proportions : des millions, ou bien plus, contre quelques milliers. C’est un inadmissible racisme en faveur des gros, contre les petits !

Pour en venir au fondamental, il convient de rappeler des banalités sur la douleur, sa fonction, sa perception chez soi et chez les autres animaux, humains ou pas. La douleur est un signal vital des perturbations de notre organisme, et l’on ne peut pas vivre sans. Les très rares enfants qui naissent incapables d’en éprouver ne cessent de se blesser et mutiler gravement jusqu’à ce que mort s’ensuive. Cela dit, c’est pour les autres une expérience assez négative pour que l’on apprenne vite à l’éviter, ou à l’interrompre une fois qu’elle a joué son rôle d’avertisseur. Les circuits nerveux de la douleur remontent de la périphérie du corps vers le cerveau, à travers la moelle épinière. Ils sont communs à tous les vertébrés et ont des équivalents chez les crustacés ou insectes. Mais une différence fondamentale vient de leur interconnexion, chez les grands mammifères avec les centres nerveux qui gèrent notre pensée consciente. Des centres qui sont bien plus réduits chez les autres vertébrés, et ce d’autant plus qu’ils sont zoologiquement plus éloignés de nous. On n’en connaît pas d’équivalents chez les invertébrés. Il ne nous est donc pas possible d’imaginer la douleur subjective du homard qui bout, ni la conscience ou la représentation qu’il en a. Est-ce à dire qu’il faut y être insensible ? Sûrement pas ! Est-ce à dire qu’il faut légiférer ? Si oui, comment et jusqu’où ?

Presque tout le monde sera d’accord pour interdire l’exécution des humains par le bouillon ou les barbecues religieux, style Michel Servet, Giordano Bruno ou Jeanne d’Arc. Nos lois qui interdisent de donner la mort sous des formes non suicidaires consentantes y suffisent. Nous nous identifions à la victime et refusons sa torture que nos neurones miroirs nous font appréhender, comme si elle nous était destinée. Nous éprouvons des empathies de même type pour des mammifères supérieurs, singes et animaux familiers en particulier, dotés de centres nerveux comparables aux nôtres et auxquels nous nous identifions facilement. Mais les rats qui, cognitivement, sont souvent bien plus performants et plus proches de nous que, par exemple les chevaux, ne bénéficient en général pas de la même empathie. A cause de leur petite taille ? De leur mauvaise réputation ? Parce que ce sont des concurrents pour les ressources ?? Pourtant, il n'y a aucun doute : leur sensibilité et leur intelligence sont bien plus proches des nôtres que de celles, éventuelles, du homard. On ne peut donc pas envisager une loi rationnelle de protection du homard de la souffrance sans envisager, AVANT, une loi de protection comparable des rats et autres mammifères de tortures équivalentes. Certains veulent, depuis longtemps, faire une loi générale contre la souffrance de tous les animaux, sans considérations zoologiques, sans se rendre compte de l’absurdité de la proposition. Pour les remettre à leur place, j’avais écrit autrefois une chronique dans Charlie Hebdo, où je dénonçais « l’inadmissible génocide des charmants collemboles ». Une étude très scientifique du piétinement des tapis de feuilles dans les forêts tempérées froides humides avait en effet montré que chaque pas humain y tuait, en moyenne, huit cent de ces minuscules et mignons insectes, et en blessait sans doute encore bien plus. Pour les collemboles, chaque pas humain, c’est Alep ou Raqqa, sinon Hiroshima ! Et interdire de marcher en forêt n’est pas vraiment à notre portée…

Et puis encore, serait-il sain de légiférer contre une souffrance animale que la nature n’est pas près d’éviter ? Quand on voit la façon dont un chimpanzé, un faucon ou un simple chat traite ses proies, beaucoup d’entre nous préféreraient sans doute une courte ébullition ou une brève combustion à une longue consommation chirurgicale tranquille, à vif, sans anesthésie, digne des pires supplices ecclésiastiques moyenâgeux ! Le seul sort comparable est celui que nous infligeons aux huîtres et autres mollusques dévorés crûs, que le projet de loi ne semble pas devoir protéger. Sans doute parce qu’ils n’ont pas, comme le homard et nous, un long corps segmenté, des pattes pour marcher, et surtout deux grands yeux de part et d’autre de la face.

Sur le fond, je suis assez d’accord avec l’éthique qui consiste, dans la mesure du possible, à éviter toutes les souffrances humaines et animales inutiles. Mais autant des lois – aujourd’hui si peu respectées – s’imposent quand il s’agit des humains ou d’espèces menacées par la stupidité humaine, autant une loi générale de prévention de la souffrance animale ne pourrait être cohérente. Il est là question d’éthique individuelle, sûrement aussi d’éducation, mais la loi reviendrait à imposer, à tous, des choix individuels que l’état du monde ne justifie pas. En d’autres termes, il s’agirait de choix religieux et intolérants. En ce qui me concerne, j’ai choisi d’assumer mes choix. Consommant des crustacés, je n’hésite pas à les faire bouillir moi-même. De même qu’il m’est arrivé d’égorger les poulets que je devais manger. Les bœufs, pas encore, puisque la loi l’interdit ! Mais, quelque part, déléguer cette mission de mort me dérange un peu. Pas autant toutefois que laisser des militaires tuer en mon nom, ou bien laisser des financiers et des commerçants sans scrupules ruiner délibérément les pauvres de tous les pays…

09/11/2016

THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

TRUMPETTES DE LA RENOMMEE …

US’KIM JUNG UN !

C’EST EN FAISANT N’IMPORTE QUOI…

L’AMERIQUE RASE POUTINE GRATIS !

THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

 ...

Difficile de choisir un titre parmi l’infini des possibles après le non événement de la nuit dernière. Il se confirme en effet que les Etats-Unis sont un pays sexiste, raciste, violent, manipulé par l’argent et le lobby des armes. Et que leur autoproclamée démocratie électorale, par la prétendue volonté d’un peuple manipulé par les propagandes, n’arrête pas de tirer sur ce peuple au fusil d’assaut… en vente libre bien sûr !

Le premier titre, copié sur le si regretté Brassens et en même temps – paradoxe ! – sur les Claudettes de Claude François, évoque d’éventuelles « Trumpettes » qui, comme dans Brassens, sont sûrement « bien mal embouchées » aujourd’hui. Ce qui est certain, même si je ne connais pas les dernières statistiques sur le sexe des votants là-bas, c’est qu’il a fallu un énorme soutien de femmes, sinon une majorité d’entre les électrices pour parvenir à ce résultat. Les machos y verront l’efficacité de leur soumission et le rejet du modèle féministe ; la presse people l’effet de la jalousie ! Je pense plutôt qu’il s’agit d’un effet pervers de ce type d’élection : les multiples conséquences impliquées par le choix d’une personne ne constituent pas un programme et masquent aux électrices, comme aux électeurs en général, ce qui va contre leurs intérêts. C’est ainsi que l’on fait voter les femmes contre les féministes, les immigrés contre les étrangers, les travailleurs pour les actionnaires ou les pauvres pour les lois en faveur des riches.

Le deuxième titre est un constat d’échec de la « démocratie ». Il ne fait aucun doute qu’il existe, aux Etats-Unis, des milliers de citoyen-ne-s, plus intelligent-e-s, plus compétent-e-s, plus cultivé-e-s, plus empathiques, plus sincères, plus efficaces et en meilleure forme physique que l’énergumène élu et la mère Clinton. Comment a-t-il pu s’établir un système d’élection, dans un des plus grands pays du monde, qui ne retient, comme choix possible, que ces deux zouaves ? Les monarchies Kim, Assad & Cie ne font guère pire…

Le troisième titre, que l’on pourrait compléter en « c’est en faisant n’importe quoi que l’on élit n’importe qui ! » est évidemment une paraphrase de Rémi Gaillard – www.nimportequi.com - « c’est en faisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui ! ». Je vous conseille de le visiter pour vous remonter le moral, si jamais il est atteint. Il vous reste alors un petit espoir : souvenez-vous avec quelle discrétion le très totalitaire Vatican avait rattrapé son erreur électorale, le pape Jean-Paul 1er, paraît-il empathique vis-à-vis de la théologie de la libération, rappelé au ciel après un mois de règne, ou comment Kennedy y a rejoint Marilyn… Trump peut encore démissionner quand il s’apercevra que président étasunien, c’est un boulot de m….! Ou bien être liquidé, plus ou moins proprement, par un drone du lobby militaro- commercial, après ses premières décisions économiques…

Le quatrième titre interroge le fait que Poutine et son « amie » Marine Le Pen ont, de loin, gagné cette élection contre Wall Street, l’Europe et les autres lobbies criminels de la finance et du commerce, mais avec celui de l’armement. Ce serait trop long et pas de ma compétence d’analyser tout ça ici, mais c’est une piste. En fait, ce titre était surtout une magnifique occasion de calembour douteux…

Le dernier titre n’est que la traduction de la première partie de ma devise favorite, qui se termine, en français, par… « ..., MAIS JAMAIS CERTAIN ! ». L’occasion de considérer les quelques avantages improbables de l’élection d’un malade mental archaïque à la présidence d’un des pays voyous surarmés de cette planète. Cette élection ne fait que confirmer la proposition du sinistre mais clairvoyant Goebbels, propagandiste en chef d’Hitler, qui avait à peu près écrit (traduction non garantie), avant la seconde guerre mondiale : « Donnez moi la propagande, et quelque soit le régime <…>, j’emmènerai le peuple où vous voudrez ! ». Le peuple américain a effectivement été mené n’importe où en croyant que choisir entre deux nazes, soutenus par des masses d’argent et des lobbies, lui permettait d’agir sur son sort, alors que, comme l’exprimait si bien un clown politicien disparu (Georges Marchais, longtemps secrétaire général du parti communiste français), les étasuniens n’avaient à choisir qu’entre « blanc bonnet et bonnet blanc ». Peut-être réaliseront-elles et ils que, comme les trumpettes, ils se font emboucher ! Certes, après W Bush, on n’imaginais pas pire, parce qu’on oubliait Amin Dada, Bokassa et Jules César. On avait tort, puisque le pire est toujours possible ! Mais, maintenant que l’on va avoir Trump, on ne peut plus avoir que de bonnes surprises, si l’on pratique le pessimisme heuristique que je recommande : LE PIRE N’EST JAMAIS CERTAIN !

PS qui me vient à la relecture : avez-vous remarqué l'amusante symétrie entre :

"nine/eleven" et "eleven/nine"?

13/12/2015

Amis médecins, tremblez : le Psikopat vous fait la fête !

01 copie.jpgPresque rien ne vous sera épargné : ni l'exercice illégal de votre Art, ni vos escroqueries alternatives et parallèles, ni votre fréquent amour de l'argent, ni vos erreurs dramatiques aux conséquences inhumaines !

Bouclé au lendemain des attentats un numéro au dossier très fort vous concerne, dans lequel on a juste reporté le pire (à de prochaines "tambouilles"), pour épargner les nerfs des urgentistes, déjà bien atteints d'avoir fait au mieux dans l'horreur...

Ne vous réjouissez pas trop, ce n'est que partie remise par la faute de l'actualité...

Mais, comme qui aime bien châtie bien, vous ne vous en sentirez que plus aimés, du moins ceux qui le méritent et qui ont gardé le sens de l'humour !

13/10/2015

POUR OU CONTRE LE CANNIBALISME ?

Contre                                                                                                        J’aurais jamais dû conseiller à ma fille Anouk de lire l’excellent roman « préhistorique » de Roy Lewis "Pourquoi j'ai mangé mon père" ! Surtout connaissant son écriture décalée, son goût des polars, ses scrupules documentaires et sachant qu’elle vit en Corse, dans une culture bizarre. Trop tard ! Sa passion de l’exotisme et de l’écriture, sa gourmandise gastronomique et culturelle, plus un goût de la provoc (venu d’on ne sait où ?), nous valent, chez un éditeur Corse, donc suspect, « Cannibal-Tour ». Des insulaires du monde de l’enseignement (pourquoi ?) s’y font déguster, au sens strict, chez des colonisés aussi branchés qu’imprévisibles. Le tout avec des pratiques Michelin trois étoiles qu’elle a manifestement eu du plaisir à détailler. Tout ça n’était pas grave avant qu’elle ne m’invite pour un réveillon, très loin dans la montagne… D’abord, je me suis réjoui, allant jusqu’à accepter, moi l’intraitable mécréant, la perspective de la messe de minuit, des polyphonies, de la liqueur de myrte et des fromages de destruction massive qui terrorisent continentaux et autres étrangers. Mais l’insistance d’Anouk, le contexte insulaire et exotique me firent vite éprouver un certain malaise, puis un malaise certain ! Je repense à Roy Lewis, à son argumentation imparable et me trouve devant un choix cornélien : est-ce bien raisonnable de rejoindre, loin dans la montagne, dans sa tribu d’adoption, hors réseaux sans fils, l’auteure de cette apologie de l’anthropophagie humaine et cultivée ? Bien sûr, je n’en parle à personne et m’interroge : un incident est vite arrivé là-bas ! Ma curiosité me dit d’y aller, mais le souci de mon intégrité corporelle demande des garanties. J’hésite encore et confie donc ce texte à XXXX, avec mission de le publier, dès que possible et en urgence, s’il n’a pas de mes nouvelles d’ici le Nouvel an 2015.                                                                                                                Ajaccio, 24-12-2014

 

Pour : agrégé cannibale !                                                                     C’était fin juillet 1967, oral de l’agrégation de biologie. Fin de matinée, chaleur torride, jury endormi au trois quarts pour sa quatrième « leçon » du jour. Bref, la pire heure pour parler des protéines dans l’alimentation, niveau bac. Seul le président m’écoutait, les autres ronflaient. Je risquais mon va-tout en concluant, à forte voix, par cette évidence : « d’un point de vue diététique, seules les protéines humaines présentent les structures et proportions idéales pour construire et entretenir un corps humain ; ce qui nous incite au cannibalisme ! ». Rires et coups de coude du président, réveils paniqués : « qu’est-ce qu’il a dit ? ». Eh bien, ils ont ri et m’ont reçu… Merci les cannibales !

 

Abstention : Aime ton prochain comme toi-même : crû ou cuit ?        « Ceci est mon corps, ceci est mon sang… » Plutôt vampires et cannibales leurs évangiles ! Si l’apôtre et le communiant ne se sentent pas draculants, ont-ils le droit de faire du boudin avec le raisiné du p’tit Jésus ? Et s’ils n’aiment pas dieu en tartare, ont-ils le droit de faire cuire la chair ? Je voudrais vous y voir chez les cathos : essayez donc de cuire une hostie ! Chez les luthériens, au moins, la brioche est cuite, on n’attrape pas la maladie de la vache sacrée folle… Par contre, cuire le pinard dans des boyaux, ça ne le fera pas ! Tout ça pour vous dire qu’avant de rigoler du cannibalisme des autres, faudrait être plus clair avec le nôtre… Amen !

                      

 

 

03/08/2015

La gratuité de la vie

Il y a près d'un an, un journal professionnel confidentiel décidait de faire un numéro sur le thème de la gratuité à travers toutes les disciplines et me posait une question bizarre sur "la gratuité dans l'évolution des espèces". Comme ce thème inhabituel est susceptible d'intéresser certain-e-s d'entre vous, je vous livre ici le fruit de mes réflexions... Bonnes fêtes de Genève !

PS : les commentaires sont ouverts

25/06/2015

Image insolite

Dans les rues d'Avignon écrasées, tant par le soleil, que par des commerces répétitifs et très envahissants, une vitrine étonnante : non, ce n'est pas de l'art contemporain (encore que...?), mais un choix d'objets vivement colorés de toutes les formes possibles mais de mêmes spécialités, des balais à chiottes, des poubelles à chiottes et des papiers-culs de modèles variés, le top sortant d'une sorte de tube de dentifrice géant ! Cela dit, ces balais artistiques se vendent de 27 à 50 euros, ce qui est nettement plus que les modèles M - Budget. Se torcher à la mode de la ville des papes a un prix... Je me demande même si, en arrière boutique, on ne négocie pas des modèles plaqués or, voir en or massif, ou mêmes les saintes reliques de poils de balais qui, jadis, évacuèrent les productions des papes français en Avignon...

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Et si, pour vous, le flacon ne fait pas l'ivresse, je vous renvoie au merveilleux chapitre que Salvador Dali écrivit un jour sur ses productions intimes du matin...


21:45 Publié dans France, Général, Histoire, Images, Insolite, religion, Spiritualités | Tags : balais, excrétion, avignon, papes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/06/2015

SOUS LE PONT, D'AVIGNON...

...pas le classique Pont Saint Benezet qui attire les japonais du monde entier. Non, sous le Pont Edouard Daladier, en hommage au complice de Chamberlain et héros français de la capitulation devant Hitler à Münich. Comme le vieux panneau l'honorant avait disparu, j'ai crû un moment que la municipalité nouvellement socialiste (miracle pontifical en terres UMPFN!) avait décidé de cesser de rendre hommage à celui que beaucoup considèrent plutôt comme un très mauvais, sinon un vrai salopard. Mais figurez vous que, quelques mois après arrivait un nouveau panneau, tout neuf ! On ne débaptise pas comme ça chez les papes...

 

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31/05/2015

GLOUP, GLOUP ! Vive le terrorisme pâtissier !

C'est avec la plus grande joie que je vous reproduis ci-dessous le communiqué de presse de l'internationale pâtissière décrivant son action du jour, à laquelle vous pouvez assister en différé grâce aux liens cités ci-dessous. Bravo Noël & Co ! Gloup, Gloup, Gloup !

Ci-joint notre communiqué et les images de l’entartement n°8 de BHL par l’Internationale pâtissière à Namur ce samedi 30 mai, à l’Eglise St-Loup de Namur.
Vidéo1: http://we.tl/oM9nFAPnG1
Vidéo 2: http://we.tl/jMptLGm7hj

Vive la flibuste !

 

 

Namur, samedi 30 mai 2015, 20h45.

 

COMMUNIQUÉ DE NOËL GODIN,

 ALIAS GEORGES LE GLOUPIER,

 

entarteur, notamment, de Patrick Poivre d’Arvor,

Bill Gates, Jean-Pierre Chevènement,

Monseigneur Léonard ou Nicolas Sarkozy

 

Ouragan pâtissier sur Bernard-Henri Lévy dans l’église Saint-Loup de Namur

Bernard-Henri Lévy a eu une mauvaise surprise le samedi 30 mai au tout début du « dialogue croisé » organisé entre l’artiste Jan Fabre et lui dans l’église Saint-Loup de Namur.

Une vingtaine de tueurs à gags des deux sexes armés de tartes à la crème ont soudain surgi devant lui en poussant des « Gloup ! Gloup ! Gloup ! » et l’ont burlesquement inondé de chantilly.

Malgré la présence de ses deux gardes de corps complètement dépassés par l’offensive, au moins quatre tartes onctueuses se sont écrasées pour lors sur le visage du « philosophe des beaux quartiers ».

 En quittant les lieux, les entarteurs ont entonné ensemble leur cris de guerre :

 

« Entartons, entartons les pompeux cornichons ! »

 

C’est la huitième fois que BHL est entarté par l’Internationale pâtissière.

 

Le spectacle était dédié au caricaturiste séditieux Siné.

 

Site des entarteurs :

http://www.gloupgloup.be/gloup.php?page=accueil

 

 

19/05/2015

LOGOS LOCOS 3

MH P1010027.jpgComme deux d'entre vous l'ont deviné, le logo EI provenait d'une rotation de 90° vers la gauche d'un logo MH et non de 180°autour d'un axe horizontal, comme celle qui transforme le CNRS en histoire de culs. Cela dit, ce MH n'est ni un jeu vidéo japonais (Monsutā Hantā), ni l'abbréviation de Maudite Humanité ! De même que l'EI, que j'évoquais, n'était pas le mouvement Espagna Idiota dont j'ignorais tout, merci de me l'avoir signalé !

Non ce logo malencontreux vertical - seule parenté avec le japonais- est celui qui doit marquer au fer rouge de la communication le nouveau Musée de l'Homme de Paris. Lequel doit ouvrir ses portes à l'automne, au terme d'une histoire rocambolesque que je ne manquerai pas de vous rappeler en temps utile. Ce logo a été choisi, ou au moins approuvé, par ses nouvelles autorités, et en particulier le Directeur général du Muséum de Paris (en fin de mandat) qui, s'il ne connaît rien aux sciences naturelles et humaines, voulait, comme tous les directeurs généraux nommés par les socialo-UMP néo-lib, passer pour un grand administrateur financier et un grand communiquant. Pour les finances et la gestion, le résultat était déjà calamiteux.  Pour la communication du futur nouveau musée, ça commence mal...

16:30 Publié dans Culture, Humour, Images, Insolite, jeu | Tags : logos, jeu, communication, musée de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/05/2015

LOGOS LOCOS 2

Je vous avais promis un indice pour trouver d'où vient l'étrange marchandaillezing EI que je vous ai montré hier. Vous le trouverez sur

http://blog.gaborit-d.com/top-10-logos-fails/logo-fail-cnrs/

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               d'où je tire cette image de l'inversion calamiteuse par retournement du logo que le CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - français avait payé une petite fortune... et continue à utiliser !

Maintenant vous pouvez trouver assez facilement les initiales de l'organisme qui s'apprête à faire la propagande de l'EI...

... et qui n'est pas japonais comme me le suggère un lecteur.

Je signale par ailleurs à un autre lecteur que j'ai bien choisi "logos locos" comme titre pour dire "logos fous" parce que ça rimait mieux en espagnol qu'en français. Mais que je ne vois pas en quoi ce serait insultant pour l'Espagne et les espagnols qui me sont très chers...

Bon, l'explication finale demain, si tout va bien...


 

 

 

 

 

00:55 Publié dans Humour, Images, Insolite, jeu, on va se faire des amis ! | Tags : logos, communication, jeu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/05/2015

LOGOS LOCOS 1

L'autre jour, on m'offre en avant première un sac, une clé USB et un stylo portant le logo ci-dessous, le tout anticipant une grande campagne de communication pour l'automne prochain. Par les temps qui courent et avec mes mauvaises fréquentations, j'ai d'abord eu un frisson dans le dos ! Et bien je vous laisse 24h pour deviner de quoi il s'agit...après, je vous donnerai un indice si le FBI ne m'a pas enlevé et DAESH non plus...

Bien entendu, les rares initiés sont priés d'être discrets.

Pour une fois je laisse les commentaires ouverts...

 

 

EI logo P1010026.jpg

13:47 Publié dans Humour, Images, Insolite, jeu | Tags : devinette, logo, communication, erreur, gag | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

24/12/2014

Joyeux Noël ! de Berth...

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31/10/2014

Inauguration du MEG : cherchez "Charlie" Steve Bourget !

Aujourd'hui même, Genève s'apprête à ouvrir en grande pompe son musée d'ethnographie, somptueusement et coûteusement rénové aux frais du contribuable. Il paraît que l'opération architecturale est magnifique, que les espaces d'exposition multipliés sont remarquables et l'on s'apprête à fêter comme il convient ceux qui travaillent depuis quatre ans à ce grand projet : ce n'est pas tous les jours que l'on rénove ou que l'on ouvre un musée ! Parmi les clous d'une ouverture en fanfare, une exposition Mochica de trésors péruviens anciens, en première mondiale. Voici qui nous sort du provincialisme !

On s'attend donc à voir sur le pont Mr Steve Bourget, proche collaborateur du directeur, spécialiste en art précolombien, responsable du département Amériques et enseignant en archéologie à l'Institut Forel de l'Université. Mais ce Monsieur, qui devait organiser un débat ce mardi au Cercle Genevois d'Archéologie semble avoir disparu sans prévenir, sans doute débordé par l'inauguration de ce soir...

Le petit Vigousse, journal satirique illustré souvent bien informé, témoignait vendredi dernier (No208, 24 octobre p 5, article de Jean-Luc Wenger) d'une rumeur selon laquelle un "cadre éminent" du MEG, d'identité non précisée (sans doute, selon la formule, "connue de la rédaction") serait compromis dans une affaire d'objets volés, retrouvés par la police à son domicile ou par d'autres dans son bureau.

Il a été beaucoup reproché à d'actuels responsables du MEG d'être ou d'avoir été très liés au milieu local des collectionneurs et commerçants en antiquités et art exotiques, qui ont parfois des interprétations très personnelles des lois et des conventions internationales sur les acquisitions, exportations et importations de biens culturels. Ceux-là même qui avaient fait échouer, avec des méthodes "musclées", un précédent projet bien plus scientifique. Sans doute pour contrebalancer cette fâcheuse réputation, le directeur actuel se prétend irréprochable sur le sujet, allant jusqu'à co-présider la commission d'éthique des musées genevois. Une belle réaction, mais qui pourrait être mal partie ! On lui souhaite quand même une belle inauguration et, s'il s'avérait que Vigousse n'a pas complètement tort, il sera toujours temps de consacrer les beaux espaces du MEG à un projet culturel et scientifique intéressant pour tous, plutôt qu'aux intérêts esthétisants et intéressés de quelques privilégiés...

PS : je pensais trouver dans notre Julie un démenti scandalisé des insinuations de Vigousse - depuis une semaine, il y avait le temps - ou bien une enquête plus approfondie les confirmant. Mais je n'y trouve que des éloges du projet et de l'exposition péruvienne, sans mention de Steve Bourget qui, conservateur du département Amériques et spécialiste de la culture impliquée, me semble devoir être cité. J'ai peut-être mal cherché... Mais où est donc passé ce Charlie ?

28/08/2014

ATAÏ : victime de la brutalité coloniale et du racisme scientifique

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Au XIXème siècle, en Nouvelle Calédonie occupée, l'armée coloniale française protégeait les colons et anciens détenus européens qui spoliaient les terres des Kanaks et laissaient leur bétail envahir et saccager les cultures vivrières indigènes. Certains chefs coutumiers se sont alors rebellés contre ces spoliations, dont Ataï fût le plus connu. Il fût tué et décapité à la hache par un supplétif kanak d'une autre tribu. Une scène terrible, décrite par Louise Michel, héroïne de la Commune de Paris, déportée là-bas lors de sa répression. Un officier de marine ramena la tête d'Ataï dans du formol à Broca, anatomiste célébré pour la découverte de la zone du langage dans le cerveau. Mais aussi fondateur de la société d'anthropologie de Paris et militant d'un racisme scientifique hiérarchisant les races et les sexes en fonctions de prétendues différences d'intelligence dues, selon lui, à des différences de volume cérébral. Broca, pourtant réputé progressiste, collectionnait des crânes et cerveaux du monde entier, volés par des militaires, médecins, scientifiques et aventuriers sans scrupules.

Ataï était une "pièce" de choix, par son exotisme et ses fonctions de chef. Il eut droit à un moulage facial mortuaire, assez terrible après le voyage, et à ce que son crâne soit dépecé, puis scié pour en extraire le cerveau. A l'époque, par une application aberrante de l'évolutionnisme naissant et jusqu'à l'apogée du nazisme, les océaniens étaient souvent décrits comme "encore plus primitifs" et proches d'un chimpanzé prétendu ancestral que les "nègres" d'Afrique.

Le crâne d'Ataï faisait donc partie de la "collection Broca", qui fût confiée à un laboratoire de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et, après déménagement, déposée "provisoirement" au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme, sans être rattachée pour autant à la collection de ce dernier et sans être inventoriée lorsque je l'ai fait informatiser. Quand le laboratoire Broca a été fermé après la retraite de sa dernière directrice et qu'il est devenu évident que sa collection resterait au Musée de l'Homme, j'ai décidé de l'inventorier. C'est à ce moment que Philippe Mennecier, responsable de nos collections, a eu la surprise d'y trouver le crâne d'Ataï, qui ne figurait pas dans l'inventaire manuel de la collection Broca et dont plusieurs "spécialistes" mal informés avaient prétendu, avec autorité, soit qu'il avait été perdu, soit qu'il n'avait jamais quitté le Musée de l'Homme et que nous le dissimulions dans la collection d'anthropologie ! Nos autorités scientifiques et politiques ont, bien sûr, été aussitôt avisées de cette redécouverte, à un moment où une nouvelle révolte contre l'occupation de la Kanaky faisait encore des victimes de la répression un siècle plus tard.

 ataï,nouvelle calédonie,colonialisme,anthropologie,histoire des sciencesPourquoi je vous raconte tout cela ici et maintenant ? Parce que les autorités françaises ont attendu plus de dix ans et choisi ce 28 Août pour restituer, plus ou moins discrètement, en ce moment à Paris, le crâne d'Ataï à sa famille de "citoyens français". Et parce que la politique qui consiste, en vue d'un référendum promis, à tenter de submerger les Kanaks par l'immigration de français et de polynésiens hostiles à l'indépendance de la Kanaky et à poursuivre l'accaparement de ses terres et richesses aux dépens de ses habitants historiques continue...

 

05/02/2014

On va cramer "feu Cavanna"

Ça va sentir la moustache brûlée, comme quand mon grand père cramait la sienne, pour avoir laissé le fer à friser trop longtemps sur le gaz ! Les vrais amis du rital seront là, les faux aussi, ambiance ! Vu le nombre de gens hyper- drôles dans la foule, on ne devrait quand même pas trop s'ennuyer...

Je déteste les crématoriums et leurs ambiances pseudo-religieuses, leur discours de convenance, les bruits de combustion et les vapeurs chimiques qui interrompent l'harmonieux processus du recyclage biologique des cadavres. Il y a toujours l'espoir que la star posthume ait prévu un événement grandiose et marrant, un dernier cadeau à la famille et aux potes. Par exemple, je suis sûr qu'il y aura de l'excellent jazz, à boire le meilleur et des gags de première bourre quand Siné passera le désarmement à gauche. On serait presque impatient de voir ça si on ne l'aimait pas tant vivant !

Mais Cavanna, un vrai agnostique, laïque et républicain... je suppose, a priori, qu'il s'en foutait de ce que l'on ferait des restes de sa belle anatomie qu'une splendide photo d'Arnaud Baumann nous offre en couverture du Siné Mensuel de ce jour, un numéro sans queue ni tête, ou plutôt plein de queues et à deux têtes puisqu'il a deux couvertures, pleines de délicatesse, que je vous laisse découvrir... L'autre couverture, "Comment Hollande redresse la courbe, par Berth est un top comique, dans le style "mauvais goût" du plus chauve des caricaturistes !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE-SM28.pdf

Pendant qu'on est dans les risques mortels, le dossier du Psikopat nouveau traite de ceux que les journalistes font courir à la liberté de savoir et de penser dans le monde pognon, business, pub, people, politiquement correct et médiatiquement soumis. Avec une sublime couverture de Carali sur le droit des femmes, que je vous offre, à défaut de mon papier, envoyé trop tard et que vous découvrirez dans une prochaine "tambouille"...

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