01/05/2013

Fête du chomage !

A l'heure où le patronat-voyou délocalise, licencie et fait croître la misère pour les odieux profits de ses principaux actionnaires, les travailleurs sont "à la fête", mais pas celles qu'ils méritent, quand le chômage du premier mai dure de plus en plus toute l'année !

En vous souhaitant de bons défilés, je vous suggère quelques lectures, pour les accompagner...

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19/04/2013

L'archange m'a visité et épitaphé !

Recevoir des lettres d'injures et de menaces quand on écrit ce que je pense des religions, de la politique et de la droite plus ou moins extrême est banal. Mais ce que j'ai écrit sur Thatcher - note précédente - m'a valu le plus original et délicat des commentaires du genre. A en juger par le style pas très chébran (il conclut, cf ci-dessous, en me disant "merde" après m'avoir traité de "grand con") et le fait qu'il n'a pas trouvé d'astuce pour passer outre le fait que les commentaires soient fermés, il s'agit apparemment d'un monsieur d'un âge certain, méritant peut-être un certain respect, on sait jamais ! Dans une longue prose que je vous épargne, notre senior en colère insinue qu'être contre Thatcher, c'est être pour les généraux tortionnaires argentins. Genre les ennemis de nos ennemis sont nos amis, ce qui prouve qu'il en est resté aux oppositions selon Lévi-Strauss et n'a pas encore réalisé - c'est sans doute trop tard ! - la multi-dimensionnalité du monde, en général, et en politique en particulier. Ce n'est pas parce que Thatcher s'est retrouvée opposée aux tortionnaires de Videla pour une querelle territoriale où d'ailleurs l'Angleterre a tous les torts (les quelques centaines de résidents anglais des Malouines n'ont rien d'une population aborigène ayant des droits sur la terre) que Calamity Margaret n'est pas, comme eux, une hypernationaliste d'extrême droite et sans scrupules pour avoir envoyé de jeunes anglais à la boucherie, sans parler des jeunes argentins, sans doute inexistants à ses yeux !

Je traite le papy d'archange parce qu'il signe anonymement et courageusement "Gabriel C." (non, je ne ferai l'hypothèse grossière qu'il aurait sans doute faite sur la suite du C.. s'il avait été mien !), mais parce que c'est aussi un poète, ce que je respecte encore plus, même si ses vers ne me sont pas particulièrement favorables...

Papy Gabriel, je vais te décevoir : ton mail m'a fait plaisir et le temps passé à versifier me touche plus que le sens des mots. Les hommages des amis sont difficiles à distinguer des flatteries. Mais ceux des ennemis sont une véritable reconnaissance, bien plus objective !

 

 

 Fin de la prose et vers de l'archange :

"...j'irai déposer l'épitaphe qui suit sur votre tombe:

Le professeur André Langaney, toute sa vie,
Sans rémission, fut un grand con.
Et si volaient tous ceux affligés par ce don,
Il aurait assurément été chef d’escadrille.

Dédé se prenait pour un puits de science
Sans jamais réaliser un seul instant
Contre toutes les marées et tous les vents,
Qu’il n’était que vanité, mépris et suffisance.

Car enfin, à prendre les autres pour des imbéciles,
Il n’a mis finalement en évidence,
Que sa propre vacuité et son intellectuelle indigence,
Des qualités aussi stériles que débiles.

La moralité de sa triste vie,
Toute professorale fut-elle
Est que sa pensée ne fut empreinte que de bagatelles,
De triste vanité, niaiserie et forfanterie.

Et dans l'au-delà, on ne peut que lui souhaiter
De rencontrer des esprits plus élevés
Que le sien, qui, mazette,
Se traînait au niveau des pâquerettes.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Professeur, mes salutations affligées et méprisantes. Et puis, pour en ajouter une couche, je vous dis merde.

Gabriel."

13/04/2013

Trash Thatcher !

Margaret Thatcher est certainement l'une des pires criminelles de guerre et de paix de l'histoire contemporaine. Il est particulièrement odieux que cette va-t-en guerre, semeuse de misère et destructrice du lien social et des solidarités dans son pays comme dans le reste du monde soit honorée à titre posthume comme une gloire nationale et internationale alors qu'elle méritait au mieux le tribunal pénal international et la fosse commune. Je ne peux donc que vous relayer l'appel ci-dessous que je viens de recevoir et dont j'ai résumé, ci-dessus, ce qu'il détaille dans la langue de Shakespear et de cette ignoble pétasse... De Napoléon à Staline ou Kennedy, il est temps d'arrêter de rendre hommage aux pires salauds de l'histoire !


Remember the victims of Thatcherism. Protests on 13 and 17 April.

Giving Thatcher a £10 million ceremonial funeral is an insult to all those who suffered from her policies and actions.

Thatcher was responsible for the destruction of communities and the decimation of industry, sending in troops and police to beat the unions into submission.
She openly played the race card, promoting the view that Britain was ‘swamped’ with immigrants, and sent her police force to harass and attack black communities until the inner-cities burned.
She backed police corruption at Hillsborough, attacking Liverpool fans for the deaths of their children.
She called Nelson Mandela a terrorist, but funded Pol Pot and welcomed Augusto Pinochet to tea, ignoring the untold people tortured and killed in Cambodia and Chile.
To win an election she jumped on the chance to go to war with Argentina, leaving the blood of teenage soldiers on the shores of the Falklands.

The woman who did all this is not worthy of respect, not even in death.
She has no right to be buried with honours, as she had no honour, no decency, no honesty and no compassion.
We will not forget her crimes. We will not allow the glorification of Thatcher to go unchallenged.

And this is about more than one woman. Beyond her individual crimes, Thatcher was part of something much bigger, a tide of rampant free market capitalism that is still tearing our world to pieces. Thatcher, Reagan, Bush, Blair, Cameron, Obama and the rest are the cheerleaders for capitalism, a system of greed and destruction that causes austerity, war, poverty, and crisis.

The establishment and media are trying to cover up Thatcher's crimes, as the state spreads scare stories about police clampdowns and pre-emptive arrests. But we are not scared. For our communities, for our loved ones, for ourselves and for our planet, we need to make our voices heard.

Come to Trafalgar Square on Saturday 13 th, and next Wednesday17 th in London, in Glasgow, in Sheffield, in Liverpool, in all of the towns and cities hit by Thatcherism, let's take to the streets. Talk to your friends and neighbours, organise protests in Central London and wherever you are.

No more Thatchers. No more capitalism.

***

Stop G8 is organising a week of action and events in London from June 10 to 14, including the #J11 Carnival Against Capitalism on June 11.
Our aim is nothing less than the destruction of capitalism, a system that is literally killing us. Capitalism means unemployment, cuts, and the rise of fascism in the “West”; poverty, colonialism, brutal exploitation in the “Third World”.
Capitalism is war and famine for profit, private prisons, police checks, CCTV to keep us scared and controlled.
It is a system that robs our lives of meaning and beauty, puts our dreams and our dignity up for sale, and risks the very future of our planet.

We are ready to fight, Join Us!

https://network23.org/stopg8
@StopG8UK

08/01/2013

La presse et le fric

sine-mensuel-16-home.jpgC’est le dossier fort du Siné mensuel de janvier, qui montre bien comment, du choix des directeurs à l’autocensure et à la distribution, une poignée de super-riches de la finance et de l’industrie tentent de fabriquer dans les grands médias, journaux en tête, le consensus ultralibéral de leurs rêves. Quant à ceux qui, avec de petits moyens, font entendre un son de cloche différent, on essaie de les réduire au silence à coup de procès multipliés et ruineux. Même quand ils les gagnent tous, comme Denis Robert face à Clearstream ou Bob Siné face à la LICRA-France ou Charlie Hebdo, on tente de ruiner les vrais opposants à coup de frais judiciaires et d’avocats. Des frais qui ne représentent rien pour les riches attaquants, mais ruinent facilement un particulier ou un petit journal indépendant que l’on veut réduire au silence en leur détruisant le moral et le porte monnaie. Dans ce type de justice du fric, ce sont souvent les gagnants qui perdent ! Un contre-exemple qui finit bien, magnifiquement relaté par Delfeil de Ton :

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130107...

La presse « libre », c’est zéro pub, comme Siné mensuel, Le Courrier ou le Psikopat ; c’est aussi de petits moyens, une grande fragilité face aux attaques judiciaires, une prudence de sioux dans la critique des puissants du fric et… de bons copains avocats-militants de la liberté de la presse en cas de malheur.

Psiko 249 Fêtes de fam 01.jpgPour parler de choses plus divertissantes, le Psikopat de ce mois vous propose des fêtes de famille hilarantes pour vous consoler, si nécessaire, de celles que vous avez peut-être vécus…

23:03 Publié dans Humour, la politique, autrement, Médias | Tags : presse, argent, justice, procès, politique, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

06/12/2012

Lectures de décembre


palestine,droit international,onu,racisme,sport,compétition,siné mensuel,psikopatSiné Mensuel, bien sûr ! Pour une fois, je ne vous montre pas la jolie couverture de Berth annonçant dans un nuage le dossier cannabis, mais la 4ème de couverture de Carali célébrant la grande victoire symbolique des palestiniens sur les étatsuniens, leur colonie sioniste et leurs derniers alliés de Nauru ou des îles Marshall. Certes, cela ne rend ni les terres, ni les biens de ceux qui ont été chassés d'une manière ignoble par un régime raciste qui est la honte de l’occident, mais cela montre clairement que la quasi totalité des autres pays savent qui bafoue le droit international et les résolutions de l’ONU. Reste à défendre le droit et la justice contre la barbarie, le racisme et la force des armes, ce qui est malheureusement une toute autre histoire…

 

 

 

Couv 248.jpgA propos de force, il en est forcément question dans le Psikopat de décembre et son dossier sobrement intitulé : sports de compétition, grosse arnaque. Un délice pour toutes celles, tous ceux qui ne supportent plus les hurlements des supporteurs débiles, le squat permanent des médias par des non événements à fric, les commentaires analphabètes des « journalistes » sportifs et les crétins qui ont besoin de tenues grotesques pour courir, nager, pédaler, conduire ou jouer au ballon…

Si j’ajoute trois phrases commises dans un magazine télé pour défendre, malgré ma passion de la nature et des animaux, le minimum nécessaire d’expérimentation animale dans la recherche scientifique contre les fêlés les plus graves des amis des bêbêtes, vous ne pourrez pas dire que je cherche à me faire des amis…  

 

14/01/2012

La France... de AAA à Ha Ha Ha !

Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

 

30/12/2011

Top news : la Suisse reste la Suisse !

 

Puisque notre webmaster voulait notre classement des principales nouvelles 2011, voici mon top 3 :


1) La Suisse est toujours la Suisse !

En témoigne ce No1 des « Top.news » du site tdg.ch il y a peu :

ATS | 27.12.2011 | 09:43

Le canton du Jura secoué par un tremblement de terre

http://www.tdg.ch/print/node/397878

Un tremblement de terre a été enregistré ce matin dans le village de Bellelay (BE), à 11 kilomètres au sud-ouest de Delémont. Le séisme de magnitude 3 sur lʼéchelle de Richter est cependant passé inaperçu dans la région. A la clinique de Bellelay, aucun employé ne lʼa ressenti. Aucun dégât nʼa été constaté par les polices cantonales jurassienne et bernoise. ...

En Suisse, les séismes résultent de la collision entre les plaques tectoniques européenne et africaine. Ces chocs sont notamment à lʼorigine des Alpes. Lʼactivité sismique peut être qualifiée de moyenne en Suisse.

Ouf ! Heureusement qu'on avait les polices cantonales jurassienne et bernoise. Et puis qu'on n'a pas rendu les plaques !

 


2) Les indignés mettent la chienlit du monde sur la place publique :

Financiers et spéculateurs sans scrupules, multinationales maffieuses, politiques et banquiers pourris, gouvernements racistes et cyniques, armées, justices et polices corrompues, médias muselés et/ou serviles, abrutissement programmé des citoyens et en particulier des jeunes, travail, économies, solidarités et protections sociales sabordées par le néolibéralisme sauvage, ...

Ce n'est pas pour cela que grand chose va se résoudre bientôt, mais, au moins, on sait de plus en plus à quoi et à qui on doit faire face.


3) Pour positiver un peu : on va peut-être avoir un peu moins froid l'hiver...

 

15/11/2011

Harcelons, entartons les rapaces !

Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

« Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

____________________________________________

*persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&va...


In Le Courrier du 9-11-2011

 

16:30 Publié dans la politique, autrement | Tags : rapaces, patrons, médias, indignation, politique, entartage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

08/11/2011

Organisons l'indignation !

SM03_01_Couv-OK.jpgAu moment où l'indignation commence  à faire boule de neige et à fouiller dans ses causes, il est bon de faire un bout de chemin avec ceux qui dénoncent depuis belle lurette les malversations des grands bénéficiaires de la société et de la "crise" actuelles au mépris de ceux dont le travail et la misére les fait prospérer. Alors, ne ratez pas le dernier Siné Mensuel qui titre sur le sujet et dont une fiche conseil vous aidera à choisir votre orientation sexuelle, si nécessaire. Il faut toujours joindre l'agréable à l'utile...

Dans le même style, Fakir, petit journal édité à Amiens par des bénévoles mérite de prendre son vol pour son courage et sa détermination http://www.fakirpresse.info/

Poursuivi au tribunal avec d'autres par un patron qu'il a sorti d'un anonymat "rapace", il organise à Paris demain mercredi soir avec "Là-bas si j'y suis" et le soutien de beaucoup d'autres "La nuit des rapaces" qui visera à "récompenser" le pire prédateur de la finance, de la politique ou des médias. La concurrence sera rude, chacun pouvant venir avec la photo de son favori et l'élection se fera au "ouhouh-mètre". Si par hasard vous passez par là demain soir, venez, ce ne sera pas triste, l'entrée est gratuite mais la sortie payante, pour défendre la liberté de la presse.

A propos de liberté de la presse, je ne sais plus guère que penser quand mes ex-confrères de Charlie Hebdo se font brûler la paillote et que "Sarko" Guéant est le premier à communiquer - presque avant l'incendie ! - sur l'horrible atteinte aux libertés ! Alors qu'aucune piste ni revendication n'est connue, l'agent de l'Elysée parle de terrorisme - sous entendu forcément islamiste intégriste - qui s'attaque au potache "Charia Hebdo" dans lequel on ne ménageait ni les chrétiens intégristes, ni l'ensemble des musulmans, mais où l'on négligeait plutôt les criminels israéliens qui envisagent froidement d'utiliser leurs armes nucléaires pour "empêcher que l'Iran n'en ait", avec la bénédiction d'Obama et Sarko. La lutte contre les intégrismes religieux et les prosélytismes contraignants n'a de sens que si elle n'épargne aucun culte et ne fait pas l'affaire de nos ennemis politiques. Marine Le Pen peut s'abonner avec ses fidèles, ça caresse son racisme dans le sens du poil et ça mettra le feu aux ventes !

Bien sûr, il ne faut ni tuer les gens, ni brûler les journaux, ni interdire de penser et de publier. Mais le professionnalisme consiste aussi à savoir jusqu'où on peut aller trop loin sans mettre le feu. On espère quand même qu'ils s'en remettront vite : même si l'on n'est plus souvent d'accord, il reste des gens très sympas et drôles et de très grands ancêtres parmi eux.

26/02/2011

Elections consternation et printemps festif

Il y a des fois où je me réjouis autant de ne pas être électeur en ville de Genève, aux municipales, que de ne pas prendre part à la bouffonnerie présidentielle française.

Au Sarkoland, des médias gouvernés par l'argent essaient de nous faire croire que leurs serviteurs Strauss-Kahn et Sarko représentent deux options différentes, alors que, selon une citation célèbre, ce sont "bonnet blanc et blanc bonnet":  tous deux esclaves de leurs financiers, relais fidèles du gouvernement raciste israélien et des lobbies étasuniens, prêts aux pires compromis avec les pires dictateurs, pourvu que cela préserve les "intérêts économiques" nationaux et internationaux qui leurs sont chers ou qui les ont nominés. La démocratie n'est évidemment pas soluble dans un tel cocktail de monopoles médiatiques et de pognon. La démocratie suppose que les citoyens soient informés équitablement et, entre autres en France, ils sont souvent majoritairement désinformés.

En ville de Genève, il y a plus de (mauvais) choix possibles pour la magistrature. Mais si l'on refuse les populistes et la droite néo-libérale soumise à l'internationale financière, la "gauche", jusqu'ici dominante, n'est guère convaincante : côté pseudo gauche d'abord, les socialistes présentent de bons candidats, mais qui sont presque à gauche, à l'opposé d'un parti qui a osé envoyer la rétrograde Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Les verts restent réactionnaires et présenteraient soit une inconnue qui va faire un bide, soit un candidat de cauchemar : vous avez détesté Mugny ? Vous pourriez haïr Drahusak : le chien de son ex-maître moins les dernières ruines de la culture ! Je me souviendrai toujours de son discours d'inauguration de l'exposition sur le mathématicien Euler au Musée d'Histoire des sciences où il remplaçait le magistrat porté pâle en dernière minute : "Je ne sais pas qui était Euler, mais...". En politique, il faudrait instaurer un premis de conduire et des contrôles périodiques... Reste la vraie gauche éclatée entre d'un côté le sexisme et les remonte pente à vélo de Pagani et de l'autre les généreuses propositions d'anonymes improbables et inéligibles. Les socialos en biffant leur parti ? Bref, la révolution n'est pas pour demain et on est content de voter ailleurs, même si ça pourrait être pire : en Lybie ou en Côte d'Ivoire par exemple.

Tout ceci nous promet une fin d'hiver et un printemps fort répétitifs et ennuyeux !

Aussi, je vous conseille vivement l'évasion dans les fêtes et la nature dès le retour des beaux jours.

Avec une occasion extraordinaire de rires, de rock pas prise de tête, de films, de débats, de spectacles, de dessins de presse et de politique différente à Dax début juin : un bon entartage collectif,c'est ce qu'il nous faudrait au bout du lac !

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14/11/2010

A bas les riches !

Il y a les avides, qui ruinent des pays entiers pour accroître des fortunes et des biens qu'ils seraient incapables de compter.

Il y a les cyniques qui s'empiffrent et gaspillent, à chaque repas, de quoi nourrir une famille du sud pendant une semaine.

Il y a les culpabilisés qui donnent pour que  la Croix rouge paye des voyages à des chômeurs potentiels, POUR le cancer - moi je donnerais plutôt contre, pour un art contemporain merdeux ou des églises débiles.

Ou qui créent des Fondations pour les arts, les musées, les sciences avec le pognon spéculé dans la banque, racketté dans l'immobilier, détourné dans le commerce des armes, de la drogue, des objets d'art volés, le foot ou la chanson.

Et puis il y a toi ou moi, qui rame un peu parfois, mais s'en sort pas trop mal pour avoir été aux bons moments des bons côtés des barbelés de l'immigration et de la ségrégation sociale...

A bas nous, finalement ! Gloire à Gandhi...

Pour en savoir beaucoup plus sur ces salauds de riches qu'ils sont ou que nous sommes, ne ratez pour rien au monde le dernier Psikopat !

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13/06/2010

Les blocus sont des crimes contre l’humanité

Les pires guerres sont celles des militaires contre des civils.

Dès l’antiquité, des blocus sèment la mort et la misère, en privant les gens du nécessaire.

Depuis un demi-siècle, les cubains souffrent d’un blocus inhumain.

Un président, élu sur un programme de paix, ne l’a pas arrêté.

On voudrait aussi qu’il retienne ses chiens de garde du pétrole en Orient.

Le blocus de Gaza ne vaut pas mieux que les massacres de civils et les assassinats dits « ciblés ».

Les violations du droit et les exactions d’une armée coloniale qui ne mérite pas son nom d’oiseau n’ont pas d’excuse.

Les crimes de cette armée sont une honte pour le judaïsme, dont les traditions humanistes n’ont rien à voir avec cette violence et ce mépris des autres.

D’ailleurs, de plus en plus de juifs, en Palestine et ailleurs, ne supportent plus les exactions d’un gouvernement qui prétend les représenter tous et dont la violence radicalise l’ennemi et prolonge le conflit pour le compte des pétroliers et des racistes.

On peut détester les staliniens cubains et les islamistes.

Ce sont les gagnants d’une légitime défense radicalisée par l’agression.

Même si ce ne sont pas des inventions de la CIA, comme Al Qaïda.

Musulmans, juifs et chrétiens cohabitaient en Palestine, au Liban, en Iran et au Maghreb, depuis la fin des croisades.

Avant que l’Occident lance les rackets coloniaux, puis le mouvement sioniste, bien avant la 2ème guerre mondiale.

Les massacres de cette dernière ont servi d’alibi à la création d’un état colonial théocratique, là où la liberté de religion survivait.

Les violences racistes de cet état sont une offense à la mémoire des victimes innocentes de la Shoah.

Il n’y aura pas de paix en Orient, tant que les pétroliers et les fanatiques religieux y prendront les civils en otage.

Que ceux-ci soient musulmans, juifs, chrétiens ou laïques…

 

13/06/2009

Le discours de Bardonneix

Il y a quelques années une élue débutante me pourrissait le week-end parce qu'elle n'arrivait pas à écrire un discours qu'elle devait prononcer à Bardonneix. Je lui ai donc bricolé le texte ci-dessous pour essayer de sauver la soirée. En vain ! Comme finalement elle a fait bien plus ennuyeux et moins créatif, je vous livre ce discours, jamais prononcé, retrouvé à l'occasion d'un rangement...

BARDONNAIS, BARDONNAISES !
Vous avez de la chance !
Le monde entier vous envie, bardonnez moi de vous le dire, même quand il vous ignore…
Vous êtes suisses, citoyens d’un pays dont l’armée ignore la guerre au point qu’il est permis de voter pour ou contre cette organisation coûteuse qui ne sert à rien, ce qui n’est pas donné au reste du monde.
Vous êtes genevois, avez vue sur le lac sans subir les effluves méphitiques des crèmes à bronzer. Vous pouvez aussi détruire l’environnement avec vos 4x4, mais en évitant les embouteillages de 17h aux Pâquis.
Genève est un havre de paix et de prospérité dans un monde sordide dont une grande partie ne rêve que de venir s’y installer. Vous bénéficiez d’une qualité de vie unique et somptueuse parce que votre sécurité, la scolarisation de vos enfants, vos transports, vos loisirs, votre culture sont assurés par des fonctionnaires consciencieux et efficaces que seuls des imbéciles peuvent diffamer. Croyez-vous que le reste du monde souhaiterait venir dans un canton mal administré par des paresseux et des fumistes ?
Bardonneix, par sa frontière vous permet de mieux évaluer que quiconque ailleurs, tout l’intérêt qu’il y a à vivre de ce côté-ci, plutôt que de l’autre où commence le tiers monde et ses sociétés informelles. Les cohortes de frontaliers pendulaires sont à sens uniques, alternés le matin et le soir, et les transferts de prospérité, ici aussi, se font du Nord au Sud, mais dans la convivialité, et non dans l’exploitation : c’est au Nord que l’on travaille, c’est au Sud aussi que l’on gagne, contrairement aux exploitations cyniques de la mondialisation.
Bardonnais, Bardonnaises, vous me semblez sportifs et sains. Ici, ce n’est ni le Niger et ses squelettes ambulants, ni l’Amérique et ses obèses ventripotents.
La bardonnaise rit quand on la pèse !
Est-ce à dire qu’il n’y aurait rien à dire, rien à faire, rien à changer dans le plus ennuyeux des paradis, que l’on manquerait d’un peu d’enfer, de quelque chose de plus distrayant ?
Certes non !
Tout reste à faire pour réduire les discriminations et les inégalités de traitement dont sont encore victimes les femmes, les étrangers, les handicapés, les malades, les vieux et autres exclus du système néolibéral que certains voudraient nous imposer pour faire, comme ailleurs, moins de social, moins de règlements, plus de passe-droits et plus de profits. A travail égal, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes et sont beaucoup moins promues. Les étrangers sont encore jugés en fonction de leurs prétendues origines, à l’heure où la biologie a établi une origine commune récente de toutes les populations humaines, faisant de nous six milliards de cousins, pas si éloignés qu’ils en ont parfois l’air. Des cousins égaux en droits et en aptitudes, sous réserve, toutefois, qu’ils aient le même accès à l’éducation, à la culture et à la satisfaction de leurs besoins vitaux. Si le sort des handicapés, des malades et des vieux est ici bien meilleur qu’en beaucoup d’autres lieux, il reste beaucoup à faire pour que ce qu’on leur accorde soit considéré comme un droit et non comme une charité par laquelle on investit pour l’au-delà. Les regards sur les défavorisés doivent changer et réaffirmer la dignité de chacun.
La prospérité du plus grand nombre passe par la conjugaison de la réussite économique et la force de l’état- providence qui assure la répartition d’une part suffisante des profits à l’ensemble de la population. La paix sociale n’est assurée que si les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes rémunérations, si l’ensemble des résidents se sent traité justement et si ceux que le malheur accable sont soutenus par une solidarité sans faille. Ce simple programme de justice sociale et de bon sens exige une approche différente de la pensée unique  que l’école néo-libérale  ou son rejeton bâtard social- traître tentent d’imposer partout à travers le monde.
En ce jour de célébration nationale, Bardonneix en fête doit être perçu comme l’un de ces rares chantiers où l’on veut que liberté rime avec société, égalité des chances avec humanité des cadences et où la gestion rationnelle de notre précieux environnement ne sera abandonnée ni à la droite et à ses pollueurs, ni aux irrationnels New Age, verts et autres pas mûrs ! Bonne fête à tous !
Vive Bardonneix ! Vive le socialisme libertaire !

17/11/2008

Mon geste écolo

Faire souvent l’amour, jamais la guerre. Rechercher les plaisirs, fuir les douleurs. Se déplacer à pied, en vélo, en transports en commun, en train. Avoir deux places de parking vides et pas de voiture. Emprunter celles des autres, en louer ou prendre l’avion, seulement si nécessaire. Ne pas jeter de nourriture, ni commander plus que l’on mange ou manger trop. Débrancher les appareils électriques et les chauffages inutiles. Apprendre aux enfants et aux autres à connaître et aimer la vraie nature : celle des plantes qui piquent, des animaux qui mordent et des paysages de rêves, pas celle des dessins animés ou jeux vidéo. Soutenir l’utilisation de technologies susceptibles, par utilisation judicieuse, de réduire la pollution et l’effet de serre : organismes génétiquement modifiés, nucléaire civil, énergies alternatives si crédibles. Lutter contre le système politique, financier et industriel de la société de consommation et les multinationales qui conduisent au désastre écologique.

TdG 12.11.2008

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29/05/2008

Naturalisations municipales

 Imaginez que, suite à l’initiative Fédérale de l’UDC, un organe – désolé, c’est le texte ! -  un organe, donc, décidé par le corps électoral, accorde, définitivement, le droit de cité communal.
Supposons que cet organe pète les plombs de temps en temps, ici ou là, ça arrivera bien !
A Pluckstadt, on n’aime que le foot, on ne naturalise que des footballeurs!
A Gravos, des hockeyeurs, qui détestent les premiers.
A Roulstadt, il faut posséder un 4x4 pour obtenir la citoyenneté, mais les voisins ne veulent que des cyclistes.
Ne parlons pas des communes qui n’aiment que les rahéliens, les skinheads ou les rockeurs français de caniveau.
Ni de celles où les amis du maire importent des factions palestiniennes ou islamistes !
La démocratie locale, selon l’UDC, pourrait, sur le long terme, modifier curieusement nos campagnes !
Le peuple, si souvent évoqué par ce parti, semble se rendre compte que le folklore des places de village d’antan est dépassé et que la démocratie locale ne saurait résoudre les enjeux généraux.
L’égalité des droits, face aux règlements, n’existe que par une égalité de traitement, au niveau de la confédération, au moins.
Et puis les droits humains s’appliquent aussi aux non - citoyens, même s’ils n’ont pas tous nos droits.
J’aime bien voter dans ce pays où l’on s’exprime sur des enjeux intéressants, parfois comiques, que la plupart des peuples ne voient pas passer.
Mais, pour une fois, cela m’énerve de devoir voter contre un texte aussi débile !

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