09/12/2017

Paris : l’évasion fiscale descend les Champs Elysées !

Honorée par un ancien très haut cadre de la banque Rothschild, accessoirement ancien ministre de l’économie et des finances et actuel président de la république française, adoubée par une foule hystérique de petits contribuables (la plupart honnêtes et rackettés par un fisc rapace), la dépouille d’un usager proclamé de substances illicites (cannabis, cocaïne,…) descend en cortège les Champs Elysées parisiens. Un hommage très rare, auquel n’ont pas droit la plupart des plus méritants de tous les arts et toutes les professions…

Cet optimisé fiscal déclarait, dans un de nos cantons et autres lieux de dumping, ses fabuleux revenus encaissés surtout en France (son business s’exportait mal, sauf au Japon, où il était - paraît-il - associé à un célèbre dessin animé). C’est dire si les plus hautes autorités politiques passées et à venir, qui se bousculent devant les caméras pour adouber l’idole par des louanges creuses et d’une bêtise accablante, font peu de cas des lois dès que l’émotion entraîne les foules dans des délires collectifs, qu’il s’agisse de foot, de pseudo-rock ou de religion !
On aurait pu croire que cette stupidité galopante s’arrêtait aux frontières de l’hexagone concerné. Mais l’autre jour, cherchant de l’info sur le site de la Julie, j’ai dû faire défiler, après les multiples pubs clignotantes, quatre articles sur le Johnny en question avant d’arriver à une nouvelle nationale mineure : l’élection du président de la Confédération, l’humain censé représenter les millions de suisses à l’international pendant un an ! Un Berset national passe après et vaut quatre fois moins qu’un délinquant français…

J’avais déjà été perturbé d’avoir pris en pleine figure, il n’y a pas longtemps, la manchette du Matin : « Pourquoi le bilan de Trump est bon ». Effectivement, appauvrir les pauvres, enrichir les riches et mettre le monde à feu et à sang avec ses copains Kim ou Netanyahu, quoi de meilleur ?

Entre Trump et Johnny, les médias nous fabriquent de drôles de cultes et de drôles d’idoles…

Mais Trump a au moins un avantage : à ma connaissance, il ne chante pas !

 

PS : quelques lectures saines pour vous consoler...

 

 

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13/02/2016

Vernets : trouffions, béton, NON !

     Ainsi, non contente d’avoir pollué et enlaidi un bel espace genevois aux Vernets, l’armée de clowns de la confédération voudrait qu’on lui mette un autre terrain à disposition pour polluer et enlaidir ailleurs, aux frais des contribuables locaux. Lesquels votent de plus en plus pour la suppression de ladite armée et refusent, chaque fois qu’ils peuvent, ses gadgets coûteux. Vengeance tardive des lobbies de marchands de canons alémaniques et de leurs relais populistes ? Des politiciens, dont on attendait mieux, tentent de nous expliquer que c’est une affaire superbe qui va résoudre la crise du logement en bétonnant une des dernières zones encore aérées du secteur Carouge-Acacias-La Praille. On ne sait trop comment les répartir entre ceux qui sont vendus aux lobbies de bétonneurs et au culte de la croissance, au mépris de la qualité de la vie, et quelques naïfs qui espèrent qu’une action locale et limitée résoudra une « crise » dûment organisée par des spéculateurs et des régies qui en tirent un maximum de profits.

      Genève avait le privilège d’être une petite ville entourée de villages. La qualité de vie résistait déjà mal à une automobilisation absurde à son échelle. Mais la volonté de croissance à tout prix – pour quoi faire ? – passe par des cadeaux fiscaux à des entreprises étrangères qui coûtent beaucoup indirectement et rapportent peu, puisqu’elles ne sont là que pour optimiser leur fiscalité. Ce qui revient à faire un médiocre transfert entre les impôts du contribuable local et les budgets cantonaux, tout en aggravant le problème du logement par l’arrivée de demandeurs plus prospères que ce contribuable. En tant que Carougeois, je ne décolère pas de voir qu’un de nos magistrat se réjouit de voir croître d’un tiers la population du « village », qui en est de moins en moins un ! Il n’était déjà plus possible de manger le midi dans les bons bistrots envahis de costumes cravates parlant un anglais médiocre depuis l’installation locale des sièges de très grandes banques ; des bistrots dont les prix ont souvent pris l'ascenseur en conséquence. Si l’on bétonne les Vernets comme le veulent nos élus, la croissance de la population ne manquera pas d’entraîner mécaniquement la décroissance de la qualité de la vie. On finira presque par regretter la caserne, ses rotations de véhicules absurdes et les meutes de trouffions alémaniques titubant la bière à la main… Au moins, il restait quelques arbres et quelques herbes au milieu !