Résistance

  • ELLESTOO !

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    Depuis que le regretté Bob Siné n’est plus là pour gueuler, elles ont pris le pouvoir à Siné Mensuel et nous ont asservis, encadrés, humiliés au moindre prétexte. Nous étions traités d’obsédés du cul ou de ravagés par la testostérone, sans pouvoir protester. Et puis ça ne leur suffisait pas !
    Voilà que les pétroleuses comiques de Par Jupiter rejoignent les amazones vulvocrates de Siné Mensuel dans Siné Madame, un machin hyper branché sexe dont elles excluent les mâles, même domestiqués.
    Tout en prétendant nous intéresser autant qu’elles…
    Décidément, rien ne les arrête !
    Ça ne serait pas elles qui auraient cramé Notre Dame ?
    Reviens Bob, elles vont nous rendre cinglés !

    Dédé-la-science

    PS: leur SM paraît le mercredi à Annemasse, au prix modique de 2,30€, mais il est annoncé chez nous au prix de CHF 4,60...
    Et puis hier matin, il n'était pas arrivé à Cornavin !
    Cherchez les deux erreurs...

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  • QUATRE ANS !

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    Honoré, c’était le plus discret, mais pas le moins talentueux, ni le moins cultivé. Si discret qu’il a souvent été oublié dans la liste des victimes et même dans les dessins évoquant le massacre à Paris, le 7 janvier 2015, d’une douzaine de dessinateurs, journalistes et collaborateurs de Charlie Hebdo par des fanatiques religieux. Honoré était un homme curieux de tout, même des sciences qui n’étaient pas la première priorité du journal. Lorsque j’échappais au débat joyeux ou tumultueux sur je ne sais quel thème politique d’actualité, je le voyais souvent se pencher vers moi, derrière sa moustache et du haut de sa longue silhouette. Il me demandait alors une précision sur ma dernière chronique, ou l’explication d’une actualité scientifique confuse. C’était une personne d’une rare douceur, dépourvue d’agressivité, aussi timide qu’empathique. Quand il illustrait un texte, il en sortait l’essentiel, pour motiver à la lecture, renvoyant le sens, du dessin au texte et réciproquement. Son style noir et blanc, simili gravure, était reconnaissable entre mille. Je ne suis pas près d’oublier la fresque d’objets ethnographiques aux têtes de politiciens français qui avait illustré un de mes articles dénonçant le projet de Chirac et Jospin de fermer le Musée de l’Homme à Paris. Le seul nuage, dans mes relations avec Honoré, ce fut lors de notre dernière rencontre, à un salon du livre parisien où j’avais durement critiqué son patron d’alors, dont les méfaits m’avaient fait quitter le journal. Je n’ai jamais su ce qu’Honoré pensait vraiment du personnage en question, mais il est sûr qu’il ne supportait pas la forme de mon propos. Intelligent, humble et allergique à toute violence, Honoré était un chic bonhomme et un très grand dessinateur, trop souvent oublié.

    Cabu et Wolinski, c’étaient, avec Cavanna et Willem, les monuments historiques du journal, et surtout les modèles de presque tous les dessinateurs. Tout les opposait, sauf le talent et l’aisance dans la médiatisation, quitte à de nombreux compromis, en particulier côté Cabu. Il se rattrapait par la dynamique de son trait fabuleux et sa rage anti-militaires-curés-juges-flics-beaufs. Tout en appréciant son très grand talent, j’avais plus d’affinités pour « Wolin » et son côté jouisseur et romantique, observateur amusé du quotidien et de toutes les faiblesses humaines, maniant l’auto- dérision comme pas un.

    Bernard Maris était, à l’époque, l’autre universitaire en fonction au journal. Nous partagions la redoutable particularité d’exercer critique et satire à l’égard de nos confrères principaux et de dénoncer les offenses faites à la connaissance par les politiques et la société, en particulier par d’autres « chers collègues ». Ça crée des liens, même si nos origines et nos disciplines, entre économie et génétique, ne nous prédisposaient pas à beaucoup nous rencontrer. Oncle Bernard se battait inlassablement, autant sur les ondes qu’à l’écrit et dans ses enseignements, contre la religion du marché tout puissant et le fascisme thatchero- reaganien du « il n’y a pas d’alternative possible ». Moi, j’argumentais, aussi rationnel que possible, contre les tenants, principalement anglo-saxons et colonisés européens, du « tout est génétique, tout est fatalité ». Qui est l’héritage de millénaires de préjugés héréditaristes et tellement contraires à ce que la recherche découvre aujourd’hui. Avec Bernard, nous avons essayé d’introduire dans l’esprit de nos lecteurs le doute, seule attitude possible de la science face aux certitudes des imbéciles politiques et médiatiques. Pas facile !

    Tignous et Charb étaient mes meilleurs complices, mes meilleurs amis dans la place, aussi différents que possible l’un de l’autre, tant par leurs immenses talents que par leurs comportements professionnels et personnels. Tignous était un génie du dessin et de l’humour, fonctionnait à l’intuition, avec une vivacité et un sens de la répartie inouïs. Il était aussi généreux et affectueux qu’extraverti. Souvent, par l’auto- dérision, il provoquait des fous-rires mémorables. Dans n’importe quel sujet, il trouvait le détail critique qui ferait rire et penser, quitte à provoquer une gêne qu’il estimait créative. Au contraire, Charb était un intellectuel et militant réfléchi, qui analysait tout dans le détail et était capable de résumer en un dessin un article difficile, extrayant l’essentiel sans dissuader, pour autant, de le lire. Charb était aussi pessimiste que Tignous était plein de joie de vivre. Les deux m'étaient très proches, même si la gestion du journal m’avait éloigné de Charb, bien malgré nous, les derniers temps.

     C’étaient mes collègues, c’étaient mes amis. Talentueux, drôles, intelligents. Défenseurs inconditionnels de la liberté de penser, dessiner, écrire. Passionnés par les problèmes humains et les politiques qui les conditionnent. Ennemis définitifs de tous les totalitarismes et de toutes les censures. Fondamentalement bienveillants tant qu’ils n’étaient pas révoltés par l’obscurantisme ou l’inacceptable. Hostiles à toute violence physique, jusqu’à celle qui les a réduits en bouillie, au fusil d’assaut, voici déjà quatre ans. Parce que des religieux fanatiques et prosélytes ne toléraient pas leur regard critique des textes prétendument sacrés, par lesquels on manipule les foules et les damnés de la terre pour en faire des intolérants, des lyncheurs et des terroristes manipulés. Parce qu’ils analysaient rationnellement les mythes absurdes et contradictoires qui alimentent les guerres, la misère, la destruction de nos libertés et de notre cadre de vie.

    La facilité de communiquer par internet les a exposé à des dangers venus des pires théocraties du bout du monde, celles qui mutilent les enfants, oppriment les femmes, torturent et assassinent les athées, les blogueurs et les journalistes. Le tout au nom du Coran, de la Bible, de la Torah ou d’autres théologies improbables. Des textes antiques, marqués des préjugés ignobles et des pratiques violentes de leurs temps, où emprisonner arbitrairement, torturer, mutiler, assassiner pour délit d’opinion ou pour une pratique honnête de la science était quotidien.

    Ce n’étaient que quelques journalistes parmi les innombrables victimes des obscurantismes religieux et autres violences politiques humaines. Mais ils symbolisaient notre liberté de penser et notre joie de vivre, dans un espace géographique des droits humains qui ne cesse, depuis, de se réduire sous les assauts des prêtres, des tyrans et des fanatiques.

     

                                                     Dédé-la-science

     

    A lire Charlie Hebdo No spécial « Le retour des anti-lumières » du 5/1/2019, mais aussi l’historique dernier des Psikopat No 314 et Siné Mensuel No 82

  • Reviens, Calvin, ils sont devenus fous !

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    Voilà, Jeannot, que ta bonne ville de Genève s’apprête à accueillir, comme une rock star à Palexpo, l’ensoutané en chef des catholiques, l’héritier des génocidaires de la Saint Barthélémy et des douceurs des siècles de Sainte Inquisition. Que le Canton, qui se veut démocratique, accueille à bras ouverts ce champion de la pensée totalitaire, de l’oppression des femmes et des consciences, cet envoyé spécial en direct du pire du Moyen Age, me déçoit en mal ! Qu’on admette, à la rigueur, que Papa Macho Tango fasse une escale technique à Cointrin, pourquoi pas ? Après tout, on accorde bien la discrétion aux pires dictateurs qui viennent à l’ONU ou pour gérer leurs détournements de fonds, aux criminels de paix du capitalisme financier, aux mafieux russes et aux grands voleurs du patrimoine des pays du sud… Mais que le pantin du Vatican vienne faire son concert et sa pub chez nous, que nos autorités se bousculent pour aller lui serrer la louche, et pourquoi pas baiser ses gris- gris, est insupportable ! On ne peut pas, d’un côté, promouvoir – difficilement ! - les droits des femmes et des LGBT et, de l’autre, recevoir en grande pompe l’un des supers promoteurs de la misogynie et de l’homophobie. On ne peut pas se dire prêt à tout pour protéger les enfants, et dérouler le tapis rouge au chef d’une hiérarchie qui, malgré les scandales, ne vient pas à bout des pédophiles que ses règles et traditions ridicules engendrent. Et puis est-ce bien le rôle de la République de faire la fête au pote de toutes les têtes couronnées les plus archaïques, des extrêmes droites polonaises, serbes ou espagnoles, et des plus friqués de tous les pays enchristés ? Bref, à un ennemi définitif des droits humains et des libertés individuelles…

    Alors, que faire ? Quand on est indigné, minoritaire, non violent et que l’on ne s’exprime que par les fissures du mur de la honte des médias, il ne reste que l’humour pour hurler et tenter de propager un solennel

    « VADE RETRO PAPANAS ! ».

    Puisse la section locale de l’Internationale Pâtissière engager l’action qui s’impose, avec l’adaptation que demande le déguisement blanc crème du guignol ! Je demande une dérogation opportuniste spéciale à notre grand leader Noël Godin :

    « ENCHOCOLATONS CE PAPEUX CORNICHON ! GLOUP, GLOUP, GLOUP ! »

                                                            Dédé-la-science

     

    PS : ne vous trompez quand même pas trop sur mes affinités calvinistes, malgré la tolérance de certains pratiquants à mon égard et ma sympathie pour quelques doux rêveurs dans leurs rangs. Bien sûr, dans Calvin, il y a vin et dans de Bèze, il y a presque baise ! Mais tant qu’ils croiront aux miracles ou aux contes et légendes de la famille Jésus, je ne risque pas de les suivre…

  • Paris : l’évasion fiscale descend les Champs Elysées !

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    Honorée par un ancien très haut cadre de la banque Rothschild, accessoirement ancien ministre de l’économie et des finances et actuel président de la république française, adoubée par une foule hystérique de petits contribuables (la plupart honnêtes et rackettés par un fisc rapace), la dépouille d’un usager proclamé de substances illicites (cannabis, cocaïne,…) descend en cortège les Champs Elysées parisiens. Un hommage très rare, auquel n’ont pas droit la plupart des plus méritants de tous les arts et toutes les professions…

    Cet optimisé fiscal déclarait, dans un de nos cantons et autres lieux de dumping, ses fabuleux revenus encaissés surtout en France (son business s’exportait mal, sauf au Japon, où il était - paraît-il - associé à un célèbre dessin animé). C’est dire si les plus hautes autorités politiques passées et à venir, qui se bousculent devant les caméras pour adouber l’idole par des louanges creuses et d’une bêtise accablante, font peu de cas des lois dès que l’émotion entraîne les foules dans des délires collectifs, qu’il s’agisse de foot, de pseudo-rock ou de religion !
    On aurait pu croire que cette stupidité galopante s’arrêtait aux frontières de l’hexagone concerné. Mais l’autre jour, cherchant de l’info sur le site de la Julie, j’ai dû faire défiler, après les multiples pubs clignotantes, quatre articles sur le Johnny en question avant d’arriver à une nouvelle nationale mineure : l’élection du président de la Confédération, l’humain censé représenter les millions de suisses à l’international pendant un an ! Un Berset national passe après et vaut quatre fois moins qu’un délinquant français…

    J’avais déjà été perturbé d’avoir pris en pleine figure, il n’y a pas longtemps, la manchette du Matin : « Pourquoi le bilan de Trump est bon ». Effectivement, appauvrir les pauvres, enrichir les riches et mettre le monde à feu et à sang avec ses copains Kim ou Netanyahu, quoi de meilleur ?

    Entre Trump et Johnny, les médias nous fabriquent de drôles de cultes et de drôles d’idoles…

    Mais Trump a au moins un avantage : à ma connaissance, il ne chante pas !

     

    PS : quelques lectures saines pour vous consoler...

     

     

    johnny halliday,alain berset,emmanuel macron,optimisation fiscale,drogues,rock,genève,paris

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  • Sciences et lectures d'été

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    Nous vivons dans un monde désorganisé par la médiatisation de n’importe quoi et l’incitation permanente à la paresse intellectuelle. Pourquoi se fatiguer à observer, comprendre, déduire pour aboutir à des incertitudes quand les marchands, les prêtres, les politiques, les charlatans et les astrologues vous proposent des « vérités » toutes faites, que l’on peut répéter avec l’arrogance dont on est capable, sans avoir à se justifier par autre chose qu’un vu à la télé, lu sur internet ou entendu en rumeur prioritaire ? Si le citoyen de base avait une formation critique élémentaire en philosophie, histoire et sciences, aucune publicité commerciale n’aurait le moindre effet, aucune religion « révélée » ne réussirait à conserver ses paroissiens. Les partis politiques contrôlés par l’argent privé perdraient leurs électeurs, les médecines parallèles leurs victimes, tandis que les jeux d’argent disparaîtraient.

    Nous en sommes bien loin quand les dirigeants des plus grands pays du monde, à l’exception d’une partie de l’Europe et, dans une certaine mesure, de la Chine, s’opposent à des conclusions scientifiques consensuelles au nom de dogmes financiers, religieux, pseudo-économiques ou politiques. Au point, dans les cas, extrêmes comme celui de la Turquie ou des USA, de démembrer ou restreindre un enseignement scientifique existant pour laisser libre cours aux intolérances fondamentalistes. Cf. Science en danger dans le Courrier du 4/7 passé.

    La plupart des chercheurs en sciences, la tête dans le guidon, n’ont pas encore réalisé à quel point leur activité indépendante se restreint et est menacée par la conjonction des intérêts privés à court terme, des prescriptions religieuses et politiques, des superstitions et des sarcasmes des pires médias. Laquelle tend à faire passer les connaissances scientifiques au mieux comme incompréhensibles et ennuyeuses, au pire comme inappropriées, relatives ou blasphématoires. L’arrogance positiviste des scientifiques ou pseudo-scientifiques médiatisés n’arrange rien à l’impopularité actuelle de la profession. Paradoxalement, la grande force de la science est la modestie de ses propositions et sa réfutabilité, bref l’aptitude à douter de soi. Mais cela devient une faiblesse dans les médias où le temps est court et où l’invective l’emporte à tous les coups sur la réflexion. Où l’autocritique, au lieu d’être perçue comme signe d’honnêteté est traitée comme preuve d’incompétence ou d’ignorance. Ce qui explique aussi que des scientifiques et pseudo-scientifiques parmi les moins rigoureux et les plus péremptoires squattent les écrans et les ondes.

    Charlie au labo.jpgPour sortir un peu de ce marécage, je vous recommande vivement « Charlie au labo », qui regroupe les meilleures chroniques d’Antonio Fischetti dans le journal du même nom, aux Editions Belin, magnifiquement illustrées par les dessins hilarants de Loïc Faujour. Vous y verrez que les résultats sciences peuvent être parfois simples, compréhensibles pour tous, intéressants ou drôles, et que l’autocritique de la science n’est ni un aveu, ni un suicide, mais sa grande force face à tous les irrationnels qui l'attaquent. Vous vous méfierez seulement de quelques dérives liées à la sensiblerie animalière de l’auteur et à son indulgence coupable pour la psychanalyse…

     

    couv299.jpgParmi les parutions régulières remarquables disponibles en numéros doubles d’été, ne manquez pas le Psikopat « spécial bricolage », qui vous rappelera avec humour moulte drames familiaux, ni un Siné Mensuel plein de jeux intelligents, de dessins et de nouvelles que vous ne lirez pas ailleurs...

     

     

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  • Pas d’immunité religieuse !

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    La magnifique saillie (« pas d’immunité ouvrière ! ») du camarade Philippe Poutou, représentant du Nouveau Parti Anticapitaliste dans la consternante élection présidentielle française, a fait mouche. La preuve, c’est quasiment la seule chose que le site de la Julie – qui, jusqu’à ce jour, ne brillait pas dans la lutte anticapitaliste…- a retenue de plus de trois heures de débats entre une demi douzaine de psychopathes graves de l’ambition politique et quelques personnages de la vie réelle. Parmi ces derniers, deux militants sans illusions ni ambition, poussés par leur base à faire semblant pour diffuser des idées occultées par les médias. Si la formule de Poutou a fait mouche, c’est parce qu’elle dénonce, en trois mots, les privilèges, la corruption et l’impunité, totale ou relative, non seulement des gouvernants et des parlementaires, mais aussi des riches, des puissants et des paranoïaques de l’argent qui s’approprient tout ce qui passe, que ce soit les ressources naturelles ou l’argent des contribuables.

    Mais, pire encore que l’appropriation impunie du bien commun, la confiscation permanente de l’information et de « la vérité » par les médias soumis à l’argent et/ou au politique n’est exposée à aucun contrôle, ni aucune sanction. Qu’il s’agisse du financement des partis libéraux par les complexes industriels ou financiers, du rachat de la presse, de l’audiovisuel et d’internet par des milliardaires fraudeurs fiscaux, ou bien des vérités Trumpeuses sur le climat. Qui paye la pub, la propagande, et leur diffusion, bricole sa vérité qui écrasera les autres au rouleau compresseur !

    Le problème est qu’en journalisme, comme en science, la définition de la vérité ne va pas de soi. En science, le problème théorique est à peu près résolu parce que la partie éclairée des professionnels admet qu’il n’existe de « vérités » et de théories que réfutables et provisoires, destinées à être remplacées un jour par d’autres, plus efficaces pour représenter l’état du monde ou pour agir sur lui. Mais cette philosophie des sciences est inconnue ou incomprise hors des milieux concernés, et même de nombreux scientifiques qui continuent à chercher des vérités définitives et absolues.

    Le phénomène n’est pas nouveau puisque, depuis plus de six millénaires, des prêtres imposent des « vérités alternatives » - contradictoires et incompatibles entre les différents cultes - basées sur des « faits alternatifs » d’origine douteuse, souvent réfutables ou réfutés. Que chacun ait le droit de croire aux miracles des évangiles, du coran ou du talmud est une chose. Que des gens puissent vouloir imposer aux autres, fût-ce leurs enfants, ce genre de « vérités révélées », non réfutables, est un crime contre l’intelligence humaine ! La plupart des prêtres en sont coupables depuis les débuts de leurs cultes et ils bénéficient d’une immunité scandaleuse ! Le problème n’est pas seulement la transformation de l’eau en pinard (à laquelle on aimerait croire !) ou l’ascension balistique du grand Jésus ressuscité. Il survient quand les illuminés qui croient à ces stupidités ou les diffusent veulent faire la loi et imposer leurs lubies aux autres. Quand des islamistes, au nom de ce qui est écrit dans leur coran, tuent les « apostats » ou les « coupables » d’adultère. Quand des barbares sionistes volent les terres et réinventent l’apartheid. Quand des cinglés évangélistes ou « manif pour tous » sont prêts à tuer des personnels de santé et veulent faire changer la loi, pour empêcher des femmes de faire ce qu’elles veulent de leur ventre et son contenu. Ou quand un pape, prétendu progressiste par abus, dit parler au nom d’un milliard de paroissiens pour imposer à toute l’humanité et à sa majorité féminine une vision de l’embryon humain précoce qui ne correspond en rien à l’état des connaissances scientifiques actuelles. Mais le même pape n’a toujours rien contre le racket des paroissiens pauvres et ne refuse pas plus les dons des riches que DAESH les pétro- dollars… Il faut bien vivre bien, on est infaillible et pourquoi mettre fin à deux millénaires d’immunité papale !

    Le lien que je faisais ci-dessus entre science et journalisme est que les deux professions ont pour ambition de faire émerger et diffuser un état évolutif des connaissances, indépendant des faits alternatifs assénés par les religieux, les publicitaires et les propagandistes de tout poil. Les deux professions ont fait et font encore l’objet des pires persécutions depuis qu’elles existent. L’actuel répit relatif dont ont bénéficié les scientifiques en occident prend fin avec l’arrivée au pouvoir d’énergumènes amateurs de faits alternatifs comme Trump, Poutine, Netanyahu ou Erdogan, pour n'en citer que quelques uns. Qu’il s’agisse de religion ou de politique, l’immunité des puissants est la source des pires atteintes aux droits humains et aux libertés de tous…

    PS : plus dans Le Courrier mardi prochain.

  • Sarko remplacé par son caniche ?

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    Difficile de faire plus  mortel pour la démocratie que ces primaires, si bien résumées par notre Mix en couverture de Siné Mensuel de ce mois !

    On vous explique que les frouzes de droite, mais pas seulement, se sont débarrassés de celui qui, abandonnant la politique, va se retrouver au tribunal ou émigré pour la deuxième fois (ça, ce serait une juste revanche de l'immigration!).

    Mais pour être remplacé par celui qui, pendant cinq ans a été l'exécutant soumis des plus basses besognes électorales, financières et anti-sociales?

    Lequel serait vierge de toute connivence ou dissimulation dans les magouilles financières, la corruption liée aux contrats ou les financements occultes ?

    Il est vrai que l'invisible Fillon se présente comme vrai représentant de la vraie droite française, archaïque, cravatée, coincée dans la manif pour tous et autres bondieuseries. Qui ne se compromet pas avec des pseudo chanteuses qui posent nues et couchent avec tout Saint Germain des prés. Et que son programme va bien au delà des timidités du Front National mariné et vendu aux homosexuels : en particulier dans les cadeaux au patronat qu'il émerveille et dans la guerre à la fonction publique qu'il veut Trumper...

    C'est à se demander si certains, audit FN, comme certains imbéciles socialistes (pléonasme!), n'auraient pas imaginé que remplacer Sarko par son caniche ne produirait pas le candidat le plus facile à déconsidérer et à battre au deuxième tour ?

    Allons, ne nous laissons pas aller aux théories complotistes et laissons les frouzes préparer la résistance après ces élections-trahisons, plus que jamais !

    france,primaires,élection,sarkozy,juppé,fillon,cnpfPour les y aider, Siné Mensuel, déjà mentionné et le Psikopat, spécial décadence, leur apporteront, comme à nous, la bonne humeur nécessaire!

  • THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

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    TRUMPETTES DE LA RENOMMEE …

    US’KIM JUNG UN !

    C’EST EN FAISANT N’IMPORTE QUOI…

    L’AMERIQUE RASE POUTINE GRATIS !

    THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

     ...

    Difficile de choisir un titre parmi l’infini des possibles après le non événement de la nuit dernière. Il se confirme en effet que les Etats-Unis sont un pays sexiste, raciste, violent, manipulé par l’argent et le lobby des armes. Et que leur autoproclamée démocratie électorale, par la prétendue volonté d’un peuple manipulé par les propagandes, n’arrête pas de tirer sur ce peuple au fusil d’assaut… en vente libre bien sûr !

    Le premier titre, copié sur le si regretté Brassens et en même temps – paradoxe ! – sur les Claudettes de Claude François, évoque d’éventuelles « Trumpettes » qui, comme dans Brassens, sont sûrement « bien mal embouchées » aujourd’hui. Ce qui est certain, même si je ne connais pas les dernières statistiques sur le sexe des votants là-bas, c’est qu’il a fallu un énorme soutien de femmes, sinon une majorité d’entre les électrices pour parvenir à ce résultat. Les machos y verront l’efficacité de leur soumission et le rejet du modèle féministe ; la presse people l’effet de la jalousie ! Je pense plutôt qu’il s’agit d’un effet pervers de ce type d’élection : les multiples conséquences impliquées par le choix d’une personne ne constituent pas un programme et masquent aux électrices, comme aux électeurs en général, ce qui va contre leurs intérêts. C’est ainsi que l’on fait voter les femmes contre les féministes, les immigrés contre les étrangers, les travailleurs pour les actionnaires ou les pauvres pour les lois en faveur des riches.

    Le deuxième titre est un constat d’échec de la « démocratie ». Il ne fait aucun doute qu’il existe, aux Etats-Unis, des milliers de citoyen-ne-s, plus intelligent-e-s, plus compétent-e-s, plus cultivé-e-s, plus empathiques, plus sincères, plus efficaces et en meilleure forme physique que l’énergumène élu et la mère Clinton. Comment a-t-il pu s’établir un système d’élection, dans un des plus grands pays du monde, qui ne retient, comme choix possible, que ces deux zouaves ? Les monarchies Kim, Assad & Cie ne font guère pire…

    Le troisième titre, que l’on pourrait compléter en « c’est en faisant n’importe quoi que l’on élit n’importe qui ! » est évidemment une paraphrase de Rémi Gaillard – www.nimportequi.com - « c’est en faisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui ! ». Je vous conseille de le visiter pour vous remonter le moral, si jamais il est atteint. Il vous reste alors un petit espoir : souvenez-vous avec quelle discrétion le très totalitaire Vatican avait rattrapé son erreur électorale, le pape Jean-Paul 1er, paraît-il empathique vis-à-vis de la théologie de la libération, rappelé au ciel après un mois de règne, ou comment Kennedy y a rejoint Marilyn… Trump peut encore démissionner quand il s’apercevra que président étasunien, c’est un boulot de m….! Ou bien être liquidé, plus ou moins proprement, par un drone du lobby militaro- commercial, après ses premières décisions économiques…

    Le quatrième titre interroge le fait que Poutine et son « amie » Marine Le Pen ont, de loin, gagné cette élection contre Wall Street, l’Europe et les autres lobbies criminels de la finance et du commerce, mais avec celui de l’armement. Ce serait trop long et pas de ma compétence d’analyser tout ça ici, mais c’est une piste. En fait, ce titre était surtout une magnifique occasion de calembour douteux…

    Le dernier titre n’est que la traduction de la première partie de ma devise favorite, qui se termine, en français, par… « ..., MAIS JAMAIS CERTAIN ! ». L’occasion de considérer les quelques avantages improbables de l’élection d’un malade mental archaïque à la présidence d’un des pays voyous surarmés de cette planète. Cette élection ne fait que confirmer la proposition du sinistre mais clairvoyant Goebbels, propagandiste en chef d’Hitler, qui avait à peu près écrit (traduction non garantie), avant la seconde guerre mondiale : « Donnez moi la propagande, et quelque soit le régime <…>, j’emmènerai le peuple où vous voudrez ! ». Le peuple américain a effectivement été mené n’importe où en croyant que choisir entre deux nazes, soutenus par des masses d’argent et des lobbies, lui permettait d’agir sur son sort, alors que, comme l’exprimait si bien un clown politicien disparu (Georges Marchais, longtemps secrétaire général du parti communiste français), les étasuniens n’avaient à choisir qu’entre « blanc bonnet et bonnet blanc ». Peut-être réaliseront-elles et ils que, comme les trumpettes, ils se font emboucher ! Certes, après W Bush, on n’imaginais pas pire, parce qu’on oubliait Amin Dada, Bokassa et Jules César. On avait tort, puisque le pire est toujours possible ! Mais, maintenant que l’on va avoir Trump, on ne peut plus avoir que de bonnes surprises, si l’on pratique le pessimisme heuristique que je recommande : LE PIRE N’EST JAMAIS CERTAIN !

    PS qui me vient à la relecture : avez-vous remarqué l'amusante symétrie entre :

    "nine/eleven" et "eleven/nine"?

  • Petite correspondance

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    Reçue depuis peu :

     « Votre article paru le 20 juillet dans la Tribune de Genève sous "Lu sur les blog" m'a inspiré les lignes suivantes:

    Votre manière de banaliser le terrorisme islamisme en la comparant aux morts de la route n'est ni plus moins qu'une manœuvre pour rendre acceptable ces assassinats de masse aux yeux des débiles qui ne font pas la différence entre un attentat et un accident.  Est-ce à dessein que vous contribuez par votre prose à grossir leur rangs? En un mot comme un cent vous êtes en première ligne dans l'armée des idiots utiles de l'Islam le plus rétrograde.

    Que diriez-vous d'un groupe ou d'une personne qui utiliserait une dialectique comparable à la votre pour mettre en relation le nombre des migrants morts dans des naufrages en Méditerranée (10 000) à la surmortalité des personnes âgées attribuée à la grippe l'hiver 2015 en France (10 000 ?!)... Par exemple en citant Chateaubriand qui a dit que la vieillesse est un naufrage?

    Vous y êtes?!  C'est exactement ce que je pense de vous.

    Jean Marc Berthoud »

     En résumé, avec délicatesse, mon correspondant parle, à mon sujet, de :

     « Votre manière de banaliser le terrorisme islamisme (sic)…

     …rendre acceptable ces assassinats de masse…

     …vous êtes en première ligne dans l'armée des idiots utiles de l'Islam le plus rétrograde. »

     Me traite de "débile" et conclue :

     « …la vieillesse est un naufrage?

    Vous y êtes?!  C'est exactement ce que je pense de vous. »

     

    Ma réponse aux trois premières accusations est simple : relisez-donc ci-dessous, je n’ai jamais écrit cela !

    Le refus de la banalisation des morts routières évitables n’implique, en rien, la banalisation du terrorisme que je dénonce sans ambigüité du début à la fin. Par ailleurs, j’accepte volontiers ma débilité comme mon idiotie – le handicap n’est pas un crime !

    Mais me prêter une complaisance vis-à-vis de l’Islam radical est faire peu de cas de ce que je ne cesse d’écrire contre toutes les religions et leurs prosélytismes, médiatiques et militaires, passés ou présents.

    Cela dit, répondre au dernier point m’est difficile : il y a, au moins, entre 3 et 8 Jean-Marc Berthoud en Suisse !

    Le plus folklorique et le plus bruyant est un hurluberlu créationniste, porte parole des fous de Dieu étasuniens, croisé un jour à Lausanne. Il a rencontré Dieu à la gare de Neuchâtel et le recycle jusque dans les radios de l’extrême droite française…

    Si c’est lui qui m’écrit, il est bien placé pour parler de naufrage sénile : il a trois ans de plus que moi !

     

  • BONNES VACANCES QUAND MEME !

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    Nous avions pris de mauvaises habitudes dans notre oasis bienheureux, au milieu d'un monde violent : penser que notre vie était presque éternelle, tant que nous n'étions pas très vieux, qu'il était normal de manger à sa faim, et même bien plus, et de n'avoir de choix difficiles à faire que pour notre confort et nos cadeaux d'anniversaires ou de fin d'année.

    Les grands pédagogues des armées islamistes, chrétiennes, sionistes et autres bouddhistes nous rappellent, tout près de chez nous, que notre vie, parmi 7 milliards d'humains est fragile et ne vaut pas grand' chose. Que notre richesse, parfois indécente et qui repose en partie sur le malheur de beaucoup d'autres, sera remise en cause, que cela nous plaise ou non. Que nos têtes mêmes ne sont pas à l'abri d'une lame tranchante comme les français en ont utilisé allègrement pendant deux siècles !

    Nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours à la Disney, ou encore plus soft - Disney, c'est parfois très violent ! Nous vivons cernés de militaires et de policiers surarmés dont beaucoup rêvent de jouer avec leur matériel, comme dans les jeux vidéos, de prêtres qui, au niveau mondial, prêchent plus souvent l'intolérance que le respect des autres, et de marchands d'armes prospères qui voudraient nous faire croire qu'elles ne seront jamais utilisées qu'à l'autre bout du monde.

    Notre monde est dangereux, violent, injuste et nous n'avons pas d'autre choix que de vivre avec et de le faire accepter, tel qu'il est, à nos descendants, en essayant de ne pas le leur pourrir encore davantage. Pour ça, pas d'autre solution que d'équilibrer, par autant de bonheur et de plaisirs, les agressions et le tapage d'un monde hostile. Comme les vacances rééquilibrent un peu le moral de tous ceux dont le travail n'est guère heureux...

    Alors, pour les vacances, des jeux, de l'humour, de la science et de l'amour, comme on vous en propose dans deux numéros d'été de haute tenue de Siné Mensuel et du Psikopat :

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  • Leçon de désinformation sur Radio France - FIP

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    FIP, France Inter Paris est une radio nationale française sans publicité, avec une quantité encore supportable de promotions, qui diffuse beaucoup de bonne musique et limite l'information, très répétitive, à quelques minutes par heure. Bref une rareté culturelle à 85% ! Je l'écoutais ce week-end et, n'ayant pour une fois pas baissé le son pour les infos, j'entends à peu près (de mémoire) : "Baisse de popularité des trois protagonistes principaux du conflit sur la loi travail. Le premier ministre Manuel Valls descend à 24% d'opinions favorables, ... le président François Hollande n'en a, lui, que 19%,... quand à Philippe Martinez, patron de la CGT, il compte 67% d'opinions défavorables...". Emballé ! Tous ces gens sont donc également impopulaires ! Mais pourquoi, faisant une comparaison, parle-t-on de popularité dans deux cas et d'impopularité dans le troisième ? Une présentation statistique honnête aurait donné comme résultat, pour les opinions favorables :

    Valls 24, Hollande 19, Martinez 33

    et pour les opinions défavorables :

    Valls 76, Hollande 81, Martinez 67

    Ce qui aurait souligné que le leader syndical est bien plus populaire et aussi moins impopulaire dans l'opinion que le président et son premier ministre, laquais inconditionnels du patronat et accoucheurs de ses projets de lois scélérates contre les droits des travailleurs !

    Et ceci malgré une propagande odieuse contre les syndicats et leurs leaders sur tous les médias nationaux et privés.

    Même sur une petite radio musicale nationale, qui n'est pas censée faire de propagande, mais dont l'information malhonnête cire, bien maladroitement, les bottes du pouvoir !

  • Siné massacré

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    Regardez bien cette couverture, dernière oeuvre de notre ami et maître en humour, Bob Siné. Il nous a quittés la semaine passée, après  avoir anticipé et raconté, jusqu'à la dernière heure, sa triste fin hospitalière, après 87 ans de fureur de vivre.

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    Siné le révolté, parce qu'il ne supportait pas les injustices, le cynisme des riches, la misère des pauvres, ni les mensonges des prêtres, des politiques, des militaires, des flics ou des juges corrompus.

    Siné ami de ceux qui voulaient changer le monde, Malcom X, Fidel, Ben Bella, Mao,... jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'ils n'allaient plus dans le bon sens.

    Siné affectueux, sincère, généreux, conscient de ses erreurs, mais pourfendeur des lamentables imposteurs qui colonisent les médias et ne cessent de courir après les privilèges et l'argent.

    Siné, dessinateur de presse et graphiste hors pair, affichiste inspiré et grand maître de l'humour, de l'humour tendre des chats à celui, noir et féroce, de son trait politique.

    Siné qui laisse derrière lui une centaine d'amis et collaborateurs bien décidés à continuer le journal mal élevé qui fait mal où ça fait du bien, et des dizaines de milliers de fans décidés, de nuit et de jour, à faire des doigts d'honneur à tous les pouvoirs abusifs, aux patrons félons et aux philosophes de pacotille, à tous les nantis, à tous les racistes, populistes et papistes de tous les pays et de toutes les religions-pièges-à-cons !

    En attendant, pour peu de jours avant de se remettre au boulot, on est un peu comme la couverture du dernier Psikopat, avec son dossier sur le cinéma...

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  • Fondamentalismes : la théorie ne vaut pas mieux que la pratique !

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    Grosse colère en lisant, en tête de gondole du site de Libération (journal français des résistants, puis des soixante-huitards, puis des marchands d’armes et des financiers), l’interview d’un jeune « philosophe et sociologue » gominé, style Macron, qui explique que le gouvernement français se trompe avec sa politique « tout sécuritaire » inefficace – jusque là on serait presque d’accord ! Mais, selon le bellâtre (un certain Raphaël Liogier, inconnu au bataillon), ces gouvernants se trompent en persécutant les salafistes qui ne seraient que de gentils croyants complètement apolitiques et non violents, des bisounours que l’on devrait, au contraire, choyer pour qu’ils nous servent d’indicateurs contre DAESH qui les persécute eux-aussi ! Tiens, même l’Imam de Brest, celui qui veut interdire « la musique qui fait naître le mal », entre bien d’autres causes sacrées, serait menacé ! La preuve que les salafistes ne sont pas dangereux, c’est qu’avec leurs barbes, leurs burqas et autres déguisements, ils ne peuvent pas se cacher comme les délinquants de DAESH !

    Je suis le premier à clamer que les scientifiques doivent explorer et tester toutes les hypothèses, même les plus absurdes. Mais entre explorer et médiatiser, style café du commerce, dans un journal qui pèse dans son pays, on se demande quel est le projet du directeur de publication et de ses maîtres financiers qui laissent propager de telles inepties !

    DAESH, Al Qaïda, les salafistes et autres wahabites ont pour objectif clair commun de détruire nos modes de vie pour les remplacer par celui qu’ils préconisent. Tout comme le Vatican et les sectes évangélistes étasuniennes ont pour projet de christianiser le monde à leur sauce et les sionnistes de réaliser le Grand Israël, pour commencer… On ne détaillera pas les Hindouistes, Bouddhistes et d’autres, qui ne valent pas mieux !

    Pour tous ces prêtres, la liberté de pensée, la démocratie où la majorité des gens choisiraient leur destin de manière personnelle, éclairée et vivraient comme chacun l’entend, dans le respect des autres et des droits élémentaires de tous, sont des cauchemars. Croisés, djihadistes et missionnaires veulent chacun imposer sa morale archaïque, au nom de révélations bidonnées et de prophètes tocards, plus ou moins déifiés. Pour ne parler que de l’actualité européenne, le salafisme veut imposer l’apart-sexe à l’école et dans les piscines, des codes vestimentaires moyenâgeux, le muezzin et la prière, cul en l’air et en rangs serrés, comme à l’armée. Il refuse, comme Tariq Ramadan, de condamner les douceurs de la charia style lapidations, mutilations des voleurs ou exécutions au sabre, tant prisées dans l’Arabie Saoudite pelotée par nos politiques, nos économistes et l’industrie touristique. Ce combat, prétendu non-violent par ceux qui ne le subissent pas directement, a pourtant le même objectif de sabordage des libertés que celui, violent, des chefs religieux des terroristes. Et ce n’est pas parce que ces derniers recrutent, comme chair à canon, des paumés et des délinquants, et qu’ils ne jouent pas les kamikazes eux-mêmes, qu’ils sont plus innocents que les prêcheurs de haine ou les monarques saoudiens, décorés ou pas de la légion d’honneur. Ceux dont des cousins et/ou rivaux en islam financent DAESH, Al Qaïda ou Boko Haram.

    Plutôt que de réunir des aéropages de religieux de tous poils pour « condamner les attentats et la violence », il conviendrait d’expliquer aux peuples que Bible, Talmud et Coran appellent explicitement à cette violence et que ceux qui veulent en imposer les principes sans aucun esprit critique sont des fascistes, des ennemis du vivre ensemble, de l’empathie pour le différent et de la paix que tous les peuples, croyants ou non, désirent. Si les religions d’Europe sont presque maîtrisées, du moins chez nous, par la philosophie des lumières, les révolutions laïques et des politiques musclées d’autrefois, ce n’est pas le cas des islams importés depuis peu par les wahabites, les salafistes ou les ayatollahs chiites, à coups de pétro- dollars. Compter sur ce genre de prédicateurs pour aider à calmer les musulmans peu religieux et opprimés des banlieues difficiles est une erreur politique majeure, dans laquelle le philosophe-sociologue propose de s’entêter avec la même absurdité que pour la loi travail ou la déchéance de nationalité style Front National.

    La sauvegarde de nos libertés de penser et d’écrire, du principe d’égalité et de respect des droits, quels que soient l’origine, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle et les croyances, est incompatible avec les communautarismes répressifs musclés que les sectes fondamentalistes musulmanes, chrétiennes, juives et autres établissent pour s’y opposer. Nos droits et nos libertés sont autant, sinon plus menacés par les prosélytismes sectaires que par les attentats. Des millions de convertis sont plus dangereux pour ces libertés que les centaines de terroristes qu’ils engendrent. La liberté de penser et de vivre selon des choix personnels a autant à redouter de l’alliance des calottes et des tapis de prière que de celle du sabre et du goupillon !

    La liberté de croyance est une liberté individuelle. Ce n’est pas une « liberté de religion » qui consisterait à prêcher ou imposer sa religion à qui que ce soit, et surtout pas à son conjoint ou ses enfants. En conséquence, les religions qui oppriment les femmes et les homosexuels, qui ne tolèrent ni les mariages mixtes, ni les changements ou pertes de foi, devraient être dans le collimateur des autorités et leurs prédicateurs combattus sans scrupules par des états démocratiques. La religion, c’est comme la prostitution : les principaux coupables sont les prêtres et les proxénètes, pas leurs disciples, ni leurs victimes !

    PS : une image agricole et poétique, qui n'a rien à voir...

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  • A afficher à l'entrée des lieux de culte...

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  • Salon des assassins à Palexpo !

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    Comme le titrait la Julie, « sportives » et 4x4 sont les stars du salon de l’auto, dont on encense les bolides, construits et vendus pour violer en permanence le code de la route, polluer bien plus que nécessaire et tuer presque impunément des milliers d’innocents. Car, parmi les drogues dures, la vitesse et l’imprudence automobiles ont la particularité de faire plus de victimes parmi celles et ceux qui ne les pratiquent pas – innocents transportés, conducteurs prudents, cyclistes et autres piétons qui n’ont que le tort d’être là - que parmi les cinglés de la vitesse et de la prise de risques. L’« automobilisme passif » est ainsi pire que le tabagisme passif, en faisant plus de victimes parmi les non-consommateurs que parmi les consommateurs.

    Ceci soulève au moins trois problèmes de société fondamentaux :

    Le premier est la répression très insuffisante des délits de prise de risque automobile et de la criminalité au volant. Le terrorisme automobile est encore considéré comme anecdotique, voir héroïque sur les réseaux sociaux, alors qu’il tue bien plus, chez nous, que le terrorisme politique.

    Le second est l’absence totale de contrôle du politique sur la propagande commerciale en faveur de bolides qui devraient être considérés comme hors la loi, puisque conçus, fabriqués et vendus délibérément pour violer les lois, codes et règlements. Les politiques sont-ils vendus à un lobby automobile criminel ou seulement désuets face à aux dealers de drogue dure mortelle ?

    Le troisième est l’incroyable indulgence de la majorité de la population - pour qui la voiture n’est qu’un moyen commode pour se déplacer prudemment ou transporter du matériel - vis-à-vis des crimes des fous de la vitesse, de la frime et des exhibitions routières dangereuses.

    Nous avons tous perdu ou failli perdre aujourd’hui trop de membres de nos familles, d’amis, de connaissances, victimes définitives ou handicapées à vie par suite d’accidents provoqués par les hooligans du salon de l’auto. Il serait temps de mettre ces derniers et les dealers d’excès de vitesse de Palexpo hors d’état de nuire !