06/01/2016

CHARLIE HEBDO VIT, LETTRE A RISS

CharlieHebdo-380x483.jpgMon cher Laurent,

Merci pour ce dessin !

Au moins, le personnage représenté ne vous fera pas de procès puisque, soit il n’existe que dans l’imagination des prophètes, des imbéciles et des manipulés, soit il n’existe pas du tout…

Bien sûr, tout ceux qui se réclament de lui et bafouillent prétendument en son nom ne manqueront de te, de vous poursuivre, à coup d’injures, de mensonges, de procès et éventuellement, faute d’autres arguments, d’armes de guerre.

Le regard mortel de ton assassin qui court toujours décrit tellement bien les sentiments que nous portent les encalottés de tous les cultes. Et le jouet qu’il porte au dos rend dérisoires les armes qui tuent et mutilent directement et collatéralement, des gens innocents de tous les pays. Des armes que nos marchands de canons et politiques de tous bords sont si fiers de vendre partout, quitte à faire passer Obama pour une poule mouillée.

J’aime bien aussi la résonnance entre le rouge du sang et la mention « numéro spécial », seul autre rouge de ton noir et blanc. Ça m’évoque un monde où le sang et la mort deviendraient l’exception, le spécial, et non le quotidien envahissant de l’actualité. Un rêve, quoi…

La diffusion de ce dessin te propulse au rang des grands affichistes, comme Cabu, Charb et Siné. C’est le « coup de poing dans la gueule » que voulaient Cavanna et Choron pour sortir de leur torpeur les anesthésiés de la sensibilité, face aux horreurs du monde. Mais c’est un coup de poing virtuel, qui remet à zéro les circuits du cerveau sans altérer le physique matériel.

Alors, bien sûr, un coup de poing, même virtuel et ajusté par un professionnel, ce n’est pas très précis et cela peut être mal interprété par celui qui le reçoit. Surtout qu’on le reçoit en plusieurs temps : au premier degré, le surréalisme de la situation m’a fait éclater de rire ! Puis, j’ai pensé que tu avais fait très fort en trouvant une surenchère œcuménique aux caricatures de prophètes. Et puis après, je me suis demandé si, finalement, c’était malin de remettre sur le tapis ces dieux fictifs dont on parle déjà trop ! Mais là, j’admets que c’est un réflexe de scientifique et de prof, non pertinent entre dessinateurs et journalistes…

Voilà, Laurent ! Tu sais mieux que moi que l’on peut tout dire et tout penser d’un dessin. Il échappe à son auteur, tant par sa composante inconsciente que par les réactions et les interprétations sans limites de ceux qui le regardent ou l’analysent. Un bon dessin fait exploser la liberté de penser qui est si menacée aujourd’hui. Une explosion plus pacifique et moins dangereuse que celles des bombes, américaines ou coréennes, nucléaires ou pas. D’ailleurs, Bob Siné nous honore aussi aujourd’hui (voir ci-dessous) d’une explosion pacifique contre ceux qui menacent nos libertés de penser, dessiner, écrire…

Toutes mes amitiés aux survivants, qu’ils continuent ou passent à autre chose.

Je t’embrasse, Dédé

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29/12/2015

Grand Raymond et petit Dédé.

La combinaison de ma date de naissance et des manques de place dans l’éducation nationale française m’avaient fait suivre ma scolarité avec deux ou trois ans de moins que mes camarades de classe. Certains y voyaient un avantage, mais ceux à qui cela arrive, surtout avec une puberté et un développement physique tardif, le vivent mal. Dans l’ambiance souvent dure d’un collège technique parisien des années 1960 – horaires surchargés, disciplines techniques physiques, compétition musclée à la récréation et à la sortie,… - les petits, comme moi, étaient très désavantagés. Leur protection ne pouvait venir que de grands, tout recours à l’autorité étant inenvisageable. Parmi mes protecteurs, Raymond Schlegel était l’un des plus prévenants et sensibles. Sa haute stature décourageait mes agresseurs potentiels, sa tranquillité freinait mon agitation et il n’hésitait pas à prendre un ton quasi parental pour freiner mes fréquents enfantillages : deux ans et demi d’écart, de part et d’autre de la puberté, c’est presque une génération d’écart ! Contrairement à certains qui m’appelaient Dédé d’un ton – si j’ose ! – Dédédaigneux, Raymond m’appelait André, soucieux, sans doute, de m’aider à grandir. Après le collège, nos itinéraires nous ont séparés. J’ai fui l’enseignement technique et perdu de vue, pour cinq décennies, la plupart de mes camarades, futurs ingénieurs. Jusqu’à ce que l’initiative heureuse de certains nous fasse nous retrouver un jour, au collège, émus et stupéfaits, assaillis de souvenirs et des fantômes de nos enseignants admirés ou d’autorités redoutées. Raymond était là, plus reconnaissable que certains autres, par sa taille, son attention et son empathie. D’autres avaient plus changé, selon leurs itinéraires personnels. Quant à moi, j’assumais dorénavant « Dédé » : Cavanna avait fait de moi « Dédé-la science » à Charlie Hebdo, par référence à Raymond-la-science, artificier des anarchistes de la bande à Bonnot, un vrai titre de gloire ! Un Raymond bien différent de celui que j’évoque ici, qui ne partageait sans doute que son prénom… François Cavanna nous a quittés l’an passé, un an avant les événements de janvier, qui l’auraient sans doute achevé. Raymond Schlegel vient de le rejoindre. Faute d’être présent, je l’accompagnerai par la pensée, ainsi que Christiane et les siens, demain matin. Au nom de tous les petits et les faibles que les plus grands, comme lui et François, ont toujours voulu protéger…

                                                     Dédé-la-science

29/06/2015

DAESH, le FMI et les grecs

Les volontaires étrangers de DAESH ont choisi de quitter des conditions de vie variables, mais relativement confortables, pour l’enfer de la guerre, de la violence, de la souffrance ou le néant de la mort. Parmi eux, certains font cela par amour, réel ou platonique, d’un partenaire ou d’un gourou. D’autres, suicidaires de toutes façons, choisissent, en moins sympa, une fin à la Pierrot-le-fou. Mais beaucoup ont sans doute été amenés là par une cascade  d’événements sur la pente de la soumission à l’autorité et à la propagande, individuelle ou collective. En cela, la propagande radicale islamiste n’a rien d’original par rapport à celle des armées, des religions, des nationalismes et du marketing « sportif » ou commercial. On fait adhérer le « client » à des slogans, à des théories simples et fausses, à des comportements stéréotypés et irréfléchis, mais gratifiants dans l’immédiat, récompensés dans le réel ou l’imaginaire. On ne demande pas au supporteur de mourir grenades à la main pour son club, ni au geek de décapiter pour soutenir l’iWatch, mais ce n’est qu’une question de degrés d’intensité ! Ce qu’il y a de commun entre tous ces braves gens, c’est la soumission à une autorité intrusive par des conditionnements, par la récompense et la punition, ce qui leur évite toute hésitation avant de passer à l’acte et toute analyse critique des conséquences de l’action qu’ils décident, sur un mode affectif inconscient et trop rapide pour être raisonné-raisonnable.

Quand la dictature de Bruxelles, le FMI, la BCE et autres marionnettes de la finance internationale et des Etats-Unis humilient la Grèce parce qu’elle a été ruinée par les prêts félons qu’ils ont fait à ses dictateurs, militaires fascistes et socio-démocrates pourris, au bénéfice des armateurs, religieux et autres financiers évadés fiscaux, c’est une forme de terrorisme presque aussi violente que les bombes et les décapitations : soumettez-vous, acceptez la misère de l’austérité, ou bien nous faisons tout sauter de votre économie, donc de votre quotidien, nourriture, éducation et confort minimal ! Et que les espagnols, français ou même les allemands pauvres qui sont tentés de jouer à Syriza se tiennent à carreau, s’ils ne veulent pas subir le sort que nous allons vous infliger…

Face à ce terrorisme économique, les grecs vont devoir voter sur des enjeux incroyablement complexes et face à une incertitude majeure. Si voter pour la soumission au reste du monde est la garantie de la poursuite de l’appauvrissement des pauvres et de l’accroissement des inégalités les plus scandaleuses, voter non sera l’assurance d’une récompense sous forme de dignité retrouvée… et de difficultés conduisant sans doute à une situation dont Cuba, la Corée du Nord ou l’Iran sont des exemples concrets. Les grecs avaient inventé une démocratie toute relative en des temps où le reste du monde leur laissait une certaine tranquillité. Sous les pressions terroristes de DAESH ou du FMI, ce « moins mauvais des systèmes politiques » fonctionne de plus en plus mal et ne leur laisse que des choix impossibles…

10/06/2015

Racisme français: les socialistes régatent avec Sarko et le Front National !

Dans le numéro de juin de Siné Mensuel, Me Dominique Tricaud, avocat du journal, raconte comment des dizaines de milliers d'africains qui possédaient la nationalité française, ou qui y avaient droit selon la loi, se la sont fait retirer ou refuser. Des citoyens travailleurs et leurs descendants ont ainsi été administrativement transformés en sans papiers ou immigrés clandestins, que l'on refoule ou que l'on laisse se noyer dans la grande bleue. Ceux qui veulent confirmer ou récupérer cette nationalité se retrouvent face à des courses d'obstacles administratives insensées, des demandes de justificatifs impossibles et des situations kafkaïennes comme de ne pas avoir été considéré comme un résident dans le pays où l'on travaillait durement pour avoir laissé sa famille au pays... à une époque où le regroupement familial était interdit !

SM43_COUV.jpgAjoutez cela aux tracasseries insensées des demandes de visas et vous constaterez que racisme et xénophobie ont été institutionnalisés par le PS et l'ex- UMP.

Les mots "Républicains" et "Socialistes" sont devenus aujourd'hui des masques de l'extrême droite dans l'hexagone...

Pour rester dans des considérations pas drôles, le Psikopat 276.pdf s'est lancé dans la tâche difficile de nous faire rire avec un dossier sur le thème "Chômage et Pôle emploi". Le pire, c'est qu'il y réussit, au moins du côté des travailleurs, car les patrons et politiques n'y sont guère épargnés...

couv16.pngS'il faut achever de vous saper le moral, mais pas la bonne humeur, Drosophile, que nous aimons toujours bien, s'est lancé dans un numéro expliquant fort bien la problématique du réchauffement climatique... Un peu débordé toutefois par le militantisme de la peur et la dérive journalistique qui consistent à ne mettre en valeur que les pires hypothèses et à minimiser les doutes sur des prévisions très imprécises. Ce n'est bien sûr pas que le réchauffement n'existe pas, que les activités humaines ne l'aggravent pas, mais, contrairement aux prétentions du GIEC, nous ne savons vraiment pas vers quelle catastrophe nous allons, ni comment nous y allons...

31/05/2015

GLOUP, GLOUP ! Vive le terrorisme pâtissier !

C'est avec la plus grande joie que je vous reproduis ci-dessous le communiqué de presse de l'internationale pâtissière décrivant son action du jour, à laquelle vous pouvez assister en différé grâce aux liens cités ci-dessous. Bravo Noël & Co ! Gloup, Gloup, Gloup !

Ci-joint notre communiqué et les images de l’entartement n°8 de BHL par l’Internationale pâtissière à Namur ce samedi 30 mai, à l’Eglise St-Loup de Namur.
Vidéo1: http://we.tl/oM9nFAPnG1
Vidéo 2: http://we.tl/jMptLGm7hj

Vive la flibuste !

 

 

Namur, samedi 30 mai 2015, 20h45.

 

COMMUNIQUÉ DE NOËL GODIN,

 ALIAS GEORGES LE GLOUPIER,

 

entarteur, notamment, de Patrick Poivre d’Arvor,

Bill Gates, Jean-Pierre Chevènement,

Monseigneur Léonard ou Nicolas Sarkozy

 

Ouragan pâtissier sur Bernard-Henri Lévy dans l’église Saint-Loup de Namur

Bernard-Henri Lévy a eu une mauvaise surprise le samedi 30 mai au tout début du « dialogue croisé » organisé entre l’artiste Jan Fabre et lui dans l’église Saint-Loup de Namur.

Une vingtaine de tueurs à gags des deux sexes armés de tartes à la crème ont soudain surgi devant lui en poussant des « Gloup ! Gloup ! Gloup ! » et l’ont burlesquement inondé de chantilly.

Malgré la présence de ses deux gardes de corps complètement dépassés par l’offensive, au moins quatre tartes onctueuses se sont écrasées pour lors sur le visage du « philosophe des beaux quartiers ».

 En quittant les lieux, les entarteurs ont entonné ensemble leur cris de guerre :

 

« Entartons, entartons les pompeux cornichons ! »

 

C’est la huitième fois que BHL est entarté par l’Internationale pâtissière.

 

Le spectacle était dédié au caricaturiste séditieux Siné.

 

Site des entarteurs :

http://www.gloupgloup.be/gloup.php?page=accueil

 

 

15/01/2015

CECI N'EST PAS UNE CARICATURE DE PROPHETE !

Pour dessiner quelque chose ou le caricaturer, il faut l'avoir vu !    Or aucun dessinateur, aucun caricaturiste de nos jours n'a vu de prophète autre que les gourous actuels. Sauf peut-être en rêve, ce qui ne garantit pas la fidélité de l'image à une quelconque réalité. Donc, quand un dessin s'inspire de miniatures du moyen âge turques ou persanes pour représenter un présumé arabe sympathique, ce ne saurait en aucun cas être une représentation interdite, même si l'auteur y prétend. 220px-Charlie_Hebdo_Tout_est_pardonné.jpgIl faut une myopie fondamentale et surtout fondamentaliste pour croire qu'un mécréant qui fait un petit dessin offense un quelconque tout puissant. Ou pour risquer la seule chose dont on soit sûr, sa vie, pour tuer l'auteur de petits dessins exécutés (le mot est-il judicieux?) à des milliers de kilomètres ou en bas de chez soi. Perdre son temps à les critiquer quand on est un grand théologien, philosophe, politique ou tribun et que l'on a bien mieux à faire témoigne d'une étrange dispersion. Quant à d'éventuelles représentations de Yahvé, Dieu le père, Allah et compagnie, elles sont encore moins coupables puisqu'elles reposent sur la seule imagination, personne ne les ayant jamais vus. A tel point que tout me porte à croire qu'ils n'existent que dans les mensonges des prêtres et les délires des fidèles !

        A ma connaissance, il n'y a que les chrétiens qui ont inventé d'obliger à confesser et sanctionner les mauvaises pensées et l'imaginaire personnel, les autres religions se contentant de sanctionner - souvent durement - des actes, des écrits ou des discours ayant une base matérielle et concrète. Mais je me trompe peut-être, la théologie n'étant pas ma tasse de thé à la menthe, ni mon ciboire de beaujolais. 

                                                                                                 

        Amis musulmans, vous avez une occasion unique de montrer que vous êtes moins cons que les chrétiens et les juifs en vous démarquant à la fois de ceux qui dévoient vos convictions, que je ne partage pas mais que je tolère, à des fins politiques et de ceux qui, dans le monde judéo-chrétien, ont opprimé notre nature humaine pendant deux mille ans ou plus. Un humain pense autant avec son cerveau inconscient et ses hormones qu'avec un petit bout de son cortex et sa raison. C'est pour cela qu'on peut le conditionner au pire comme au meilleur, à tuer comme à vouloir vivre en harmonie avec tous les autres. Et cette dernière volonté doit l'emporter sur celle de ceux qui vendent, distribuent ou utilisent des armes pour venir verser des larmes de crocodiles avec ceux qui pleurent les victimes de l'irresponsabilité des humains.

13/01/2015

COMMENTAIRES

SINE-HS2-COUV.jpgTellement de mails, de sms, de téléphones, d'encouragements de toutes sortes ces derniers jours ! Ça ne fera pas revenir nos amis exécutés par des paumés, mais ça montre au moins qu'ils, que nous ne nous sommes pas trompés en militant pour une totale liberté d'expression, tant qu'elle ne compromet pas celle des autres. Sur l'avenir, pas de doutes, nous continuerons sur la même voie avec, espérons-le un soutien qui permette à nos journaux d'exister sans faire la quête pour survivre, sans se demander à chaque numéro si l'on aura de quoi payer le minimum les collaborateurs ou simplement la fabrication. De plus en plus de journaux libres survivent - mal ! - par le bénévolat et les dons. Cette situation les confine à la confidentialité par rapport aux "fils de pub" et est une offense à la démocratie comme à la libre expression des opinions. Combien faudrait-il de martyres chaque année pour que Madame et Monsieur Toulemonde réalisent durablement que c'est LEUR liberté qui est en cause ?

Et puis, bien sûr, il y a le principal, abordé avec pertinence dans les deux commentaires ci-dessous dont je remercie les auteures. D'où viennent et comment arrêter ces victimes de nos sociétés que la misère, l'échec de l'école, la prison et leurs exploiteurs transforment en kamikazes ou en bombes vivantes. Le texte ci-dessous de Constance situe bien les responsabilités premières, loin en amont de l'EI ou d'Al Qaeda au Yemen. Quand "l'économie" réïfiée sacrifie l'éducation, la justice et la réinsertion des petits délinquants au nom de la réduction des impôts et de la rémunération des actionnaires, c'est autant de bombes sociales qui nous explosent au nez, parfois des décennies après la mort des "coupables". Je voudrais juste préciser que bien que critique sur certains points de l'organisation de la marche, je ne décourageais personne d'y aller, bien au contraire... puisque je l'ai faite avec les survivants et les autres anciens de Charlie Hebdo ! De même si Invalides il y a prochainement, je ne découragerai pas d'y aller en solidarité avec nos disparus et pour exprimer la détermination des présents en matière de liberté d'expression. Même si l'idée d'un hommage quasi militaire me donne envie d'entarter les organisateurs ou de les conchier, comme le célèbre pigeon dimanche dernier...

Je laisse la parole à Constance, tout en réprouvant, bien sûr, le côté très franco-frouze, presque UMPSFN d'un exposé par ailleurs pertinent



de CONSTANCE HAMMOND, qui fût mon étudiante (9-1-2015)

mon dd
j'ai lu ton blog et je suis a la fois Ok et pas OK ; je t'écris pourquoi.

En ce qui concerne la tuerie à Charlie Hebdo, je comprends les raisons de ton texte d’autant plus que dans cette histoire nous sommes nombreux à être responsables et je vais détailler pourquoi. Cependant je suis pour participer aux manifestations citoyennes spontanées ou convoquées.

Les politiques qui ont été et sont au pouvoir (UMP et PS) sont responsables parce que :
1.       Les politiques ont cautionné et continué un urbanisme de ghettos avec des écoles et des lycées de ghettos. Ceci afin de préserver les quartiers bourgeois de la mixité tout en n’embauchant pas les éducateurs nécessaires à la cohésion sociale. L’absence d’éducation et de devenir, et l’absence d’encadrement parental ont, dans ce contexte, entrainé certains jeunes de ces ghettos vers la délinquance avec ou sans drogues.
2.       Ces jeunes délinquants condamnés par la justice se retrouvent en prison où ils sont pris en charge par des endoctrineurs. Les politiques en cautionnant et continuant  une politique de non- réinsertion dans les prisons et en acceptant tacitement la mainmise de certains prisonniers sur d’autres parce que ceci permettrait la paix soi-disant sociale. Surtout cela permet de ne pas créer des postes de gardiens de prison, d’éducateurs....Les politiques sont responsables de la radicalisation de certains prisonniers
3.       Ces prisonniers avec un cerveau maintenant bien lavé sont, à leur sortie de prison, parfaitement prêts à aller se former  aux armes dans des pays qui ont des camps d’entrainement militaire. Les politiques sont responsables parce que parfaitement tenus au courant par leurs services de renseignement, ils ne prennent pas les mesures nécessaires pour empêcher les djihadistes de nuire lorsqu’ils sont revenus en France.

Mais nous peuple de France nous sommes nous aussi responsables de ne pas avoir manifesté chaque semaine
1.       Contre l’urbanisme de ghetto et pour la mixité des populations dans toutes les villes
2.       Contre la politique actuelle vis-à-vis des prisonniers et pour une politique de réinsertion
3.       Pour dire combien il était anormal, impensable, qu’un dessinateur (Charb) soit obligé d’être sous protection policière jour et nuit.

Bien que nous soyons en très grande majorité responsables de ce qui arrive je trouve pourtant beau que des citoyens se réunissent spontanément et nombreux pour honorer la mémoire des victimes, je trouve important que des chefs d’état viennent soutenir la France. Nous sommes nés avec les humoristes et les chroniqueurs de Charlie, nous avons grandi avec eux, nos enfants ont été éduqués avec eux, nous avons tellement ri avec eux. Même lorsque nous n’achetions pas Charlie, la couverture en affiche nous faisait rire toutes les semaines. Ils sont dans notre cœur.

comment vas tu?


DE MADAME P B (?)

Merci pour la pertinence de votre papier sur le blog de la TdG.

Je suis absolument d’accord sur le fait que nous sommes tous, un peu, voir carrément, très con...

mais, malgré, les sentiments que vous ressentez suite à la perte de vos amis, nous ne devons pas oublier que malgré leur disparition aussi injuste qu’est la réalité, leurs convictions et le courage, ainsi, que la détermination dont ils ont fait preuve en ne faiblissant pas et en résistant jusqu’au bout, ils ont pu réveiller chez chacun d’entre nous les valeurs nobles qui font de nous des êtres sensibles et déterminés contre la barbarie, ces bêtes aux masques d’homme sans honneur lâches et dépourvu d’Amour délesté de la subtilité qui fait de nous des humains n’ont pas réussi à faire taire la liberté au contraire ils ont libéré le Charlie qui en chacun de nous.

MERCI à vos amis pour mes enfants p.ex (qui ne connaissaient pas leur travail il y’a encore 2 jours) j’ai le sentiment que mes enfants maintenant ressentent le bienfait de vivre dans une démocratie parfois complexe d'un monde occidental présenté par certain comme confus, absurde et décadent (mêmes si, c’est peut être un peu vrai) nous devons nous déterminer pour un monde démocratique et tolérant.

Je n’ai pas su faire comprendre à mes chers têtes blondes, ce qu’est la valeur de liberté (malgré un discours permanent de préserver cette valeur qui supplante toutes les autres) l'importance de défendre des idéaux auquel on croit par dessus tout et, maintenant non seulement mes enfants le savent mais, ils le ressent au plus profond d’eux mêmes et ils pourront le transmettre à leurs enfants MERCI pour eux et à vos amis ainsi qu’aux autres victimes de cette horrible histoire, car, ce que je n’ai su faire avec mes enfants les victimes de cette macabre tragédie eux on pu le faire!

j’ai lu quelques fois ARAKIRI et à l’occasion Charlie Hebdo et je suis fière d’avoir ri de bon coeur sur les évidences de la stupidité de nos élites (ou bien revendiquées comme telle) mêmes si, parfois j’ai été surpris par la créativité de ces dessinateurs/rédacteurs.

Je suis Charlie

Cordialement

09/01/2015

« C’est dur d’être pleurés par des cons ! »

Que d’émotion, que de confusion après l’assassinat de cinq de mes amis dont trois très proches par ce commando de plomb parti massacrer un régiment de plumes… Des envoyés du moyen âge, armés comme dans une guerre vidéo, qui pulvérisent les corps, les membres et les cerveaux de gens parmi les plus pacifiques et les plus gentils que j’ai connus. Des dessinateurs, des humoristes, un économiste qui aurait hésité avant de tuer le moustique venu le piquer. Ils ont tué les gentils, comme l’a dit justement une de leurs collègues. Ils les ont tués parce qu’ils étaient sincères : ils ne pouvaient s’empêcher d’écrire et dessiner tout ce qui leur passait par la tête. Par les fibres fragiles de ces cerveaux extraordinaires dont les débris, noyés de sang, ont éclaboussé les murs et le sol de la salle de rédaction. Parce qu’ils osaient répéter qu’Allah, Yahvé, Dieu le père et tutti quanti n’étaient que des pères Fouettard inventés par de faux prophètes et amplifiés jusqu’à l’absurde par les délires des fidèles. Une opinion, une hypothèse, certes invérifiable, donc non scientifique, mais plus simple et au moins aussi respectable que les radotages religieux des poseurs de bombe et des adorateurs de reliques. Et puis la médiatisation s’en mêle. L’affaire devient le presque unique sujet de l’ « information », de l’actualité. Cinq personnes dont la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler, jamais lu une ligne, au plus vu un dessin ou lu un album, deviennent mondialement connues du fait de leur « martyre ». Des centaines de milliers de personnes manifestent ou défilent, des millions compatissent sans jamais avoir vu un numéro de Charlie Hebdo ou alors qu’elles réprouvaient ce genre d’expression. C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant parce que tous ces gens s’identifient aux victimes, qu’elles soient journalistes, flics ou nettoyeurs. Rassurant parce qu’ils refusent qu’on tue pour des idées et que les assassins, comme n’importe quel militaire « entraîné », aient nié l’humanité des victimes, réduites à des cibles ou des objectifs. Mais inquiétant parce que la foule est vite noyautée par les « récupérateurs » de tout poil. D’abord les politiques et les confrères journalistes, parfois réellement émus, mais qui y voient d’abord un formidable créneau pour obtenir du temps d’audience ou améliorer leurs cotes d’opinions. Ensuite les « représentants des cultes », des pitreries religieuses responsables de millions d’assassinats de même nature au cours des derniers millénaires, qui viennent pleurnicher leur horreur de la violence et leur solidarité avec les victimes. Tandis que leurs semblables font massacrer pour les mêmes causes au quotidien, partout à travers le monde. Dans cette affaire, les victimes et leurs combats sont oubliés, négligés, méprisés. Est-ce que ces foules ou ces notables se sont demandé ce que nos mécréants, politiquement pas corrects, auraient pensé des pitoyables proclamations des Hollande-Sarkozy-Le Pen sur une liberté d’expression que les puissances d’argent réduisent de jour en jour ? Est-ce leur rendre hommage que de dire des messes à Notre-Dame ? Pourquoi pas rendre des hommages militaires à Cabu et Charb qui ont passé leur vie à conchier l’armée, ou mieux : tirer des rafales de kalachnikovs en leur honneur ? L’idée que les foules qui viennent les pleurer et défendre la liberté blessée par leur mort soient débordées par des politiciens, des officiels, des prêtres et des drapeaux est obscène. Les larmes n’ont pas à être polluées par ces charognards qu’ils combattaient et méprisaient. Si des gens veulent rendre hommage à Philippe Honoré, Bernard Maris ou Charb, ils devront d’abord se montrer intelligents. Si des filles veulent rendre hommage à Wolinski ou à Cabu, elles peuvent se montrer coquines et exhiber ce qu’elles voudront. Mais si vous voulez rendre hommage à l’ensemble des cinq sur un mode respectueux de ce qu’ils avaient en commun, il ne s’agit pas d’aller défiler avec les politiques et les culs-bénits. Vous devrez d’abord vous montrer drôles, et ça, c’est beaucoup plus difficile… Selon un de leurs slogans, à peine détourné, c’est dur d’être pleurés par des cons !

PS : les émotions trop fortes, ce n'est pas bon pour l'orthographe. Merci à Marc-André Oberholzer d'être sorti de sa retraite de correcteur pour corriger mes fautes d'hier ! Charlie et Siné ont toujours été intraitables sur l'orthographe, contrairement à trop d'autres supports. L'occasion d'un hommage à tous les correcteurs et plus particulièrement Mustapha Ourrad assassiné, lui aussi, avant-hier. En même temps que notre irremplaçable Tignous, dont les fautes d'orthographe nous ont tant amusés...

                                                     

 

30/07/2014

HONTE A L'OCCIDENT !

L'armée coloniale d'un état créé par la guerre et l'agression massacre des civils, chez eux, par milliers. Un dictateur raciste - élu "démocratiquement", comme beaucoup, par ceux qui avaient le droit de vote - annonce que cela va continuer longtemps au nom d'une prétendue "légitime défense". Celle d'un régime qui ne cesse d'attaquer depuis 1948. On transforme ainsi des fanatiques religieux minoritaires en "héros de la résistance", puisque ce sont les seuls à s'opposer, sur le terrain, à l'agression en cours. Si dérisoires que soient leurs moyens face à l'odieuse armée coloniale suréquipée par l'Occident (dont nos médias ne parlent, affectueusement, que sous son grotesque nom d'oiseau). Quand les crimes sont dénoncés aux Nations Unies, l'Occident s'abstient, comme s'il y avait ambiguïté, les Etats- Unis mettent leur veto, chaque fois qu'ils peuvent protéger leur marionnette - base militaire commode, pas loin du pétrole! Les humanitaires, comme toujours débordés, témoignent au quotidien des crimes de guerre, dont les images sont trop nombreuses pour avoir été toutes manipulées, confirmant des faits que même les agresseurs ne nient plus et dont certains ont l'impudeur de se réjouir, jusque dans ces colonnes. Au cynisme des Etats - Unis, qui n'ont rien à faire des victimes, tant qu'on n'en parle pas trop chez eux, il faut ajouter les interdictions d'en parler dans la rue en France, sous prétexte de "ne pas importer" un conflit que l'Occident a créé depuis l'origine et entretient en soutenant, en Palestine occupée, un régime odieux, raciste et irresponsable.