19/07/2013

LE STRIP TEASE DU JOUR !

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12/08/2011

Genève doit cesser de croître !

Il existe des faits arithmétiques et sociologiques simples en écologie scientifique que les politiciens néo - libéraux (comprendre la droite ET la gauche parlementaire) semblent ignorer. En particulier les gouvernants Verts que les écologistes de base ont eu l'imprudence de propulser au pouvoir.

Toute population vit dans un environnement dont les ressources et les modes de vie définissent les possibilités de peuplement, ce que l'on appelle la « capacité de soutien » en jargon. Bien sûr, pour les humains, cultures et modes de vie font que les possibilités démographiques du même kilomètre carré seront d'un demi chasseur paléolithique ou fermier australien, de vingt agriculteurs traditionnels ou de milliers d'habitants à Shanghai.

Mais le minimum de survie des néo - urbanisés des pays du sud n'est pas l'ambition de nos concitoyens qui ont le goût des espaces verts, aussi naturels que possible, d'une agriculture locale « de paysage », même si elle a cessé de contribuer à une part appréciable de notre subsistance, et de paysages, villageois ou urbains, agréables à vivre pour leurs habitants.

Or, sous prétexte de crise du logement, la majorité des politiciens au pouvoir envisage la construction de tours et la surélévation des immeubles en ville, le remplacement des villas par des immeubles chaque fois que possible et le déclassement de terres agricoles pour de nouveaux bétonnages. Avec, à chaque opération, des coûts croissants qui excluent les très mal logés des nouveaux logements, même lorsqu'il s'agit de logements dits sociaux dont Mark Müller ne voudrait pas !

Mais ces beaux messieurs oublient de signer leur responsabilité dans cette crise du logement, à savoir leur politique de croissance économique et financière à tout prix ou les incitations fiscales ineptes qui attirent ici des quantités d'entreprises et de gens qui n'ont rien à y faire. Des arrivants dont la présence provoque la crise, en particulier quand leurs ressources sont très supérieures à celles des indigènes.

En particulier, le monde anglo - saxon des entreprises de banque et de finances, celui des grands trafics mondiaux de matières premières  et bien d'autres, attirés par des privilèges douteux qu'ils ne trouvent pas ailleurs, débarquent avec leurs collaborateurs exigeants, non intégrés et riches, et recrutent peu sur place. Certes, ils paient des impôts - sans doute moins qu'ailleurs - ce qui réjouit notre grand argentier Vert. Mais les électeurs écolos de base de David Hiller l'ont-ils élu pour voir s'installer dans les meilleurs quartiers et dans des logements qui leur sont inaccessibles des gestionnaires ou employés de Hedge funds méprisants, en costume cravate et qui n'ont pas l'intention d'apprendre un traître mot de la langue locale ? Souhaitent - ils vraiment cinquante mille habitants de plus (10%) dans le canton, que l'on rase les champs et les villas pour des immeubles et des tours, pour ne pas parler du cauchemar automobile aggravé par ces immigrants choisis  très motorisés ?

Pourtant, ces gouvernants Verts qui se comportent aujourd'hui comme les pires des libéraux - radicaux - bétonneurs ont été élus sur des programmes de sirènes chantant le respect de la nature et de la biodiversité, la convivialité urbaine et champêtre, la vie à l'échelle humaine ... Pas pour poursuivre et aggraver l'urbanisation sauvage et irresponsable en cours !

Genève, comme bien d'autres, sacrifie la qualité de vie de la plupart à l'enrichissement d'une minorité cupide et de plus en plus importée. Celle - ci est attirée par la déréglementation ou l'argent trop facile et pas par une qualité de vie qu'elle se moque de détruire... pour les autres. Il est temps de sanctionner cette politique stupide et que le canton devienne moins attractif pour les indésirables, sous peine de l'offrir aux populistes xénophobes !

In Le Courrier du 21.7.2011

 

 

23/06/2011

Terrasson la nature…

Pour les écolos et les autres qui n'ont pas suivi mon conseil de lire le Courrier du 11 mai, et surtout le livre posthume de François Terrasson* avant de dire des bétises sur la nature et l'environnement.

Et puis aussi pour les fous qui s'apprêtent à risquer leur vite à la roulette embouteillée sur les autoroutes des vacances, auxquels je recommande vivement le numéro spécial "Sécurité routière" du Psikopat : aussi fondamental que les airbags pour qui veut revenir vivant et de bonne humeur des galères de l'été...

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Terrasson la nature

A l'heure où les pires crapules politicardes se gargarisent de protection de la Nature, avec une majuscule, et de développement prétendu durable, François Terrasson nous offre une œuvre posthume* qui reprend, précise et développe, à partir de notes et de textes inédits, les idées principales d'une œuvre riche et subversive par un bon sens inébranlable.

Pour François Terrasson, la nature n'est pas, selon la définition des imbéciles « ce qui resterait si les humains disparaissaient ». Pour la bonne raison que rien n'existe hors de notre pensée et de nos sentiments, lesquels partent, le plus souvent à hue et à dia. La nature, minuscule, n'est pas pensable sans nous !

Dans La peur de la nature Terrasson faisait le procès - entre autres ! - des bonnes âmes qui prétendent protéger la nature en multipliant des réserves qui deviennent autant de Disneylands. Avec un double effet pervers : cela revient à donner un permis de détruire hors des réserves, et à détruire dedans pour satisfaire la pression  touristique. Avec souvent l'effet paradoxal que les animaux et plantes que l'on voulait protéger disparaissent des réserves pour se retrouver dans les zones périphériques, tant que les bétonneurs et autres saccageurs n'y ont pas œuvré.

Nos concitoyens des villes connaissent souvent peu et mal les espaces naturels et ne supportent souvent qu'une « Nature » reconditionnée comme les jardins japonais ou à la française, comme nos aquariums. La nature avec des ronces, des orties, des serpents, des moustiques leur est insupportable et c'est pour cela que cette civilisation cherche à la détruire, tout en étant fascinée par sa peur. Une peur qui comme beaucoup d'autres, mène à la crétinerie religieuse et à déifier une Nature majuscule. Contre cela Terrasson proposait une thérapie comportementale : emmener des citadins dormir en groupe à la belle étoile en forêt, pour sentir, écouter, vivre et connaître la nature par ses sens, plutôt que de rationaliser et dire des bêtises sur ce que l'on ne connaît pas. Le but étant d'apprendre à aimer la nature telle qu'elle est, plutôt que de vouloir la reconstruire à notre botte.

Jovial et bon vivant, François Terrasson n'en voyait pas moins venir les grands désastres que nous commençons seulement à vivre. Après avoir lutté avec les agriculteurs de la base pour les bocages et contre les remembrements d'une agriculture industrielle irresponsable, il s'est retrouvé marginalisé et étouffé, comme René Dumont et bien d'autres, par les médias d'un pouvoir coupable du grand saccage de l'avenir.

Comme tous ceux qui ont le tort de clamer que le seul avenir possible de notre espèce et de sa nature passe par l'abandon du gaspillage sans retour que provoquent la loi du profit immédiat et le culte de la surconsommation d'un capitalisme suicidaire.

 

* Un combat pour la nature de François Terrasson,

Ed. Sang de la Terre, Paris, 2011

 

In Le Courrier du 11-5-2011

 

23:23 Publié dans Actualités permanentes | Tags : nature, écologie, françois terrasson, politique, environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/05/2011

Nature, Terrasson, Drosophile, Kropotkine, Nucléaire : ne lisez pas idiots !

 

En ces beaux temps de politique glauque, de sports crétinisants, d'embouteillages asphyxiants et de surpipolisation, la lecture au calme et à l'air pur confine au paradis. D'autant que plein de bonnes surprises peuvent se trouver en cherchant plus loin que les kiosques des gares et leurs rayons débiles.

En priorité, la publication, par les éditions parisiennes Sang de la Terre de « Un combat pour la nature » de François Terrasson. C'est un recueil de textes inédits rassemblés par les proches du regretté roi du bon sens en écologie. Un combat de bon vivant qui remet en place, avec la même vigueur, les crimes des bétonneurs et de l'agro-alimentaire que les gourous et les pleureuses de l'écologie religieuse. Une leçon pour tous ceux qui votent pour les Verts néo-capitalistes ou voudraient mettre au pouvoir, chez les voisins, le roi du bilan carbone, Nicolas Culot, bien encadré par ses sponsors, EDF, AREVA, ... , Monsanto ? Je ne sais pas : peut être pas Monsanto, il faudrait qu'il gagne d'abord ! Pour en revenir à Terrasson, son livre porte en sous titre « Pour une écologie de l'Homme » avec une majuscule à Homme - pour préciser que les Hommes femelles sont incluses - comme on ne met pas de majuscule à nature, pour ne pas la déifier. Avec aussi, je pense, un clin d'œil à l'écologie de l'esprit de Bateson, dont il appréciait la démarche systémique. Plus de détails dans le Courrier ce mercredi 11 mai.

Deuxième bonheur, pour ceux qui préfèrent les BD ou qui ont besoin d'images pour comprendre, le dossier du Psikopat de mai sur le nucléaire, vu par tous les bouts, même les bons, ce qui montre à quel point on y est plus objectifs que beaucoup. Ben oui, bien sûr : les saloperies du nucléaire militaire, les conneries du nucléaire énergétique, mais aussi le nucléaire médical qui sauve à grande échelle et le nucléaire naturel du soleil sans lequel il n'y aurait pas de vie ! « Non au nucléaire ! » hurlent les bananes vertes avides de bien, de mal et de débilité religieuse. Il serait temps qu'elles se cultivent et mûrissent un peu...

Enfin pour aujourd'hui, un troisième bonheur surprise : le journal « Drosophile », de Gilles Macagno et de la célébrissime université de Trou les pommes, dont je vous ai déjà parlé, sort un numéro spécial sur commensalisme, symbiose et coopération dans la nature. On y retrouve, comme on pouvait s'y attendre, toute les interactions possibles entre organismes ou cellules, depuis les pollinisateurs jusqu'aux bactéries qui nous squattent et/ou nous font digérer. C'est bien écrit, bien dessiné pour tous les âges. Mais il y a en plus un fil conducteur politique et idéologique qui remonte aux débats du 19ème siècle entre d'un côté Darwin et ceux de ses héritiers que la compétition obnubilait, de l'autre Kropotkine et ceux qui estimaient que communautés, symbioses et échanges étaient des caractéristiques essentielles du vivant. Bien entendu, la science anglo-saxonne, qui a pris le pouvoir dans nos écoles, ignore Kropotkine et autres penseurs anarchistes et communistes pour faire sa propagande : la compétition néo - libérale vue comme une « loi naturelle ». Drosophile nous rappelle que les découvertes mêmes de la biologie moderne vont dans l'autre sens : un être vivant n'est rien sans les autres, semblables ET différents.

 

13/01/2010

Réchauffement climatique !

Chers auditeurs, quelle chance depuis trois semaines !

Génial l’air glacial en ouvrant portes et fenêtres !

Vous tremblez dans la bise noire ? Tant mieux !

Votre train a des heures de retard ?

Vous êtes pris dans une tempête de neige, au risque de mourir de froid ? Profitez-en !

Vos descendants ne connaîtront pas ça, du moins si le GIEC ne se trompe pas !

Le GIEC, vous savez, le Groupe International des Experts sur le Climat.

Des « savants » qui votent à l’unanimité que la terre se réchauffe à cause de vos émissions de carbone.

Ils ne sont pas d’accord pour les délais.

Mais, d’après eux, vos enfants ou leurs descendants grilleront sur la terre que vous transformez en toasteur.

Pour eux, plus de glace aux Pâquis, une bise noire transformée en foehn, bientôt plus de pare brise à dégivrer !

Un quotidien glauque comme celui des people en Californie ou aux Antilles !

La preuve : les glaciers alpins reculent ! C’est vrai…

Mais ne croyez pas les neiges d’aujourd’hui, ce sont les illusions d’un peuple qui ne comprend rien !

C’est fou ce que le GIEC est discret cet hiver, après son boucan d’été !

Comme l’OMS et ces gouvernements qui bradent leurs centaines de millions de doses de vaccins et de Tamiflu !

Pourquoi je vous raconte ça ?

Pour vous rappeler que la science consiste d’abord à douter.

Si l’on vous dit « tous les savants disent que… » ou bien « les experts sont unanimes», criez « Menteur » !

Au mieux ils doutent, au pire ils ne savent rien !

Ne croyez que ceux qui n’ont pas de certitudes !

Et profitez bien de l’hiver, même si ce n’est pas le dernier !

RSR1 13-01-2010

10:04 Publié dans rsr.ch | Tags : réchauffement, climat, écologie, froid, science, doute | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/11/2009

Bêtisier fédéral : le futile et le désagréable

La Berne fédérale résonne parfois de clameurs médiatiques stupides.

Proposer de supprimer 200 hôpitaux était sans doute une tentative de survie de Couchepin à sa mort fédérale !

De même pour la ridicule sur - taxation des pendulaires imaginée par Leuenberger.

Les propos de Bastien Girod sur une limitation de l’immigration au prétexte d’écologie sont plus inquiétants.

L’immigration est le seul frein au vieillissement rapide d’une population suisse peu féconde.

Un vieillissement aux conséquences néfastes.

Ensuite, les problèmes écologiques sont d’abord la surconsommation et le gaspillage, par beaucoup de résidents et relativement peu d’immigrés.

Pas une croissance lente des effectifs totaux !

Enfin, les problèmes écologiques sont continentaux et mondiaux.

Notre petite Suisse est anecdotique et liée au reste de la planète.

Aucune frontière ne l’isolera de l’égarement du monde.

Les Verts montrent souvent une incompétence redoutable en écologie, pire en économie et en démographie.

Leurs appétits électoraux les font délaisser leurs alliés en perdition pour rejoindre les populistes qui ont le vent en poupe.

Il est temps que les électeurs se rendent compte que les problèmes écologiques sont sérieux.

Ils méritent d’être traités par des gens compétents, loin des proclamations démagogiques et des scoops inexacts.

Certains partis s’en soucient fort peu et méritent d’en être sanctionnés.

Mais il serait dangereux de suivre des populistes incohérents qui n’en parlent que dans des buts électoraux.

J’espère que les citoyens finiront par préférer les politiques qui réfléchissent à ceux qui vocifèrent…

 

RSR 1 11-11-2009

08:35 Publié dans rsr.ch | Tags : écologie, démographie, immigration, vieillissement, consommation, fédéral | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/10/2009

L’argent ne mesure pas grand’chose !

 

 

On est parfois étonné des mauvaises questions et des mauvaises réponses de ceux qui prétendent « protéger » la nature.

Un membre de la Ligue pour la protection des oiseaux demandait à combien évaluer le coût d’un oiseau mazouté.

Comme s’il s’agissait d’argent et si des amendes pouvaient empêcher les pétroliers d’utiliser des bateaux pourris !

Pire, les Verts et autres fans du principe pollueur - payeur nous saoulent avec une taxe carbone dont l’inefficacité est garantie.

Le principe pollueur – payeur est perçu comme un droit à la pollution pour ceux qui peuvent payer.

Et qui se sentent même légitimés à polluer plus en rachetant les droits de polluer de ceux qui ne peuvent pas payer !

Effet pervers garanti : la pollution ne peut qu’augmenter !

La fameuse taxe carbone est supposée, en particulier, faire baisser la consommation de produits pétroliers.

Qui ose penser qu’un seul usager de grosse cylindrée ou de 4x4 renoncera à son véhicule, ou s’en servira moins, à cause d’une taxe ?

Ce ne sera qu’un impôt de plus quand les Verts rejoignent les autres démagogues pour les faire baisser !

Seules des interdictions, de navigation dans un cas, de circulation dans l’autre, auraient un impact sérieux contre la pollution ou sur les émissions de CO2.

Mais de telles mesures sont impopulaires, contraire à la prétendue liberté du commerce et à la religion libérale.

Contraires, aussi, au culte de la croissance économique, qui nous mène droit dans le mur !

Une société qui prétend tout mesurer en argent vit dans un monde linéaire, comme un pou sur son poil…

Elle ne voit rien de ce qui se passe dans les autres dimensions de la vie, en particulier celles de l’harmonie et du futur, qui n’ont pas de prix !

 

RSR1 07-10-2009

 

 

12:23 Publié dans rsr.ch | Tags : argent, taxe carbone, pollution, nature, oiseaux, pollueur-payeur, écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/03/2009

National - écologisme

Depuis trois milliards d’années les continents changent de formes, de dimensions et de climats. Au hasard de ces variations, plantes et animaux parcourent le monde et de nouvelles espèces remplacent les anciennes.
Les humains accélèrent cette « mondialisation de la nature » en déplaçant des espèces, par intérêt, par curiosité ou fortuitement (les rats, les cafards et bien d’autres).
Certaines expansions sont désastreuses et méritent d’être contrôlées, pour des raisons économiques, médicales ou scientifiques. Par exemple si une plante envahissante provoque des allergies graves ou si un prédateur introduit, comme la grenouille taureau, décime les espèces locales.
Mais on est perplexe quand de prétendus écologistes veulent « éradiquer » – c’est leur vocabulaire ! – toute espèce importée, souvent depuis longtemps, ou celles arrivées d’elles-mêmes dans leur « terroir », avec une haine comparable à celle que d’autres vouent aux immigrés.
L’idéal d’une nature nationale ou locale dont il faudrait conserver de prétendus équilibres contre les attaques d’espèces introduites ou envahissantes est aussi aberrant que les idéaux de pureté ethnique ou culturelle de l’extrême droite qui l’inspirent.
Les « épurateurs écologiques» partagent manifestement les jouissances nauséabondes des chasseurs viandards de CPNT quand ils flinguent, entre autres, les beaux ibis sacrés introduits par accident en Bretagne. Ils cumulent une méconnaissance accablante de l’histoire de la vie avec le conservatisme réactionnaire qui empuantit si souvent la prétendue « écologie politique »…

In Siné Hebdo N° 9

08:17 Publié dans dédé siné | Tags : écologie, espèces, envahisseurs, nationalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |