21/02/2010

Saint Valentin : Faites l’amour, pas les magasins !

J’ai bien aimé cette affiche sauvage qui ramène au bon sens et rappelle que les avides du commerce nous pourrissent la vie.

On ne peut faire un pas, avoir une activité, même privée, sans être agressé par une publicité.

Pas d’événement, de concert sans avoir l’attention détournée.

La cupidité des marchands et leur propagande ne souffrent d’aucun scrupule et ne sont pas contenues par des lois dérisoires.

La société capitaliste ne respecte pas la vie privée dans les espaces publics et ne cesse de la violer les espaces privés.

La chienlit publicitaire s’introduit chez vous clandestinement par les images et les sons, par les câbles, les fils, les ondes.

Elle pollue le moindre emballage, parasite les émissions, même publiques, squatte vos boîtes à lettre, noie votre courrier.

Le bon sens, plus que le réchauffement climatique, suggère de modifier nos comportements, de limiter les gaspillages.

En particulier de ce qui est précieux, non renouvelable, cher ou difficile à produire, comme la nourriture, l’énergie, les imprimés.

Mais les profiteurs de la surconsommation n’en ont rien à faire !

La pub préconise, dès l’enfance, des aliments et des boissons menant à l’addiction, parce que trop sucrés ou trop salés.

Les restaurants servent des portions excessives.

La pub prêche la surconsommation d’alcool, de tabac et la motorisation tous azimuts.

Il n’est certes pas question de dicter des comportements d’hygiène de vie à nos contemporains.

Mais il est temps qu’ils se rendent compte que la publicité est la principale cause de surmortalité de nos jours…

Et bien sûr la première atteinte à nos libertés individuelles !

RSR1 16-02-2010

18/06/2009

Les élections : de l’illusion à l’addiction

« Donnez-moi les moyens de la propagande et, quelque soit le régime, – capitaliste, communiste, démocratie, dictature – je me fais fort d’obtenir l’accord du peuple ! » 
Cette sinistre citation rappelle que les pires régimes ont été soutenus et parfois élus librement par leurs administrés.
Savoir si le président Iranien a été élu par le peuple ou la fraude n’a aucun intérêt.
C’est le « guide suprême », choisi autrement et inamovible, qui contrôle la propagande, les polices et l’armée.
Il n’y a aucune raison de croire que les peuples sont éclairés.                                                                                                                             Ou bien que faire 0,5% de suffrages de plus que l’adversaire donne raison ou tort, délimite le bien et le mal.
La démocratie électorale est le moins mauvais système politique si elle interrompt les dérives dangereuses.
Ce n’est pas forcément le cas : l’Iran et Israël en témoignent également aujourd’hui.
La conquête du pouvoir passe trop souvent par le contrôle préalable des médias plutôt que par des débats d’idées.
L’Italie, la France, les Etats-Unis, l’ont rappelé récemment.
Ce n’est pas parce qu’Obama a l’air plus sincère que Berlusconi ou Sarkozy que son bilan sera meilleur.
En d’autres temps, le « gentil » Kennedy n’a fait que la guerre, alors que l’abominable Nixon, certes contraint, a fait la paix.
Alors, à quoi tiennent les passions pour les élections, les sondages et les résultats de l’Alternative ou de l’UDC à Coppet, à 15 voix près ?
Je n’ai qu’une réponse : pour certains, il s’agit d’addiction à un jeu, comme le loto ou le foot, sur lequel on fait des paris implicites.
Dans les pays anglo-saxons, cela fait longtemps que les élections politiques sont l’objet de vrais paris d’argent, comme les courses ou le sport …

RSR1 17-06-2009

12:51 Publié dans rsr.ch | Tags : élections, propagande, démocratie, addiction | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |