14/06/2011

Maboul ... de cristal !

L'avenir comme si vous y étiez...

Si vous êtes spécialiste du passé, les gens vous interrogent souvent sur l'avenir. Algébriquement c'est logique : le côté positif du temps vaut bien le côté révolu, pas toujours négatif. Côté information, c'est délicat : le passé est certain, même si on ne le connaît pas, tandis que le futur est inconnu ET indéterminé. Ce que l'on en dit avec bon sens se limite à des impossibilités et des probabilités liées au passé et à l'état présent du monde : le soleil se lèvera probablement demain. Pourtant, religieux et politiques promettent délices et apocalypses avec aplomb, au delà des évidences que chacun sait.

Beaucoup d'espèces animales, territoriales et prédatrices comme nous, ont acquis des dents, des becs, des griffes et des venins qui tuent leurs proies et leurs rivaux. Nous seuls avons développé et utilisons massivement des machines à tuer nos semblables « proprement », contournant par la technique ce qui inhibe l'agression chez les autres animaux. Comme le commerce d'armes et le « maintien de l'ordre » capitaliste sont deux mamelles de Sainte Economie, aucun doute : quoiqu'en disent les palabres onusiens, l'avenir sera très violent.

D'autant qu'une minorité immonde des sept milliards et plus que nous seront gaspille la plus grande partie des ressources dont les autres manquent. Exemple en images dans des métropoles du sud : les très grands hôtels ont des piscines, des golfs arrosés et souvent des chasses d'eau qui fuient, tandis que la distribution d'eau est limitée à peu d'heures par jour pour la plupart des rares foyers voisins qui ont la chance d'avoir l'eau courante.

Je voyais hier l'image d'un ex - aviateur, décoré jadis pour ses brillants bombardements du Viet Nam, admirateur de Kissinger et aujourd'hui propriétaire heureux, fier et sans scrupules d'un grand domaine viticole en Californie. Nul doute qu'à l'heure du partage de l'eau, du pétrole, des aliments et des matières premières, lui et ses semblables maîtres du monde bombarderont à nouveau plutôt que de réduire trains de vie et gaspillages obscènes.

Les guerres de l'eau, du pétrole, des surfaces cultivables et des minerais rares sont en cours. Religions et vieux différents locaux ne sont que prétextes pour armer les uns contre les autres, quand les puissants y gagnent. L'angélisme n'y peut mais ! Obama n'arrêtera pas les guerres du pétrole ou des pipe - lines en Irak, au Soudan ou en Afghanistan ; au mieux retardera-t-il les prochaines en Iran, Nigéria, ou au Venezuela ? Les bonnes âmes qui, comme moi, évitent de gaspiller par réflexe moral, ne retarderont pas les crises du pétrole ou de l'eau en cours. La grande question est de savoir combien de temps les détenteurs de nombreux missiles nucléaires résisteront à la tentation de les utiliser pour être favoris dans le partage des décombres.

Vision sombre de l'avenir ? Certes, mais comme cela je ne risque que de bonnes surprises ! En attendant, profitez du réchauffement climatique, du printemps et des odeurs - derniers lilas, premières cerises - sous les rayons de cette machine thermonucléaire géante qui nous approvisionne gratuitement en lumière et énergie depuis le haut du ciel...

 

Le Courrier, Actualités permanentes, 27-4-2011

 

10/04/2009

Nuits longues et idées courtes

Il est bien connu que le poids moyen d’une couille de canard colvert passe d’un pauvre gramme en septembre à cent vingt cinq grammes, en moyenne, en février. La production de testostérone suit. Le bon père de famille colvert de la fin de l’été se transforme en obsédé sexuel vers novembre, puis en violeur de tournantes vers février. Il ne redevient bon mari, bon papa qu’avec le retour des beaux jours.
On a pu montrer que c’est la durée relative des jours et des nuits qui provoque ces marées testiculaires chez les anatidés : quand les jours raccourcissent, les couilles grossissent, quand ils rallongent, elles rétrécissent !
Les hormones dites mâles et femelles existent en fait dans les deux sexes, chez les canards comme chez les humains. D’ailleurs, dans de rares espèces de canards, ce sont les femelles qui sont colorées, agressives et qui font les pariades.
La testostérone, en grandes quantités, semble pousser les bas fonds du cerveau à l’agression. Les femmes en ont donc aussi, bien que moins, en général, que les mecs.
Comme les deux bécasses du PS français ont l’air très fortes en danse des canards, si les chefs sociaux - traîtres de ce parti bourgeois avaient eu deux thunes de bon sens, ils auraient attendu le mois d’avril pour élire Madame LEU secrétaire général, le temps que les gonades se dégonflent !
Mais, demander à une bande de bobos zénarques de prendre en compte des données élémentaires d’astronomie et de biologie, c’est pisser dans un violon, … comme Bob, avec la bague de Dati !

In Siné Hebdo N° 13

00:37 Publié dans dédé siné | Tags : canards, sexualité, saison, agression, comportement, socialistes françaises | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |